Benjamin "Lefty" Ruggiero

Benjamin "Lefty" Ruggiero
Benjamin "Lefty" Ruggiero était un mafioso pur et dur, un gangster de la vieille école. Lefty était un soldat des Bonanno craint et respecté, qui jamais n'aurait brisé la loi sacrée de l'Omertà. Il est né en 1923 et a grandi dans la Little Italy de Manhattan, et jeune, il devint très vite impliqué dans des activités criminelle. Plus tard, il deviendra un associé de la Famille Bonanno, et gérait un club social sur Madison Street, où se rencontraient de nombreux membres et associés de la Cosa Nostra. Ruggiero était impliqué dans l'extorsion et l'usure. Lefty n'avait alors jamais fait de prison, il avait été arrêté plusieurs fois pour extorsion mais n'avait jamais été condamné. Son seul vrai problème était qu'il ne pouvait s'empêcher de jouer à des jeux d'argents. Il avait eu à payer ses dettes de jeux avant de devenir un membre de la Cosa Nostra. En été 1977, à 54 ans, Lefty fut nommé soldat des Bonanno. Il entra dans le crew de Mike Sabella et dirigea plusieurs opérations de paris sportifs. Lefty avait déjà la réputation d'être un tueur impitoyable, ayant tuer entre 25 et 30 personnes. Il était l'affranchi typique, dur et impitoyable, et était respecté dans le milieu du crime. Il a eu quatre enfants, trois filles et un garçon. Deux des filles de Lefty étaient mariées à des mafiosi, une d'elle était mariée à un dénommé Marco. Celui-ci était un trafiquant de drogue qui aimait la belle vie, et qui se rendait souvent en vacances en Floride, où il possédait un grand bateau. Mais un jour Marco disparu. Apparemment, il volait de l'argent sur la recette du trafic de drogue. Son corps ne fut jamais retrouvé. On dit que c'est Lefty qui s'est chargé de l'assassiner. Le fils de Lefty, Tommy, était un petit voleur qui avait effectué quelques coups pour le compte des Bonanno. Tommy avait des problèmes de drogue et finit complètement accro à l'héroïne.
Un jour, alors qu'il était dans son club social, Lefty fit la connaissance d'un certain Donnie Brasco, un revendeur de bijoux volés, par l'intermédiaire d'Anthony Mirra, un soldat de la Famille Bonanno au sang chaud. Donnie Brasco était en réalité Joseph Pistone, un agent du FBI en infiltration. Lefty devint vite proche de Donnie Brasco, et il apprenait à celui-ci les ficelles du milieu. Joseph Pistone était mieux avec Lefty qu'avec Tony Mirra. Mirra était colérique, violent et imprévisible, il arrivait qu'il crie des insultes à Brasco lorsque il était de mauvaise humeur. Un soir, dans un bar, "Donnie Brasco" a renversé le contenu de son verre sur un homme qui se trouvait à côté de lui. Cet homme s'est mis à insulter Brasco. Mirra, fou de rage, prit son verre et le cassa sur la tête de l'homme puis se mis à le tabasser. Brasco calma Mirra, sachant que si il n'avait pas intervenu à temps, l'homme finirait à la morgue.
Mirra et Ruggiero se disputaient Donnie Brasco. Techniquement, Donnie "appartenait" à Mirra, puisqu'il était celui qui avait prit Brasco en premier sous son aile. Mirra organisa plusieurs réunions afin de discuter du problème qu'il avait avec Lefty. Mirra fut arrêté peu après et mis en prison pour un certain temps, ce qui régla la question. Les années suivantes, Donnie et Lefty devinrent des amis très proches, et Brasco donnait un certain pourcentage de ses affaires à Lefty.
Après quelques années tranquilles et lucratives, une guerre interne allait éclater au sein de la Famille Bonanno. En juillet 1979, Carmine Galante, le boss de la Famille, fut assassiné. Phillip "Rusty" Rastelli, en prison à l'époque, prit alors la place du boss. Mike Sabella, le capo de Lefty, fut remplacé par Dominick "Sonny Black" Napolitano. Le meurtre de Galante divisa la Famille Bonanno en plusieurs factions qui s'affrontaient pour avoir le contrôle de la Famille. Le crew de "Sonny Black" supportait "Rusty" Rastelli. Les capi qui s'opposaient à l'ascension de Rastelli étaient Cesare Bonventre, Philip "Philip Lucky" Giaccone, Dominick "Big Trin" Trinchera et Alphonse "Sonny Red" Indelicato. Lefty était prêt à suivre les ordres et à faire ce qu'il était supposé faire en tant que soldat : tuer.
Plusieurs fois Lefty était prêt à buter un capo de la faction rivale, lorsqu'il reçu l'ordre d'abandonner. Ses supérieurs avaient un plan qui consistait à tuer plusieurs capi de l'autre faction d'un seul coup, et proprement. Les trois capi de la faction opposée étaient appelés à se rendre dans un club pour faire la paix. A l'intérieur de ce club, "Sonny Black" Napolitano, Joey Massino, et d'autres personnes assassinèrent les trois capi : Dominick Trinchera, Philip Giaccone et Alphonse Indelicato. Les membres qui on aider Lefty à enlever les corps des trois rivaux sont James "Jimmy Legs" Episcopia, Nicky Santora et Bobby Capazzio. Aucun des trois corps ne fut retrouvé. Seulement plus tard, un des corps a été identifié par la police. C'était une erreur faite par Joe Massino : il était supposé s'occuper de la disparition des corps, les découper en morceau puis les jeter.
Après ces assassinats, la guerre cessa et Rastelli en était le vainqueur. Tout allait bien pour Lefty et les Bonanno et les affaires pouvaient reprendre. Jusqu'au jour où des agents du FBI arrivèrent dans le club social où se trouvaient Lefty et Sonny Black. Ils amenèrent des photos où on pouvait voir Joseph Pistone alias "Donnie Brasco" avec un uniforme du FBI. Les fédéraux expliquèrent aux mafiosi qu'en réalité Brasco était un agent du FBI en mission d'infiltration. Au début, Lefty et "Sonny Black" Napolitano, surpris, n'y croyaient pas. Ils pensaient que c'était un piège pour amener de la tension au sein de la Famille. Les supérieurs de la Famille furent vite au courant de l'affaire, et vérifièrent si ce qu'avait dis le FBI était vrai. Etant des mafiosi de la vieille école, Lefty et Sonny Black savaient que cette histoire se finirait par leur exécution, car c'étaient eux qui avaient fait l'erreur d'introduire Donnie Brasco dans la Famille. Peu après Sonny Black a disparu. Le FBI arrêta Benjamin "Lefty" Ruggiero alors qu'il sortait de chez lui, craignant qu'il lui arrive la même chose. Il y avait déjà un contrat sur la tête de Lefty. Les fédéraux lui proposèrent de devenir un témoin pour le gouvernement, mais celui-ci refusa et fut condamné à 20 ans de prison. En 1992, il fut libéré et mourut d'un cancer le novembre 1995. Sur son lit de mort, Lefty cracha au visage des producteurs de film qui lui proposaient 1 million de dollars en échange d'une interview pour la promo du film "Donnie Brasco". Ruggiero était un gangster à l'ancienne, et avait une attitude bien différente par rapport à certains mafiosi, comme par exemple Sammy Gravano, qui en plus d'avoir balancer et être entrer dans le Programme de Protection des Témoins, a co-écrit un livre sur sa vie qui est devenu un best-seller, tout en organisant un réseau de trafic d'amphétamine qui lui rapporta des millions.
Le film "Donnie Brasco" (1997) raconte l'histoire de Joseph Pistone lors de son infiltration au sein de la Famille Bonanno. Pistone est interprété par Johnny Depp et Lefty Ruggiero par Al Pacino*. Certains éléments on été modifiés pour les besoins dramatiques du film. Pacino reçu le prix du meilleur acteur de la part de la "Boston Society of Film Critics", pour sa magnifique interprétation dans le rôle de Benjamin Ruggiero.



