Gaetano "Corky" Vastola

Gaetano "Corky" Vastola
En 1969, Le boss de la Famille du New Jersey (Famille DeCavalcante), Sam DeCavalcante, fut condamné à 15 ans de prison pour extorsion. Il se retira en Floride après sa sortie de prison. Giovanni "John the Eagle" Riggi prit alors la tête de la Famille, bien que Sam DeCalvalcante continua quand même à exercer une influence dans les affaires de la Famille jusqu'à sa mort en 1997. Mais c'est surtout John Riggi qui dirigeait les affaires de la Famille, et c'est dans ce contexte que Gaetano “Corky” Vastola, un ami de Riggi, monta dans la hiérarchie de la Famille DeCavalcante. Au milieu des années 80, les autorités estimaient que Vastola était devenu le sous-chef de la Famille, certain disent même qu'il à été "acting boss" (boss par intérim). Corky est sans aucun doute un des mafiosi Italo-américains les plus durs que le New Jersey ait connu. Il était également très doué pour les affaires, ses activités étaient principalement le racket de syndicat, l'usure, l'organisation de jeux illégaux, le trafic de drogue (héroïne et cocaïne) et diverses affaires légales. Il était également impliqué dans l'industrie musicale, et il fit fortune dans les années 50, en volant les royalties* destinées aux chanteurs de doo-wop Afro-américains. Corky se faisait passer pour l'écrivain des chansons de ces artistes. C'est Corky qui récupéra les droits d'auteurs de plusieurs hits, comme par exemple “Hey Girl” par The Wrens, “Lily Maebelle” par The Valentines, et “You Baby You” par The Cleftones. Corky était également un des propriétaires d'une maison de disques, Roulette Records, et il organisait aussi des concerts d'artiste connus, comme Ray Charles et Aretha Franklin. On peut également noter que Vastola était ami avec le célèbre chanteur/acteur Sammy Davis Jr.
Vastola était doué pour les relations publiques, et il avait des connections avec beaucoup de membres des autres Familles de La Cosa Nostra à travers le pays. Avant d'entrer dans la Famille du New Jersey, il était associé à la Famille Profaci/Colombo de New York. En 1946, Vastola fut arrêté pour cambriolage et vol en compagnie d'autres gangsters, Mike D'Allesio, Rocky Infelice et Frank Cocchiaro. Au début des années 60, il attirait plus d'attention et de respect au sein de la Famille du New Jersey, et concentra son énergie à entrer dans cette Famille, voyant son avenir dans la Famille Colombo ne pas mener à grand-chose. Durant l'année 1960, Vastola et son ami d'enfance Morris Levy, un gangster juif, étaient tout deux impliqués dans la contrefaçon de disques musicaux. Vastola avait gagné près de 500 000 dollars avec cette arnaque et attira l'attention de l'IRS**. Il fut arrêté et jugé coupable de fraude fiscale. Pour ce délit, il fut seulement condamné à payer une amende de 500 dollars. Suite à cette petite condamnation, des mafiosi commencèrent à suspecter injustement Corky Vastola. De fausses rumeurs couraient comme quoi il serait une balance, et certaines personnes voulaient le voir mort. Tous les doutes sur sa droiture cessèrent lorsque que Vastola, Sam DeCavalcante et d'autres mafiosi furent arrêtés en 1970, pour extorsion et jeu illégal. DeCavalcante fut condamné à une peine de cinq de prison, tout comme Vastola. Les deux hommes furent relâchés au bout de trois ans de prison. Lorsque Sam DeCavalcante sorti de prison, il menaça de tuer chaque truand qui pensait que Vastola n'était pas loyal. Pourtant, la loyauté de Corky serait encore remise en question plus tard. En 1972 Vastola fut condamné à deux ans et demi de prison pour avoir tenter d'extorquer 500 000 dollars. En 1980, il fut nommé capo et dirigeait la plupart de ses affaires dans le nord du New Jersey, et c'est à ce moment qu'il prit de l'importance dans le milieu de la pègre, investissant ses revenus illégaux dans des affaires légales et lucrative. En 1984, il rencontra John LaMonte à Darby, dans les environs Philadelphie. LaMonte était le patron de Out of the Past Incorporated, une société qui vendait des disques et des cassettes à prix discount. Vastola connaissait le soldat des Gambino Sal Pisello, qui se trouvait être un “représentant” de MCA records, une filiale de MCA Incorporated, une des société la plus puissante dans l'industrie du divertissement. Après une rencontre avec Pisello et Vastola en Californie, LaMonte accepta de payer 1,25 million de dollars en échange de disques de la MCA. Mais quand LaMonte reçu les disques, il s'aperçu que c'était une arnaque. Les mafiosi avaient envoyés de la camelote, des mauvais enregistrements, invendables, de plusieurs artistes (notamment Elton John, the Who, Neil Diamond, ou encore Olivia Newton-John). LaMonte, au début, effrayé par les gangsters, accepta la marchandise. Le bon ami de Vastola, Morris Levy, et d'autres gangsters, étaient eux aussi dans l'arnaque. À partir de 1985, LaMonte, qui en avait assez de payer, déclara à Vastola qu'il ne voulait plus de ces disques et ajouta qu'il ne voulait plus jamais travailler avec eux. En entendant ça, Corky, fou de rage, se jeta sur LaMonte et lui mis un coup de poing d'une extrême violence sur le visage. Il le tua presque. LaMonte avait une tempe explosée et la mâchoire cassée, tout ça avec un seul coup de poing de la part de Vastola! Une fois guéri, LaMonte décida de porter un micro pour le FBI, afin d'enregistrer des preuves contre les mafiosi qui le volait depuis plus d'un an. En 1990, Vastola était jugé coupable d'agression et d'extorsion et fut condamné à 8 ans de prison. Pendant qu'il attendait le résultat de son procès, John Gotti, le parrain de la Famille Gambino, mis un contrat sur la tête de Vastola, pensant sans raison particulière qu'il « deviendrait une balance un de ces jours ». Gotti fut enregistré par le FBI en train de discuter avec John Riggi du meurtre de Corky, dans son club social, le "Ravenite" dans la Little Italy de Manhattan. Ce qui sauvera Vastola, c'est la peine de prison qu'il purgera. Riggi et Gotti furent condamné en 1992 pour conspiration de meurtre, suite à ces enregistrements. En mai 1998, Gaetano "Corky" Vastola sorti de prison. Aujourd'hui, on pense qu'il s'est plus ou moins retiré de la vie criminelle.


