Anthony Casso

Anthony Casso
Anthony "Gaspipe" Casso (né le 21 Mai 1940) était un membre de la Famille mafieuse new-yorkaise des Lucchese.
Durant sa carrière criminelle, Casso avait la réputation d'être un véritable tueur sans merci, un des gangster plus violents de la Famille Lucchese.
Comme son père avant lui, Casso voulait devenir un membre d'une Famille de la Mafia. Casso a commencé sa carrière comme dealer de drogue, casseur de coffre-fort au sein du Bypass Gang, un gang composé de cambrioleurs d'élite.
Anthony était associé à un membre de la Famille Lucchese nommé Christopher "Christy Tick" Furnari. Casso était un homme de main pour les Lucchese, qui opérait le long des docks de Red Hook, à Brooklyn. Son surnom, Gaspipe, lui vient du fait qu'il utilisait souvent un tuyau à gaz (gas pipe) pour menacer ou battre les "clients" de l'usure qui étaient trop lent à rendre l'argent.
Dans les années 80, le FBI avait comme objectif de faire tomber tout les boss des cinq Familles de la Cosa Nostra new-yorkaise. En 1986, Antonio "Tony Ducks" Corallo, le boss à l'ancienne des Lucchese ; fut condamné à 100 ans de prison lors du "Commission Case", qui permit à la justice d'emprisonner pratiquement tout les membres de la Commission des 5 Familles new-yorkaises de la Cosa Nostra. C'est le capo Anthony "Buddy" Luongo qui remplaça "Tony Ducks" au poste de boss, mais pas pour longtemps car en décembre 1986 il disparaîtra sans prévenir personne. Vittorio "Vic" Amuso, un grand ami de Casso et un ancien membre du Bypass Gang, remplaça Luongo et devint le nouveau parrain de la Famille Lucchese Lorsqu'Amuso prit le pouvoir son consigliere était Ettore Cocco et son sous-chef était Mariano Macaluso. En 1987, Cocco se retira officiellement. Amuso nomma alors son vieil ami Anthony "Gaspipe" Casso comme consigliere. C'était Amuso et Casso qui était bien entendu responsable de la disparition de Luongo.
En 1989, Casso devint underboss des Lucchese. À cette époque, Casso attira l'attention par son style de vie: il portait des beaux costumes au prix élevé, et de beaux bijoux (comme par exemple une bague avec un diamant, s'élevant à 500 000 dollars); il dînait dans les restaurants les plus chics, payant des additions s'élevant à plusieurs milliers de dollars, et vivait dans une belle demeure dans un beau quartier de Brooklyn.
À la tête des Lucchese, Amuso et Casso ont partagé d'énormes profits provenant des activités illégales de la Famille, qui incluait entre autre un revenu de "15 000 à 20 000 dollars par mois avec le ramassage d'ordures à Long Island ; 75 000 dollars par mois en pot-de-vin pour garantir à huit entreprises de fret aérien qu'il n'y aurait pas de grève de la part des syndicats; 20 000 dollars par semaine avec les jeux illégaux sur machines ; et 245 000 dollars par an de la part d'une importante entreprise de fabrication de béton : la Quadrozzi Concrete Company."
Le duo se partageait également plus de 200 000 dollars par an avec divers rackets dans l'industrie de l'habillement. Il faut ajouter à cela la part qui leurs revenait sur tous les activités commises par les soldats et capi de la Familles Lucchese (paris, jeux illégaux, trafic de drogue, usure, etc.)..
Casso recevait également des tributs de la part d'un gangster Russe nommée Marat Balagula qui dirigeait une opération de trafic d'essence, et d'un gangster Grec, nommé George Kalikatas qui en 1990 seulement a payé 683 000 dollars à to Casso pour pouvoir commencer une opération d'usure et de jeu dans le Queens en ayant la « protection » de Casso.
Après l'emprisonnement d'Amuso en 1991, Casso devint acting boss de la Famille Lucchese. Cependant, il était recherché pour meurtre et racket, et parti en cavale hors de l'état de New York. Pendant plus de 3 ans, Casso garda le contrôle des Lucchese.et ordonna 11 meurtres, puis a conspiré avec le boss des Genovese, Vincent "Chin" Gigante dans un attentat visant John Gotti, pour venger le meurtre de Paul Castellano. Il gardait le contact avec ses capitaines par des codes téléphoniques compliqués.
En 1994, il fut arrêté et placé en détention à Mount Olivet, New Jersey. Après plusieurs tentatives de s'évader; Casso, désespéré, accepta de devenir un informateur pour le gouvernement en échange d'une réduction de sa peine initiale (incarcération à vie) et l'entrée dans le Witness Protection Program. Casso avoua avoir prit part à 34 meurtres, et balança d'autres informations, comme le fait qu'il avait deux officiers du NYPD qui lui donnait des informations et exécutait même des meurtres pour lui. Ces détectives furent plus tard identifiés comme étant Stephen Caracappa et Louis Eppolito.
Cependant, le gouvernement décida que Casso n'était pas un témoin qualifié, c'était un psychopathe, un tueur sans pitié, et ils refusèrent qu'il témoigne et l'enlevèrent du Witness Protection Program. Il avait de plus, durant son incarcération dans un quartier spécial informateur, fait entrer de la drogue, des cigares, de la nourriture et avait corrompu des gardiens. Il avait également déclenché des bagarres, en particulier avec un dénommé “Big Sal” Miciotta, un membre de la Famille Colombo devenu informateur. Il fut condamné à vie dans le quartier haute sécurité de la prison d ' ADX Florence.
Ce pénitencier, situé dans le Colorado, abrite les criminels les plus dangereux d'Amérique, parmis eux l'ancien mafioso Salvatore "Sammy the Bull" Gravano ; les terroristes islamistes Zacarias Moussaoui, Ramzi Yousef et Omar Abdel-Rahman ; le chef d'un groupe Néo-Nazi David Lane ; ou encore Larry Hoover, le chef d'un gang afro-américain de Chicago, nommé Gangster Disciple Nation.
Etant donné la dangerosité des détenus, la plupart d'entre eux sont gardé en isolement 23 heures par jour, dans une petite cellule (3,5 mètres sur 2 mètres), derrière une épaisse porte en acier. Les meubles des cellules (bureau, tabouret et lit) sont fait en béton. Les détenus ont droit à un miroir en acier poli fixé au mur, un lumière électrique, une radio, un cendrier, et une petite télévision en noir et blanc qui montre des programmes éducatifs, religieux, ou thérapeutiques. Ces privilèges peuvent être retirés en guise de punition.
La prison contient une multitude de détecteurs de mouvements et de caméras, de rayons laser et d'autres systèmes de sécurité sophistiqués. Les murs extérieurs sont entourés de fil barbelé haut de 3,7 mètre. Des gardes de sécurité équipés de chiens d'attaque passent constamment dans l'ère situé entre les murs de la prison et les palissades équipés de fils barbelés.