*Alfredo James Pacino est un acteur américain né le 25 avril 1940 à New York. Il est le fils de Salvatore Pacino, tailleur de pierre, originaire de Corleone, en Sicile, et Rose Gerard, sans profession, née à New York de parents Siciliens. Al Pacino passe son enfance dans le Bronx Sud, ses parents divorcent alors qu'il n'a que deux ans. Sa mère Rose l'élève avec ses grands parents maternels. Pacino grandit dans la pauvreté et rêve de devenir acteur.
Envahi par la passion de la comédie, il entre à l'âge de quatorze ans à la High School of Performing Arts de Manhattan, mais, sans diplôme, ni bagages culturels, il se retrouve en difficulté face aux méthodes utilisées. A seize ans, il décide de tout arrêter et passe deux ans à multiplier les petits boulots, pour revenir ensuite à sa vocation première.
Il est alors formé à l'Actors Studio, où sont passés Robert DeNiro, Marlon Brando où encore Sean Penn. En 1969, Al Pacino débute au cinéma avec un petit rôle dans "Me, Natalie" de Fred Coe, puis il obtient le rôle principal dans l'excellent "Panic in Needle Park", où il interprète un drogué. A partir de ce moment sa carrière cinématographique va s'emballer et Al Pacino enchaîne une série de films qui deviendront des chefs-d'½uvre : "Le parrain", "L'épouvantail", "Serpico", "Un après-midi de chien", " Le parrain II", "Scarface", etc. Al Pacino est un des acteurs les plus doués de sa génération. Il semble nourrir une affection particulière pour les films de gangsters.

# Posté le dimanche 02 juillet 2006 09:38

Modifié le mercredi 07 novembre 2007 05:56

La Famille de Cleveland

La Famille de Cleveland
Cleveland est la ville la plus importante de l'état de l'Ohio, au nord-est des États-Unis. Selon le recensement américain de 2000, la commune compte 478 403 habitants, ce qui la place au 33ème rang national. Elle se trouve au c½ur du Grand Cleveland (Greater Cleveland en anglais) qui constitue la plus grande agglomération de l'état de l'Ohio (plus de 2,1 millions de personnes). 4,6% des habitants de Cleveland sont Italo-américains (en tout, l'état de L'Ohio compte 720 847 habitants d'origine italienne). A Cleveland, la principale enclave où l'on trouve une forte communauté italienne s'appelle tout simplement la Little Italy de Cleveland. La célébrité de ce quartier est Angelo Vitantonio, un immigrant italien qui inventa la première machine à fabriquer les pâtes en 1906. Il breveta son idée et créa sa propre entreprise, la Vitantonio Manufacturing Compagny. Tout les 15 août a lieu dans ce quartier la fête de l'Assomption, célébrant l'élévation au ciel de la Vierge Marie, au terme de sa vie terrestre.
La Little Italy de Cleveland est aussi le territoire de l'organisation mafieuse locale, la Famille Scalise.

