Dominick Curra

Dominick Curra
Dominick "Little Dom" Curra est né en 1945 dans la région de Calabre, en Italie. Il a émigré avec sa famille aux États-Unis alors qu'il n'était qu'un enfant. Ses parents se sont installés à Brooklyn, New York. Curra est devenu un important bookmaker associé à la Famille Gambino. "Little Dom" était celui qui prenait les paris de John Gotti, le célèbre parrain des Gambino, connu pour parier souvent de grosses sommes (il lui arrivait de placer plus de 60 000 dollars pour une seule rencontre sportive). Sur des bandes vidéo du FBI, on peut voir Dominick Curra parler avec Gotti et d'autres mafiosi près du Ravenite, le club social de John Gotti à Little Italy, Manhattan. Ces bandes furent montrée lors du procès de Gotti en 1992, où il fut condamné à la prison à perpétuité, reconnu coupable de 5 meurtres, de conspiration de meurtre, d'usure, de racket, d'obstruction à la justice, de jeu illégal et de fraude fiscale. Quand à Curra, il avait été condamné à 15 mois de prison en 1991 pour organisations de paris clandestins dans la ville de Baltimore, Maryland.
A sa sortie de prison les affaires reprirent, l'argent recommença à couler à flot, sans que Curra ne soit inquiété par les autorités.
Mais toute les bonnes choses on une fin, et en septembre 2000, Dominick Curra, et deux associés du soldat des Gambino Charles Carneglia, ont été accusés de vente d'œuvres d'art volées ou contrefaites, dont deux faux Picasso qu'ils essayèrent de vendre pour le prix de 35 millions de dollars. Ils essayèrent également de vendre un faux Chagall*, ainsi qu'une fausse toile attribuée à l'artiste réputé Fernando Botero, puis une peinture volée coûtant environ 2000 dollars. Mais cette fois-ci, l'acheteur potentiel, un représentant d'une galerie d'art de Manhattan, était un informateur du FBI. Le 14 décembre 2001, Curra plaida coupable des charges retenues contre lui, et la justice lui accorda le droit de rester en liberté pour les fêtes, jusqu'au 3 janvier 2002, où il devait commencer une peine de 3 ans de prison. Mais le 3 janvier, Curra était loin. Le matin du réveillon de Noël, sous le nom de Dominico Curra, "Little Dom" avait prit l'avion direction San Jose, Costa Rica**. Dans ce pays, il avait lancé depuis un moment une lucrative opération de paris sportifs sur Internet. Le 12 mars 2002, l'International Police Agency (INTERPOL) arrêtait Curra à San Jose. Son extradition vers la cour de Brooklyn a finalement été décidée par la justice du Costa Rica, après des difficultés légales. En effet, et bien qu'il vit à New York depuis plus de 50 ans, Curra est légalement un citoyen Italien, puisqu'il est né en Calabre et n'a jamais reçu la nationalité Américaine.
Curra aurait déclaré, avec son accent d'Italien de New York reconnaissable entre mille, qu'aucun gouvernement ne pourrait empêché les gens de jouer, et ajouta qu'il n'appartenait pas à une organisation criminelle mais qu'il était persécuté par les autorités américaine en raison de son amitié avec John Gotti.


*Marc Chagall, ou de son vrai nom Moishe Zakharovich Shagalov est un peintre biélorusse d'origine juive. Il est né le 7 juillet 1887 à Vitebsk, en Biélorussie, et mort le 28 mars 1985 à Saint-Paul de Vence, France. Il est l'un des artistes les plus connus du XXe siècle.

**Le Costa Rica, officiellement la République du Costa Rica, est un pays en Amérique Centrale, bordée par le Nicaragua au nord, le Panama au sud-est, l'Océan Pacifique à l'ouest et au sud et la Mer Caraïbe à l'est. Le Costa Rica est le premier pays à avoir constitutionnellement supprimé son armée. Sa capitale est San José. La langue officielle est l'espagnol. La monnaie est le colón.
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# Posté le samedi 21 octobre 2006 01:07

