Initiation dans la Famille Bonanno de New York

Initiation dans la Famille Bonanno de New York
Dans son livre, Bound by Honor: A Mafioso's Story, Salvatore "Bill" Bonanno, le fils de Joe, raconte son initiation dans la Famille Bonanno au printemps 1954 à Brooklyn (New York). Les boss des quatre autres Familles de New York étaient présents, ainsi que ceux de Buffalo, Milwaukee, Chicago et Philadelphie. En guise de préliminaires, les participants se livrent à un long rappel des traditions et de l'histoire de Cosa Nostra en Sicile (« les Vêpres siciliennes* », ect.) Puis la cérémonie débute :
« Les discours s'arrêtèrent enfin. La cérémonie elle-même, simple et glaçante commença. On me demanda d'écrire un nombre sur un petit bout de papier, un nombre supérieur au nombre de personnes dans la pièce. J'inscrivis 115 (mon anniversaire est le 5 novembre : 11/5). Puis chacun dans la pièce leva un, deux ou trois doigts d'une main. Quand le nombre que j'avais sélectionné fut atteint, la personne désignée retira du sang de mon doigt avec une piqûre d'épingle. Les gouttes de sang éclaboussèrent une image de Saint Sébastien ; l'image fut ensuite brûlée pendant que je la tenais afin que je puisse sentir sa chaleur, sentir ce qui m'arriverait si jamais je cassais le serment que je prêtais maintenant. [...] Il n'y avait plus ni péchés ni problèmes – seulement un pur engagement à un futur défini par quelque chose de plus grand que moi. La cérémonie que je venais de subir était à la fois un baptême et une purification – tout autant qu'une sorte de v½u de mariage qui, comme dans l'église catholique, ne pourrait être défait seulement qu'avec ma mort.


*Les Vêpres siciliennes sont un soulèvement populaire de l'île de Sicile en 1282 contre la domination coloniale du roi français Charles d'Anjou. À la suite de ce soulèvement et du massacre des Français, les Siciliens se libèrent du joug angevin et se livrent au roi d'Aragon Pierre III.
Le contexte italien est celui de la lutte entre les partisans du pape et de l'empereur : les partis des guelfes (pour le pape) et des gibelins (pour l'empereur) se cristallisent à cette occasion. Lors des vêpres siciliennes, les Siciliens adoptèrent comme sigle Morte Ai Francesi Italia Anela (Mort Aux Français, le Cri de l'Italie). On dit que ce sigle est à l'origine du mot Mafia. Une autre hypothèse est à prendre en compte ; on raconte traditionnellement qu'un soldat français nommé Droetto viola une jeune fille Sicilienne. La mère, bouleversée par ce qui était arrivé à sa fille, courut à travers les rues en hurlant "Ma - ffia, Ma - ffia!" ou "mia figlia, mia figlia" ("Ma fille, ma fille"). Le cri de la mère fut répété par d'autres et depuis Palerme le terme se diffusa dans toute la Sicile. Le terme mafia devint ainsi le mot des mouvements de résistance, émergeant ansi de la lutte des Siciliens et des Italiens très pauvres.