L'histoire de la Mafia à Cleveland débuta vers 1890 avec l'arrivée en Amérique des quatre frères Lonardo et des sept frères Porrello, qui étaient tous des amis d'enfance originaires de Licata*, en Sicile. Joseph "Big Joe" Lonardo devint le chef d'un gang respecté et craint à Cleveland, et durant la Prohibition (loi qui interdisait la fabrication, le transport, l'importation, l'exportation et la vente de boisson alcoolisée de 1920 à 1933), il fit fortune en fournissant au fabriquant d'alcool du sucre de maïs, ingrédient qui permet de fabriquant des boissons alcoolisées (notamment du bourbon). Joseph Lonardo en compagnie des membres de son gang (dont ses trois frères et les sept frères Porrello) élimina la compétition sans pitié. Les meurtres étaient alors fréquents dans les rues de Cleveland.
Vers 1926, Giuseppe "Sugar Baron" Porrello et ses frères quittèrent le gang dirigé par Lonardo pour créer sa propre organisation. Ayant éliminé tous ses concurrents, Lonardo avait alors le monopole de la distribution de sucre de maïs. Ses principaux rivaux devinrent vite les frères Porrello, jadis leurs amis proches. A la fin de l'année 1926, "Big Joe" Lonardo, riche et puissant, décida de retourner à Licata pendant un moment pour revoir sa mère et le reste de sa famille. Il resta six mois en Sicile. Il laissa Salvatore "Black Sam" Todaro et un de ses frères, John, diriger ses affaires à sa place. Mais "Black Sam" Todaro avait secrètement rejoint les Porrello. John Lonardo était moins doué pour les affaires que son frère. Sous le règne de John, le gang Lonardo perdit de plus en plus d'argent et de puissance. De nombreux clients des Lonardo changèrent alors de camp, et achetèrent aux Porrello le sucre de maïs nécessaire pour la fabrication de bourbon. Lorsque "Big Joe" revint à Cleveland, il était bel et bien décider à reprendre son empire. Il fit alors comprendre aux Porrello qu'il fallait mieux qu'ils leurs rendent leur clientèle. Le 13 octobre 1927, dans un salon de coiffure appartenant aux Porrello, "Big Joe" Lonardo et son frère John rencontrèrent Angelo Porrello pour trouver un arrangement. Alors que les Lonardo entraient dans l'arrière-salle du magasin, deux tueurs firent leur apparition et tuèrent les deux frères Lonardo, alors qu'Angelo Porrello se cachait sous une table. Les frères Porrello furent arrêtés par la police, accusés du meurtre des frères Lonardo, mais les charges retenues contre les Porrello furent abandonnées, faute de preuves suffisantes. Son rival éliminé, Giuseppe Porrello devint le nouveau baron du trafic de sucre de maïs et s'autoproclama chef du crime à Cleveland.
Alors que Giuseppe Porrello devenait de plus en plus riche et puissant, les fils et les associés proche des frères Lonardo réclamaient vengeance.
En 1929, Angelo Lonardo, le fils de "Big Joe", alors âgé de 18 ans, se rend avec sa mère et son cousin Dominick Sospirato sur Woodland Street, un des bastions des Porrello. Angelo alla parler à Salvatore "Black Sam" Todaro, devenu un membre important du gang Porrello. Angelo lui déclara que sa mère voulait lui dire quelque chose. Alors que Todaro approchait Mme Lonardo, une femme qu'il respectait, Angelo prit son pistolet et tira dans le dos de Todaro. Celui-ci s'écroula sur le trottoir et mourut peu après. Angelo et son cousin furent arrêtés et déclarés coupables du meurtre de "Black Sam". Il furent d'abord condamnés à la prison à vie, mais furent relâchés au bout d'un an et demi de prison, ils avaient fait appel et avaient gagnés leur nouveau procès.
En 1929, Frank "Don Ciccio" Milano, un truand basé à la Little Italy de Cleveland, devenait de plus important et était chef de son gang, appelé "The Mayfield Road Mob". Le gang de Milano était composé en partie des anciens hommes de Lonardo, et était associé avec Moe Dalitz, qui dirigeait un groupe de gangsters juifs, appelé "The Cleveland Syndicate". Dalitz avait du pouvoir dans le monde de la pègre, notamment parsqu'il était associé au gangster lui aussi d'origine juive, Meyer Lansky, qui lui-même était le grand ami de Lucky Luciano, un des mafiosi parmi les plus puissants de New York. "The Cleveland Syndicate" importait en Amérique des boissons alcoolisées de contrebande fabriquées au Canada.
En 1930, Frank Milano et son frère Tony étaient devenus des poids lourds dans le crime à Cleveland. Leurs principales activités étaient les jeux illégaux, l'usure et le racket de syndicat. Frank voulait alors se lancer dans l'activité lucrative du trafic de sucre de maïs. Le 5 juillet 1930, Giuseppe Porrello reçu un coup de fil de Milano. Frank Milano invitait Porrello à se rendre à son restaurant vénitien à Little Italy, afin que les deux hommes discutent affaires. La réunion se termina par un échange de coups de feu, et Giuseppe Porrello, ainsi que son garde du corps Sam Tilocca, étaient morts.
Frank Milano et plusieurs des employés de son restaurant furent arrêtés, mais il ne reçurent aucune peine, et furent seulement identifiés comme étant des “dangers potentiels pour la société”. Les meurtriers ne furent pas formellement identifiés.
James Porrello, le frère de Giuseppe, était fou de rage et jurais de venger son frère. Peu après il fut assassiné lui aussi, alors qu'il se trouvait dans une boucherie. Les deux assassins présumés, des petits voyous, ont été arrêtés puis remis en liberté faute de preuves. Des rumeurs circulaient comme quoi Milano voulaient tuer tous les frères Porrello. Les cinq frères survivants partirent se cacher. Un d'eux, Raymond, connu pour être imprévisible et violent, jura comme son frère James de se venger. Cependant Raymond était plus malin et prenait des mesures afin de protéger sa vie.
Le 15 août 1930, trois semaines après le meurtre de James Porrello, la maison de Raymond Porrello explosa violemment. Mais à ce moment Raymond et sa famille n'étaient pas dans la maison. En 1931, une Famille de la Cosa Nostra officielle à Cleveland était reconnue par la Commission, et Frank Milano en était le chef.
Le 25 février 1932, Raymond Porrello, son frère Rosario et leur garde du corps Dominic Gulino furent assassinés.
En 1933, la loi sur la Prohibition fut abrogée. Les gangsters arrêtèrent de trafiquer des boissons alcoolisées et investissèrent dans le jeu illégal, l'usure et autres activités. En 1935, Frank partit au Mexique pour éviter une accusation de fraude fiscale. Il laissa sa place de boss à Alfred "Big Al" Polizzi, bien qu'on dit que Joseph Romano fut boss de 1935 jusqu'à ce qu'Angelo Lonardo le tue en 1936. Frank Milano resta au Mexique pendant longtemps, et mourut dans un hôpital de L.A en 1970.
Alfred Polizzi solidifia ses liens avec les gangsters juifs et ce à l'aide de son frère adoptif, d'origine juive, Charles Polizzi (né Leo Berkowitz). Sous le règne de Polizzi, la Famille de Cleveland prit le contrôle de plusieurs casinos dans les états de l'Ohio et du Kentucky. En 1994, Al Polizzi plaida coupable pour fraude fiscale, purgea une peine d'un an de prison et déménagea à Coral Gables, en Floride, pour diriger des entreprises de construction et d'immobilier. John "Scalish" Scalise lui succéda alors la tête de la Famille, prenant le contrôle de plusieurs casinos à Las Vegas et augmentant l'influence de la Famille sur le syndicat des camionneurs (Teamsters Union). Dans les années 50, la Famille de Cleveland comptait 60 membres et était puissante.
Mais Scalise, à la fin de son règne, fit de erreurs qui entraîneraient plus tard d'importants problèmes à la Famille de Cleveland. Premièrement, il refusait de faire entrer des nouveaux membres au sein de la Famille, et les membres commençaient à vieillir. Scalise ne voulait pas d'ennuis et se contentait des profits considérables qu'il se faisait à Las Vegas, plus ses activités de jeux à Cleveland. S'il faisait entrer des nouveaux membres, cela voudrait dire qu'il devrait partager ses profits avec des jeunes en qui il n'avait pas confiance. Deuxièmement, John Scalise mourut en 1976 de problèmes cardiaques, sans désigner de successeur.