Modifié le mardi 06 novembre 2007 08:08

Michael Paradiso

Michael Paradiso
Michael "Mickey Boy" Paradiso, 66 ans en 2006, est un capo de la Famille Gambino. Durant une carrière criminelle qui dure depuis au moins 45 ans, Paradiso a passé 19 ans en prison pour trafic de drogue et racket. Il est connu pour son tempérament nerveux et violent. Dans les années 70, alors qu'il n'était qu'un petit voyou, Paradiso avait frappé son ami, le célèbre John Gotti, pourtant déjà craint et respecté.
Mis à part son sang chaud, Paradiso est aussi connu pour sa grande gueule.
C'est d'ailleurs cette grande gueule qui a permit au FBI d'arrêter le mafioso. "Mickey Boy" a été enregistré sur bande audio, assoiffé de violence, en train de se vanter de pouvoir tuer pour obtenir ce qu'il veut.
«Si j'utilise mes mains, je peut tuer quelqu'un. Parce que je le tuerai. Je le poignarderai. Je lui trancherai sa putain de gorge,» rugissait Paradiso en parlant d'un de ses ennemis «Quand je m'énerves, je suis une différente personne. Je ne rationalise plus, et je n'aime pas être comme ça. Je n'aime vraiment pas et... je lui arracherais sa putain de tête.»
Malgré ces paroles, Paradiso n'a jamais été condamné pour homicide. Sur son casier judiciaire bien rempli, il a été jugé coupable de toute une série de crime, du détournement de marchandise jusqu'au trafic d'héroïne et ce dans le New Jersey, à Manhattan et Brooklyn. Cependant, selon ses propres dires, "Mickey Boy" a déjà tué 10 personnes.
En 1986, Michael Paradiso discutait avec son frère Philip. Mais Philip était devenu un informateur et portait un micro pour les autorités qui enquêtaient sur plusieurs meurtres à Brooklyn. Durant cette discussion Michael déclara qu'il avait tué un petit voyou du nom de Frank Morici en 1978, parce que Morici balançait des infos sur Philip. «Ce matin-là» Mickey dit à son frère «ils (ses supérieurs mafieux) m'ont fait lire un morceau de papier. Il y avait dix noms d'écrits là-dessus. J'ai tué chacun d'eux, et j'ai commencé par Frank Morici pour toi.»
Fin mai 2006, Paradiso a été accusé d'usure par un jury fédéral, avec plusieurs de ses hommes. Et selon la cour fédérale de Brooklyn, ce n'est plus qu'une question de temps avant que Paradiso soit également accusé d'extorsion, de trafic de drogue, de jeux clandestins, et plusieurs autres crimes. Il risque la prison à vie.
Un de ses co-défendant, George Milo, 50 ans, a été relâché sur obligation de se présenter à son procès, et un des plus anciens associé de Paradiso, Frank "Frankie Fox" Romano, pourrait très prochainement faire pareil. Mais en ce qui conçerne "Mickey Boy", les fédéraux veulent absolument le garder et le considèrent comme un danger pour la société.
Un autre membre du crew de Paradiso est tombé dans les mailles de la justice début mai 2006. Ce soldat réputé se nomme Angelo S. "Junior" Ruggiero, 34 ans. Il est le fils de l'ancien capo des Gambino, Angelo Ruggiero, un bon ami de John Gotti et de Paradiso. Junior Ruggiero est accusé de trafic de drogue, et son nom sera sûrement dans le dossier sur Paradiso une fois que la justice aura réuni tout les document nécessaire.
Des agents ont déclarés à propos de Mickey «C'est le seul gars que je connaisse qui a pu frapper Gotti sur le visage sans en subir les conséquences.»