# Posté le vendredi 03 novembre 2006 07:10

Modifié le mardi 06 novembre 2007 08:07

Joe Bonanno

Joe Bonanno
Giuseppe "Joseph/Joe" Bonanno (18 janvier 1905 - 11 mai 2002) était un mafioso Italo-américain qui est devenu le parrain d'un des plus puissantes Familles de la Cosa Nostra, la Famille Bonanno.
Il était surnommé "Joe Bananas", surnom qu'il détestait.
Giuseppe Bonanno est né à Castellammare del Golfo, Sicile. Ses parents se nommaient Salvatore Bonanno and Catarina Bonventre. En 1906, alors que Joseph est âgé de 1 ans, Salvatore et Catarina et leurs fils émigrent aux Etats-Unis. Ils s'installèrent à Brooklyn ou Salvatore ouvrit un bar/restaurant. En 1911 les frères de Salvatore, restés en Sicile, le supplièrent de revenir au pays, à Castellammare, parce que les affaires des Bonanno étaient menacées par une famille rivale. Donc Salvatore et sa famille retournèrent en Sicile. En octobre 1922, Benito Mussolini, le "Duce del Fascismo", a visité la Sicile et compris le danger que représentait la Mafia. Pour la neutraliser, il envoya dans l'île le "Superprefetto" Cesare Mori, avec les pleins pouvoirs. Mori utilisa des méthodes draconiennes et obtient des succès concrets. En 1925, après avoir joint la Mafia et essayé d'empêcher Mussolini de gagner le contrôle de la Sicile, Bonanno quitta l'Italie pour éviter la répression de Mori, et s'établit à Cuba (peu après il reviendra aux Etats-Unis, dont il obtiendra la nationalité en 1945).
Joe s'installa à Brooklyn En 1927, un autre mafioso arriva de Castellammare del Golfo, Salvatore Maranzano. Maranzano avait lui-même été envoyé par Vito Cascio Ferro, un parrain de la Mafia sicilienne qui rêvait d'étendre son influence outre-mer. Maranzano commença alors une guerre avec l'homme qui, jusque-là, menait les activités de la Mafia à New York: Joe "The Boss" Masseria, le parrain de la Mano Nera new-yorkaise. Masseria était originaire de Palerme, Sicile.
La guerre entre Masseria et Maranzano deviendra connue sous le nom de la "Castellammarese War".
Au sein des deux organisations rivales, il y avait un groupe de jeunes hommes qui saisirent l'occasion pour devenir les nouveaux boss, et ont donc fait tuer les deux parrains à quelques mois d'intervalles. Le groupe incluait Lucky Luciano, Bugsy Siegel et Meyer Lansky. Avant sa mort, Maranzano a quand même établi les principales règles de la Cosa Nostra italo-américaine, il est également à l'origine de la Commission. La Commission réuni les parrains des cinq Familles mafieuse de New York, et la Famille Bonanno est l'une d'elles. La Commission règle les disputes, régule, facilite et contrôle les relations entre les Familles et au sein de celles-ci; la commission approuve aussi le recrutement de nouveaux membres et le choix de nouveaux chefs de Familles.
Bonanno prit la tête de l'organisation de Maranzano en 1931. La même année, Joseph épousa Fay Labruzzo. Le couple eu trois enfants, Salvatore, Catherine, et Joseph Jr. Les profits illégaux de la Famille étaient l'usure, les paris clandestins, la loterie clandestine et le contrôle de la prostitution. Il investi son argent dans des affaires légales, dans des secteurs aussi divers que l'habillement, des fermes, des fromageries italiennes ou encore des pompes funèbres. En 1945, Joe était devenu multimillionaire. Dans les années 60, Bonanno commença à étendre son influence en Arizona et en Californie. Mais les autres boss des Familles mafieuses voyaient d'un mauvais oeil la soif de pouvoir de Bonanno, ce qui mena par la suite à des répercussions. A la même période, Bonanno investit dans des casinos à Cuba avec Meyer Lansky, et mets en place d'autres entreprises légales au Canada. Pendant ce temps, à New York, les autres parrains commençaient à suspecter Bonanno de vouloir déplacer ses hommes sur leurs territoires.
Après la mort de Joseph Profaci, un grand ami de Bonanno et chef de la famille Profaci, Joseph Magliocco est devenu boss de la Famille Profaci. Bonanno, qui complotait pour prendre le pouvoir de New York, commandita à Magliocco les meurtres d'autres mafiosi importants tels que Carlo Gambino, Tommy Lucchese et Sam Giancana. Magliocco a donné l'ordre à Joe Colombo, un soldat des Profaci, d'effectuer ces massacres, mais Colombo l'a trahi, indiquant les plans de meurtre aux autres membres de la Commission.