# Posté le vendredi 02 mars 2007 13:40

Modifié le mardi 06 novembre 2007 08:06

Mafia Cops

Mafia Cops
Louie Eppolito et Steven Caracappa sont deux anciens policiers de New York. En 2006, ils ont été jugés coupables de divers crimes au nom de la Mafia Italo-américaine, alors qu'ils étaient détectives de la police de New York (NYPD). Louie Eppolito, un ancien culturiste et Mister New York 1967, est né dans la Mafia. Son père, Ralph "Fat the Gangster" Eppolito, ainsi que ses oncles James "Jimmy the Clam" Eppolito et Freddy "The Sheik" Eppolito, étaient tous des membres de la Famille Gambino.
Louie as grandi dans le quartier ouvrier d'East Flatbush, à Brooklyn. Son père, Ralph, le battait fréquemment et le formait à devenir un gangster, lui apprenant à détester les balançes et la police, en lui disant que les initiales FBI (Federal Bureau of Investigation) signifiaient en réalité "Forever Bother the Italians" (Toujours emmerder les Italiens). Il mourra peu avant que son fils Louie entre dans la police en 1969.
« Il m'aurait tué lui-même si il était encore en vie » as déclaré Lou Eppolito en parlant de son père, qui comme beaucoup de gangsters, haïssait la police.
Son grand-père, Luigi "The Napolitan" Eppolito était un immigrant italien originaire de Naples, arrivé aux Etats-Unis en 1901. C'était un associé de Charles "Lucky" Luciano. Luigi possédait une bijouterie à Little Italy. "The Napolitan" refourguait de la marchandise volée, et était à la tête d'un réseaux de proxénètes et de prostitués. Une autre de ses activités consistait à voler l'or et les diamants aux juifs Hassidim de Manhattan, puis de faire fondre l'or dans sa bijouterie pour en faire des montres.
Lou Eppolito as pendant un moment été attiré par la vie de mafieux, mais prétend avoir évité l'illégalité pour devenir un honnête détective de police de New York. Malgré tout, Louie ne cachait pas ses connections avec la Mafia. Il se comportait comme un véritable Mafioso; il portait des grosses chaînes et bagues en or, saluait ses amis en leur faisant la bise, parlait fort et avec les mains. Sa femme, Fran, était souvent amusée de le voir siroter un double espresso avec son ami Steve Caracappa, en lançant "Salute!" à la manière d'un gangster.
Steve Caracappa, quand à lui, as grandi dans un quartier italo-américain de Staten Island. C'est un ancien combattant du Viêt-Nam. Caracappa est un peu l'opposé de son ami Louie Eppolito; il est maigre, discret, parle peu, et était un "meilleur" policier. Il était parfois appelé “The Prince of Darkness” (le Prince des Ténèbres), car il était impassible, imperturbable, d'un calme presque inquiétant; et toujours habillé de beaux costumes sombres
Caracappa travaillait très dur pour obtenir des postes qui lui garantissait l'accès à le plus de renseignement possible sur la Mafia. C'était un détective très respecté, qui est devenu membre de la prestigieuse Organized Crime Homicide Unit, une unité spécialement formé pour les meurtres mafieux.
En 1979, James "Jimmy the Clam" Eppolito, alors capo des Gambino, accuse Nino Gaggi et Roy DeMeo de trafic de drogue suite à un différent entre eux. Nino Gaggi avait en effet insulté le fils de "Jimmy the Clam" en le traitant d'informateur. À cette époque, le boss de la Famille, Paul Castellano, interdisait à ses membres de trafiquer de la drogue sous peine de mort. Malgré tout, Castellano donna l'autorisation à Nino Gaggi et Roy DeMeo d'assassiner “Jimmy the Clam” et son fils Jim-Jim Eppolito. Jim-Jim avait mis au point une arnaque en organisant une fausse oeuvre caritative pour les enfants du monde souffrant de la famine, appelée International Children's Appeal. Il avait reçu de l'argent de la part du sénateur Edward Kennedy, et également de la femme du Jimmy Carter, à l'époque président des Etats-Unis. Seulement, l'arnaque fut découverte et mentionnée à la télévision. Il était dit que Jim-Jim était associé de la Famille Gambino, et qu'il était le fils de "Jimmy the Clam."
Paul Castellano n'avait en aucun cas besoin d'une telle publicité, et cet événement l'incita fortement à se débarrasser de Jim-Jim et son père. Cet événement dévasta Lou Eppolito.
En 1984, Louie Eppolito est accusé d'avoir remis un dossier du NYPD à Rosario Gambino, un trafiquant d'héroïne Sicilien lié à la Famille Gambino. En effet, quand le FBI effectua une recherche dans la maison de Rosario Gambino, dans le New Jersey, ils trouvèrent une photocopie d'un dossier du NYPD contenant l'enquête sur Gambino. Eppolito avait été le dernier à signer le dossier, et tout portait à croire que c'était lui qui avait remis la photocopie à Gambino.
Cependant, il fut innocenté grâce à une bonne défense et au soutien de ses collègues de la Police New-yorkaise.

