Giuseppe Greco

Giuseppe Greco
Giuseppe "Scarpuzzedda" Greco est né à Palerme en 1950. Il rejoignit la Famille Ciaculli, basée à Palerme, dans le quartier de Ciaculli.
À l'époque, la Famille Ciaculli était dirigée par son oncle, Michele "il Papa" Greco. Le père de Giuseppe était également un membre de la Famille Ciaculli. A la fin des années 70, "Scarpuzzedda" commença à prendre de l'ampleur dans la Cosa Nostra sicilienne ; il deviendra un des tueurs les plus violents et les plus craint dans l'histoire de la Mafia, et également le tueur le plus loyal à Salvatore "Toto" Riina, le parrain des Corleonesi.
Ceux qu'on appelle les Corleonesi sont en fait les membres de la cosca* de Corleone (Toto Riina, Bernardo Provenzano, etc.) et leurs alliés au sein des autres Familles de Sicile. Dans les années 80, les Corleonesi prirent le pouvoir de la Commission des Famille de la Cosa Nostra sicilienne. Ces Corleonais -que les chefs palermitains appelaient au début avec mépris « U Viddanu » (les péquenots)- ont réalisé un coup de force sanglant durant plusieurs années (1980-1983) qui se solda par des centaines de morts parmis leurs opposants au sein de la Cosa Nostra (faction Inzerillo/Bondate). Durant cette période, plusieurs boss mafieux parmi les plus importants de Sicile furent assassinés, mais également des journalistes, des juges, des politiciens, des banquiers, des policiers ; un véritable massacre.
Giuseppe Greco était alors le chef de « l'équipe de la mort », regroupant plusieurs tueurs très efficaces, dont Mario Prestofilippo, Gianbattista Pullarà, Giuseppe Lucchese, Giacomo Gambino et Nino Madonia. A peu près au même moment, il fut promu sous-chef de la Famille de Ciaculli. Scarpuzzedda était un ami proche de Filippo Marchese, le boss de la Famille de Corso de Mille, un quartier Palermitain. Marchese était également allié aux Corleonesi; il possédait un appartement sordide dans Palerme, qu'il appelait « la Chambre de la Mort ». Dans cet appartement, Marchese et ses soldati torturaient pendant des heures leurs victimes, avant de les tuer. Après leur mort, ses victimes étaient démembrées, puis soit jetées à la mer, soit tremper dans un bain d'acide. Greco est suspecté d'avoir aidé Filippo Marchese à s'occuper de nombreux meurtres dans cet appartement.
De 1977 à 1985, "Scarpuzzedda" et son équipe ont probablement tués plus de 300 personnes, souvent avec des AK-47, l'arme préférée de Giuseppe. De 1980 à 1983, ils furent impliqués dans une centaine de meurtres, incluant plusieurs cadaveri eccelenti (noms donnés aux meurtres de juges, politiciens, etc.) C'est notamment lui qui exécuta le général Carlo Alberto Dalla Chiesa, un général du nord de l'Italie, venu en Sicile pour combattre la Mafia.
C'est lui qui exécuta les deux parrains les plus importants de Palerme à l'époque ; Stefano Bondate et Salvatore Inzerillo, les rivaux de Toto Riina. Peu après il tua Giuseppe Inzerillo, le fils de Salvatore, âgé de 15 ans. Avant de tuer Inzerillo, il lui coupa les deux bras, en lui disant « pour que tu ne puisse pas venger ton père ».
Le 30 novembre 1982 "Scarpuzzedda" et son équipe on commis un des plus grand massacre de l'histoire de la Mafia ; après un copieux repas dans le village sicilien de San Giuseppe Jato, chez Giovanni Brusca (un autre tueur des Corleonesi), « l'équipe de la mort » assassinèrent 20 membres de la Famille rivale de Partanna Mondello. Leurs corps furent dissous dans l'acide. C'est Giuseppe qui tua le boss de cette Famille, Rosario Riccobono.
Le même jour, dans la région palermitaine, 50 autres personnes furent retrouvées fusillées ou bien portées disparu ; les Familles de Partanna Mondello et de Noce furent totalement décimées en une seule journée !
Les coupables de tous ces assassinats étaient bien entendu "Scarpuzzedda" et ses tueurs.
À la fin de l'année 1982, Greco tua son vieil ami Filippo Marchese sur les ordres de Toto Riina. La guerre entre les Familles commençait à s'atténuer et Riina décida que Marchese ne servait plus à rien.
Lorsque Salvatore "Toto" Riina devint capo di tutti capi, il jugea avec la Commission des Famille que Giuseppe Greco était devenu trop dangereux, trop ambitieux, et qu'il fallait le supprimer au plus vite. Ce fut très dur de trouver quelqu'un qui voulait bien exécuter le contrat ; beaucoup de gens craignaient les réactions de cet impitoyable tueur qu'était Greco.