Cependant John Gotti avait ordonné l'assassinat de "Mickey Boy" en novembre 1986 après avoir apprit que celui-ci avait envoyé trois de ses hommes pour tuer le sous-chef des Lucchese Anthony "Gaspipe" Casso sans en avoir la permission. Angelo Ruggiero Sr. et Paradiso était depuis longtemps en conflit avec Casso, pour une raison inconnue. Casso se prit deux balles mais s'en sorti.
À l'époque, "Mickey Boy" venait de finir une peine de 8 ans de prison pour détournement de marchandise, et était libre après avoir payé une caution de 500 000 dollars. Cependant il attendait le résultat d'un autre procès pour trafic d'héroïne. Des agents du FBI informèrent le juge fédéral que Gotti avait l'intention de faire tuer Mickey. Le juge décida alors de révoquer la sortie sous caution de Paradiso et le renvoya en prison dans le but de le protéger.
Quand à Casso, il ordonna à Louis Eppolito et Stephen Caracappa, deux flics ripoux qui travaillaient pour la Mafia, d'enlever James Hydell, un associé de Paradiso. Hydell fut horriblement torturé à mort par Casso. Quand Anthony Casso avait fini sa vengeance, trois autres gangsters des Gambino étaient tués, plus un jeune installateur de téléphone qui avait malheureusement le même nom qu'un membre du crew de Paradiso, impliqué dans la tentative d'assassinat de Casso.
Pendant ce temps, Paradiso restait en prison et fut condamné à une peine supplémentaire pour trafic de drogue. Il fut relâché sur parole en 1998, puis remis en prison après une violation des conditions de sa liberté sur parole en 1999. Enfin, en 2000, il fut de nouveau relâché sur parole.
Toutes ces années en prison ne l'avaient pas calmé ; en décembre 2005, il dit à un de ses hommes qu'il voulait buter sa fille et son gendre parce qu'ils lui manquaient de respect.
«Je lui ai dit», déclara Paradiso en parlant de sa fille, «Je suis resté 19 ans (en prison) avec des nègres, et je passait de meilleurs Noël, Thanksgiving, et n'importe quelle autre fête, parce que à chaque fois que je suis là ton mari a tellement une putain de sale attitude qu'un jour je vais lui tirer une balle dans sa putain de tête, alors toi tu me rendra fou et je finirai par vous tuer tout les deux.»
Sur plusieurs autres enregistrements, "Mickey Boy" criait d'autres menaces de mort, principalement sur des clients dans son affaire d'usure ou encore quelques-uns de ses associés de bas niveau qui lui devaient de l'argent.
Mickey Boy insiste que contrairement à d'autres gangsters, il n'as pas peur de menacer quelqu'un de mort, même si ça peut le conduire en prison: «Je vais tirer une balle dans la tête de ce mec. Je vois qui d'autre le feras. Autrement dit, ils ne joueront pas au caïd de merde quand le moment sera venu. Moi, je fais ce que je dis. Je m'en branles si je dois aller en prison pour ce stupide joueur.»
Citant cinq mois d'enregistrement où Paradiso «discute répétitivement d'utiliser la violence, incluant l'attaque physique et le meurtre,» le juge à demandé à ce que "Mickey Boy" ne soit pas libéré sous caution en attendant son procès.
“Les paroles de Paradiso ont toujours été une source d'inquiétude, mais c'est juste sa façon de parler» déclara son avocat James DiPietro, qui réussi à acquitter Michael Paradiso lors d'un procès en 1989, où les jurés avaient entendu la bande ou Mickey Boy déclarait avoir tué Morici et neuf autres personnes.
«Si vous croyez tout ce que dit Mr. Paradiso,» déclara DiPietro, «il ne restera plus personnes dans les cinq districts de New York. On condamne les actions et pas les mots, et au final, comme un jury l'as délibéré il y a 17 ans, tout ce qu'on entends sur ces bandes c'est un homme qui se déchaîne.»