*Royalties: Une redevance (ou royalties) est un paiement devant avoir lieu de manière régulière, à dates fixes, en échange de l'utilisation d'un service. On peut verser une telle redevance, par exemple, au propriétaire d'un brevet, ou d'une terre exploitée ou comme droit d'auteur.

**L'Internal Revenue Service (IRS) est l'agence du gouvernement des États-Unis qui collecte les impôts et fait respecter les lois fiscales.

# Posté le dimanche 23 juillet 2006 16:46

Modifié le mercredi 07 novembre 2007 05:54

Tommaso Buscetta

Tommaso Buscetta
Tommaso Buscetta, dit "Don Masino" est né à Palerme le 13 juillet 1928 dans une famille modeste. Sa mère était une femme au foyer tandis que son père était vitrier. Il se maria à seize ans avec Melchiorra Cavallaro. Le couple mis au monde deux fils. Pour faire vivre sa famille, Buscetta s'initia à une série d'activités illégales ; comme par exemple la vente sur le marché noir de farine, durant le régime fasciste de Mussolini. Buscetta devint membre de la Famille mafieuse de Porta Nuova (quartier de Palerme) en 1948. Il devint rapidement influent au sein de Cosa Nostra et entreprit une carrière partagée entre la Sicile, les États-Unis et l'Amérique du Sud (notamment l'Argentine et le Brésil, où il existe de fortes communautés d'origine italienne) qui lui valut son surnom de "Boss des deux mondes". Il fut principalement actif dans le trafic de cigarettes et de drogue, même s'il a toujours nié avoir participé à cette dernière activité.
Se trouvant dans le camp des "perdants" lors de la guerre des gangs mafieux qui éclata en Sicile vers 1981-82, il se résigna à collaborer avec la justice après son arrestation au Brésil en 1984. Sa contribution au travail du pool antimafia de Palerme et notamment du juge Giovanni Falcone fut l'une des plus importantes dans l'histoire de la lutte contre la mafia. Il fut en particulier le premier à dévoiler l'existence de la "Commission régionale", chargée de coordonner les activités des familles mafieuses siciliennes. Ses révélations et celles d'autres grands repentis de l'époque comme Antonino Calderone ou Salvatore Contorno conduisirent à la mise en accusation de 475 mafieux lors du maxi-procès qui se déroula à Palerme en 1986-87. Il collabora aussi avec la justice américaine, en particulier pour l'opération pizza connection.
Après l'attentat de Capaci contre le juge Falcone en 1992, Tommaso Buscetta accepta enfin de parler des liens entre la mafia et la politique qu'il avait tenus secrets jusque-là, accusant en particulier Giulio Andreotti, l'un des hommes politiques italiens les plus importants de l'après-guerre.
Vivant aux États-Unis sous une nouvelle identité et bénéficiant d'un programme de protection des collaborateurs de justice, Tommaso Buscetta mourut en avril 2000 d'un cancer dans sa maison de New York. La mafia l'a inutilement poursuivi pendant 20 ans. Mais comme elle n'arrivait pas à l'éliminer, elle a exterminé sa famille : enfants, frères, beaux-parents, neveux et amis sont tombés sous les balles de Cosa Nostra. 34 personnes en tout. Sa faute était grave. Il avait expliqué l'organisation, les règles, les techniques de recrutement, les stratégies de Cosa Nostra. Il avait parlé de la supériorité de celle-ci sur les autres organisations criminelles italiennes: la Camorra (mafia napolitaine), la N'Drangheta (mafia calabraise) et la Sacra Corona Unita (mafia des Pouilles). Il avait aussi révélé sa puissance économique et militaire, et parlé des liens qu'elle avait dans les milieux qui comptent. Il avait démoli cette image selon laquelle Cosa Nostra défendait les pauvres et les opprimés. Tommaso Buscetta est à l'heure actuel le plus important pentito (repenti) dans l'histoire de la Cosa Nostra sicilienne.