La Commission a demandé une explication à Magliocco et Bonanno, mais Bonanno a refusé de s'expliquer. Magliocco était très malade et avoua avoir comploter, ainsi la Commission fut clémente, et lui préleva une amende de 50 000 dollars, et lui ordonna de se retirer de la vie criminelle. Un mois plus tard, Magliocco est mort d'hypertension. La légende dit que Joe Bonanno, indigné par les aveux de Magliocco devant les membres de la Commission, a personnellement décidé de mettre une pilule de poison dans la bouche de Magliocco, ce qui aurait provoqué une foudroyante crise cardiaque mettant fin à ses jour.
Les membres de la Commission avaient espéré que leur clémence avec Magliocco persuaderait Bonanno de venir s'expliquer. Plusieurs des membres de la Commission avaient connu Bonanno depuis qu'il était jeune, et ils étaient peu disposés à le tuer sans explication.
En 1964, Bonanno et son avocat furent enlevés par un tueur des Bonanno, Michael "Mickey Z" Zaffarino. Bonanno a été captif pendant 19 jours, après quoi il a accepté de se retirer, de donner à la Commission les capitaux de la famille de Bonanno, élevés à l'époque à 2 milliards de dollars par an, et à partir dans un autre pays.
Bonanno s'est exécuté et s'est déplacé à Haïti, mais en 1965, son fils Salvatore fut victime d'une attaque visant à le tuer. Bonanno a réalisé que la tentative avait été commanditée par l'homme qui lui a succédé à la tête de sa famille aux Etats-Unis, Paul Sciacca, et il se vengea, commençant ce qui est deviendras connu sous le nom de la "Banana War". Cette guerre coupa la Famille Bonanno en deux factions rivales, d'un coté ceux qui soutenaient Joe Bonanno et de l'autre ceux qui soutenaient Sciacca. Bonanno s'avérait être trop fort pour Sciacca. Cependant, Bonanno a souffert une crise cardiaque ce qui l'a incité à se retirer pour de bon, finissant la guerre.
Bonanno s'est alors déplacé en Arizona, où en même temps il a été envoyé en prison par le FBI pour quelques condamnations auxquelles il avait échappé en partant des Etats-Unis. En 1983, il a essayé de se racheter avec son autobiographie "A Man of Honor". Le gouvernement saisi l'opportunité et questionna Bonanno à propos de la Commission. Mais Joe refusa de parler, respectant le serment de l'omertà. Bien qu'âgé et en mauvaise santé, Bonanno fut incarcéré pendant près d'un an pour son refus de coopéré.
Dans les années 90, la chaîne de télévision américaine Lifetime a produit un film sur sa vie.
Bonanno, un des parrains les plus important dans l'histoire de la Cosa Nostra, n'a été jamais condamné pour un crime sérieux. Il a été par le passé condamné à payer 450 dollars d'amende, et ne fit presque pas de prison. Pendant sa retraite, la Commission a permis à Bonanno de vivre en paix dans une banale maison de banlieue à Tucson, Arizona, avec sa famille, survivant en mettant au point quelques rackets à Tucson. Joseph Bonanno, le dernier Mafioso restant ayant survécu au fascisme italien, à la fameuse époque des "Mustache Petes" (le début de la Mafia au Etats-Unis), et à sa propre guerre sanglante, est décédé le dimanche 12 mai 2002 à l'âge de 97 ans.
Dans son livre, il a réduit au minimum les aspects criminels de sa vie et a essayé de justifier l'existence de ce qu'il a appelé "notre tradition". «J'était comme un père de famille ou un chef d'Etat», écrit-il, en décrivant son rôle. «J'ai aussi dû maintenir l'ordre interne. J'ai dû conduire des affaires à l'étranger avec d'autres Familles». Mais être le chef d'une Famille de la Mafia à New York a, dit-il, aussi des inconvénients. «Dans d'autres villes américaines où il y a seulement une Famille, les mafiosi, à de rares exception, vivent de longues carrières et meurent de causes naturelles», écrit-il.
«Mais à New York, où les conflits sont monnaie courante, les mafiosi ont des vies périlleuses».