Giuseppe "Scarpuzzedda" Greco disparu en 1985, alors qu'il était en cavale, son corps ne fut jamais retrouvé. Jusqu'à ce qu'un informateur révèle sa mort à la fin des années 80, des rumeurs couraient comme quoi Greco était parti aux États-Unis, pour fuir la police.
L'assassin présumé serait un de ces lieutenants, Vincenzo Puccio, qui devint sous-chef des Ciaculli, juste après la « disparition » de Greco. Puccio sera tué sous les ordres de Salvatore "Toto" Riina en 1989 ; apparemment, Puccio complotait pour tuer Riina et prendre le pouvoir.


*Cosca : nom donné à une Famille mafieuse en Sicile.

# Posté le lundi 25 septembre 2006 01:10

Modifié le mercredi 07 novembre 2007 05:49

Angelo LaPietra

Angelo LaPietra
Angelo "The Hook" LaPietra était un des hommes les plus craint à Chicago et également un des plus paranoïaque. Il était originaire de la ville de Cicero* et était membre de la Famille de Chicago, appelée "The Outfit". Son surnom, "The Hook" ("le Crochet") vient du fait qu'il torturait ses éventuelles victimes en les pendant à un crochet de boucherie. Son casier judiciaire débute en 1938 et comporte plusieurs infractions tels que le meurtre, le kidnapping ou encore le trafic de narcotiques. Angelo commença à travailler pour la Mafia à son adolescence. Il gagna la réputation d'être un tueur redoutable. Au début de sa carrière mafieuse, ses activités étaient principalement le trafic de voitures de luxe volées et les cambriolages. Dans les années 70, il commença à devenir une importante figure du crime organisé. En 1977, il se fit construire une immense et luxueuse maison aux allures de forteresse. Cette propriété était entourée d'un mur en brique d'1,82 de haut et était éclairée la nuit par des grands projecteurs. Cette maison était un des signes de sa richesse et de sa puissance. Peu après la construction de cette maison, en 1977, les autorités ouvraient une enquête sur LaPietra. Ils apprirent qu'il était une figure clé dans le racket de plusieurs syndicats dans la région de Chicago. Angelo était aussi suspecté d'être le chef d'un vaste réseau de trafic de voitures volées. En 1986, il était arrêté en compagnie de plusieurs mafieux pour avoir « écrémer »** de l'argent d'un des casinos de Las Vegas. Deux ans plus tard, en 1988, alors qu'il était dans une prison fédérale dans le Connecticut, LaPietra fit de nouveau parler de lui lorsque les autorités apprirent que des associés d'Angelo faisaient entrer en douce dans la prison ses plats italiens préférés. Quand "The Hook" fut libéré en 1997, il fut nommé consigliere de la Famille de Chicago. Peu après sa sortie de prison, un informateur du FBI, Robert Cooley, dit de LaPietra qu'il « était une personne crainte, un homme absolument effrayant ». En 1999, seulement deux ans après sa sortie, LaPietra mourut de mort naturelle en mars 1999.