# Posté le lundi 24 juillet 2006 17:37

Modifié le mercredi 07 novembre 2007 05:54

Les frères Gambino

Les frères Gambino
Rosario, Giovanni et Giuseppe Gambino étaient trois frères Siciliens qui arrivèrent illégalement aux États-Unis en 1962, cependant en 1966 ils obtirent le droit de s'installer définitivement sur le sol Américain. Ils étaient des neveux du célèbre parrain Carlo Gambino et avaient tout les trois la réputation d'être des uomini d'onore (hommes d'honneur), dans leurs ville natale, Palerme. Leurs bizness était le trafic de narcotiques (de la cocaïne mais surtout de l'héroïne). Ils furent parmi les premiers à importer de la drogue aux USA pour la Cosa Nostra sicilienne.
Lorsque les trois frères arrivèrent en Amérique, ils s'installèrent d'abord dans la ville de Delran (New Jersey). Plus tard ils achetèrent des belles maisons à Cherry Hill (New Jersey), où ils vivaient dans la même résidence que Raymond "Long John" Martorano, un associé réputé de la Famille Bruno de Philadelphie, jouant l'intermédiaire entre la Famille Bruno et les gangs composé d'Afro-américains ou encore de motards.
En 1966, les frères Gambino géraient le Cafe Valentino à Bensonhurst, Brooklyn. A l'époque, une nouvelle vague d'immigrants Siciliens commençaient à s'installer à Brooklyn. Pas loin dans le même quartier, un autre Sicilien originaire de Castellamare del Golfo, Salvatore Catalano, ouvrit le Cafe Viale. (Catalano devint plus tard le boss de la Famille Bonanno, et fut assassiné par la faction Italo-américaine des Bonanno, qui redoutaient l'influence et le pouvoir des Siciliens au sein de la Famille Bonanno.) Les frères Gambino et Catalano étaient amis et se rencontraient souvent.
Quand Tommaso Buscetta, un important membre de la Mafia Sicilienne, avait besoin de cacher son ex-femme et sa fille en Amérique, c'est Rosario Gambino qui s'occupa de les faire entrer dans le pays. Quelques temps plus tard, Buscetta échappa à une violente guerre des gangs en Sicile et s'installa à Brooklyn, où il rencontrait souvent les frères Gambino et même le légendaire Don Carlo Gambino.
En 1972, Rosario et ses deux frères créèrent "Father and Son Pizza"; ils dirigeaient également plusieurs pizzerias à Philadelphie et ses environs, et, à l'aide d'un de leurs cousins, des pizzerias à Dover (état du Delaware). Dans ces pizzerias, les frères Gambino fournissaient l'héroïne en même temps que les pizzas.
En 1978, Rosario Gambino utilisa le nom de sa femme pour louer un local dans le but d'en faire un restaurant/night-club. Quand à Giuseppe, il ouvrit un restaurant/bar, le "Valentino's Supper Club" à Cherry Hill.
Les frères Gambino étaient des grands amis du boss de la Famille de Philadelphie de l'époque, Angelo Bruno, lui aussi Sicilien de naissance. La police découvrit plus tard qu'Angelo Bruno rencontrait souvent au "Valentino's Supper Club" le boss de la Famille Gambino à l'époque, Paul Castellano.