# Posté le dimanche 22 octobre 2006 00:50

Modifié le mardi 06 novembre 2007 08:08

Salvatore Gravano

Salvatore Gravano
Salvatore Gravano est né le 12 mars 1945 à Brooklyn, New York. Ses parents, Kay (Caterina) et Gerry (Giorlando) étaient tous les deux originaires de Sicile. Salvatore était le cadet d'une fratrie de cinq enfants. Seulement deux de ses soeurs survivront à l'enfance. Jeune garçon, la famille Gravano laissait tomber le nom de Salvatore et opta pour "Sammy" parce que l'enfant avait un oncle du même nom. La famille Gravano résidait à Bensonhurst*, un quartier ouvrier de Brooklyn.
Kay était une couturière et Gerry un peintre en bâtiment. Sammy Gravano était un mauvais élève à l'école, et ce avant l'âge de dix ans. Il était dyslexique et lent, et l'expérience de l'école fut humiliante pour lui et le poussera dès l'enfance à détester l'autorité. C'est également à cette période que Gravano commis ses premiers actes de violence, en frappant tout les autres enfants qui se moquait de lui. C'est ce talent pour la bagarre qui valu à Gravano son surnom, "Sammy the Bull" (Sammy le Taureau). Pour ses dix ans, on lui offrit une nouvelle bicyclette. A un moment d'inattention de la part de Sammy, cette bicyclette toute neuve fut volée. Quelques semaines plus tard, Sammy découvrit deux adolescents plus âgés que lui en possession de son cadeau d'anniversaire. Gravano était tout seul face à deux grands, cependant il était si agressif et habile avec ses poings qu'il mena largement la bagarre. Quelques uns des mafiosi du quartier, qui étaient assis sur une terrasse pas loin, sont venus pour calmer Sammy. Après un arrangement avec les deux adolescents, un des mafieux a commenté «Vous avez vu Sammy? Il est comme un petit taureau.» De cet incident naquis le surnom légendaire de "Sammy the Bull".
Gravano a continué à lutter à l'école. Sa rébellion envers l'autorité s'intensifiant, il y eu au moins deux incidents entre lui et les professeurs d'école. Une fois, il cassa la mâchoire d'un de ses professeurs. En plus de ça, Gravano passait de plus en plus de temps avec un gang du quartier, les Rampers, et de moins en moins de temps à l'école. Ses héros étaient les mafieux bien habillés qui traînait aux coins des rues de Bensonhurst, se racontant des histoires de truands en compagnie de belles femmes.
Gravano a commencé le lycée à New Utrecht, mais peu de temps après il fut placé dans une école spéciale pour élèves incorrigibles. Le deuxième jour dans sa nouvelle classe, le professeur l'appela «le diable». Gravano a répondu par un coup de poing, ce qui eu comme conséquence son renvoi définitif de toutes les écoles, peu de temps après son seizième anniversaire. Libre pour traîner dans les rues à plein temps avec son gang, Gravano fut vite fiché chez la police de New York City. Gravano appris la boxe et commença à faire de la musculation. Quand plusieurs de ses entraîneurs ont proposé qu'il joigne la Police Athletic League, afin de remporter les gants d'or, Gravano refusa et déclara «je ne combattrais jamais pour des flics.» Avec les Rampers, Gravano faisait la plupart du temps des cambriolages, ou volais des voitures pour revendre les pièces. Pas de cambriolages de maisons. C'était contre la morale du gang. C'était tous les endroits commerciaux. Ils entraient dans les commerces la nuit, volant des magasins d'habillement, les magasins de matériel, etc. Ils braquaient aussi des bijouteries. «Ils ont tous des assurances» disait souvent Gravano.
Dans les années 60, après des ennuis avec la justice concernant une fusillade qui entraîna un séjour à l'armée, Gravano revînt à Brooklyn, bien que ses parents aient déménagés à Long Island.
Alors que Sammy as 23 ans, Un Rampers du nom de Thomas Spero, dont l'oncle Thomas "Shorty" Spero était un associé des Colombo, proposa un boulot à Gravano. En 1970, Thomas Spero demanda à Gravano d'assassiner un gangster du nom de Joey Colucci, déclarant que celui-ci avait menacé de mort son neveu. En réalité, "Shorty" avait des vues sur Camille Colucci, la femme de Joey. Un soir, en voiture, Gravano tira deux fois dans la tête de Colucci. Peu après, Camille épousa Spero. Ayant réussi le contrat, Shorty Spero, qui voyait de grands projets pour Gravano, présente Sammy à son capo Carmine "The Snake" Persico Jr, qui deviendras plus tard le parrain des Colombo. Le couple ne dura pas longtemps et Spero finit à moitié junkie.
Mais un problème arriva à Gravano. Sammy traita Matty Gambino, le neveu du parrain, de « Rital de merde » pour une histoire d'argent. Il fut donc banni de la Famille Colombo après une discussion des chefs.
Quelque temps après, Gravano ouvrit un club dans Bensonhurst et commença une affaire d'usure à peu près en même temps. Une partie de l'argent gagné était donnée à la Famille Gambino pour avoir leur protection. Gravano se faisait environ $2.000 par semaine. Mais c'était juste un avant-goût de l'argent que Gravano pouvait gagner, et il voulait plus.

