Ruggiero Boiardo

Ruggiero Boiardo
Ruggiero "Richie the Boot" Boiardo était un capo puissant et craint de la Famille Genovese, son équipe était basée à First Ward, la Little Italy de Newark, New Jersey. Boiardo est né à Naples, Italie le 8 décembre 1890 et immigra aux Etats-Unis à l'âge de 9 ans. Il s'installa à Chicago pendant un moment, puis en 1910 il parti à Newark, New Jersey et travailla comme maçon. Alors qu'il continuait à travailler, Boiardo commença à organiser une opération de jeux clandestins. Durant la Prohibition (1920-1933), Boiardo devint un bootlegger et se partagea le territoire du New Jersey avec le gangster juif Abner "Longy" Zwillman. Avant que les deux hommes arrivent à se partager le territoire, une guerre avait éclatée. Boiardo survivra à une attaque où un des hommes de Zwillman essaya de lui tirer dessus. C'est Al Capone, en visite à Newark, qui raisonna les deux hommes. En 1925, "Richie the Boot" fut condamné à deux ans et demi de prison pour port d'arme illégal, mais il ne fit que seize mois. Boiardo était également impliqué dans la loterie clandestine, puis dans les années 30 le racket de syndicats avec Zwillman, et le détournement de marchandises sur les quais du New Jersey. Ruggiero Boiardo avait la réputation de porter des habits chers et voyant, comme par exemple une ceinture sertie de diamants qu'il avait payée 10 000 dollars. Il avait aussi la réputation d'être très brutal.
En 1941, Boiardo était riche et déclara s'être retiré de la vie criminelle pour vivre dans sa belle et grande demeure à Livingston, New Jersey. Dans cette demeure il y avait des statues grandeur nature de Césars romains et de Boiardo. Il y avait également un incinérateur à l'arrière de la propriété. Durant une conversation enregistré par les autorités, les membres de la Famille Genovese Ray DeCarlo et Anthony "Little Pussy" Russo révélèrent la véritable fonction de cet incinérateur ; « Il l'utilise pour mettre des gens à l'intérieur puis les brûler. Tu sais combien de gens on a tué là-bas. » Russo prévint DeCarlo de ne jamais aller là-bas si Boiardo essayait de l'emmener, il déclara également que le boss de la Famille Lucchese, Thomas "Three-Finger Brown" Lucchese, "fournissait" souvent à Boiardo des victimes à brûler.
En juin 1969, Boiardo fut condamné à deux ans et demi de prison pour jeu clandestin.
En 1979, à l'âge de 89 ans, Ruggiero Boiardo fut de nouveau condamné pour extorsion, racket et conspiration de meurtre. Cependant, en raison de son âge avancé et de sa mauvaise santé, il fut décide qu'il ne purgera aucune peine de prison. Il déclarera à la cours qu'il souffrait de ses problèmes de santé et qu'il voulait que « St Pierre l'emmène au paradis. » Boiardo mourut le 29 novembre 1984 à l'âge de 93 ans.
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# Posté le jeudi 05 octobre 2006 06:47