En 1979 Rosario Gambino joua un rôle important dans “l'affaire Michele Sindona”. Né dans une modeste famille de Patti, dans la région sicilienne de Messina, Sindona devint le banquier du Vatican, des francs-maçons* et d'un des partis politique majeur en Italie ; les Démocrates Chrétiens. Il était également un membre des francs-maçons (loge P2), et un professionnel du blanchiment d'argent; il se chargeait de blanchir l'argent de la Cosa Nostra Sicilienne. À l'apogée de son pouvoir, Sindona était le patron de six banques réparties dans quatre pays; d'une chaîne internationale d'hôtels; d'une chaîne de restaurants; de plus de 500 entreprises et également d'une des plus puissantes firmes de courtiers au monde. Mais lorsque Sindona acheta la Franklin National Bank of New York, une des plus importante banque des États-Unis, il vola tellement d'argent que les revenus de la banques s'effondrèrent d'une façon colossale. La perte représentait des milliards de dollars, et les banques que Sindona possédait en Europe s'écroulèrent également dans les semaines suivantes. Sindona était accusé de blanchiment d'argent et de détournement de fonds, aussi bien aux États-Unis qu'en Italie. En août 1979, il disparu brusquement. Ses amis disaient qu'il avait été kidnappé, mais en fait il s'était rendu en Sicile pour rencontrer des membres importants de la Cosa Nostra. Durant son voyage, Sindona était accompagné de Giovanni Gambino. En octobre 1979, Sindonia se rendit alors aux USA, où il rencontra Rosario Gambino. Il a été assassiné avec un café empoisonné dans la prison de haute sécurité de Voghera (Lombardie, Italie). Il était en train de purger une peine de prison à vie pour l'homicide Ambrosoli, le commissaire liquidateur qui s'occupa de l'affaire Sindona.
À la même période (en 1979), des agents de la DEA** interceptèrent près de cinq kilos d'héroïne, emballés dans des paquets de talc en poudre, marchandise qu'attendaient les frères Gambino afin de la vendre sur le territoire Américain. Le chargement d'après (41,27 kilos d'héroïne) fut transporté de Sicile à l'intérieur d'un camion censé transporter des melons en direction de Milan. Une fois à Milan, la drogue était chargée dans un container d'un cargo, censé transporter des albums de musique pop italienne, puis emmenée jusqu'à New York.
Quand la marchandise arriva aux USA, la police arrêta les frères Gambino. En Mars 1980, Rosario et son frère Giuseppe furent arrêtés dans le restaurant “Valentino's Supper Club” pour participation présumée à un réseau international de trafic de drogue. Ils furent acquittés des charges retenues contre eux, cependant, dans cette affaire, plus de 60 membres de la Mafia en Italie furent déclarés coupables et condamnés à diverses peines de prison. En Décembre 1984, Rosario Gambino, le plus jeune des trois frères, et trois autres gangsters furent déclarés coupables de trafic de drogues. Rosario Gambino fut condamné à 45 ans de prison. Le 1 décembre 1988, lors de l'opération “Iron Tower”, les autorités italienne et américaines arrêtèrent un total de 208 trafiquants de drogue, dont 133 arrêtés dans diverses régions italienne et 75 arrêtés dans le New Jersey, en Pennsylvanie, en Californie, dans l'Illinois, en Floride et à Brooklyn. Le FBI avait réussi a poser des micro au Cafe Giardino à Bensonhurst, qui était un des fiefs des frères Gambino. Le FBI avait collecté assez de preuves pour mettre Giuseppe derrière les barreaux pendant 35 ans.
Quand à Giovanni, il fut aussi accusé lors de ce procès mais réussi à être acquitté.