*Licata est une commune italienne de 38 812 habitants dans la province d' Agrigento, au sud-ouest de la Sicile. Dans cette province de la Sicile, la Stidda ("l'étoile" en dialecte sicilien), la "deuxième" mafia sicilienne, est très présente, ainsi que dans tout le sud-ouest de la Sicile. Son espace territorial s'étend de la province de Raguse, en passant par Agrigente et Caltanissetta, Sa capitale est Gela. Avant la Stidda, certaines villes n'avaient jamais connu le phénomène mafieux, comme Victoria, dans la province de Raguse. Cette organisation criminelle est beaucoup moins bien connue que la Cosa Nostra sicilienne, mais certainement pas moins dangereuse. Les membres de la Stidda sont désignés "Stiddari"ou "Stiddaroli" selon les régions, et se reconnaissent au moyen d'un tatouage entre le pouce et l'index, représentant une étoile à cinq points. L'action criminelle de la"Stidda" n'est pas limitée au secteur sicilien, puisqu'elle aurait des ramifications dans quelques villes Allemandes, notamment, où elle oeuvrerait à des activités illicites allant du trafic de stupéfiants aux jeux en passant par les hold-ups et la contrefaçon. A la fin des années 1980, le BND estimait que près de 500 siciliens soupçonnés d'appartenir à la Mafia s'étaient installés sur le territoire allemand, ouvrant des dizaines de commerces, principalement des restaurants et des hôtels, servant à la fois au commerce de stupéfiants et à son blanchiment. D'autres pays européens ont également vu se développer des formes de criminalité mafieuse, reliées à certaines Familles siciliennes. En Belgique, la présence d'une forte diaspora sicilienne s'est traduite par l'implantation durable de familles originaires des provinces occidentales de la Sicile, liées pour la plupart à la Stidda.
La Stidda ne s'est pas limitée à contrôler les activités traditionnelles :de la vente des articles illégaux ou contrefaits aux racket : elle organise aussi des bandes des voleurs (vol divers, vols de voiture), confirmant donc des capacités à imposer ses activités criminelles dans les secteurs dans lesquels les conditions économiques sont plus favorables (Au nord de l'Italie mais également en Sicile du sud-est, où la croissance économique est plus forte). Elle est plus présente dans ces secteurs que la Cosa Nostra. Les groupes locaux s'étirent de plus en plus en groupes organisés. Des connexions ont été établies entre la Mafia Albanaise et la Stidda dans la province de Caltanissetta. Des surveillances ont montré un trafic international de cocaïne, marijuana et haschish et que de la "marchandise Albanaise" arrive dans le territoire italien. Chaque groupe albanais agit en Italie en compagnie d'une seconde organisation, par secteur géographique, se coordonnant pour le contrôle d'un segment déterminé de marché, pour l'approvisionnement et la redistribution de stupéfiants. Entre 1990 et 1994 , les carabinieri ont confisqué cinq tonnes de haschish en provenance du Maroc, 2550 kg de cocaïne Les rapports entre les stiddari et les criminels albanais actifs dans les domaines de la prostitution et le trafic de drogue (marjiuana) dans la zone de Raguse ont été également démontrés. Pour beaucoup d'observateurs, la Stidda est l'organisation la plus active en matière de stupéfiants sur le territoire Sicilien.
L'intérieur du pays Sicilien a aussi enregistré en 1995 nombre de feux frauduleux entraînant des dommages économiques important dans le secteur agricole, feux qui pourraient avoir pour origine des actions du faisceau intéressés par les nouvelles ressources économiques dans la le marché des fleurs. Un autre champ de financement est celui de la contrebande, les côtes du fond ionien (Siracusa et Raguse) constituant des endroits tout à fait appropriés afin d'effectuer le débarquement de marchandises diverses ou de clandestins. Le trafic d'êtres humains est par ailleurs une activité de la Stidda. Le phénomène de débarquement d'immigrés clandestins a été intensifié sur les côtes du ragusano et dans la province proche de Siracusa. C'est que les côtes constituent des bases de passage vers l'Europe du nord pour les immigrés Nord-Africains et Pakistanais. Les organismes criminels, en utilisant Malte comme base de soutien, fournissent des vedettes à moteur puissantes capables d'accomplir la traversée du canal de Sicile en moins d'une heure. En témoigne la prise de 24 immigrés et la découverte de cadavres de Maghrébins, probablement du même groupe, sur le côtes de Modica et sur les plages de Sicile en mai 2000.

# Posté le vendredi 14 juillet 2006 17:09

Modifié le mercredi 07 novembre 2007 05:56

La Famille de Cleveland

La Famille de Cleveland
Après la mort du parrain John "Scalish" Scalise, les criminels de Cleveland pensaient que la Famille Scalise n'était plus que l'ombre d'elle-même, et ceci permit l'ascension d'une organisation criminelle rivale, dirigée par Danny Greene, un truand, et John Nardi, un dirigeant du Syndicat des Camionneurs à Cleveland. Danny Greene était un gangster irlando-américain, il avait servi plusieurs années à l'armée, où il avait apprit à manier les armes. Il était très fier de ses racines celtiques, et portait les couleurs de son pays d'origine, l'Irlande (Sa voiture était de couleur verte, tout comme ses costumes, il écrivait à l'encre verte, etc.). James Licavoli remplaça Scalise à la tête de la Famille, fit entrer de nouveaux membres et fit savoir à Greene qu'il était bien décider à ne pas le laisser marcher sur ses plates-bandes. Ceci déplu profondément à Greene, et il ordonna les meurtres de deux membres de la Famille Scalise : le nouveau sous-chef, Calogero "Lips" Moreci, et un des tueurs de la Famille, Eugene "the Animal" Ciasullo. Ceci marqua le début d'une guerre des gangs (de 1976 à 1977) qui déclencha plus de 40 plastiquages de voitures à Cleveland et sa région. James Licavoli ordonna à ses hommes « de se débarrasser de l'Irlandais », mais les soldats, nommés depuis peu de temps, avaient peu d'expérience et n'étaient pas en mesure de faire face à Greene, qui était un homme expérimenté, un ancien de l'armée. Suite à plusieurs tentatives de meurtres ratées sur l'Irlandais, Jimmy "the Weasel" Fratianno, un mafioso basé à Los Angeles mais originaire de Cleveland, recommanda à Licovali d'engager un tueur efficace, Ray Ferrito. Licovali ordonna alors à deux de ses soldats Pasquale "Butchie" Cisternino et Ronald "the Crab" Carabbia de surveiller les allés et venus de Greene. Ils firent du bon travail, et en octobre 1977, Danny Greene fut victime d'un attentat à la bombe. Ray Ferrito et Ronald Carabbia avaient déclenché la bombe, et Cisternino l'avait placée sous une voiture, garée juste à côté de celle de Greene. L'explosion fut terrible, et le bras gauche de Greene, complètement arraché, fut retrouvé à plus de trente mètres du lieu de l'explosion.
En plus d'avoir entraîné la mort de plusieurs gangsters, cette guerre provoqua un nombre incroyable d'arrestations des membres de la Famille. Licovali fut envoyé en prison en 1982 pour sa participation dans le meurtre de Greene, et mourut derrière les barreaux trois ans plus tard.
Angelo « Big Ange » Lonardo fut nommé chef par intérim en 1982 après l'arrestation de Licovali. C'était alors le chaos au sein de la Famille Scalise. En 1983, Lonardo fut arrêté et condamné à 103 ans de prison pour trafic de drogue et racket. Ne voulant finir sa vie en prison, il devint un informateur pour le FBI. Il choqua tout le monde : sa famille, ses amis, et surtout les criminels avec qui il travaillait. Il témoigna entre autre contre Anthony "Fat Tony" Salerno de la Famille Genovese (New York), contre Anthony "Tony Ducks" Corallo de la Famille Lucchese (New York) et Carmine Persico de la Famille Colombo (New York). Il témoigna également en 1985 lors d'un procès visant la Famille de Kansas City, déclarant à la justice que les Familles de la Cosa Nostra détournaient chaque année des millions de dollars des casinos de Las Vegas. Autant dire qu'Angelo Lonardo n'a pas contribué à recoller les morceaux au sein de la Famille de Cleveland. Cependant, en 1983, il nomma soldat deux hommes -Joseph Iacobacci et Russell Papalardo- qui contribueront plus tard à la renaissance de la Mafia à Cleveland. De 1985 à 1991, John "Peanuts" Tronolone fut boss de la Famille. En 1989, il fut arrêté pour possession de bijoux volés et mourut en prison deux ans après. Il ne nomma pas de successeur, étant donné que tout les membres de la Famille était soit morts, soit en prison. De 1991 à 1993, il n'y eu pas de boss, la plupart des membres de la Famille étant incarcérés. En 1993, Joseph "Joe Loose" Iacobacci et Russell Papalardo sortirent de prison. A partir de ce moment là, Iacobacci essaya de reconstruire la Famille Scalise, et ce à l'aide de la Famille de Chicago, appelée "the Outfit ". Aujourd'hui la Famille de Cleveland compte une dizaine de membres "reconnus par les autorités", et beaucoup plus d'associés. En plus de leurs liens avec the Outfit, la Famille de Cleveland est implantée à Rochester, dans l'état de New York, et est très liée avec la Famille de Youngstown/Pittsburgh (Famille LaRocca).
Joseph Iacobacci est actuellement le boss de la Famille de Cleveland. Les activités de cette Famille sont actuellement les jeux d'argent illégaux, le racket, le trafic de drogue et le blanchiment d'argent. Selon le FBI, les bénéfices annuels de la Famille Scalise s'élèveraient à peu près à 30 millions de dollars.
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# Posté le vendredi 14 juillet 2006 17:35