*La ville de Cicero, (85 616 habitants) dans l'Illinois, en proche banlieue de Chicago. La ville est à majorité hispanique. 3% des habitants de Cicero sont Italo-Américains. Dans les années 20, Cicero était le fief d'Al "Scarface" Capone. Al contrôlait le maire républicain de Cicero Joseph Z. Klenga. Il l'avait d'ailleurs aidé à remporter les élections, en terrorisant les électeurs. Dans les circonscriptions votant traditionnellement démocrates, les hommes de Capone allèrent jusqu'à vider les urnes pour les bourrer de bulletins de leurs candidats. La violence de ces opérations et la rumeur de la fraude remontèrent jusqu'au juge du comté, Edmund J. Jarecki, qui déploya une force de 70 policiers en civil et en voitures banalisées ayant ordre d'aller chercher les responsables à Cicero. La première personne qu'ils virent en passant devant une centrale électrique fut Frank Capone. Ils freinèrent et sortirent de leurs voitures. Croyant à l'attaque d'un gang rival, Frank tenta de sortir son arme, mais fut coupé en deux par la décharge de plusieurs fusils. Les policiers vidèrent leurs armes sur son cadavre, et le laissèrent là. Il avait 29 ans. "Scarface" lui organisa de superbes funérailles, dans un cercueil plaqué argent, et la petite maison Capone sur South prairie avenue fut décorée avec 20 000 dollars de fleurs. Al Capone avait perdu un frère, mais il avait remporté l'élection et était à présent le maître de Cicero. Il contrôlait 161 bars clandestins à Cicero et 150 tripots (maison de jeu). L'un d'entre eux, l'Hawthorne Smoke shop, rapportait 50 000 dollars par jour.
Aujourd'hui encore, Cicero est un tel fief mafieux qu'il possède sa propre Famille, vassale de l'Outfit. En 2002, le parrain de la Famille de Cicero est Michael Spano Sr.
Jusqu'en 2002, la maire de Cicero était Betty Loren-Maltese, veuve de Frank Maltese, bookmaker associé à la Famille locale. En 1993, tout juste élue, Betty Loren-Maltese s'associe avec Michael Spano Sr., et son fils Michael Spano Jr. pour piller le budjet d'assurance-santé du personnel municipal. Les Spano créent l'entreprise Speciality risk consultant pour pouvoir gérer le contrat-santé de la ville et des filiales (Speciality leasing, Speciality Financing, etc.) par lesquelles s'évaporent les 12 millions de dollars détournés au fond d'assurance de Cicero.
En 2002, Loren-Maltese et Spano Sr. finissent tout de même par être condamnés à 10 ans de prison, après avoir pillé pendant sept ans des millions de dollars à la ville de Cicero.


**L'écrémage, (skimming en anglais) consiste à contrôler le capital d'un casino, à en être le propriétaire réel, par hommes de pailles ou complices interposés, et partant de là, à subtiliser chaque soir un pourcentage des profits des jeux du casino, en espèces, depuis la comptabilité du casino même. Les Familles mafieuses italo-américaines (notamment l'Outfit de Chicago) pratiquent le skimming à Las Vegas depuis les années 40. Dans le film « Casino » de Martin Scorsese, « l'écrémage » du chiffre d'affaires d'un casino par la Mafia est très bien mis en scène.