* La Franc-maçonnerie est une organisation réunissant, dans le monde entier, des personnes qui se sont donné pour but d'œuvrer à l'amélioration matérielle et morale de l'Homme et au progrès de l'humanité. Souvent décrite comme un système particulier de morale illustré par des symboles, elle se présente elle-même comme un outil de formation, avec une méthode particulière permettant à ses membres d'entraîner leurs capacités d'écoute, de réflexion et de dialogue, afin qu'eux-mêmes transmettent ces valeurs à leur entourage. Apparue en Europe à la fin du XVIIe siècle, elle s'est structurée autour d'un grand nombre de rites et de traditions qui ont entraîné la création de nombreuses dissidences, qui ne se reconnaissent pas toujours entre elles comme des organisations maçonniques.

**La Drug Enforcement Administration ou DEA est le service américain chargé de la mise en application de la loi sur les stupéfiants et de la lutte contre leur trafic. Depuis sa fondation en 1973, la DEA est présente sur l'ensemble du continent américain, et plus particulièrement en Colombie, en Bolivie, au Pérou, au Panama et au Mexique.

# Posté le lundi 24 juillet 2006 17:43

Modifié le mercredi 07 novembre 2007 05:52

Carmelo "Carmine Pizza" Polito

Carmelo "Carmine Pizza" Polito
Carmelo “Carmine Pizza” Polito, propriétaire d'une pizzeria, la Polito Pizza Corporation dans le quartier d'Astoria (Queens), ne peut pas s'empêcher de participer à des jeux d'argents.
Lorsqu'il pert, il braque les banques pour payer ses dettes. Mais ce jour là, il devait en avoir marre. Le 30 Novembre 1994, au “San Giuseppe Social Club”, un club social appartenant à la Famille Genovese à Brooklyn, alors que Sabatino “Tino” Lombardi (un bookmaker des Genovese auquel Polito devait
60 000 dollars) était en train de jouer à la Scala, un jeu de carte italien, Carmelo "Carmine Pizza" Polito entra avec deux complices, et un des trois hommes tira sur Tino Lombardi. Carmelo Polito a probablement arrangé le meurtre de Lombardi avec un autre associé de la Famille Genovese, Mario Fortunato. Les deux gâchettes qui accompagnèrent Polito étaient John Imbrieco (qui tira dans la tête de Lombardi) et Anthony Bruno (qui tira dans la tête de Michael D'Urso).
Il mourut sur le coup.
Au moins six mafiosi de la Famille, incluant plusieurs capi, voulaient buter Polito. Mais quelqu'un dans la hiérarchie des Genovese surveillait les pepperoni de “Carmine Pizza”. Sinon comment un homme tel que Polito, qui n'est même pas membre d'une Famille, avec les privilèges qui vont avec, tuerait un soldat de la Famille Genovese?
Le seul témoin du meurtre serait Michael D'Urso, un associé de la Famille Genovese, et cousin de Sabatino Lombardi, qui reçut une balle dans la tête le soir où son cousin fut tué, alors qu'il jouaient tout les deux aux cartes.
D'Urso commença à travailler avec le FBI et les procureurs fédéraux de Brooklyn en juin 1998, pendant que Polito finissait une peine de deux ans de prison pour braquage de banque. Un an plus tard, alors que les tensions entre Polito et Durso devenaient de plus en plus fortes, le capo des Genovese Salvatore “Sammy Meatballs” Aparo, voulait que D'Urso devienne un soldat de la Famille et que Polito soit tué. Quand D'Urso apprit qui avait tiré sur lui et son cousin, il commença à préparer sa vengeance. Cependant les supérieurs des Genovese continuaient à lui dire « non » lorsqu'il demandait la mise à mort de Polito. En juin 1998, D'Urso a été arrêté pour avoir participé à un meurtre durant l'année 1996. D'Urso, à ce moment là, en avais assez d'essayer de convaincre encore et encore la Famille Genovese de tuer Polito. Puisqu'ils ne voulaient pas l'aider à venger la mort de son cousin, il le ferait lui-même en les envoyant tous en prison. D'Urso plaida coupable et devint un informateur pour le gouvernement. D'Urso accepta alors de porter un micro qui permettrait au FBI d'enregistrer des conversations pouvant incriminer les membres de la Famille Genovese. Les fédéraux placèrent ce micro dans la montre Rolex à 3000 $ appartenant à D'Urso. Le 18 juin 1998 Michael D'Urso était déjà de retour dans les rues. Il enregistra de nombreuses informations durant lesquelles il parlait bizness avec d'autres mafiosi. Le 6 décembre 1999, plusieurs gangsters de la famille Genovese se sont rencontrés à Manhattan pour essayer de résoudre le cas Polito.