Modifié le mercredi 12 mars 2008 03:43

Samuel "Mad Sam" DeStefano

Samuel "Mad Sam" DeStefano
Samuel "Mad Sam" DeStefano est né dans le sud de l'Illinois en 1909. Il fut un des assassins les plus redoutables de toute l'histoire de la Cosa Nostra. DeStefano était un tortionnaire sadique qui liquida des dizaines de personnes sur l'ordre des parrains de la famille de Chicago Sam Giancana, Paul Ricca, Jackie Cerone, et Joey Aiuppa. Il fût aussi le mentor d'Anthony "the Ant" Spilotro, gangster rendu célèbre par le film de Martin Scorsese*, Casino (l'acteur Italo-américain Joe Pesci joue le rôle de Nicky Santoro, personnage inspiré de Spilotro). DeStefano ne fût jamais promût "made man"**, jugé trop incontrôlable, trop fou par la commission des familles de Cosa Nostra.
Alors qu'il était adolescent, les parents de Sam DeStefano déménagèrent dans La Little Italy de Chicago, un quartier réputé très mal famé. Dans ce qui s'avéreras être un début à sa carrière criminelle, Sam, âgé de 18 ans, sera condamné à trois ans de prison pour avoir violé une adolescente.
En 1932, il devint membre du "42 Gang" de Chicago. D'ici 1933 il part en prison, cette fois pour braquage de banque qui se déroula à New Lisbon, dans le Wisconsin. Il fut libéré en 1944, après avoir passé 11 ans derrière les barreaux.
Trois ans après il retourna en prison pour avoir vendu des timbres contrefaits de ration de sucre. Là il rencontrera des membre important de la Mafia de Chicago comme Paul Ricca et Louis Campania. Après sa libération, DeStefano travailla en tant qu'ouvrier pour la ville de Chicago. En 1949, il a passé le test de fonction publique pour devenir un éboueur, mentant au sujet de son passé criminel. Quand la falsification fut découverte en 1952, la ville l'a renvoyé.
Bien que beaucoup de gens l'aient considéré fou, DeStefano était un bon homme d'affaires. Après un braquage de banque au début des années 30, qui rapporta beaucoup, il acheta un hôtel avec 24 suites. Il avait l'habitude d'utiliser l'argent du racket pour aider à soutenir les politiciens locaux. Au cours des années, à mesure que ses contributions augmentaient, en plus des figures politiques, il avait acheté des juges et des officiers de police.
Au milieu des années 50, DeStefano a revendiqué qu'avec ses relations, il n'y avait aucun problème qu'il ne pouvait arranger.
Dans les années 50, DeStefano se lança dans le prêt à taux usuraire. Sa clientèle incluait des emprunteurs de tous les niveaux de la société de Chicago. Les politiciens, tout comme les petits escrocs empruntaient l'argent juste pour la soirée ou pour couvrir des dépenses inattendues.
Il y a beaucoup d'anecdotes au sujet de la cruauté de DeStefano. Pour ses voisins, DeStefano avait l'air d'un homme tout à fait normal. Il vivait dans une belle villa de la banlieue chic de Chicago, avec sa femme et ses trois enfants. Si seulement ses voisins avaient su ce qu'il se passait certains soirs dans le sous-sol de Sam. Dans ce sous-sol se trouvait toute sorte d'outils de tortures. Une des armes préférée de Sam était un pic à glace qu'il possédait, d'une longueur d'environ 15 centimètres, et muni d'une poigné en bois. Il l'utilisait souvent pour « ramollir » ses victimes (ce qui veut dire les convaincre de parler ou de rembourser leurs dettes), en plantant l'objet dans leur gorge, leur estomac et leurs testicules. Une des plus célèbre victime de "Mad Sam" est Peter Cappelletti, un de ses collecteurs, qui vola 25 000 dollars à Sam puis tenta de le tuer en jetant plusieurs grenades dans sa maison. Malheureusement pour Cappelletti, DeStefano était dans son jardin, il sortait ses poubelles. Cappelletti partit alors se cacher dans l'état du Milwaukee, de peur des représailles. Mais DeStefano mis vite la main sur lui. Il l'emmena alors dans un restaurant à Cicero (ville au sud de Chicago), le "Mario's Restaurant" qui appartenait à l'un de ses frères, Mario DeStefano. Sam DeStefano et ses complices, Charles Crimaldi et Sam Gallo, déshabillèrent le voleur et l'attachèrent sur un radiateur brûlant dans le sous-sol du restaurant. Pendant trois jours, Cappelletti a été brutalement torturé de coup de pieds et autre. Le troisième jour, De Stefano appela les proches de Cappelletti, et les invita à un dîner qui était soi-disant en son honneur. Ce samedi-là, toute la famille proche et les amis de Cappelletti se rendirent au restaurant de Mario, où on leurs servit un copieux repas italien. Cependant, tout le monde se demandait pourquoi Peter Cappelletti, l'invité d'honneur du repas, n'était pas présent à la table. Sam assura la famille que Peter serait là bientôt. Une fois le repas terminé, Cappelletti, complètement nu et sévèrement brûlé, fut apporté par les hommes de DeStefano et jeté aux pieds de sa mère. DeStefano expliqua alors la situation, et déclara qu'il avait bon coeur de laisser ce voleur en vie. Alors qu'il continuait son discours, Crimaldi, Gallo, et Mario DeStefano emmenèrent de nouveau Cappelletti au sous-sol et lui infligèrent de nouveau des coups. Sam, en compagnie de la femme de Cappelletti, partit au sous-sol, et urina sur Peter avant de le laisser partir, comme l'avaient fait avant son frère Mario, et ses complices Crimaldi et Gallo. DeStefano fut remboursé peu après. "Mad Sam" pensait que la torture qu'il infligea à Cappelletti ce jour-là dissuaderait à l'avenir les petits malins qui essayeraient de le voler, et il avait raison.
Le frère de DeStefano, Michael, était accro à l'héroïne et, pour se payer sa drogue, volais de l'argent sur les collectes des paris de la famille de Chicago. Giancana, le parrain de la famille de Chicago de l'époque, l'a voulu à l'écart. Sam a effectué le meurtre lui-même. Ensuite il a dépouillé le corps et l'a lavé avec de l'eau et du savon pour « pour nettoyer l'âme de son frère. »
Les histoires de fou n'ont pas été limitées aux activités criminelles de Sam DeStefano. Une fois, après un débat mouvementé sur la place des noirs aux Etats-Unis, avec sa femme Anita, Sam sortit de chez lui, prit sa voiture et enleva un homme noir dans une rue. Arrivé chez lui, il a forcé son épouse, sous la menace d'un pistolet, à faire une fellation à l'homme paniqué, pour "persuader" sa femme de changer d'avis...
Une autre fois, Bill Roemer, un agent du FBI, et ses collègues, se rendirent chez DeStefano pour lui poser des questions au sujet d'Arthur Adler, un restaurateur qui devait de l'argent à Sam. Roemer était certain que "Mad Sam" était coupable du meurtre d'Adler. Lorsque DeStefano ouvrit la porte de chez lui, les agents du FBI purent constater qu'il était vêtu d'un pyjama, la braguette ouverte, laissant entrevoir son pénis. Sous les yeux de Roemer et ses coéquipiers, DeStefano se regarda dans la glace de son salon, en train de toucher son pénis. Roemer, choqué, cria à Sam « Tu a tuer Artie Adler! »
Cette phrase attira l'attention de DeStefano, il appela sa femme Anita et ses trois enfants, et cria « Ces deux hommes sont des agents du FBI. Ils viennent m'accusé d'avoir tué Arthur Adler ! Je le crie à Dieu bien fort! Si je suis coupable d'avoir tué Adler, que Dieu descendes du ciel, maintenant, et vous donnes le cancer des yeux- à toi, à toi et à toi! » dit-il en pointant sa femme et ses enfants. Sur ce, les agents se retirèrent. Mais c'était bien DeStefano qui était responsable de la mort d'Adler. Il avait malencontreusement entraîné la crise cardiaque du restaurateur, en lui enfonçant un pic à glace dans les testicules, pour le convaincre de payer ses dettes. Sam jeta alors le corps dans un égoût. Le cadavre d'Adler fut plusieurs mois plus tard découvert par le service des sanitaires.
En février 1973, DeStefano était en train de fabriquer une table en bois dans le garage de sa belle résidence en banlieue de Chicago, lorsque qu'il reçu deux balles, la première à l'épaule et la seconde en plein c½ur, la tuant sur le coup.
Le contrat avait été confié à Spilotro. La Famille de Chicago craignait que DeStefano, un homme instable, se mettent à balancer.