Jusqu'au jour où Toddo Aurello, un capo de la Famille Gambino, après des années de surveillance, proposa à Castellano que Gravano soit promu soldat de la Famille.
Les "livres" mythiques d'adhésion étaient fermés depuis 1957. Rouvert en 1975, les Familles mafieuses du pays étaient de nouveau aptes à initier de nouveaux membres. A l'époque l'adhésion était strictement sicilienne, au cours des années à été rendue possible à n'importe qui étant né de parents italiens.
Gravano n'indiqua pas combien de nouveaux membres ont été initiés, seulement le jour où il fut promu, il y avait «un groupe d'autres types» qui attendait avec lui.
Ce jour-là, la cérémonie terminée, Castellano s'est alors tourné vers Gravano et lui a dit : «tu est maintenant un membre de la Cosa Nostra. Tu est maintenant un ami à nous.»
Gravano fit alors son arrivée dans la Famille, et il devint un des éléments qui rapportait le plus d'argent à Castellano. Un jour, il rencontra un certain John Gotti, qui faisait déjà pas mal parler de lui. Ils devinrent de très bons amis.
Le parrain des Gambino, Paul Castellano ne se considérait pas comme un gangster, mais plutôt comme un homme d'affaires, il voulait que la Famille Gambino investisse dans des affaires légales, pour devenir dans quelques années complètement légitime. Les soldats de la Famille commencèrent à se plaindre de plus en plus du comportement de "Big Paul" Castellano, l'accusant de laisser tomber ses soldats, préférant surveiller ses actions en bourse dans son manoir de 2 millions de dollars, appelée d'ailleurs "la Maison Blanche." Le comportement de Paul Castellano faisant de plus en plus de mécontents, en 1985, Gotti proposa à Gravano d'organiser l'assassinat de Castellano, ce qui fut très vite mis au point. Le 16 décembre 1985, Castellano et Tommy Bilotti, son sous-chef, ont été tué en plein jour, alors qu'ils entraient au "Sparks Steaks House", un restaurant de Manhattan.
John Gotti fut nommé nouveau chef de la Famille Gambino, et nomma Frank DeCicco sous-chef et Gravano consigliere. Mais après la mort de DeCicco, dont le coupable présumé était Vincent Gigante, chef de la Famille Genovese, Gravano devint sous-chef. Gotti et Gravano organisèrent une rencontre avec Gigante, et la paix fut déclarée.
Gravano gagnait de plus en plus d'argent, et tout allait pour le mieux. Mais John Gotti, lors des trois procès dont il fut innocenté, attirait trop de monde autour de lui, y comprit les journalistes et la police. Il appréciait les médias, avec son charisme, ses petites répliques amusantes et ses costumes Armani sur mesure. Il était presque devenu une star. Cela déplaisait énormément à Gravano, qui préférait rester dans l'ombre, comme les parrains de l'époque. Et ce qui devait arriver arriva. Gotti perdait peu à peu la tête, s'identifiais de plus en plus à son image médiatique. Le Ravenite, le club social de Gotti à Little Italy, était truffé de micros, installés par le FBI une nuit. Ainsi, au bout de quelques années, le FBI avait des enregistrements avec des preuves permettant d'inculper Gotti et de nombreux membres de la Famille. Lors du procès, Gravano écouta les bandes. Sur de nombreuses bandes, on pouvait entendre Gotti se plaindre de Gravano, essayant de lui maître tout sur le dos, et lui faire porter le chapeau pour tous les problèmes de la Famille. Alors Gravano comprit qu'il finirait sa vie en prison et décida de devenir informateur pour le gouvernement. Lorsque Gotti appris cela, il fut fou de rage et mis un contrat sur la tête de Gravano. Mais le contrat n'eu pas lieu car Sammy était protégé 24h sur 24. Le procès eut bien lieu. Gravano fit tomber Gotti le 23 juin 92, lors du procès le plus médiatisé de l'histoire de la Cosa Nostra. John Gotti fut condamné à la prison à vie. De nombreux membres de la Famille furent aussi mis en prison avec les déclarations de Gravano. Lors de son procès, Sammy a confessé être impliqué dans au moins douze meurtres.
"Sammy the Bull" purgea cinq ans dans une prison fédérale, puis fut placé sous le programme de protection des témoins. Il partit quelque part en Amérique avec sa femme et ses enfants, sous une autre identité.
Il fut sur le point d'être assassiné en 2001, en Arizona, lorsqu'il fut retrouvé par un soldat des Gambino. Apparemment, Thomas "Huck" Carbonaro, leader d'une équipe d'exécution, découvrit Gravano alors que celui-ci négociait la vente de cocaïne. Carbonaro en informa directement Danny Marino qui lui donna l'ordre de le liquider. Une semaine avant ce qui aurait du être son exécution, Gravano fut arrêté pour trafic de stupéfiant par des agents fédéraux et mis sous la surveillance du programme de protection des témoins afin de le transférer en lieu sûr. Il était à la tête d'un important réseau d'amphétamines (ecstasy, etc.), il s'était associé avec un gang néo-nazi pour la distribution. Salvatore "Sammy the Bull" Gravano, accusé de trafic de narcotiques, est en train d'entamer une peine de vingt ans dans une prison fédérale d'Arizona, dans un quartier haute sécurité. La Commission des Familles de la Cosa Nostra offre 1 million de dollars pour la tête de l'ancien homme de confiance de John Gotti. Sammy sait que si un jour les plus infimes normes de sécurité du programme de protection des témoins sont transgressées, il peut être exécuté.