# Posté le mercredi 08 novembre 2006 07:28

Modifié le mardi 06 novembre 2007 08:07

Growing Up Gotti

Growing Up Gotti
C'était la semaine avant Noël 2004. Ciro Perrone, John Yannucci et Ralph Scopo Jr, Trois mafiosi de New York étaient assis autour d'une table, en train de manger et boire du vin. En dessous de cette même table, le FBI avait pose un micro. Les trois mafiosi parlaient d'une émission de télé-réalité qui les touchait de près. L'émission en question se nommait "Growing Up Gotti". Ce programme, qui passe sur la chaîne américaine A&E, suit au quotidien la vie de Victoria Gotti, (la fille du célèbre parrain des Gambino, John Gotti) et de ses trois fils, Carmine Gotti Agnello, John Gotti Agnello, and Frank Gotti Agnello. Le père des trois garçons se nomme Carmine Agnello, il est lui un soldat de la Famille Gambino.
La chaîne A&E a du faire face à de nombreuses critiques face à la diffusion de l'émission. Certaines personnes pensaient que "Growing Up Gotti" glorifiait le monde du crime organisé, et montrait une famille qui vivait dans la richesse grâce à l'argent du crime. En effet, Victoria et ses fils vivent dans une immense, impressionnante et luxueuse propriété à Long Island, New York, et les jeunes Gotti conduisent des BMW et d'autres voitures de luxe. Beaucoup de personnes se sont plaintes également du langage vulgaire et peu compréhensible de Carmine, John et Frank Gotti Agnello. Ralph Scopo Jr, un soldat de la Famille Colombo originaire d'Howard Beach, Queens, a lui-même déclaré lors du repas que « les gamins ne savaient même pas parler ».
Les trois garçons, surnommés les "Hotti Gottis", ont en effet des difficultés à s'exprimer correctement, à tel point que A&E a décidé de rajouter des sous-titres pour que les auditeurs puissent comprendre ce que disent les trois frères Gotti Agnello, qui ont moins de mal à suivre la mode. Ils font très attention à leurs apparences, ont les cheveux (pleins de gel) coiffés en piques, portent des grosses chaînes en or autour du cou, des vêtements de marque (Gucci, Prada, Armani, Armani Exchange), portent des eaux de Cologne de marque renommées, et ont de nombreux tatouages (John Gotti Agnello, un des "Hotti Gottis", possède un tatouage qui réfère à son grand-père la mafioso John Gotti, ou il est inscrit "Mi Dai La Forza", se qui signifie "tu me donnes de la force" en italien).
«Les gamins ressemblent à des filles», grommela Ciro Perrone, un capo des Genovese capo, propriétaire de "Don Peppe", un populaire restaurant italien d'Ozone Park, Queens, ou de nombreux gangsters se réunissent pour manger et discuter. «C'est une des émissions les plus répugnantes et insultantes» que l'on peut voir à la télévision, déclara John Yannucci, le bras-droit de Perrone. Ralph Scopo, un ami proche de John Gotti, était très embarrassé pour la famille de John, à tel point qu'il ne voulait pas en parler. Les trois gangsters, bien entendu, ne sont pas les seuls à trouver l'émission très mauvaise. La conversation entre les mafiosi a eu lieu le 14 décembre 2004, deux jours après que Phil Mushnick, un journaliste du New York Post ai écrit dans son article qu'il "n'était pas nécessaire d'être Italien pour se sentir offensé" par la grossièreté et les stéréotypes négatifs que véhicule “Growing Up Gotti.” De nombreuses critiques ont dit que l'émission dégradait plus l'image de la communauté italo-américaine que des dizaines de films sur la Mafia. Sur le site d' A&E, les internautes peuvent apprendre à “s'habiller comme un Gotti,” ou encore joindre le “Hotti Gotti Girls Club”, ou même jouer à un jeu appelé “Pantsing Game” – le but étant de se faufiler derrière quelqu'un et essayer de lui baisser le pantalon sans qu'il vous attrape.
Le seul aspect positif de "Growing Up Gotti", suggéra John Yannucci, est un des principal centre d'intérêt des mafieux: «Ils se font de l'argent» dit-il. «Ils se font payer à un prix incroyable juste pour être une honte,» répliqua Scopo, ajoutant que le père des trois garçons, emprisonné, «ne peut même pas leur dire quoi faire de toute façon ; il en a entendu parler, mais il n'a jamais pu regarder.»
Malheuresement pour les gangsters, les micros secrets du FBI n'étaient pas utilisés pour recueillir des réactions sur l'émissions des Gotti, mais pour rechercher des preuves contre Perrone, Scopo, Yannucci et 17 autres gangsters, concernant divers crimes tells que l'usure, le jeu illégal, l'obstruction à la justice, ou encore le racket de syndicats, entre autres.