Peu après, en 1985, Eppolito fut inviter à effectuer du “travail” pour la Famille Lucchese. L'offre de recrutement se fit par l'intermédiaire d'un des cousins d'Eppolito, nommé Frank Santora Jr., un gangster qui avait auparavant travaillé pour "Jimmy the Clam".
Alors qu'il était incarcéré à la prison fédérale d'Allenwood, Santora rencontra un homme d'affaire juif originaire de Brooklyn, nommé Burton Kaplan. Kaplan était un associé de la Famille Lucchese, qui était dans l'industrie de l'habillement et dans l'importation de drogue. En prison, Santora as dit un jour à Kaplan qu'il avait un cousin flic qui était prêt à faire du bizness “si le prix est correct.”
Quand Kaplan et Santora sortirent de prison, il feront office d'intermédiaires entre les deux détectives et la Famille Lucchese.
Caracappa et Eppolito recevaient 4000 $ par mois pour fournir des informations à Casso, sur les enquêtes en cours concernant la Famille Lucchese. Pour le reste, (meurtres, ou autre) il recevaient un paiement allant jusqu'à 65 000 $.
Cet arrangement semblait sûr, puisque Eppolito et Caracappa ne rencontreront jamais Casso en personne, leurs seuls contacts se faisait par Kaplan et Santora.
Anthony Casso ne connaissait pas leurs nom, et appelait les deux détectives sous le pseudonyme de "Crystal Ball" (la Boule de Cristal). Il a juste aperçu les deux policiers de loin dans une voiture, un soir.
Le 13 avril 1986, Frank DeCicco, l'underboss de la Famille Gambino, est mort d'une violente explosion de sa voiture. John Gotti as une idée de qui est dernière l'assassinat de DeCicco : la Famille Genovese, avec l'aide de Casso.
Quand, en Septembre 1986, Casso fut presque assassiné par une équipe de John Gotti, il se tourna vers Eppolito et Caracappa pour l'aider à se venger. Suite à cet événement, il s'en suivi une véritable effusion de sang. Le 3 septembre 1987, Santora, est assassiné. Il se trouvait en réalité au mauvais endroit au mauvais moment, puisque les tueurs visaient l'homme qui l'accompagnait. A partir de ce moment les deux policiers traitèrent par l'intermédiaire de Burton Kaplan.

Voici la liste des crimes dans lesquels le duo Eppolito/Caracappa est impliqué :

-JANVIER 1986: Eppolito et Caracappa acceptèrent un contrat de la part de Gaspipe Casso visant à trouver et tuer l' underboss de la Famille Gambino, Salvatore "Sammy the Bull" Gravano. Ils traquèrent Sammy pendant un moment, mais décidèrent de laisser tomber, car Gravano était trop difficile à atteindre.

-SEPTEMBRE 1986: James Hydell, un associé de la Famille Gambino, est kidnappé par les deux détectives, qui l'enfermèrent dans le coffre de leur voiture et le délivrèrent à Casso. Hydell avait participé à la tentative d'assassinat visant "Gaspipe". Hydell est torturé par Anthony Casso, afin que celui-ci révèle le nom de ses complices. Après ça, Hydell est tué par l'underboss des Lucchese. Celui-ci ne respecta pas les dernière volontés d'Hydell, qui souhaitait que ses assassins laisse son corps dans la rue, afin que sa mère puisse toucher l'assurance vie. Son corps ne fut jamais retrouvé.

-DECEMBRE 1986: Nicholas Guido, un honnête installateur de téléphones vivant à Brooklyn, est assassiné dans sa voiture le jour de Noël, devant chez lui. Ses assaillants, sous les ordres d'Anthony Casso, le tuèrent en le prenant pour un associé des Gambino qui se nommait également Nicky Guido. Celui-ci avait participé à l'attentat visant Casso. Ce sont les "Mafia Cops" qui fournissèrent aux Lucchese l'adresse et la photographie de Nicky Guido, en pensant qu'il était l'associé des Gambino que Casso cherchait à tuer.

-OCTOBRE 1987: John Heidel, un membre du Bypass Gang, est assassiné de plusieurs balles en pleine rue. Ce meurtre eu lieu après que Caracappa et Eppolito confirment à Casso que Heidel collaborait avec les autorités.

-FEVRIER 1990: Anthony DiLapi, un soldat de la faction du Bronx des Lucchese, est tué après avoir refuse plusieurs fois de rencontrer Casso, puis après être parti en Californie. Caracappa et Eppolito aidèrent à localiser DiLapi, grâce à leur accès au dossier de la police.

-MAI 1990: James Bishop, un représentant syndical du Local 37 du Painters Union (Syndicat des Peintres en bâtiment), est assassiné après que Caracappa et Eppolito confirment que Bishop coopère avec les autorités dans une enquête de corruption.

-AOUT 1990: le soldat des Gambino Bruno Facciola est tué après qu'il soit identifié comme étant un informateur par les deux détectives. Facciola à été poignardé dans les deux yeux. Son corps à été retrouvé peu après dans le coffre de sa voiture, à Brooklyn. Un canari congelé as été enfoncé dans sa bouche, signe que désormais il ne pourrait plus "chanter" au FBI. C'est Louis "Louie Bagels" Daidone, à l'époque soldat des Lucchese, qui s'occupa d'effectuer le contrat.

-MAI 1991: le soldat des Gambino Bartolomeo “Bobby” Boriello est tué après qu'Eppolito et Caracappa fournissent son adresse aux Lucchese. Boriello était suspecté d'avoir participé à la tentative d'assassinat sur Casso.

-NOVEMBRE 1992: le capo de la Famille Gambino, Edward “Eddie” Lino, un important dealer d'héroïne, est fusillé à mort dans sa Mercedes-Benz noire, alors qu'il se trouvait à Brooklyn. Le corps de Lino était transpercé de neuf balles.
Les autorités pensent que Eppolito et Caracappa ont suivit Lino depuis le "Cabrini Social Club", à Ocean Parkway, Brooklyn.
C'est Caracappa qui tira sur Lino. Celui-ci était suspecté d'être impliqué dans l'attentat visant Casso. De plus, Lino avait participé au meurtre de Paul Castellano et son chauffeur Thomas "Tommy" Bilotti. Tommy Bilotti était un ami d'enfance de Steve Caracappa. Les deux détectives recevront 65 000 dollars de la part de Casso, pour avoir effectué ce contrat.