Modifié le mardi 06 novembre 2007 08:10

Frank Persico

Frank Persico
Frank Persico est un associé de la Famille Colombo. Il est le cousin d'Alphonse "Allie" Persico, un membre important des Colombo, lui-même fils du légendaire parrain Carmine "The Snake" Persico.
Frank est connu pour porter souvent sur lui un revolver chargé, et de parfois l'utiliser, cependant il n'est pas un gangster typique. Son territoire n'est pas Brooklyn ou le Queens, mais Wall Street, à Manhattan, la plus importante bourse des Etats-Unis. Son équipe n'est pas composée de proxénètes ou de trafiquants de drogues, mais de courtiers en bourse corrompus.
Lui-même courtier en bourse autorisé depuis 1988, Frank Persico se fit arrêté par les autorités en mars 2001 et fut condamné à une peine de 65 mois de prison pour avoir volé des centaines de millions de dollars à des investisseurs, en mettant au point diverses arnaques boursières.
Les arnaques à la bourse semblent être une grande spécialité des Persico puisque son cousin, Alphonse Persico, est l'initiateur, au début des années 90, d'une arnaque nommée pump and dump (pomper et décharger); le pump and dump consiste à acheter des actions au prix bas, faire frauduleusement monter le cours de ces actions (rumeurs, achats fictifs, menaces sur des courtiers, etc.) au plus haut ; revendre alors ses propres titres et laisser ensuite le cours s'effondrer puis enfin, laisser les boursicoteurs pleurer leur ruine.
Le 13 Janvier 2000, Persico fut enregistré par un micro du FBI, en train de parler affaires avec le capo des Bonanno Robert "Little Robert" Lino et d'autres mafieux dans le building de l'entreprise DMN Capital, à Manhattan.
À l'époque, Persico mettait au point quatre arnaques. L'une d'elle consistait à blanchir de l'argent tout en fraudant fiscalement. Ses complices étaient James Chickara et Sebastian "Sebbe" Rametta, des associés de la Famille Colombo. Chickara et Rametta possèdent une chaîne de fast-food, Ranch 1, qui sert des sandwiches au poulet grillé.
Ranch 1 faisait une importante donation à certains dirigeants corrompus d'une école religieuse, la Mesivta Yeshiva Rabbi Chaim Berlin (de Brooklyn) ; 80 % de la somme donnée retournent en liquide aux mafiosi, qui puisent dans ses fonds pour arroser des financiers de Wall Street, montent des opérations pump and dump, et s'enrichissent encore. De plus, Chickara et Rametta ont l'avantage de pouvoir déduire des impôts de Ranch 1 grâce à ce généreux “don religieux” à la Yeshiva...
En juin 2001, une enquête du FBI surnommée "Mob On Wall Street" (Mafia sur Wall Street) permit d'interpeller 120 mafiosi, associés et complices, dont Frank Persico.
Cependant, cette enquête n'a pas chassé la Mafia de Wall Street, qui continue à voler des millions de dollars à travers des arnaques boursières.