# Posté le lundi 25 septembre 2006 01:14

Modifié le mercredi 07 novembre 2007 05:49

Les LoCascio

Les LoCascio
Salvatore LoCascio-
Salvatore "Tore" LoCascio (né le 30 juin 1951) est un capo de la Famille Gambino de New York. Son père Frank LoCascio, qui fut consigliere de John Gotti, fut condamné à la prison à vie en 1992, suite aux révélations de l'informateur Sammy Gravano. Depuis l'incarcération de son père, Salvatore LoCascio est le capo du crew de son père, basé dans le Bronx. "Tore" LoCascio a grandi dans Eastchester, New York et était membre du gang de jeunes The Tanglewood Boys*. Au début des années 90, il a acquis la réputation d'être infâme, sans pitié, quand il a fait tué son vieil ami, Pasquale Perello Jr. Le père de celui-ci, Pasquale Sr., est un capo de la Famille Genovese à la tête d'un important crew basé dans le Bronx. Il posséde un restaurant à Arthur Avenue, la Little Italy du Bronx, appelé le "Pasquale's Rigoletto". Un jour, fin 1992 ou début 1993, dans un accès de colère, Pasquale Perello Sr. gifla Salvatore LoCascio parce qu'il était trop bruyant dans son restaurant. Pour se venger, Salvatore envya un membre de son crew, Victor Mirdita, tuer Pasquale Perello Jr. Étonnament, Parrello Sr. ne vengea pas son fils.
LoCascio entra rapidement dans la Famille Gambino, et avec son père en prison, s'est occupé du crew. Il a vite monté en grade, grâce à son grand ami John Gotti Jr. Il est parvenu incroyablement à éviter toutes les arrestations jusqu'en 1998, quand il a été arrêté avec Michael "Mikey scars" DiLeonardo pour être impliqué dans une affaire d'extorsion. Il a purgé une peine de cinq mois et a payé 1,5 millions de dollars d'amendes.
Lors de ses études, au collège, Salvatore n'obtint que des notes modestes en management : B en business management et B+ en small business. Ce qui ne l'empêcha pas de réussir dans un autre type de business. Il fit l'objet de diverses affaires de port d'arme, jeux et racket. En 1983, il se lance avec succès dans l'informatique. Il crée sa société dans laquelle il emploie sa mère, sa s½ur et 5 autres personnes. L'affaire semble florissante puisqu'il affiche même un chiffre d'affaires annuel de 15 millions de dollars. Il déclare avec son épouse des revenus en dollars s'élevant à 2,8 millions de dollars en 1995, à 6,8 millions en 1996 et à 6 millions en 1997. L'homme est donc doué pour les affaires. Sauf que l'argent provient en réalité d'escroqueries.
Début 2004, le FBI accusa LoCascio et une dizaine de membres et d'associés de la Famille Gambino (dont le soldat Richard Martino, un gangster du Bronx que Frank LoCascio prit sous son aile) dans deux escroqueries aux faux services gratuits. Le premier schéma est une escroquerie téléphonique qui, de 1997 à 2001, a généré des profits allant de 50 000 à 600 000 dollars par jour, soit en tout environ 200 millions de dollars. Des publicités dans des magazines, des journaux et à la télévision offraient des échantillons prétendument gratuits de services touchant au sexe, aux horoscopes ou à la psychologie. Et l'astuce constituait à facturer à plusieurs millions de consommateurs sans méfiance de faux services téléphoniques gratuits et ce au moyen d'un très complexe et sophistiqué réseau de sociétés. Le second schéma est également est également une autre escroquerie au service gratuits, mais cette fois à des sites sur Internet, avec des bénéfices criminels dépassant probablement les 750 millions de dollars. Là, des surfeurs naïfs du monde entier échangeaient quelques informations sur leurs cartes de crédit contre des accès en principe gratuit à des sites pornographiques. Salvatore LoCascio et Richard Martino furent aidés par Norman Chanes, un expert en publicité et en marketing, déjà condamné en 1985 pour fraude. Roslyn R. Mauskopf, procureur fédérale à Brooklyn, déclare qu'il s'agit « d'une des plus grande fraude à la consommation de l'histoire des États-Unis ». Ces deux escroqueries montrent qu'au 21ème siècle, la Cosa Nostra ne se contente plus de vendre de la drogue ou de racketter des commerçants ; de nos jours, les mafiosi savent voler des millions de dollars en utilisant les nouvelles technologies.
Salvatore "Tore" LoCascio réside dans un manoir de plusieurs millions de dollars dans la banlieue chic de New York, et est un des mafiosi les plus riche et prometteur d'Amérique. Il est en ce moment en prison pour ses fraudes sur Internet.