Pendant que les mafiosi se déplaçaient d'un club social de Manhattan jusqu'à Florio's, un restaurant à Little Italy*, jusqu'à Divino's dans l'Upper East Side, les équipes d'agents du FBI les ont suivis, les ont photographiés, alors D'Urso portait un micro, enregistrant leurs conversations.
Pendant que D'Urso conduisait Aparo d'une place à l'autre, celui-ci mentionna plusieurs mafiosi des Genovese qui pensaient que Polito méritait de mourir. Les capi Rosario “Ross” Gangi et Joseph Zito étaient dans la voiture, ainsi que le soldat Frank DeMeo, qui pensaient qu'ils devraient inviter Polito "à jouer aux cartes ... et l'assassiner."
Même deux membres de l'équipe de braqueurs de banques dont faisaient partie Polito, les mafieux Carmine “Baby Carmine” Russo et Elio “Chinatown” Albanese, cherchaient à le tuer aussi parce qu'ils pensaient "qu'il allait mal finir (coopérer avec la justice)".
Lorsque le FBI demanda à D'Urso qui bloquait le meurtre de Polito, il déclarer: "ça venait de là-haut ... ils étaient presque tous du côté de Carmine". D'Urso faisait allusion à Liborio “Barney” Bellomo et Michele “Mickey Dimino” Generoso, l'acting boss de la famille et son sous-chef, étaient du côté de Polito. Cependant, la décision de vie où de mort dans la famille était encore sous les ordres du boss emprisonné Vincent "Chin" Gigante.
En mai 2001, après 3 ans d'enquête du FBI, 45 mafiosi et associés de la Famille Genovese furent arrêtés pour jeu illégal et meurtre. D'Urso disparaîtra dans la nature en entrant dans le "witness protection program" (programme de protection des témoins) avec les millions de dollars qu'il s'était fait durant sa vie de gangster.
A la fin, Polito reçu l'ordre de payer 46,000 dollars à la famille de Lombardi et de changer de crew, pour aller dans celui dirigé par le capo Alan "Baldie" Longo et mené à l'époque par le capo par intérim Peter "Petey Red" DiChiara (Alan Longo était en prison). Les "potes" de “Carmine Pizza”, Elio Albanese et Carmine Russo, qui voulaient le tuer auparavant, sont également dans le crew de "Petey Red". Le 14 septembre 2004, la justice poursuivit Carmelo Polito et Mario Fortunato pour le meurtre de Lombardi. Cependant aucun élément ne put prouver que les deux truands étaient coupables de ce meurtre. Le juge Leo Glasser les relâcha en échange d'une caution d' 1 millions de dollars.


* Little Italy est un quartier de l'île de Manhattan à New York, connu autrefois pour sa forte population d'immigrants italiens.
Le quartier était auparavant délimité par les rues Elizabeth Street, Mott Street et Mulberry Street jusqu'à Canal Street, et s'étendait même au-delà. A partir des années 1960, la communauté italienne commença à se disperser vers d'autres districts de New York (Brooklyn, le Bronx, le Queens ou Staten Island) ou alors vers le New Jersey. A partir de ce moment là, Little Italy commença à rétrécir (aujourd'hui, il reste approximativement 5000 italo-américains dans le quartier). Vers le sud, certaines parties furent absorbées par l'extension de Chinatown, lorsque l'immigration asiatique prit de l'ampleur. La zone nord, près de Houston Street, perdit également ses caractéristiques italiennes, pour devenir maintenant NoLiTa, un quartier chic et branché, dont le nom est une abréviation de North of Little Italy. De nos jours, la section de Mulberry Street entre Broome et Canal Street est la plus caractéristique de Little Italy, on y trouve un alignement de restaurants italiens populaires remplis de touristes. La fête de San Gennaro, le Saint Patron de Naples, est un grand festival de rue organisé chaque année à Little Italy, le long de Mulberry Street. L'acteur Robert DeNiro et le réalisateur Martin Scorsese ont grandit à Little Italy.