**Bensonhurst est un quartier ouvrier situé à Brooklyn, New York. Vers 1900, beaucoup d'immigrants Italiens et juifs d'Europe de l'Est s'installèrent dans le quartier. Dans les années 50, une nouvelle vague d'immigrants originaires du Sud de l'Italie arriva à Bensonhurst, et les juifs quittèrent le quartier, devenu à grande majorité italien. Dans les années 90, des immigrants chinois et russes commencèrent à s'installer dans le quartier. Aujourd'hui, le quartier est à 95 % italo-américain. La plupart des résidants de Bensonhurst sont originaires de Sicile. Ainsi, tout les ans, a lieu dans le quartier la fête de Santa Rosalia, la Sainte patronne de Palerme, en Sicile.

# Posté le jeudi 26 octobre 2006 23:43

Modifié le mercredi 07 novembre 2007 06:46

Vincent Gigante

Vincent Gigante
Vincent "Chin" Gigante (29 mars 1928 - 19 décembre 2005) était un mafioso Italo-américain qui dirigea la Famille Genovese pendant de nombreuses années, parfois alors qu'il était en prison. Il était désigné parfois sous le nom de "Oddfather," (le parrain bizarre) car depuis le milieux des années 60, Gigante errait régulièrement en peignoir et chaussons, marmonnant des mots incompréhensibles, dans les rues de Greenwich Village, Manhattan, New York. Il feignait la folie pour éviter la prison. En 2003, il a enfin admis devant le tribunal que sa folie n'était en réalité qu'une comédie.
Vincent était un des cinq fils de Salvatore Gigante, un horloger, et Yolanda Gigante, une couturière, des immigrants Italiens tout deux originaires de Naples. Yolanda appelait souvent son fils "Cincenzo," un diminutif de Vincent, et les amis de son quartier ont raccourci cette appellation par ce qui allait devenir son surnom perpétuel; "Chin". Gigante laissa tomber très jeune le lycée textile de Manhattan et devint un protégé de Vito Genovese, parrain de la Famille du même nom. Entre 17 et 25 ans, Gigante a été arrêté sept fois, mais il n'a jamais été condamné excepté une fois, où il purgea 60 jours de prison pour jeu illégal.
Gigante prétendait être un tailleur, mais on le connaissait mieux en tant que boxeur. Entre 16 et 19 ans, au cours de sa carrière dans la boxe, il gagna 23 rencontres sur 24. Le manager de Gigante était un mafioso de Greenwich Village, Thomas "Tommy Ryan" Eboli, qui plus tard deviendra le parrain de la Famille Genovese.
Gigante se retira de la boxe vers 1946 et commença à travailler pour la Famille Genovese. En 1950, il épousa Olympia Grippa. Le couple aura 5 enfants. Vincent Gigante fera 3 autres enfants avec sa maîtresse, Olympia Esposito. C'est Gigante qui commit la tentative d'assassinat (ratée) de Frank Costello, en avril 1957. Vito Genovese, underboss de la Famille, souhaitait ardemment prendre la place de Costello. Vincent Gigante tenta d'assassiner Costello dans une rue new-yorkaise. La légende veut que Gigante aurait, tout en pointant son arme, alerté Costello en criant: "Frank, c'est pour toi!". Celui-ci s'en sortit avec une blessure au crâne.
Après cet attentat, Costello décida de se retirer et laissa sa place à Genovese. Il se vengea plus tard en participant avec Luciano à la transaction d'héroïne piégée qui envoya le nouveau boss en prison.
"Chin" a été innocenté par le tribunal concernant cette tentative de meurtre en 1958. En 1959, Gigante a été incarcéré pour trafic d'héroïne et libéré sur parole cinq ans après.