# Posté le vendredi 06 octobre 2006 13:20

Modifié le mardi 06 novembre 2007 08:10

Gregory DePalma

Gregory DePalma
«T'as jamais été associé à un mafioso avant aujourd'hui, pas vrai?» demanda Gregory DePalma, un capo des Gambino, à son associé Jack “Big Jack” Falcone. Quand celui-ci répondit non, DePalma répliqua: «maintenant que t'est avec moi, plus personne peut t'emmerder. Personne ne peut te faire des ennuis, même des mafiosi. Je m'en fout si ils sont les boss, les sous-boss d'une autre équipe.» Cette conversation eu lieu en juin 2003, et fut enregistrée sur bande audio par Jack Falcone. Falcone s'appelait en réalité Joaquin Garcia, un agent du FBI d'origine cubaine, qui était alors en mission d'infiltration. Garcia était un agent fédéral depuis trente ans, où il avait servi dans une trentaine de missions d'infiltration où il avait réussi à déjouer les plans de terroristes, de policiers corrompus, de tueurs à gages, de trafiquants de drogue et de membres de la Mafia.
«Je jouait le rôle d'un Italo-américain de la quatrième ou cinquième génération, originaire de Sicile. Je me faisais passer pour Jack Falcone, ou Big Jack.»
Il infiltra les Gambino à travers Peter Forchetti, un ami de DePalma et le propriétaire du Mirage International Cabaret, une boîte de striptease dans le Bronx. Forchetti coopérait avec le gouvernement. Garcia déclara qu'il aimerait être un des investisseurs de la boîte. C'est à ce moment-là qu'il attira l'attention de Greg DePalma. Pour le capo des Gambino, Jack Falcone était un bandit de Miami qui pouvait lui procurer des bijoux, des cigarettes, et des télévisions à écrans plats volés. Garcia est maintenant retiré, après cette mission d'infiltration qui dura de 2002 à 2005. Il joua tellement bien son rôle de gangster Italo-américain que DePalma mentionna même son entrée éventuelle dans la Famille Gambino.
L'agent avait de la chance d'être tombé sur DePalma, qui se vantait souvent et qui parlait trop. Même son mentor, le capo des Gambino Anthony "Nino" Gaggi, savait que DePalma avait une grande gueule. Un jour, Gaggi dit à son neveu Dominick: «Si Greg DePalma passe un coup de fil, je ne suis pas à la maison. Ce mec est toujours en train d'ouvrir sa gueule dès qu'il le peut.»
En tout, il y a à peu près 5000 heures d'enregistrement où les autorités peuvent entendre DePalma parler affaires; de jeux clandestins, d'usure et surtout d'extorsion sur les patrons de plusieurs restaurants, d'entreprises de construction ou encore de boîtes de nuit new-yorkaises, dont le Mirage International Cabaret ou il a rencontré "Big Jack" Falcone.
Il est souvent en train de frimer, déclarant par exemple qu'avant d'aller en prison en 1999 pour racket, lui et sa femme avaient dîné avec la chanteuse Mariah Carey et son ex-mari, Tommy Mottola. DePalma dira de Mariah Carey: «elle est très charmante, très calme, reservée.» Lors d'une autre conversation, il se vanta d'avoir payé, lors d'une fête pour sa sortie de prison début 2003, une bouteille de grand vin de 11 000 dollars, ainsi qu'un total de 4000 dollars de bons plats pour une vingtaine de membre de la Famille Gambino.
lors de son procès, en juin 2006, DePalma était assis en fauteuil roulant, un tube d'oxygène dans le nez, sa tête penchée et ses yeux à moitié fermées. Il prétendait être trop malade pour aller en prison. Il est vrai que DePalma souffre de nombreux problèmes de santé, il a du diabète, a subi plusieurs attaques cardiaques, un cancer, et respire avec un seul poumon.
Mais Garcia rappelles qu'il y a encore peu de temps, DePalma était en très bonne forme, tout le temps concentré sur ses combines. A sa sortie de prison, il a chassé des gangsters Albanais qui essayait de s'emparer de son territoire quand il était incarcéré.
Garcia dira de DePalma, « Il avait toujours une cigarette à la bouche, il fumait tout le temps ». L'agent qualifia également DePalma «d'homme fort». Il ajouta: «je lui disait en blaguant ; tu est comme les blattes. Tu pourrais survivre à une attaque nucléaire.*» Mais le juge Alvin K. Hellerstein dira que l'on récolte ce que l'on sème.
«Accordez-moi une dernière chance,» lui répondit Gregory DePalma.
«Si vous étiez à ma place,» répliqua le juge, «Je ne pense pas que vous le feriez.»
Hellerstein condamna DePalma à 12 ans et 7 mois de prison et lui ordonna de payer 70 000 $ de restitution à deux de ses victimes d'extorsion.
«Je serais sûrement mort dans cinq mois,» déclara DePalma après avoir entendu le verdict.
Par ailleurs, Greg DePalma à un fils, Craig, qui était un soldat réputé de la Famille Gambino. En 1999, Craig DePalma fut accusé d'avoir racketté avec d'autres membres des Gambino (dont son père) près de 20 millions de dollars. Craig fut condamné à six ans de prison. Michael "Mickey Scars" DiLeonardo, un gangster de Staten Island et ami de John Gotti Jr., commença à coopérer avec les fédéraux en novembre 2002.
Le FBI essayèrent de convaincre Craig DePalma de balancer les Gambino. Les fédéraux menacèrent Craig de rallonger sa peine de prison pour refus de témoigner. Initialement, Craig accepta de témoigner contre DiLeonardo mais finalement refusa peu après. Alors qu'il attendait son procès pour refus de témoigner en prison, Craig commença à déprimer.
En octobre 2002, à la veille de son procès, les gardes de prison trouvèrent Craig DePalma pendu dans sa cellule. Suite à cette tentative de suicide, Craig est maintenant dans un état comateux, végétatif.
Il est à l'United Hebrew Geriartric Center, une infirmerie de New Rochelle, près de New York. Les médecins pronostiquent que Craig DePalma «n'as pas vraiment de chance de récupérer.»
Greg DePalma, alors qu'il prétendait rendre visite à son fils, utilisa l'United Hebrew Geriartric Center pour parler affaires avec d'autres mafieux des Gambino.


*Les blattes sont très résistantes. En cas d'explosion nucléaire anéantissant l'humanité, les blattes survivraient.