Louie Eppolito s'est retiré de la police en 1990. Pendant les année 90 il a eu une petite carrière d'acteur, avec de petits rôles dans les films "Predator 2" de Stephen Hopkins, "Coups de feu sur Broadway" de Woody Allen, ou encore "Les Affranchis" (il joue Fat Andy).
En 1992, Eppolito a écrit un livre, "Mafia Cop: The Story of an Honest Cop Whose Family Was the Mob" (l'histoire d'un flic honnête dont la famille était dans la Mafia), dans lequel il parlait de sa jeunesse, et des difficultés de devenir policier dans une famille qui compte des membres de la mafia.
En 1992, Steven Caracappa a prit sa retraite, et as travaillé pendant un moment comme détective privé.
Peu après leurs retraites, Eppolito et Caracappa déménagèrent à Las Vegas avec leurs femmes, ou ils vivaient dans des maisons voisines dans une rue résidentielle.
En 1993, Casso fut arête le FBI, et peu après il accepta de collaborer pour une éventuelle réduction de peine. Le procureur écouta Casso admettre 36 meurtres, et impliquer Eppolito et Caracappa dans plusieurs de ces meurtres. Le livre "Mafia Cop" de Louie Eppolito permit à "Gaspipe" d'identifier les deux policiers. En effet, Casso est tombé sur une copie du livre, et avait vu une photo montrant les deux policiers avec au dessus une inscription déclarant "Louie Eppolito et Steve Caracappa : les deux parrains du NYPD." Les deux détectives étaient sur le point de se faire arête quand Casso fut refusé comme témoin, car il était jugé trop instable.
En prison, il as déclenché des bagarres, et as corrompu des gardiens pour qu'il lui amènes des steaks, des dindes, de la vodka, du vin, ou encore des sushis. En 1998, il fut condamné à 15 peines de prison à vie consécutives.

À présent, le seul espoir pour les autorités pour coincer les Mafia Cops était de convaincre Burton Kaplan de balancer. Mais Kaplan refusait catégoriquement, même après avoir prit 27 ans de prison en 1998 pour vente de 19,95 kilos de cocaïne et 24 tonnes de cannabis, plus fraude. Eppolito et Caracappa semblaient tirés d'affaire.
Le 9 Mars 2005, Eppolito et Caracappa étaient arrêtés à Las Vegas.
Quelques temps auparavant, un petit arnaqueur nommé Steven Corso, avait été arrêté après avoir escroquer à peu près 5 millions de dollars à plusieurs personnes. Il décide alors de devenir informateur pour les fédéraux. Il part à Las Vegas, et approche Lou Eppolito. Ils devinrent amis, et Eppolito parla de ses connections dans la pègre, montra à Corso ses "animaux de compagnie", des serpents, et ses pistolets préférés, plaqués or. Corso piégea Eppolito en demandant si celui-ci pouvait lui fournir de la drogue pour des artistes de passages à Vegas.
« Pas de problèmes, mon fils Tony va s'en occuper. » répondit Eppolito, ignorant que son interlocuteur était équipé d'un micro. Le FBI déclara qu'il aura finalement suffit d'une infime quantité de méthamphétamines pour permettre à la justice de mettre les deux policiers en prison.
Kaplan accepta de témoigner peu après. La police réussi à le convaincre en lui parlant de sa famille, de son petit-fils qui grandira sans connaître son grand-père, et en le menaçant dans le transférer dans une prison rempli de petits voyous afro-américains. Kaplan savait le sort que l'on réserve à un homme âgé, faible et blanc dans ce genre d'établissements.

Le 6 Avril 2006, Eppolito et Caracappa étaient déclarés coupables. Avec toutes preuves et les témoignages, les avocats de la défense, Bruce Cutler (qui représentait Eppolito) et Ed Hayes (qui représentait Caracappa) ne purent pas faire grand-chose. Le 5 Juin 2006, ils furent condamné à la prison à vie, sans possibilité de liberté sur parole.

# Posté le dimanche 11 mars 2007 15:12

Modifié le mardi 10 février 2009 11:32

Anthony "Sonny" Ciccone

Anthony "Sonny" Ciccone
Anthony "Sonny" Ciccone est né le 19 juillet 1934. Il est un membre de la Famille Gambino.
Ciccone est le fils d'un mafieux légendaire sur les docks de Brooklyn, nommé Pasquale "Patsy" Ciccone. "Sonny" devint un membre de la Famille Gambino à la fin des années 60, dans le crew du puissant capo Anthony Scotto. Le crew de Scotto était basé à Red Hook, Brooklyn. Scotto était un important représentant du syndicat des dockers, l'International Longshoremen's Association* (ILA). Le surnom d'Anthony Ciccone lui fut donné en référence à un racketteur des docks de Brooklyn nommé Santo "Sonny Boy" Ricchiettore, qui était le mentor de Ciccone.
“Sonny” Ciccone avait également été un représentant au sein de l'ILA avant d'être radié, à cause de son appartenance à la Mafia. En 1979, après que Scotto soit condamné de racket de travailleurs, Ciccone devint le nouveau boss des quais de Brooklyn et Staten Island. En 1986, John Gotti, parrain des Gambino, nomma Ciccone capo, dégradant Scotto en soldato. Peu après avoir promu Ciccone, Gotti fut entendu sur une bande audio des fédéraux, en train de discuter du tribut qu'il avait reçu à Noël de la part de Ciccone: 22 000 dollars. .
En Juillet 1997, Ciccone as été condamner d'outrage criminel, en violant un ordre de la court qui l'interdisait de discuter avec des mafiosi reconnus, et des représentants de syndicats. En 2002, Ciccone sera condamné avec Peter Gotti, boss de la Famille, pour contrôle illégal des docks de la ville de New York, et extorsion d'entreprises dans le milieu des terminaux de containers.
Le procès démontra que la Mafia contrôle encore et toujours les docks New-yorkais, historiquement un lieu sous l'emprise de la Cosa Nostra.
Durant son inculpation, Ciccone fit passer un "message" à la reportrice du L.A. Times, nommée Anita Busch, qui écrivait un article à propos des connections mafieuses de l'acteur Steven Seagal (qui était racketté par Ciccone) et du procès de Ciccone. Le 20 juin 2002, les fenêtres de la voiture de Busch on été brisées, avec une note sur l'une des vitres ou il était inscrit "STOP". Il y avait aussi un paquet suspect dans sa voiture. Les détectives du LAPD arrivèrent sur les lieux et trouvèrent un poisson mort et une rose à l'intérieur du paquet (un fameux message Sicilien utilisé dans le film "le Parrain", signifiant que la victime risque de « dormir avec les poissons »).
Un des hommes de main de Ciccone, le robuste et dangereux Primo Cassarino, soldat des Gambino, coopérera avec les fédéraux pour une réduction de sa peine de prison. Il témoignera contre Ciccone et Peter Gotti, en compagnie de l'ancien capo Michael DiLeonardo et le président du Local 1814 de l'ILA Frank "Red" Scollo.
Scollo as admis avoir détourner des fonds et avoir remis à la Famille Gambino des centaines de milliers de dollars en paiements mensuels.
La sortie de prison de Ciccone est prévue le 28 Juin 2015.
Un des soldats de Ciccone, nommé Salvatore "Vinny Papa" Ricchiettore, le fils de Santo "Sonny Boy" Ricchiettore, est actuellement l'acting capo du crew de Ciccone.