Frank LoCascio-
Son père, Frank “Frankie Loc” LoCascio, originaire du Bronx, fut nommé membre de la Famille Gambino dans les années 50, quand Carlo Gambino était boss. Le 16 décembre 1985, il participa à l'assassinat du parrain des Gambino, Paul Castellano, et son sous-chef Tommy Bilotti. Sous le règne de John Gotti, LoCascio devint capo. Son crew était surtout impliqué dans les paris clandestins et le prêt à taux usuraire. Lorsque le sous-chef de la Famille, Joseph “Joe Piney” Armone, fut incarcéré, Frank LoCascio devint le sous-chef par intérim des Gambino, puis en 1990 le consigliere de Gotti. “Frankie Loc” était un gangster à l'ancienne, discret, qui ne parlait que lorsque c'était nécessaire. Tout le contraire de John Gotti, qui posait pour les caméras de télévision, et ne manquait jamais l'occasion de lancer une petite phrase que la presse s'empressait de reproduire, tels que : « Bien sûr que je suis le boss de la famille –de ma femme et de mes gosses. » Frank LoCascio fut victime du tempérament frimeur de Gotti. Le FBI réussi à mettre sur écoute le Ravenite, le club social de Gotti à Little Italy. Les fédéraux enregistrèrent de nombreuses conversations où on pouvait entendre Gotti et ses hommes parler affaires, de quoi faire tomber une grande partie de la Famille. Après plusieurs années de recueillement d'information, le FBI arrêta Gotti. Sur les bandes du FBI, Frank LoCascio ne prend quasiment pas la parole. Peu après, Salvatore Gravano, le sous-chef de Gotti, devint informateur pour le gouvernement. En 1992, en grande partie à cause des révélations de Gravano, John Gotti et Frank LoCascio furent condamné à la prison à vie pour violation de la loi RICO.
Actuellement, Frank LoCascio est incarcéré à la prison fédérale de Terre Haute, dans l'état de l'Indiana.


*The Tanglewood Boys est un gang Italo-Américain basé à Yonkers, New York, une ville de la classe moyenne de 196 086 habitants, à côté du Bronx, où l'on trouve une forte population italo-américaine et irlando-américaine. Le nom du gang vient d'un petit centre commercial de Yonkers, le Tanglewood, que les Tanglewood Boys on l'habitude de fréquenter. Le gang existe depuis les années 70, et ses membres sont souvent recrutés ensuite par la Cosa Nostra, en particulier par la Famille Lucchese.