*Martin Scorsese est né le 17 novembre 1942 à Flushing, Long Island. Il est le second fils de Charles et Catherine Scorsese. Originaire du village Sicilien de Polizzi Generosa, il grandit dans le quartier pauvre de Little Italy, à Manhattan, New York. Sa jeunesse dans ce quartier inspirera définitivement sa carrière et New York servira de décor privilégié pour plusieurs de ses futurs films. Enfant, il souffre gravement d'asthme, ce qui l'empêche de sortir et de pratiquer le sports, c'est ainsi que ses parents l'emmènent très vite fréquenter les salles de cinéma. Il est fasciné par les images sur l'écran et retranscrit chez lui en dessin ses premières idées de films. En 1956, il étudie pour devenir prêtre. Renvoyé au bout d'un an pour une histoire de fille, il finit ses études secondaires à la Cardinal Hays School dans le Bronx. En 1960, il s'inscrit aux cours de cinéma de la New York University où il obtiendra une licence (1964) et une maîtrise (1966). Il est l'auteur de nombreux films d'hors et déjà cultes, tels que "Raging Bull", "les Affranchis" ou encore "Casino".


**made man: lorsqu'un associé entre dans une famille mafieuse et est promu soldat, il devient un "made man".

# Posté le samedi 15 juillet 2006 13:40

Modifié le lundi 22 septembre 2008 16:34

La Mafia au Canada

La Mafia au Canada
De la fin du 19ème siècle aux années 1970, environ
650 000 Italiens ont choisi le Canada comme pays d'immigration. Cependant, contrairement à la plupart des pays, le Canada a accueilli plus du deux tiers de ses immigrants Italiens entre 1947 et les années 1970. Ces immigrants s'installèrent dans des Little Italy des grandes villes du Canada tels que Montréal (Québec), Toronto (Ontario), Hamilton (Ontario) et Windsor (Ontario). C'est dans ces entraves ethniques que se développa le crime organisé italien. Deux Mafias sont particulièrement implantées au Canada : la Cosa Nostra sicilienne et la 'Ndrangheta calabraise. Dans l'Ontario, la province la plus peuplée du Canada (12 541 410 habitants), la 'Ndrangheta est fortement implantée, notamment à Toronto, tandis que la Cosa Nostra sicilienne est plus présente à Montréal*. Au Canada, il existe de nombreux groupes criminels, tels que le West End Gang (gang d'Irlandais), les Hells Angels (gang de motards), les cartels asiatiques et colombiens, mais ce sont les Mafias italiennes qui sont les plus polycriminelles et qui ont le plus d'influence dans l'histoire du crime au Canada.
A Montréal, dans les années 40, les boss mafieux étaient les frères Vincenzo et Giuseppe et Francesco Cotroni, tous deux originaires de Mammola, en Calabre. Les Cotroni exportaient des tonnes d'héroïne au Canada, avant d'en envoyer la grande partie à New York, un des plus important marché mondial de la drogue. Ils travaillaient en collaboration avec des trafiquants de drogue Corses et marseillais, qui transformaient la morphine en héroïne d'une grande pureté dans des laboratoires clandestins situés dans la région marseillaise. A l'époque la borgata (Famille) de Montréal était une branche de la Famille Bonanno dirigée par Carmine Galante, à l'époque sous-chef du parrain Joseph Bonanno. Galante surveillait le travail de la faction de Montréal, aussi bien en ce qui concerne le trafic d'héroïne que les autres activités des Cotroni (paris, jeux clandestins). Le clan Cotroni envoyait près de 50 millions de dollars aux Bonanno chaque années.
C'est dans ce contexte que les mafiosi Siciliens arrivèrent à Montréal. D'abord, il y eu les frères Cuntrera ; Pasquale, Paolo, Liborio et Gaspare, qui immigrèrent entre 1951 et 1958. Les frères Cuntrera s'installeraient tous à la fin des années 60 à Caracas, Venezuela. Au milieu des années 60, les Manno, les Renda, les Cammalleri et les Rizzuto s'installèrent au Canada, suivis des frères Caruana ; Gerlando, Alfonso, et Pasquale. Toutes ces personnes étaient tous originaires de Siculiana et Cattolica Eraclea, des villages situés dans la province sicilienne d'Agrigento. Ils étaient des "uomini d'onore" (des hommes d'honneur), et avaient été hérités des valeurs mafieuses de leurs ancêtres.
Cependant, lorsqu'ils arrivèrent au Canada, ils ne furent pas accueillis avec enthousiasme par le clan Cotroni. Paolo Violi, alors sous-chef du clan, leur déclara qu'ils ne pouvaient pas encore faire partie de la borgata de Montréal. Selon les règles de la Famille Bonanno, il fallait que les nouveaux arrivant attendent cinq ans. Seulement après, il pourrait entrer dans le bizness du trafic d'héroïne. Ces règles déplaisaient fortement aux Siciliens, en particulier à Nicolò Rizzuto. Il réclama alors son droit de participer à des activités criminelles à Montréal.