* L'ILA ( International Longshoremen's Association) est un syndicat de travailleurs qui représente les dockers et les personne qui travaillent sur les quais situés le long de la Côte Est des Etats-Unis et du Canada, la Côte Sud-Est des Etats-Unis, les Great Lakes (les 5 plus grand lacs nord-américains), Puerto Rico, et plusieurs voie d'eau à travers le continent. L' ILA compte approximativement 200 locaux affiliés aux villes portuaires de ces endroits.

# Posté le vendredi 16 mars 2007 12:20

Modifié le mardi 06 novembre 2007 08:06

Cesare Bonventre

Cesare Bonventre
Cesare "The Tall Guy" Bonventre (1 Janvier 1951 –16 Avril 1984) était un mafioso de New York, membre de la Famille Bonanno.
Bonventre est né à Castellamare del Golfo en Sicile. Ce village sicilien est le lieu de naissance de nombreux mafieux Italo-américains, comme Salvatore Maranzano, Giuseppe "Joe" Aiello, Stefano Magaddino, ou encore Joseph Bonanno. Bonventre fut "importé" aux États-Unis par le boss des Bonanno dans les années 70, Carmine "Cigar" Galante (lui aussi originaire de Castellammare del Golfo, bien que natif d'East Harlem).
Durant les années 70, le renforcement de la présence du gouvernement italien, et la violence grandissante en Italie, poussèrent de nombreux gangsters Siciliens et Napolitains à émigrer aux Etats-Unis et éventuellement jouer un rôle dans le marché du trafic de drogue pour le compte des Familles new-yorkaises de la Cosa Nostra italo-américaine.
La "Pizza Connection", un des plus grand réseaux de trafic d'héroïne dans l'histoire des Etats-Unis, fut organisé par la Famille Bonanno et plusieurs boss de la Cosa Nostra sicilienne, notamment Gaetano Badalamenti, boss de Cinisi, Sicile.
S'appuyant sur plusieurs Familles siciliennes, ce réseau achetait massivement de l'héroïne au trafiquants turcs et de la cocaïne aux Colombiens, avant de l'exporter vers les Etats-Unis et de la distribuer sur place, au travers un réseau étoffé de petits commerces (dont une chaîne de pizzerias), tenus par des émigrés siciliens.
Les autorités estiment que ce réseau importa aux Etats-Unis environ 1.65 milliards de dollars en drogues illégales, et ce entre 1975 et 1984
Carmine Galante fit alors venir beaucoup de jeunes Siciliens dans l'état de New York pour distribuer de la drogue à travers des commerçes. Beaucoup d'entre eux s'installèrent à Knickerbocker Avenue, Brooklyn, un territoire contrôlé par le capo des Bonanno, Pietro Licata.
Ces truands Siciliens furent appelés “Zips” (probablement en référence à l'inhabilité qu'on les mafieux Américains de comprendre le dialecte Sicilien, que les Zips parlent trop rapidement.). Cependant, beaucoup de gangster Italo-américains, dans leur dos, les appelaient “greaseballs” (rital, métèque), un terme insultant désignant une personne d'origine méditerranéenne, particulièrement les Italiens. Les Zips étaient méprisés et craint des Italo-américains. Ils restaient entre eux, parlaient un dialecte incompréhensible pour des Américains, et étaient impliqués dans des affaires criminelles que les Américains étaient incapables de mettre au point.
Le soldat des Bonanno, Benjamin "Lefty" Ruggerio, lors de l'une de ses conversations avec Donnie Brasco (Joseph Pistone), exprime bien l'antipathie que les gangsters Américains ont envers les Zips :
« Beaucoup de monde le déteste [Galante].... Il y a seulement quelques personnes avec lesquelles il est proche. Et c'est principalement les Zips.... Ces mecs sont toujours avec lui. Il les amené de Sicile, et il les utilisent pour différents boulots et pour distribuer toute cette came [drogues]. Ils sont aussi vicieux que lui. Tu peux pas faire confiance à ces salauds de Zips. Personne ne peux. Excepté le Vieux. »