# Posté le mardi 25 juillet 2006 08:07

Modifié le mercredi 07 novembre 2007 05:52

Michael Franzese

Michael Franzese
Dans un livre de souvenirs un peu complaisant, appelé "Blood covenant", Michael Franzese, un ancien capo de la Famille Colombo de New York, révèle l'emprise totale de l'organisation sur la vie privée de ses soldats. Dans les années 1950, son père John "Sonny" Franzese est une étoile montante dans la Cosa Nostra. Cependant, sa vie familiale (sa vraie famille) préoccupe la Famille Colombo. Sonny Franzese est en effet marié à une belle blonde d'origine allemande. Qui plus est, Mme Franzese veut être actrice. Les supérieurs de "Sonny" lui indiquent qu'avec une telle épouse sa carrière au sein de la famille Colombo est compromise. En revanche, s'il trouve une nouvelle femme, plus docile et d'origine italienne, son avenir professionnel s'éclairera. Peu après, Sonny Franzese divorce pour épouser une jeune américaine d'origine italienne de 18 ans.


Michael Franzese-
Michael Franzese est né le 27 mai 1951 à Brooklyn, New York. Les média l'appelaient “the Prince of the Mafia” (le prince de la Mafia). À l'adolescence, Michael quitte l'école et en parla à son père John, le sous-chef de la Famille Colombo, lors d'une visite en prison. Son père lui déclara « Tu choisi cette vie, d'accord. Si tu veux être un gangster, je veux que tu le fasses correctement. » Pendant les années 70, âgé de 24 ans, Michael devint un membre de la Famille Colombo. Il se souvient alors de ces mots lors de son initiation : « Si tu est au chevet de ta mère mourante, et que le boss t'appelle, tu quitte ta mère... Si tu reçois l'ordre de tuer –même ton meilleur ami, même ton père– tu le fais. Pas de questions. Si tu échoues, tu seras tué... Ceux qui obéissent seront protégés ; ceux qui désobéissent seront tués. »
Il devint capo au milieu des années 80, il était alors une étoile montante de la Cosa Nostra. Il était malin, et était capable de mettre en place des arnaques qui lui rapportaient des millions. Michael et son crew firent fortune de leurs profits dans le racket de stations-essence. A travers des ntreprises bidons, ils vendaient l'essence sans payer les taxes obligatoires sur le gasoil.
"Pour moi, il n'était pas inhabituel de gagner 9 millions de dollars par semaine," Franzese avouera plus tard.
Il possédait des concessions automobiles, il rackettait des syndicats pour le compte des Colombo. Ses autres activités étaient le racket, le prêt à taux usuraire et l'organisation illégale de jeux d'argent. Il usait également de son influence dans les mondes du sport et du cinéma.
Michael était alors un des mafiosi les plus riches des États-Unis. Un membre de son crew a déclaré que Michael et ses hommes ont en tout volé 700 millions de dollars rien qu'en rackettant les stations-essence. Mais la chance allait tourner pour le prince de la Mafia. Il était la cible de Rudolph Giuliani, alors procureur fédéral à Manhattan. Il était alors le premier Italo-américain à occuper ce poste, et sa lutte contre la Mafia serait vue non pas comme un acte de vengeance, mais plutôt comme un acte de justice. Giuliani se rappelait que lorsqu'il était enfants ses grands-parents, originaires de Lucca, en Toscane, lui racontaient les sombre histoires de la Mano Nera, qui rackettaient leurs propres compatriotes. Giuliani réussira à accuser Franzese de racket en 1993. Celui-ci plaida coupable et reçu 10 ans de prison. Franzese pensa alors à quitter la Mafia, sous les conseils de sa femme, une belle danseuse du nom de Camille Garcia. A sa sortie de prison, il se repentira, et deviendra un évangéliste, prêchant sa croyance en Jésus-Christ. Il écrivit son premier livre intitulé “Quitting the Mob" Il vit actuellement en Californie où il entraîne des équipes de base-ball.

# Posté le mardi 25 juillet 2006 08:12

Modifié le mercredi 07 novembre 2007 06:45