# Posté le jeudi 30 novembre 2006 19:27

Modifié le mardi 06 novembre 2007 08:07

Steven Crea

Steven Crea
Steven "Stevie Wonder" Crea (né le 18 juillet 1947), est un membre de haut-rang de la Famille Lucchese. Crea est un ancien boxeur originaire d'Arthur Avenue, la Little Italy du Bronx. Crea a été nommé membre de la Famille Lucchese dans les années 1980, probablement sous le règne d'Antonio “Tony Ducks” Corallo.
À la fin des années 80, Vittorio Amuso, le remplaçant de Corallo à partir de 1986, nomma Crea capo de son propre crew basé dans le Bronx, qui est entre autres impliqué dans le racket de syndicats, tels que le Local 608 des Carpenters (Syndicats des Charpentiers). Le crew extorque également des entrepreneurs dans le métier de la construction, et ce grâce à l'influence que la Famille Lucchese a sur plusieurs syndicats. En 1993, le boss Vittorio Amuso était en prison et l'underboss Anthony Casso, suite à son emprisonnement, se mit à collaborer avec les autorités, qui plus tard jugeront son témoignage peu fiable et le jugerons à la prison à vie.
C'est à cette même période que Crea fut nommé underboss de la Famille Lucchese. A partir de ce moment, Crea devint très puissant au sein de la Famille et tenta de retirer le pouvoir des Lucchese aux crews de Brooklyn, afin de le redonner aux crews de la Famille basée dans le Bronx et à Manhattan, qui historiquement contrôlent la Famille Lucchese
La faction des Lucchese basée à Brooklyn prit le pouvoir suite à la nomination d'Amuso et de Casso, tout deux originaires de Brooklyn. Des animosités et des rivalités envers la faction de Brooklyn se créèrent alors de la part des Lucchese originaires du Bronx, de Manhattan et du New Jersey, en particulier à cause du terrifiant duo Amuso/Casso. Au printemps 1993, voyant le pouvoir grandissant des Lucchese du Bronx, plusieurs membres de la faction de Brooklyn, parmis eux George Zapolla Frank "Frankie Bones" Papagni et Frank "Spaghetti Man" Gioia complotèrent un plan afin d'assassiner Crea. Le plan consistait à convoquer "Stevie Wonder" à une réunion pour parler affaires, et de le tuer. Cependant, à l'époque, les membres de la faction de Brooklyn étaient trop occuper à organiser l'évasion de prison d'Anthony Casso, d'autant plus qu'il aurait fallu l'autorisation de la Commission de la Cosa Nostra pour assassiner Crea..
Durant les années 1990, Crea fut à la tête du "Lucchese Construction Group", qui était composé également des capi Dominic Truscello, à la tête du crew de Prince Street (Manhattan), et Joseph Tangorra, à la tête d'un crew de Brooklyn. Crea avait des intérêts financiers dans des entreprises qui construisaient divers bâtiments, comme par exemple des écoles ou des maisons luxueuses dans les banlieues chics de New York. Le "Lucchese Construction Group" imposait une taxe aux entrepreneurs qui souhaitaient construire sur certains sites. Les mafiosi obligeaient également les entreprises de construction à les déclarer comme salariés de ces entreprises. Ainsi, les gangsters touchaient les salaires et pouvaient également montrer à l'IRS (l'équivalent du fisc) leurs fiches de paie, prouvant ainsi qu'ils avaient un travail.
En 1998, après que l'acting boss Joseph Defede soit inculpé de racket lié à l'influence des Lucchese dans l'industrie du vêtement, Crea devint le nouvel acting boss. Le 6 septembre 2000, Crea et d'autres membres du “Lucchese Construction Group” furent condamné par le procureur du New York County District de racket de travailleurs, de corruption d'entreprises, d'extorsion et d'autres accusations. Les capi Dominic Truscello et Joseph Tangorra, ainsi que les soldati Joseph Datello, Philip DeSimone, Anthony "Razor" Pezzullo, Joseph Truncale, et Arthur Zambardi, puis les associés Andrew Reynolds, Giuseppe Palmieri et son frère Alessandro furent tous condamnés à purger des peines de prison.
Les mafieux auraient détourner des millions de dollars de nombreux projets de constructions, aussi bien publics que privés. Précisément, Crea utilisa ses associés dans le milieu du bâtiment, dont Michael Forde, alors président du Local 608 des Carpenters Local 608 et directeur du NYC District Council of Carpenters (le Conseil des Charpentiers du District de NYC), afin d'extorqué des entrepreneurs en bâtiment qui refusaient par exemple d'employer des charpentiers syndiqués. Crea plaida coupable et fut libéré de prison en 2006.
En 2006, la Famille Lucchese est toujours dirigée officielement par Vittorio Amuso, malgré son incarcération à vie. Cependant, les opérations quotidiennes sont dirigées par un panel composé d'Aniello Migliore, Matthew Madonna, et Joseph DiNapoli. Il est possible que Crea prennent le contrôle des Lucchese après l'expiration de sa liberté sur parole en août 2009. Les conditions de sa liberté sur parole lui interdisent de rencontrer des mafieux présumés ou reconnus, ainsi que des représentants officiels de Syndicats.
Il serait également possible que Domenico “Danny” Cutaia un capo d'un crew à Brooklyn, deviennent boss après la date d'expiration de sa liberté sur parole en Août 2008. Cutaia est l'ancien garde-du-corps/chauffeur de Paul Vario, le légendaire capo de Brownsville/East New York (Brooklyn), dont le crew a accompli le casse de la Lufthansa en 1978 (5 millions de dollars en billets intraçables de 50 et 100 $ et 875 000 dollars en bijoux). Le fils de Domenico, Salvatore Cutaia, et son beau-fils John Baudanza sont tout les deux des soldats de la Famille Lucchese.