Malgré cela, ils étaient tolérés par les Familles car ils étaient capables de rapporter des millions aux boss Italo-américains, en particulier Carmine Galante et Carlo Gambino, qui les utilisaient souvent pour les meurtres, les opérations nécessitant la force, et le trafic de narcotiques. Aujourd'hui encore, il existe des factions de Zips chez les Familles Bonanno et Gambino.
Le 4 novembre 1976, Pietro "Peter" Licata, le capo de Knickerbocker Avenue, est assassiné à coup de fusil devant chez lui. Il revenait d'un dîner avec sa femme, Vita. Celle-ci déclarera avoir aperçu un homme sortir d'une voiture jaune, peut-être une Cadillac, et s'approcher de Licata avant de lui tirer calmement dans la tête et le haut du corps. Ensuite, le tireur retourna dans la voiture jaune et s'enfui, aidé par un complice qui conduisait.
Pietro Licata avait 70 ans. C'était un "Mustache Pete", un gangster de la vieille école. Il était le prototype du boss Italo-américain ; il opérait avec discrétion dans des activités typique de la Mafia, tel que l'usure et le jeu. Il possédait plusieurs commerces (légalement ou pas) dans les environ de Knickerbocker Avenue, en particulier des cafés Italiens où des jeux de cartes étaient organisés. Lors d'une bonne nuit, un seul café pouvait rapporter des milliers de dollars de profits. Et bien entendu, Licata touchait à chaque fois sa part.
Pietro Licata différenciait des autres habitants du quartier parce qu'il était toujours habillé en blanc. La légende dit que quand sa fille tomba gravement malade, Licata alla à l'église et pria que si Dieu épargnait sa fille, il ne porterai que des vêtements blancs en signe de gratitude pour l'intervention divine. L'enfant guéri, et Licata tint sa promesse.
Pietro Licata, comme beaucoup de mafieux de la vieille école, était contre le trafic de drogues. Il pensait que non seulement la drogue était un boulot sale, mais finirait par détruire l'empire de la Mafia.
Dans les années 70, Licata ne put que constater l'afflux de nouveaux immigrants Siciliens dans le quartier.
Les Zips de Knickerbocker Avenue étaient dirigés par le capo Salvatore "Totò" Catalano. Plus les profits de l'héroïne augmentaient, plus Catalano et son crew commencèrent à montrer d'inhabituels signes de richesse. Ils conduisaient des voitures de luxe, et dépensaient sans compter. Lors des nuits passées à jouer aux cartes, les Zips jouaient des sommes astronomiques. Ils vivaient un style de vie que les mafieux locaux, qui se contentaient du nécessaire, enviaient.
Cesare Bonventre attirait particulièrement l'attention avec ses lunettes tintées d'aviateur, ses vêtements de marques luxueuses, et sa chemise ouverte laissant apparaître une épaisse chaîne en or avec un crucifix. Il est vrai que dans le quartier pauvre de Knickerbocker Avenue, un homme portant un costume de grande marque à 2000 dollars, pouvait difficilement passer inaperçu.
Licata était en conflit avec Catalano. "Peter" Licata refusait que Catalano et ses greaseballs distribuent de la drogue sur son territoire.
Il fut donc décidé que le capo habillé de blanc était trop vieux et dépassé, et il devait "partir" avant de créer des problèmes. Beaucoup de gens pensent que le tueur de Licata est Cesare Bonventre.

Carmine Galante, le jeudi 12 juillet 1979, sera à son tour violemment assassiné par balle. Les gardes du corps de Galante ce jour-là, Baldassare "Baldo" Amato et Cesare Bonventre, étaient complices dans le meurtre. Finalement, personne ne pouvait faire confiance aux Zips, pas même "Le Vieux" Galante.
En réalité, même si certains Zips étaient des membres officiel des Familles de la Cosa Nostra Américaine, ils restaient fidèles aux Parrains de Sicile.
Après cet assassinat, Bonventre fut nommé capo à l'âge de 28 ans. C'est probablement le capo le plus jeune dans l'histoire de la Cosa Nostra Italo-américaine, tandis que "Totò" Catalano devint Underboss-Streetboss des Bonanno.
Durant l'époque de la "Pizza Connection", Bonventre était responsable de la distribution de drogues dans le Nord-Est des Etats-Unis. Il supervisait les importations d'héroïne vers la Pennsylvanie, le New Jersey et à travers l'état de New York. Bonventre était également impliqués dans d'autres affaires, notamment l'usure.
En Avril 1984, juste un mois avant que Catalano, Giuseppe Ganci et d'autres acteurs de la "Pizza Connection" soient arrêtés, le corps ensanglanté et démembré de Bonventre fut retrouvé par les autorités, coupé en deux et placé dans deux barils séparés, à l'intérieur d'une ancienne usine de macaroni à Garfield, New Jersey. Cette usine désaffecté avait été reconvertie en entrepôts, servant à stocker des marchandises (souvent volées).
Le cadavre du mafioso fut retrouvé peut avant qu'il soit transporté par bateau jusqu'au Midwest. Il a fallu trois mois avant que les autorités fédérales puisse faire une identification positive. Les barils contenant le corps étaient remplis de colle et de chaud-vive, un mélange qui accélère le processus de décomposition. Une chaîne en or et 1000 $ en liquide furent retrouvés avec la dépouille.
Pendant longtemps, aucune arrestation ne fut effectuée concernant ce meurtre. Un informateur du gouvernement prétendra qu'un des hommes impliqués dans la mort de Bonventre serait le gangster Cosmo "Gus" Aiello, dont le corps à été retrouvé fusillé dans un parking de Clifton, New Jersey, seulement cinq semaines après celui de Cesare Bonventre. Aiello avait été arrêté une fois pour avoir fabriqué en grande quantité et distribué des faux polo Lacoste. Le plan de ces vêtements contrefaits, d'après les autorités, aurait été finançé par Joseph "Joe Bayonne" Zicarelli, un membre important de la Famille Bonanno.
Finalement, le 20 septembre 2006, les capi de la Famille Bonanno, Louis "Louie Ha Ha" Attanasio et Peter "The Rabbit" Calabrese plaidèrent coupables du meurtre de Bonventre et furent condamné à 15 ans de prison.