# Posté le lundi 25 septembre 2006 01:17

Modifié le mercredi 07 novembre 2007 05:48

Salvatore Avellino

Salvatore Avellino
Salvatore Avellino devint membre de la Famille Lucchese au début des années 70. En 1979, devenu capo, Avellino fut chargé de s'occuper d'un des principal racket de la Famille Lucchese: le ramassage des déchets. Avellino possédait ou contrôlait plusieurs entreprises privées de ramassage d'ordures à Long Island, New York. En effet, à New York et d'autres villes nord-américaines, une durable influence mafieuse sur la collecte des ordures "professionnelles" (entreprises, commerces, restaurants, etc.) provoque un surcoût allant de 30 à 60 % sur les tarifs habituels*. Les entreprises contrôlées par Avellino demandaient de prix anormalement élevés pour débarrasser les déchets. Si l'entreprise refusait (ce qui arrivait peu souvent, étant donné la peur que les mafiosi inspirent), les ordures restaient sur place et pourrissaient.
Avellino était également le chauffeur et le garde du corps du boss des Lucchese, Antonio "Tony Ducks" Corallo. Salvatore possédait une magnifique voiture de sport, une Jaguar, où Corallo avait l'habitude de parler affaires. Au début des années 80, le FBI posera secrètement un micro dans cette Jaguar, où ils collectèrent assez de preuves pour condamner Corallo à 100 ans de prison en 1986. Pendant ce temps, Avellino, qui changea probablement de voiture après cet événement, continua ses affaires et deviendra multi-millionnaire. En 1989, il plaida coupable dans deux affaires de meurtres concernant des concurrents, et fut condamné à 13 ans de prison. En 1993, lors d'une affaire de racket le concernant, Salvatore Avellino déclarera qu'il s'était maintenant retiré de la vie criminelle, bien qu'il avait dans le passé appartenu à une Famille de la Mafia (il ne citera pas le nom de la Famille). Les juges était septiques, car il savait que lorsqu'on entre dans une Famille mafieuse, on ne peut en sortir que mort, sauf si l'on devient un informateur pour le gouvernement. En effet, ce témoignage était un mensonge, puisque de 1983 à 1997, Avellino se débarrassera de ses rivaux en utilisant des méthodes mafieuses. De sa cellule à la prison fédérale de Lewisburg, Salvatore Avellino donnera des ordres à travers son fils Michael Avellino et son gendre Michael Malena. Les Avellino intimidèrent et menacèrent les commerçants qui engageaient d'autres entreprises pour ramasser leurs ordures. Ils allèrent jusqu'à faire exploser les commerces qui refusaient leurs services. Ils incendièrent en tout 12 entreprises. En 1997, ils organisèrent même le meurtre d'un vendeur travaillant pour un de leurs rivaux. C'est Jody Calabrese, un membre de la Famille Lucchese, qui se chargea de l'assassinat. Il tirera 5 balles sur le vendeur. Peu après, Calabrese sera arrêté pour ce meurtre et condamné à 10 ans de prison. En 1997, Salvatore Avellino vendit ses entreprises de ramassages d'ordures pour 20 millions de dollars. En 1999, Salvatore Avellino, son fils Michael et son gendre Michael Malena furent accusés de racket, d'incendies volontaires et de conspiration de meurtre. Michael Avellino fut également poursuivi par la justice pour avoir escroquer des compagnies d'assurance. Salvatore est actuellement en prison.

*L'Italie n'échappe pas non plus au contrôle mafieux des ordures. Les 4 mafias italiennes (en particulier la Camorra) contrôlent une part sérieuse du traitement professionnel des ordures et déchets, notamment toxiques. Ainsi, les mafiosi créent des sociétés d'enlèvement de déchets, et également des entreprises de dépollution des sites : grâce à quoi il gagnent d'abord de l'argent en polluant des sites pour les dépolluer ensuite. Au total, les mafias traiteraient en toute illégalité 35 millions de tonnes de déchets par an, pour un chiffre d'affaire frôlant les 6 milliards d'euros par an. Comme la destruction dans les normes des déchets coûte cher, ils sont enfouis et déposés dans la nature. En tout, il y aurait environ 1500 dépôts de déchets illégaux dans le Mezzogiorno (sud de l'Italie), sur les terres de la Camorra (Campanie), la 'Ndrangheta (Calabre), la Sacra Corona Unita (Pouilles) et la Cosa Nostra (Sicile). Dans toute l'Italie, on compterait 4000 décharges illégales, dont 700 réservées aux déchets très toxiques.