En 1969, Gigante échappa à sa condamnation pour corruption en rencontrant un certain nombre de psychiatres qui ont témoigné devant le tribunal, déclarant que Gigante était aliéné, souffrait de schizophrénie, de démence, de psychoses, et de divers troubles mentaux. Ayant conscience du succès de sa méthode, il décida de continuer à utiliser cette stratégie, ce qui lui permit d'éviter la loi pendant de nombreuses années. Il fit participer sa mère et son épouse à cette comédie.
En 1986, Anthony "Fat Tony" Salerno était considéré comme le boss de la Famille Genovese. Cette année-là il fut condamné à 100 ans de prison pour meurtres et violation de la loi RICO. Vincent "Fish" Cafaro, un capo de la Famille, est devenu un témoin pour la justice et déclara que Gigante était le vrai boss depuis 1981, Salerno étant juste un homme de paille. Cependant, prouver la culpabilité de quelqu'un comme Gigante, qui a trompé tous les psychologues et les juges, ne serait pas de tout repos.
Gigante a été arrêté et jugé coupable de racket et de meurtre en 1990, mais 7 ans passèrent avant son procès. Tout au long de ces 7 années, les avocats de Gigante ont produits témoignages après témoignages, déclarant que Gigante était mentalement malade et incapable d'être le parrain d'une des plus puissantes organisation criminelle du monde. Cependant, tout ceci changea au début des années 90, quand un certain nombre de membres de diverses Familles de la Cosa Nostra ont commencé à coopérer avec le gouvernement.
Parmi les témoins il y avait Salvatore "Sammy the Bull" Gravano, ancien sous-chef de la famille Gambino, qui est devenue un témoin pour le gouvernement en 1991 et a déclaré que durant deux réunions entre les chefs des Gambino et des Genovese, Vincent Gigante était parfaitement lucide et clair dans ses pensées. D'autres témoins tels que Phil Leonetti de la Famille Bruno/Scarfo de Philadelphie, ont révélés que Gigante a commandité une série de meurtres concernant des membres de la famille de Philadelphie, au début des années 80. Anthony "Gaspipe" Casso, l'underboss de la Famille Lucchese, a révélé que Gigante l'avait enrôler avec d'autres membres de la Famille Lucchese, dans le but de tuer son rival John Gotti, ainsi que ses hommes Frank DeCicco et Gene Gotti, peu après que John Gotti soit devenu patron de la famille Gambino, en 1986.
Gigante a été finalement condamné pour racket, conspiration de meurtre, et fut condamné à 12 ans dans une prison fédérale. En dépit des réclamations des avocats et des psychiatres qui insistaient sur le fait que Gigante était légalement déclaré fou et ce depuis plus de 30 années, et ainsi incapable de gérer une organisation criminelle, le jury l'a jugé coupable de toutes les charges portés contre lui, excepté les accusations les plus sérieuses de meurtre qui auraient entraîné l'emprisonnement à vie.
A l'occasion d'une affaire de racket le concernant, le 7 avril 2003, Gigante a admis devant le tribunal que sa folie était une pure comédie. Il fut condamné à trois ans pour ce mensonge. Il aurait du être libéré en 2010.
Gigante est mort de complications cardiaques le 19 décembre 2005 à l'hôpital fédéral de Springfield, Missouri. Le Vendredi 23 décembre 2005, après une messe à l'église Saint Anthony of Padua dans Greenwich Village, Gigante a été incinéré au cimetière de Greenwood à Brooklyn, New York.