A l'époque du meurtre de Bonventre, Joseph "Big Joey" Massino, qui était un puissant capo et plus ou moins acting boss de la Famille Bonanno, avait du partir en cavale dans les montagnes Pocono en Pennsylvanie. Il se cachait dans une petite maison isolé dans la forêt afin d'éviter de se présenter à un procès fédéral où il risquait gros.
Durant la cavale de Massino, les membres des Bonanno lui présentaient leurs respects en lui remettant de l'argent et en lui rendant des visites de courtoisies. Les Zips, cependant, ne donnèrent aucun signe de vie.
Massino était furieux que Bonventre, qui opérait depuis son club social à Brooklyn (Caffe Cesare) et gagnait énormément d'argent avec l'héroïne, ne lui envoie rien. Il craignait aussi que Bonventre s'auto-proclame boss des Bonanno.
Joey Massino décida alors de faire un exemple en liquidant Cesare. Il convoqua Louis Attanasio, qui était acting capo du crew de Bonventre, Duane "Goldie" Leisenheimer, un associé de Massino, et Salvatore "Good Looking Sal" Vitale, son beau-frère et bras droit.
Massino et les trois autres gangsters complotèrent pour tuer l'élégant Zip.
« C'est un gars très rusé. Vous devrez être prudents. » prévint Massino.
Le plan consistait à convoquer Cesare Bonventre, de la part du boss officiel de la Famille, Philip "Rusty" Rastelli. Bonventre était bien entendu dans l'incapacité de décliner l'invitation du boss. Massino demanda même à Rastelli de s'asseoir dans un restaurant et d'attendre, au cas où le plan raterai. Ainsi, Bonventre ne serait pas alerté et le meurtre pourrait avoir lieu une autre fois.
Vitale allait passer prendre en voiture Bonventre et Louis Attanasio à un endroit précis, puis les conduiraient jusqu'au "rendez-vous". Alors que les trois mafieux conduiraient jusqu'au garage de "Goldie" Leisenheimer à Maspeth, dans le Queens, "Louie Ha-Ha" devait sortir son pistolet et tirer à bout portant à l'arrière du crâne de Bonventre. Salvatore Vitale devait dire la phrase « It looks good to me », un message caché signifiant à Attanasio que le moment était venu de tirer sur Bonventre.
Puis le plan fut mis à exécution. Comme prévu, Vitale passa prendre Attanasio et Cesare Bonventre à Brooklyn, dans une Dodge volée. Attanasio laissa le siège avant à Bonventre. Celui-ci accepta volontiers, voyant ce geste comme un signe de respect.
Puis, alors que "Good Looking Sal" conduisait en direction du garage de "Goldie", il déclara « It looks good to me ». "Louie Ha-Ha" tira alors une balle à l'arrière du crâne du Zip. Mais Bonventre resta vivant et conscient, et commença à agripper le volant, en essayant d'appuyer sur la pédale, afin de faire crasher la voiture. Vitale retenait le volant avec son bras droit, et retenait Bonventre de l'autre. C'est alors que Louis Attanasio tira de nouveau une balle sur Bonventre. Puis Vitale réussi à entrer dans le garage de Leisenheimer. Il bloqua les freins et sauta du véhicule.
« Je ne sais pas comment, mais Cesare finit sur le sol. Louie Ha-Ha sortait du siège arrière, tout en tirant en même temps » déclarera plus tard Vitale.
Attanasio tira deux balles supplémentaires sur le corps de Bonventre, qui continuait à bouger de haut en bas. Bonventre laissa derrière lui une femme enceinte qui était sur le point d'accoucher de leurs premier enfant, un garçon.
Le frère de Louis Attanasio, Robert “Big Bobby” Attanasio et Peter Calabrese aidèrent à se débarrasser du corps. Ils reçurent l'instruction de s'assurer que le corps de soit jamais retrouvé.

En 2004, Salvatore Vitale, Duane Leisenheimer et James "Big Lou" Tartaglione, un membre des Bonanno présent lors du meurtre, devinrent informateur du FBI. Les détails du meurtre de Cesare "The Tall Guy" Bonventre, fait parti de ce qu'il révélèrent à la justice.

# Posté le vendredi 16 mars 2007 12:24

Modifié le mardi 08 septembre 2009 03:25

Giovanni Brusca

Giovanni Brusca
Giovanni Brusca est né le 20 Mai 1957 à San Giuseppe Jato, un village au sud de Palerme, en Sicile. Il était surnommé "U' Verru" ("Le Porc" en dialecte sicilien) parce qu'il était brutal, cruel, et qu'il avait un aspect gras, bedonnant et négligé. Il était également surnommé "Lo Scannacristiani", ce qui signifie "l'étrangleur de Chrétiens." Il a déclaré une fois qu'il a tué au moins 100 personnes, mais qu'il est honnêtement incapable de se rappeler le chiffre exact. C'était un homme violent qui choisissait impitoyablement de quelle façon devaient mourir ses victimes : la corde, une rafale de P38 ou de kalachnikov, ou encore, le TNT comme pour le célèbre juge Falcone.
« Tous les pentiti (repentis) l'ont décrit comme un espèce de boucher avec beaucoup d'instinct et peu de charisme » déclara Francesco La Licata, un spécialiste de la Mafia et un journaliste du quotidien italien "La Stampa".

Giovanni Brusca est né dans la Mafia. Son grand-père et son arrière-grand-père, tous deux fermiers de métier, était des membres de la Mafia Sicilienne. Son père Bernardo Brusca, était une figure mafieuse locale, et il devint même le capo mandamento (le chef de secteur) de San Giuseppe Jato, remplaçant Antonio Salamone, qui émigra à São Paulo au Brésil, suite au Massacre de Ciaculli* en 1963. Bernardo Brusca s'allia avec les Corleonesi (cosca ou Famille de Corleone) de Salvatore Riina et Bernardo Provenzano, le clan mafieux qui allait conquérir la Sicile. Bernardo forma ses trois fils –Giovanni, son frère cadet Vincenzo et son frère ainé Emanuele- à la tradition mafieuse au sein du clan puissant et sans-pitié des Corleonesi.
"U' Verru" fut nommé soldato dans la Famille de San Giuseppe Jato en 1976, à l'âge de 19 ans. A ce moment là son premier meurtre était déjà loin derrière lui. Des figures importantes de la Cosa Nostra sicilienne étaient présentes lors de cette initiation, y compris le grand chef, Salvatore "Totò" Riina. A l'âge de 20 ans, Brusca travaillait comme chauffeur pour Bernardo Provenzano.
Très vite, Giovanni Brusca fit parti de "l'équipe de la mort" des Corleonesi, qui recevait ses ordres directement de Riina.
En 1989, Bernardo Brusca est arrêté et sera condamné à la prison à vie pour multiples meurtres (il mourra le 8 décembre 2000 à l'hôpital). Son fils Giovanni Brusca prit naturellement sa place, devenant capo mandamento de San Giuseppe Jato.
Giovanni Brusca était un des leaders les plus puissants de la Cosa Nostra après l'arrestation de Totò Riina en Janvier 1993 jusqu'en Mai 1996, où Brusca fut à son tour arrêté.
Il fut impliqué en 1993 dans la “guerre” contre l'Etat Italien, où les Corleonesi terrorisant la population en déclenchant une série de bombes sur plusieurs sites touristiques Italiens (la Via dei Georgofili à Florence, Via Palestro à Milan et la Piazza San Giovanni in Laterano et Via San Teodoro à Rome, qui laissèrent 10 personnes mortes et 93 blessés, sans compter les dommages causés sur des centres du patrimoine culturel tel que la Galleria degli Uffizi à Florence.
Ces attentats consistait à pousser l'Etat Italien à diminuer la répression envers la Cosa Nostra Sicilienne, suite aux meurtres des juges Anti-Mafia Giovanni Falcone et Paolo Borsellino.