# Posté le vendredi 26 janvier 2007 14:50

Modifié le mardi 06 novembre 2007 08:06

Liborio Bellomo

Liborio Bellomo
Liborio "Barney" Bellomo (né le. 8 Janvier 1957) est un membre de haut rang de la Famille Genovese.
Au début des années 1980, Vincent "Fish" Cafaro, un soldat des Genovese, sponsorisa Bellomo, qui devint un membre des Genovese assigné au 116th Street Crew, basé à East Harlem et dirigé alors par le capo Saverio "Sammy" Santora.
Les principales activités du crew étaient le trafic d'héroïne, les jeux illégaux, les paris, l'usure, et le racket de syndicats, en particulier le "NYC District Council of Carpenters" (le Conseil des Charpentiers du District de NYC).
Au milieu des années 1980, Bellomo remplaça Santora à la tête du 116th Street Crew, et avec un autre capo des Genovese d'Harlem, nommé Vincent DiNapoli, "Barney" devint un des racketteurs les plus importants du NYC District Council of Carpenters et étendis considérablement son influence dans l'industrie de la construction new-yorkaise.
Au début des années 1980, Bellomo changea le territoire de son crew, en déménagea ses affaires d'East Harlem, devenu largement hispanique, jusqu'au Bronx.. En 1987, Louis Manna, le consigliere des Genovese, récompensa Bellomo en lui donnant le contrôle exclusif du Local 17 des Carpenters, dans le Bronx.
En 1990, après l'accusation de Vincent Gigante dans une affaire d'extorsion, Bellomo devint “acting boss” de la Famille Genovese. En 1996, après avoir servit avec efficacité en tant qu'acting boss de Gigante, alors que celui-ci évitait les condamnations en faisait semblant d'être handicapé mental, Bellomo fut accusé entre autre de meurtre, d'extorsion et de racket de syndicats. Il passa avec succès trois tests au détecteur de mensonge à propos d'un meurtre qu'il niait. Le FBI lui as rasé la tête afin d'analyser ses cheveux, cherchant des évidences comme quoi Bellomo aurait prit une drogue qui lui servait à tromper le polygraphe*. Bien qu'aucune trace de drogue n'as été trouvé dans ses cheveux, Bellomo est resté en prison. En 1997, “Barney” plaida coupable des autres accusations, afin de purger une peine moins importante, et fut condamné à 10 années de prison.
En 2001, alors que la sorti de prison de Bellomo était prévue pour 2004, il fut inculpé de blanchir l'argent du racket de la Famille Genovese sur les quais de New York, et le contrôle de l' ILA (International Longshoremen's Association). Bellomo fut accusé de blanchir l'argent volé sur les fonds de pension des membres de l'ILA. Bellomo plaida coupable, fut condamné à 4 ans supplémentaires, repoussant encore sa date de sortie., En février 2006, Bellomo est accusé d'avoir ordonné le meurtre de Ralph Coppola en 1998, l'acting capo du crew de Bellomo. Son avocat, Peter Peluso, décida de collaborer avec les enquêteur fédéraux suite à la découverte de sa participation à l'assassinat. Peluso plaida coupable d'avoir joué un rôle dans le meurtre, admettant d'avoir fait passer l'ordre de meurtre de Bellomo, qui était en prison, jusqu'aux mafiosi des Genovese qui ont effectué l'assassinat. Bellomo est actuellement en prison.


*Un détecteur de mensonge, ou polygraphe est un ensemble d'appareils qui mesurent les réactions physiologiques d'un suspect pendant qu'on l'interroge, le postulat étant qu'un mensonge entraîne une réaction émotive mesurable.

# Posté le dimanche 28 janvier 2007 05:37

Modifié le vendredi 04 juillet 2008 21:42