A la fin des années 60, Paolo Violi prenait de plus en plus de pouvoir au sein du clan des Cotroni. Violi avait émigré de Sinopoli, en Calabre dans les années 50 avec ses frères Rocco, Francesco, et Giuseppe. Les Violi s'installèrent à Hamilton, Ontario, où ils commencèrent des activités criminelles de peu d'envergure. Au début des années 60, Violi déménagea à Montréal et fit connaissance avec Francesco "Le Gros" Cotroni, le frère de Vincenzo. Francesco gagnait sa vie dans des activités criminelles diverses, principalement l'extorsion au sein de la communauté italienne de St. Leonard, un quartier de Montréal, ainsi que la fabrication de fausse monnaie, et la vente d'alcool clandestin à Montréal et Toronto. Violi commença par travailler avec Francesco, puis se mit à fréquenter de plus en plus souvent Vincenzo Cotroni. Le 10 juillet 1965, Violi épousa Grazia Luppino, la fille du Parrain de la Mafia à Toronto, Giacomo Luppino, ce qui lui permit d'étendre son influence dans le monde de la pègre. Violi était vu comme étant le prochain successeur de Vincenzo Cotroni.
Mais à l'instant où Nicolò Rizzuto réussi finalement à entrer au sein du clan Cotroni, Violi eu un sentiment d'animosité à son égard. Paolo critiquait de plus en plus l'attitude ambitieuse de Rizzuto, et de son manque de respect à l'égard des Cotroni lorsqu'il ne l'informait pas de ses allées et venues. En effet, Nicolò voyageait souvent à Caracas et en Sicile, pour rendre visite à ses compatriotes Siciliens. Les rumeurs couraient comme quoi Rizzuto disait à qui veut l'entendre que la borgata de Montréal était mal organisée. Cotroni convoqua alors Rizzuto pour s'expliquer mais celui-ci refusa de venir. Violi demanda alors à ce que Nicolò soit exclu de la Famille de Montréal. Mais Cotroni refusait de prendre des mesures aussi extrêmes, sachant les risques que ceci pouvait entraîner. Il organisa des réunions avec des mafiosi de New-yorkais et Siciliens pour discuter du « cas Nicolò Rizzuto ». Durant le printemps 1972, plusieurs réunions eurent lieu à Montréal avec notamment Giuseppe Settecasi, le capoprovincia (chef de province) d'Agrigento, et des capi de la Famille Bonanno, Michael Zaffarino et Nicolino Alfano. Après une longue discussion les mafiosi décidèrent que Nicolò Rizzuto restait dans la Famille de Montréal. Violi avait perdu la face.
Malgré la décision des chefs, les tensions persistaient entre Violi et Rizzuto. Les rumeurs couraient comme quoi Violi avait mis un contrat sur la tête du Sicilien. Craignant pour sa vie, Rizzuto partit à Caracas rejoindre son allié, Pasquale Cuntrera. Les deux hommes arrangèrent un réseaux international de trafic d'héroïne. Selon le repenti Sicilien Tommaso Buscetta, qui a séjourné deux mois à Montréal, l'homme qui fournissait la grande majorité d'héroïne était Giuseppe Bono, le chef de la Famille de Bolognetta, un village au sud de Palerme (Sicile).
Au milieu des années 70, le gouvernement du Québec organisa la Commission de Renseignement sur le Crime Organisé (Commission of Inquiry on Organized Crime, CIOC) pour déceler les activités criminelles à Montréal. Plusieurs membres de la Famille de Montréal furent jugés et condamnés. Vincenzo Cotroni fut condamné à 1 ans de prison pour refus de coopérer, et Paolo Violi devint le boss par intérim de la Famille. En 1975 Violi fut convoqué par la justice et appelé à témoigner. Face à son refus de coopérer, il reçu également une peine d'un an de prison pour outrage. Alors que les Calabrais se faisaient arrêter un à un, les Siciliens restaient dans l'ombre, préparant minutieusement le renversement des frères Violi.
Les écoutes de la CIOC furent fatales à Paolo Violi. La dispute entre Violi et Rizzuto avait été suivie par la police pendant des années. Les autorités apprirent même qu'un mafioso Sicilien, Pietro Sciarra d'Agrigento, s'était allié avec Paolo Violi afin d'éliminer Rizzuto. Sciarra était recherché par la police italienne et s'était réfugié à Montréal dans les années 60. Sciarra fut appelé à témoigner devant la CIOC. Livide, il déclara aux procureurs qu'il ne connaissait pas la signification du mot "Mafia". Trois mois après son "témoignage", il fut exécuté le soir du 14 février 1976, alors qu'il sortait d'une salle de cinéma avec sa femme. Ironiquement, le couple venait de voir la version italienne du film Le Parrain. Un an plus tard, en février 1977, un des frères de Paolo, Francesco, qui était à la tête de la borgata de Montréal, fut également fusillé. Le meurtre de Francesco eu lieu alors que Paolo était en prison pour outrage. Cet assassinat marqua la fin du règne de Violi. Le 22 janvier 1978, deux mois après sa sortie de prison, Paolo Violi fut « invité » à jouer aux carte dans son ancien café-bar, qu'il avait vendu accidentellement à des Siciliens, Vincenzo et Giuseppe Randizi. Alors que Violi jouait aux cartes, deux hommes masqués sortirent de l'arrière du bar et tirèrent plusieurs balles sur le Calabrais. Violi avait alors 46 ans. Trois hommes furent plus tard arrêtés pour être impliqués dans l'assassinat de Paolo Violi. Ces hommes étaient Domenico Manno, le beau-frère de Nicolò Rizzuto ; Giovanni DiMorra et Agostino Cuntreta, un cousin des frères Cuntrera. Ils furent accusés de meurtres, mais furent finalement jugés coupable de complot d'assassinat. Manno et DiMorra furent condamné à sept ans de prison, et Cuntrera à cinq ans. Il y avait un quatrième suspect, Paolo Renda, le gendre de Rizzuto, mais celui-ci avait fui au Venezuela et était introuvable.