# Posté le dimanche 08 octobre 2006 00:11

Modifié le mardi 06 novembre 2007 08:10

Mikey DiLeonardo

Mikey DiLeonardo
Michael "Mikey Scars" DiLeonardo est né en 1955 à Bensonhurst, Brooklyn, dans une famille ouvrière. Le grand-père de Michael DiLeonardo, Jimmy DiLeonardo, était un immigré Italien membre de la Main Noire. Jimmy devint plus tard un soldat de la Famille Gambino.Mikey DiLeonardo recontra plusieurs fois le légendaire boss Carlo Gambino, qui rendait régulièrement visite à Jimmy pour des réunions, où juste pour partager des patisseries les dimanches. Joe N. Gallo, le consigliere des Gambino à l'époque, venait du même village que Jimmy, en Italie.
Alors qu'il avait "à peu près huit ou dix ans," Mikey fut mordu au visage par un chien, ce qui laissa une importante cicatrice sur sa joue. A l'école, son visage balafré attirait les moqueries et les railleries de ses camarades de classe. C'es à cette époque au'il fut surnommé "Mikey Scars" (Mikey Cicatrices).
Très vite DiLeonardo se dirigea vers une vie criminelle, et adolescent il entra dans une gang de rue qui trainait autour d'un club social des Gambino à Bensonhurst, le Veterans and Friends Social Club. Au fur et à mesure que les années passaient, DiLeonardo devint un associé des Gambino.
A l'âge de 21 ans, DiLeonardo commença à travailler pour les Gambino et Paulie Castellano, le future boss de la Famille.
"Quand Paulie voulait que je tabasse quelqu'un où vandaliser quelque chose, des choses de cette nature, je le faisait, puis j'avait commencé à pratiquer l'usure jeune, et les paris aussi."
Dans les années 80, DiLeonardo ouvrit son propre club social dans les environs du Veterans et Friends Social Club.
En 1980, DiLeonardo participa à son premier meurtre. Salvatore "Sammy the Bull" Gravano reçu la permission de tuer un de ses associés, Jack, avec lequel il avait eu un désaccord.
DiLeonardo ne tua pas lui-même Jack, mais s'occupa de disposer de la voiture dans laquel le cadavre fut placé.
Le 16 juillet 1981, le frère de "Mikey Scars," âgé de 26 ans, Robert DiLeonardo, un associé de la Fmille Colombo, fut tué. Paul Castellano, alors devenu boss des Gambino, ordonna à DiLeonardo de laisser tomber et de ne pas se venger, car c'était les affaires des Colombo, et ils avaient des raisons légitimes pour l'avoir assassiné.
Le 16 Décembre 1985, Paul Castellano et son underboss Tommy Bilotti furent tué sous les ordres de John Gotti, devant le Sparks Steak House, un restaurant à Manhattan.
Le supérieur de DiLeonardo devint Frank DeCicco, l' underboss de Gotti.
En 1987, DiLeonardo devint un affilié du Local 282 des Teamsters, qui était controlé par les Gambino.
Le 24 Décembre 1988, Michael DiLeonardo fut initié soldat de la Famille Gambino durant la même initiation que John Gotti, Jr., le fils du boss. La cérémonie fut présidé par Salvatore Gravano, devenu consigliere.

"Il y avait une long table rectangulaire avec à peu près dix capitaines de la Famille assis autour. A l'extrêmité de la table, il y avait Gravano et John Gotti...
Je me suis assis à l'autre extrêmité de la table, Gravano était en face de moi. Il m'a dit: 'Ce n'est pas un club. C'est une société secrète. Il y a une façon d'entrer dans cett société, la façon dont tu y entre maintenant, et une façon d'en sortir, dans un cerceuil.' Il m'a demandé si je savait pourquoi j'était là, et j'ai répondu non. Il m'a ensuite demandé 'tu connait ces hommes?' j'ai dit oui. Il m'a demandé 'tu respecte ces hommes?' j'ai dit oui. Il a dit qu'ils m'avaient à l'oeil depuis longtemps. Ce n'est pas un club. C'est une société secrète. Il y a une façon d'entrer dans cett société, la façon dont tu y entre maintenant, et une façon d'en sortir, dans un cerceuil Puis il a demandé si je voulait faire parti de leur société. J'ai rèpondu oui. Il m'a demandé avec quel doigt je tire au pistolet. J'ai pointer mon index. Il y avait un saint, une image d'un saint sur la table, qui fut plaçé dans ma main. J'avait mes mains comme ça, en forme de coupe. Gotti prit mon doigt, le piqua, mit du sang sur le saint, alors que Gravano disait, ' je vais mettre le feu à cette image, mets-la dans tes mains, et répète après moi. Il dit 'si je trahis le serment de l'omerta, que mon âme brûle en enfer comme ce saint. Après, il me félicita et dit 'c'est ta nouvelle famille, on passe avant ta famille biologique. Si on t'appelle, tu vient. Même si tu doit tuer ton propre frère, c'est comme ça'. Il ajouta 'John Gotti est à présent ton nouveau père.' Il me dit de faire le tour de la table et d'embrasser tout les capitaines. C'est ce que j'ai fait. J'ai fait le tour de la table et je suis revenu à l'extrêmité de la table.
Ensuite on s'est levé, on s'est tous tenu par la main, des mots furent dit en Italien disant que quoi que nous faisont où discutont ici aujourd'hui, reste ici."