# Posté le lundi 30 octobre 2006 06:22

Modifié le mardi 06 novembre 2007 08:07

Michele Zaza

Michele Zaza
Michele Zaza, surnommé 'O Pazzo ("le Fou" en dialecte Napolitain) était un parrain de la Camorra. Il opérait de Marseille, France, ou il dirigeait un réseau de trafic de narcotiques. Il fit fortune grâce à la drogue et blanchi son argent en investissant dans des restaurants et des casinos dans le Sud de la France. Né le 10 avril 1945, Michele était le fils d'un pêcheur de Portici, une ville portuaire au sud de Naples, Italie. Dès le départ Michele gagna sa vie en vendant dans la rue ou au péage des autoroutes, des cigarettes de contrebande. Très vite, il s'imposa, élimina la concurrence et acheta une véritable flottille de vedettes plus rapides que celles de la douane. Il déchargeait les cigarettes de contrebande des navires demeurés au large et approvisionnait ainsi la Péninsule. Il devint le roi de la Baie de Naples et prit le contrôle des routes maritimes clandestines. C'est à travers le lucratif trafic de cigarettes de contrebande qu'il gagna la réputation d'être un bon homme d'affaires. A partir du trafic de cigarettes, il transporta toutes sortes de produits interdits et en particulier des armes, puis de la cocaïne en alliance avec des cartels colombiens. Michele était très proche des mafiosi membres de la Cosa Nostra Sicilienne, il leurs apporta notamment des routes sûres pour acheminer la morphine-base jusque dans les laboratoires de transformation en héroïne, puis pour livrer l'héroïne raffinée sur les deux plus grands marchés de consommateurs : l'Europe et d'abord les USA. Il jouera aussi un rôle-clé dans la mainmise de la mafia sur l'ensemble du trafic de drogue, héroïne et cocaïne. En échange, Zaza accéda à la Cupola, la commission des chefs de la Mafia sicilienne, et ses circuits bancaires internationaux et prestigieux. Vers 1980, Michele Zaza forma son propre clan camorriste, un groupe du cartel de la Nuova Famiglia (la Nouvelle Famille). Dans la Nuova Famiglia il y avait également le clan des Nuvoletta, celui des Bardellino, des Alfieri (dirigé par Carmine Alfieri), les Galasso di Poggiomarino, les Giuliano (basés à Forcella, un quartier Napolitain), les Mazzarella, les Casalesi, les Fabbrocino, les Baratto, les Picuozzi Mariano, et enfin les Vollaro de Portici. Zaza s'installa sur la Côte d'Azur avec son clan et c'était de là qu'il gérait ses affaires. Le clan de Zaza était actif dans le trafic de drogue (cocaïne, héroïne), le trafic d'armes, le jeu, la prostitution et le blanchiment d'argent, où 'O Pazzo légitimait les tonnes d'argent liquide à travers ses casinos et ses restaurants. Sur la Côte d'Azur, Zaza était le boss, et n'avait qu'à répondre à un seul homme, Carmine Alfieri, le chef de tout les clan de la Nuova Famiglia. C'est Alfieri qui donna la permission à Michele de s'installer en France. Aussi, Alfieri ne regrettait pas sa décision et était très satisfait des énormes sommes d'argent que lui versait Zaza chaque mois.
En 1984, Zaza fut arrêté en Italie, mais il ne s'inquiétait pas pour son éventuelle peine de prison. En effet, la Mafia contrôlait le parti politique de la Démocratie Chrétienne, alors au pouvoir en Italie. Se plaignant d'un arrêt cardiaque ; il as été transféré dans un hôpital d'une prison ou il resta un mois avant de repartir pour la Côte D'Azur. Zaza avait des contacts avec le Cartel Colombien de Cali, et il négociait ses trafics de cocaïne avec le Franklin Jurado Rodrigues, le N°3 du Cartel. Ensembles ils se mirent d'accord pour que Zaza mette en place le transport et la vente de la cocaïne du Cartel en Europe, faisait de lui un homme encore plus riche qu'il n'était déjà. Mais en 1989 Zaza était de nouveau arrêté pour contrebande et trafic de cigarettes, et condamné à 3 ans de prison en 1991, pour finalement bénéficier d'une liberté conditionnelle, étant assigné à résidence dans sa luxueuse villa proche de Nice. Au début des années 90, Zaza était à la tête d'un véritable empire criminel, dont l'influence s'étendait jusque en Ligurie (région de Gênes, Nord de l'Italie), ou encore à Monaco et le Sud de la France. Il possédait de nombreux restaurants et casinos, ce qui lui permettait de s'enrichir encore plus. Il était alors au sommet de sa carrière criminelle. Mais en Mai 1993, il est arrêté lors de l'opération « Mare Verde », menée par la police italienne, visant à combattre le recyclage d'argent sale. L'opération a conduit à la mise sous séquestre de quatre sociétés de Ligurie et à des perquisitions dans d'autres sociétés. Au total, trente-cinq personnes liées selon la police à la Mafia et à la Camorra en France, en Italie et en Allemagne ont été arrêtées à l'occasion de ce coup de filet, mené en collaboration avec l'antenne niçoise de la police judiciaire et l'office central de la grande délinquance financière. Zaza est alors arrêté dans sa luxueuse villa àVilleneuve-Loubet, près de Nice, en France. Sa fortune était alors estimée à cinq milliards de francs et un quintal d'or en lingots dans une banque suisse. Il possédait entre autre une immense villa à Beverley Hills, le quartier chic d'Hollywood. Le locataire de ce palais acheté avec l'argent de la drogue et du crime est au-dessus de tous soupçons : c'est tout simplement le consulat de France à Los Angeles. Zaza fut jugé coupable d'être à la tête d'un réseau international de trafic de cocaïne colombienne, et fut condamné à 25 ans de prison. Connu pour être un fou de football, il est mort au lendemain de la défaite des Italiens en Coupe du monde face au Brésil, le 18 juillet 1994. Déjà en 1984, il avait été capturé parce qu'il avait téléphoné imprudemment à sa famille à Naples pendant la mi-temps d'un match entre le S.S.C. Napoli et la Juventus de Turin pour savoir comment il évoluait.

# Posté le vendredi 03 novembre 2006 07:06

Modifié le mardi 06 novembre 2007 08:07