Le dernier des frères Violi, Rocco, fut fusillé en octobre 1980. La dynastie des Violi était bel et bien terminée. Vincenzo Cotroni, le parrain Calabrais, fut épargné en raison du respect qu'il gardait dans le monde de la pègre à Montréal. Il vécu tranquillement les dernières années de sa vie, profitant de la fortune qu'il avait accumulée. Il mourut en septembre 1984 d'un cancer, il avait 74 ans. Son frère, Francesco Cotroni était alors en prison tandis que Giuseppe était mort naturellement en 1979. Francesco continua dans le trafic d'héroïne jusqu'à sa mort en 2004, d'un cancer du cerveau. De nombreuse personnes pensent que Vincenzo Cotroni avait ordonné – où du moins approuvé – l'assassinat de Paolo Violi. A la mort de Cotroni, le règne des Siciliens pouvait commencer. Vito Rizzuto (né en Sicile en 1946), le fils de Nicolò qui avait été plus où moins forcé à l'exil à Caracas, réorganisa le crime à Montréal avec l'autorisation de son père. Vito organisa une atmosphère de paix avec les autres groupes criminels, propice aux affaires. Il demenda également l'autorisation aux Bonanno de fonder une Famille à Montréal, appelée Famille Rizzuto. Les chefs de la Famille Bonanno acceptèrent.
Nicolò restait à Caracas, mais faisait de temps en temps quelques visites à Montréal, pour s'assurer que tout allait bien. En février 1988, il fut arrêté et condamné à 5 ans de prison pour avoir été prit en possession d'1,5 kilos de cocaïne. Il revint à Montréal en 1993. Durant les années 80 la Famille Rizzuto fit fortune en important des tonnes d'hashish et de cocaïne par la côte Est de l'Atlantique. Le 30 novembre 1987, la police canadienne trouva près de 16 tonnes d'hashish. Le tout était estimé à près de 350 millions de dollars. En 1988, la police trouva de nouveau près de 32 tonnes de hashish libanais. Vito fut arrêté pour être suspecté d'être le dirigeant d'un réseaux internationale d'hashish, mais il fut à chaque fois innocenté.
Avec les profits du trafic de drogue, l'organisation de Rizzuto commença à investir dans des affaires légales (des hôtels, des restaurants, l'immobilier, etc.) L'influence des Rizzuto allait alors bien au-delà de la région Montréalaise.
En mai 1997, John Papalia, un membre de la Famille Todaro de la ville de Buffalo (état de New York) fut assassiné. Papalia était basé dans l'Ontario depuis des décennies et avait beaucoup d'influence sur le crime organisé local. Quelques mois plus tard, Carmen Barillaro, un fidèle lieutenant de Papalia, fut lui aussi assassiné.
Les Rizzuto avaient confiés ces deux contrats aux Musitano, des mafiosi Calabrais basés à Hamilton. Pasquale Musitano et son frère Angelo furent tout deux arrêtés et jugé coupable de meurtre au premier degré. Ils plaidèrent tout deux coupable après qu'un des tueurs, Kenneth Murdock, décide de collaborer avec la police. Les meurtres de Papalia et Barillaro voulaient tout simplement dire que la Cosa Nostra sicilienne avait maintenant le monopole du crime au Canada.
Le 20 janvier 2004, à 6 heures du matin, une équipe Antigang de la police Montréalaise frappèrent à la porte de la luxueuse villa de Rizzuto, au nord-ouest de Montréal. Il lui annoncèrent qu'il était en état d'arrestation et que les autorités Américaines l'accusaient du meurtre de trois capi des Bonanno, Philip Giaccone, Alphonse Indelicato, et Dominick Trinchera, le 5 mai 1981. Les polices Américaines et Canadiennes suspectaient depuis longtemps Vito d'être responsable de ces meurtres. Le FBI avait d'ailleurs une vidéo de Rizzuto, quittant un motel du Bronx le jour précédant les meurtres, mais il était impossible de prouver un lien entre ces meurtres et le mafioso de Montréal. Jusqu'à ce que Salvatore Vitale et Frank Lino, deux membres de la Famille Bonanno, soit arrêtés pour meurtres et décident de collaborer avec la justice. En plus de ça, le boss des Bonanno, Joe Massino, devint lui aussi informateur en janvier 2005. Massino risquait la peine de mort pour plusieurs crimes. Malgré sa collaboration, il fut condamné à la prison à vie.
Le 11 février 2005, la police italienne anti-Mafia accusa Vito Rizzuto et quatre mafiosi d'être coupables de blanchiment d'argent.
Le colonel Paolo LaForgia a indiqué que les cinq personnes tentaient d'obtenir un contrat en vue de la construction du pont de Messine devant relier la Sicile et l'Italie continentale.
Ce projet coûte plusieurs milliards de dollars. Les autorités italiennes n'ont pas encore exigée l'extradition de Rizzuto. Depuis son arrestation, Vito Rizzuto est resté incarcéré, attendant d'être jugé. Après avoir passé plus de deux ans derrière les barreaux au Québec, Rizzuto a été extradé aux Etats-Unis le 21 juillet 2006 pour être jugé pour les meurtres en 1981 des trois capi New-yorkais. Le procès est en cours actuellement.
Jos Di Maulo est actuellement à la tête de la faction calabraise de Montréal. Quand à la faction sicilienne, il est possible qu'elle soit actuellement dirigée par le fils de Vito, Nicolò.


*Montréal (1 580 494 habitants) est la ville principale de la province canadienne du Québec. Environ 67 % de la population est francophone (de culture et de langue française), environ 23 % sont néo-canadiens (de culture autre que française et anglaise), tandis que 10 % sont anglophones (de culture et de langue anglaise), faisant de Montréal une ville multiculturelle. La communauté italienne de Montréal est estimée à 224 460 personnes (soit 6.64% de la population totale de la ville). La Little Italy de Montréal (en français la Petite Italie) est un des centres de la communauté italienne de la ville, située dans le district de Rosemont–La Petite-Patrie. On y trouve de nombreux restaurants italiens, des boutiques italiennes, et l'Église della Madonna della Difesa, construite par des immigrants Italiens principalement originaires de Campobasso, la capitale de la Molise (région d'Italie méridionale de 321 047 d'habitants). Cette Église a été construite pour commémorer l'apparition de la Vierge Marie à La Difesa, un lieu à Campobasso.

# Posté le mardi 18 juillet 2006 18:35

Modifié le mercredi 07 novembre 2007 05:55