Etant un ami proche des Gotti, DiLeonardi fut nommé capo en 1992. Durant les années 90, DiLeonardo fut partenaire avec Junior Gotti dans l'extortion de clubs topless. Ensembles ils extorquèrent les propriétaires de bars topless à New York, Atlanta et en Floride. en 1994 DiLeonardo commença à recevoir des larges sommes (aux alentours de 100 000 dollars) en argent de protection de la part du propriétaire de l'Atlanta Gold Club, nommé Steve Kaplan. Ce club était un endroit très chic où beaucoup de célébrités et d'athlètes se réunnissaient et dépensaient plus de 1000 dollars en une nuit. L'argent coulait à flots pour Mikey Scars, il vivait dans une belle maison de 1,5 millions de dollars à Staten Island, était capo d'un des plus puissants groupes criminels d'Amérique et n'avait jamais passé une seule nuit en prison.
Mais tout les bonnes choses ont une fin, et en mai 2001 la chance commença à tourner pour DiLeonardo. Il fut arrêté et jugé pour ses affaires d'extortion de clubs. Il plaida innocent et fut acquitté par le jury. Son avocat Eric Franz dira de lui. "il supporta le dossier Gold Club comme un homme politique. Il ne laissa même pas échapper une goutte de sueur."
Le 10 Juin 2002, John Gotti mourut en prison d'un cancer de la gorge, à l'âge de 61 ans. Quelques jours plus tard DiLeonardo assista au prestigieux enterrment de l'ancien Parrain, à Maspeth, Queens.
Quatre jours après l'enterrement, DiLeonardo fut arrêté avec le capo Louis "Big Lou" Vallario, les soldats Frank Fappiano, Edward Garafola, et Thomas "Huck" Carbonaro. Ils étaient accusés de racket de syndicats, d'extorsion, d'usure, d'intimidation de témoins, et des meurtres des associés des Gambino Frank Hydell (en 1998) et Fred Weiss (en 1989).
DiLeonardo fut accusé de conspiration pour ces meurtres.
Les juges considérèrent "Mikey Scars" comme étant un "danger pour la communauté" et refusèrent de lui accorder une liberté sous caution en attendant le verdict.
Pour la première fois, DiLeonardo se retrouvait en prison. Il s'aperçu vite qu'il n'avait pas l'estomac pour supporter d'être enfermé entre quatre murs. De plus, dehors, les choses changèrent. DiLeonardo apprit que les hommes de son crew ne donnait pas l'argent qui devait être en théorie versé à sa femme, afin de la supporter pendant qu'il était à l'ombre.
En prison, "Mikey Scars" devint de plus en plus enragé et perdit ses illusions sur la Cosa Nostra et les soi-disant "hommes d'honneurs."
Et quand il apprit que le boss de la Famille DeCavalcante, Vinny Palermo (qui avait personnelement tiré sur Fred Weiss), et le soldat des Gambino "Fat Dom" Borghese décidèrent de balancer contre lui, il commença à penser à sa survie, oubliant le serment sacré de l'omerta.
En novembre 2002, DiLeonardo contacta l'avocat Craig Gillen, qu'il avait rencontré lors du procés Gold Club. Gillen fit l'intermédiaire entre "Mikey Scars" et le FBI afin d'arranger un éventuel témoignage.
Devenu une balance, DiLeonardo reçu l'autorisation de visiter sa mère qui était malade, ainsi que d'autres membres de sa famille. Il contacta sa maitresse et son fils, et leur demandèrent de les joindre dans le Programme de Protection des Témoins. Les deux refusèrent et "Mikey Scars" tomba dans une profonde dépression. Il tenta de se suicider en prenant une dose importante de médicaments. Il fut placé sous surveillance médicale.
Il témoigna depuis contre les mafiosi Peter Gotti, Anthony "Sonny" Ciccone, Louis "Big Lou" Vallario, Frank Fappiano, Richard V. Gotti, Richard G. Gotti, John Gotti Jr., Michael Yanotti, ainsi que des membres de la Famille Colombo.