# Posté le lundi 25 septembre 2006 01:19

Modifié le mercredi 07 novembre 2007 05:48

Matteo Messina Denaro

Matteo Messina Denaro
Matteo Messina Denaro, est un membre de la Cosa Nostra sicilienne. Il est né le 26 avril 1962 à Castelvetrano, dans la région de Trapani, en Sicile. Son père Francesco Messina Denaro, surnommé "Don Ciccio", était le boss de la Famille mafieuse de Castelvetrano, et également le capo de la région de Trapani (Capo commissione di Trapani).
Matteo est surnommé "Diabolik", en référence à la bande dessinée italienne*. Il est né pour être mafioso, et, dès 14 ans, il apprit à manier une arme à feu. Il commis son premier meurtre à l'âge de 18 ans. Ce premier assassinat ne sera que le début d'une longue série. Matteo est soupçonné d'avoir commis au moins 50 meurtres, et il semble en être très fier;
« Con le persone che ho ammazzato, io potrei fare un cimitero » (Avec les personnes que j'ai tuer, je pourrais faire un cimetière) se vanta-t-il un jour.
Matteo Messina Denaro est une réplique de celui qui lui apprit le métier, le Corleonais Salvatore "Totò" Riina. Il est cruel, extrêmement violent, n'as peur de personne et est assez malin pour éviter de se faire arrêter par les autorités. "Diabolik" est également doué pour les affaires lucratives. Il est impliqué dans des affaires typiquement mafieuses, tels que la collecte du pizzo (le racket de commerçants), le détournement de fonds, etc.
Mais il fit fortune dans le trafic de drogues (héroïne et cocaïne), et ce en association avec des barons de la drogue colombiens.
Fiché par le FBI, Denaro devint et est toujours un des plus gros trafiquant de drogue au monde, à la tête d'un réseau international. Il est également impliqué dans le trafic d'armes.
Au sein de la Cosa Nostra, Matteo commença à prendre de l'importance lorsqu'il devint le capo commissione di Trapani, lors de l'arrestation de Vincenzo Virga, alors boss de la Famille de Trapani et capo commissione.
Parmi les meurtres les plus célèbre de Matteo, il y a en juillet 1992 l'assassinat de Vincenzo Milazzo, boss de la Famille d'Alcamo et rival de Totò Riina. "Diabolik" tua également Antonella Bonomo, la fiancée de Milazzo, suspectée d'avoir des liens de sang avec des membres des services secrets. Il étrangla la jeune femme, alors enceinte de 3 mois.
Le 14 septembre 1992, il tenta de tuer Calogero Germanà, le commissaire de police de Mazara del Vallo.

En 1993, Totò Riina, le capo di tutti capi, fut arrêté. La même année, Matteo, qui venait d'avoir 31 ans, entrait dans la supercosa. La supercosa est un groupe de capi sélectionnés qui sont au courant de tous les sombres secrets de la Cosa Nostra. A la même période, "Diabolik" décida d'entrer en guerre contre l'état italien. En juin 1993 des bombes explosèrent dans les villes de Rome, Florence et Milan. Ces attentats firent en tout 10 morts. Une de ces cibles était l'Église Catholique. Le commanditaire de ces attaques était bien entendu Matteo Messina Denaro. Il avait envoyés ses soldats attaquer la police, la justice et même l'Église. Il envoya également des messages très clairs aux médias, en exécutant plusieurs journalistes qui s'intéressaient de trop près à la Cosa Nostra.
La justice italienne s'aperçu alors que l'arrestation de Totò Riina et de plusieurs autres criminels importants n'avait pas déstabiliser Cosa Nostra. Ils découvrirent également une nouvelle génération de mafiosi, probablement aussi cruels et violents que Riina.
En 1996, Giovanni Brusca, un ancien mafioso devenu pentito (repenti), brisa l'omertà et déclara au gouvernement tout ce qu'il savait à propos du jeune Messina Denaro. La justice italienne décida alors de mettre un avis de recherche concernant Matteo. Ils le condamnèrent à la prison à vie, au cas où la police réussirait à l'arrêter.
Mais cela ne stoppa en rien Messina Denaro, qui continua sa carrière criminelle. Après l'arrestation de Riina, Bernardo "U traturri" Provenzano, un autre Corleonais, devint d'abord reggente (chef intérimaire quand le titulaire est empêché d'exercer ses fonctions), puis le nouveau Capo di tutti capi. Matteo n'aimait pas Provenzano, et sa stratégie consistant à mener les affaires de la Cosa Nostra dans la discrétion. A présent, Il n'était plus question de meurtres de policiers ou encore d'attentats. Matteo trouvait que la stratégie de Provenzano donnait l'air aux membres de la Cosa Nostra d'être faibles. Tout les mafiosi les plus jeunes et les plus violents se rangèrent aux côtés de Matteo, et refusaient d'avoir Provenzano comme boss.
Le 11 avril 2006, Bernardo Provenzano est arrêté par la police dans une ferme à Montagna dei Cavalli, à trois kilomètres de Corleone, en Sicile.
Depuis, beaucoup de gens pensent que c'est Matteo Messina Denaro qui est capo di tutti capi. Matteo est tout le contraire de Provenzano ; il est brutal, impulsif, et aimes la belle vie : il conduit une Porsche, porte des costumes Giorgio Armani ou Versace, des lunettes Ray Ban et une montre Rolex en or, il est de plus un grand séducteur de femmes ; il est marié à Maria Mesi mais a déjà une fille avec une femme nommée Francesca Alagna. Il joue à des jeux vidéos et est un fou de bandes dessinées. Il a même fait adapter des mitraillettes à l'avant de sa voiture comme dans la BD "Diabolik".
Il fait parti de la nouvelle génération de mafiosi. Cependant, il serait faux de penser que les mafieux de la génération de Messina Denaro ne sont qu'une bande de tueurs sans cervelle : Matteo est un excellent stratège, qui est très concentré sur l'expansion de son pouvoir.
Il comprend que l'infiltration des milieux politiques et judiciaires est très importante pour une organisation criminelle de l'envergure de Cosa Nostra. "Diabolik" a donc crée des liens avec le sénateur Antonio D'Ali, un élu de Trapani et un membre de Forza Italia, le parti de Silvio Berlusconi. Messina Denaro aurait donné des millions à D'Ali pour des fonds politiques.
Un des beaux-frères de Matteo, Vito Panicola, a été arrêter pour avoir accidentellement tuer son fils, alors qu'il essayait de tuer un autre homme. Avant cet évènement, Vito Panicola était un des membres du conseil d'administration de la ville de Trapani.


*Diabolik est le personnage principal de la bande dessinée italienne du même nom. La BD fut créé par Angela et Luciana Giussani en 1962. Diabolik est un voleur professionnel, qui est sans pitié et est capable de tuer chaque homme qui lui barre la route, bien qu'il tue rarement des innocents ou des policiers. Il travaille en compagnie de sa charmante maîtresse, Eva Kant. Diabolik porte une combinaison noire avec un masque et conduit une Jaguar Type E (voiture de sport fabriquée par la marque Jaguar dans les années 1960) lorsqu'il exerce son métier de voleur. Il utilise toutes les techniques les plus compliquées pour arriver à ses fins, telles que la chimie, la mécanique ou encore l'informatique. Il ne se sert jamais d'armes à feu, ses armes favorites étant les épées ou encore un petit fusil à injection qui lance des fléchettes anesthésiantes. Son ennemi juré est l'inspecteur Ginko. Les histoires se passent dans une ville fictive, Clerville, inspirée de Genève, en Suisse.
Totalement amorale (le criminel s'en sort toujours), teintée d'érotisme, cette série connaît un grand succès en Italie avec des rééditions des anciens numéros et quantité d'objets dérivés. Il existe aussi là-bas un puissant club de fans appelé le Club Diabolik qui édite lui-même des rééditions de numéros ou des BD inédites (avec l'accord d'Astorina, l'éditeur initial de la série Diabolik).

# Posté le lundi 25 septembre 2006 01:34

Modifié le mercredi 07 novembre 2007 05:48