# Posté le dimanche 08 octobre 2006 23:14

Modifié le mardi 06 novembre 2007 08:10

Gerlando Sciascia

Gerlando Sciascia
Gerlando Sciascia était un capo de la Famille Bonanno. Sciascia est parti en 1955 de son village natal, Cattolica Eraclea, en Sicile, pour s'installer aux États-Unis. En plus du dialecte sicilien, Sciascia parlait anglais et français. Il exerça le métier d'ouvrier dans le bâtiment pendant un moment puis commença à travailler pour la Famille Bonanno. En 1983, il était recherché en Amérique pour trafic de drogue et décida de se cacher à Montréal, Canada, où il avait de la famille installée là-bas. Durant les années 80, il mis en place un réseau de trafic d'héroïne avec l'aide de Gene Gotti et John Carnelia, des membres de la Famille Gambino. Sciascia, surnommé "Georges from Canada", distribua des tonnes d'héroïne au Canada et à New York. Il était devenu un capo de la Famille Bonanno et était à la tête d'un crew de mafieux siciliens tous opérant à Montréal, excepté l'un d'entre eux, Baldassare Amato, qui exerçait ses activités criminelle à Knickerbocker Avenue, Brooklyn, New York. Il était également devenu richissime grâce au trafic de drogue. Finalement en 1986, il fut arrêté et détenu dans une prison canadienne, puis expulsé vers les Etats-Unis en 1988.
La même année, Joseph Mark Sciascia, le fils de Gerlando, arriva au Canada. Gene Gotti et John Carneglia furent accusés de trafic de drogue et condamnés à 50 ans de prison en 1989. Gerlando Sciascia et deux autres co-accusés furent jugés pour trafic de drogue dans un différent procès. Ils furent acquittés peu après. Le juge avait en fait été corrompu, il avait accepté d'acquitter "Georges from Canada" et ses deux co-accusés en échange de 10 000 dollars. Après l'acquittement, il demanda à retourner au Canada avec sa femme Mary. Le service d'immigration accepta en échange de 200 000 dollars US. Gerlando retrouva son fils Joseph, qui gérait en parti le restaurant Quelli della Notte dans la Petite Italie de Montréal. Mais en 1995, le consul du Canada à New York déclara qu'il avait de bonnes raisons de penser que Sciascia était un membre de la Cosa Nostra italo-américaine. Le service d'immigration du Canada jugea Sciascia comme étant « une menace pour la société canadienne, à cause de ses liens avec les figures mafieuses de New York et de Sicile, et de la nature de ses activités. »
En 1997, il quitta Montréal après avoir été déclara une menace pour la société. En Amérique, Sciascia investit ses tonnes d'argent liquide dans plusieurs affaires ; il possédait une entreprise de construction qui marchait bien, et une petite bijouterie à East Tremont dans le Bronx, où il dirigeait ses affaires mafieuses. Il était également propriétaire d'une petite maison dans le Bronx, près du Yankee Stadium. Il vivait dans une luxueuse demeure à Harrison, New Jersey.
Le 18 mars 1999, le corps de Sciascia fut retrouvé troué de plusieurs balles dans une rue du Bronx.
A ses funérailles, beaucoup de mafiosi étaient venus lui présenter leur respect. Pendant plusieurs années, la cause du meurtre de Sciascia resta mystérieuse. Beaucoup de gens pensaient à l'attaque d'un petit voyou qui aurait mal tournée.
En 2003, suite aux témoignages de plusieurs informateurs, les autorités découvrirent que c'était en réalité Joe Massino, le boss des Bonanno, qui ordonna le meurtre de Sciascia. C'est le capo Patrick “Patty from the Bronx” DeFilippo qui se chargea de l'exécution avec le soldat John Joseph Spirito.
Massino décida de faire tuer Sciascia, parce que celui-ci avait prit l'habitude de dire à qui voulait l'entendre qu'Anthony Graziano, un capo des Bonanno et grand ami de Massino, sniffait beaucoup de coke, ce qui dans la Mafia est formellement interdit sous peine de mort. Massino ne pouvait tolérer plus longtemps que Sciascia salisse la réputation de Graziano et ordonna son assassinat.

# Posté le lundi 09 octobre 2006 18:20

Modifié le mardi 06 novembre 2007 08:09