Rien ne décrit mieux la cruauté et l'impitoyabilité de Brusca que l'enlèvement et le meurtre d'un enfant de 11 ans, Giuseppe Di Matteo. Le père du garçon, Santo Di Matteo, était un membre des Corleonesi qui avait prit part au meurtre de Giovanni Falcone en 1992, et plus tard se mit à informer la justice italienne.
Brusca enleva le petit Giuseppe en Novembre 1993. Il lui déclara qu'il l'emmenait voir son père, qui était caché quelque part.
Il garda l'enfant pendant 18 mois, durant lesquels Giuseppe sera torturé sans relâche. Son père Santo recevra d'effroyables photos de son fils, le but étant de l'inciter à retirer son témoignage si il voulait que sa progéniture vive.
Di Matteo revint en Sicile désespérément afin de négocier la remise en liberté de son fils. Finalement, Brusca étrangla lui-même l'enfant à mains nues avant de dissoudre son corps dans un baril rempli d'acide.

Les Corleonesi entamèrent une vraie opération anti-repentis, au cours de laquelle Brusca étrangle le père de l'un d'entre eux, Gioacchino La Barbera, avant d'obliger Antonino Gioé, l'un de ses proches, à se passer la corde au cou pour éviter que sa propre famille ne soit assassinée par le clan Corleone. Brusca enleva également et torture à mort les amis de Balduccio Di Maggio, un autre repenti ayant dénoncé Salvatore Riina.

Par ailleurs, Brusca est connu pour être celui qui a tuer le juge Falcone.
Le juge Giovanni Falcone a passé onze années de sa vie dans l'atmosphère étouffante du Palais de Justice de Palerme. Il est la figure emblématique de la lutte anti-mafia. Il avait réussi, au milieu des années 80, à mettre en place des procès fulgurants contre des figures importantes de Cosa Nostra.

Le 23 mai 1992, Brusca s'était caché sur les collines qui surplombent la sortie de l'autoroute de Capaci où devait passer la voiture du juge. À 17h50, le cortège blindé qui transporte le directeur général des affaires pénales du Ministère part de l'aéroport sans enclencher les sirènes et s'engage sur l'autoroute en direction de Palerme.
Tout semble tranquille mais seulement en apparence. Quelqu'un sait que Falcone vient d'arriver en Sicile. Quelqu'un le suit et sait que dans huit minutes, sa Fiat Croma blanche passera à un endroit de l'autoroute bien précis. Une charge d'une tonne de tolite - d'une puissance sans précédent - a été placée sous l'autoroute reliant l'aéroport de Punta Raisi à Palerme. L'explosif a été dissimulé à l'intérieur d'un tube de canalisation, sous un passage piétonnier, au lieu-dit Capaci, par des mafiosi déguisés en employés de la voirie. Personne ne leur a prêté attention.
Brusca attendait son heure, le doigt prêt à presser le bouton de la bombe au TNT programmée pour 17 h 58. A 17h59, une énorme explosion se répercute longuement. L'autoroute est éventrée sur plus de 100 mètres. La Fiat des policiers qui escortaient Falcone et la Fiat conduite par le Juge furent projetées comme par une main titanesque puis s'écrasèrent, disloquées, dans un cratère profond de huit mètres. Vito Schifani, Antonio Montinaro et Rocco De Cillo, les policiers qui escortaient le juge Falcone mourront aussitôt. Francesca, la femme de Falcone, ne survivra pas et Giovanni Falcone, encore vivant mais dans un état désespéré, s'éteindra deux heures plus tard dans l'ambulance qui fonce vers un hôpital Palermitain. Giuseppe Costanza, garde du corps de Falcone, assis à l'arrière, sera grièvement blessé mais sauvé in-extremis. La troisième voiture fut également sérieusement endommagée mais les trois policiers étaient vivants.
Sérieusement blessés mais vivants. L'attentat blessa encore une vingtaine de personnes qui roulaient sur l'autoroute à proximité de l'explosion. Depuis cet assassinat, Brusca était en cavale.
Pendant un an, Brusca viva dans l'isolement total, entouré d'un peloton de "picciotti" (nom donné aux jeunes soldats de la Mafia) armés de mitraillettes, de missiles et de TNT, élevés dans le respect des Corleone par Leoluca Bagarella, autre parrain arrêté pendant l'été 1995.

Le 20 mai 1996, à environ 20 h 30, Giovanni Brusca a été arrêté dans une petite maison près d'Agrigento, en Sicile. Il était en train de dîner avec sa petite amie, leur jeune fils, ainsi qu'avec son frère Vincenzo, sa belle-s½ur et leur deux enfants.
Quatre coups de feux ont éclaté, la porte a été enfoncée, les vitres des fenêtres ont volé en éclats, tandis que vingt à trente policiers, cagoulés, armés jusqu'aux dents, entraient dans la petite maison cachée derrière la campagne Sicilienne. Quand Brusca fut emmené au commissariat de Palerme, à peu près 90 minutes après l'arrestation, plusieurs policiers hurlèrent de joie, klaxonnaient sans cesse et s'embrassaient. Alors que Brusca fut sorti de la voiture de police, barbu, miteux, vêtu d'un jean sale et d'une chemise froissée, certains policiers enlevèrent leurs cagoules, comme pour dire que désormais ils n'avaient plus rien à craindre de la Mafia.
Brusca avait été condamné à la prison à vie en 1995, après avoir été jugé coupable de meurtre en absentia et de l'attentat à la bombe qui avait tué le juge Falcone à Capaci.
À la cour, Brusca admetta avoir appuyé sur le détonateur, caché sur une colline, en regardant avec des jumelles le convoi du magistrat qui arrivait.

Après son arrestation, Brusca commença à collaborer avec les autorités. Cependant, le statut de "repenti" ne lui fut donné qu'en Février 1999, bien que "U' Verru" ait confessé de nombreux meurtres et d'autres activités criminelles.
En 2004, Brusca fut autorisé à sortir de prison pour une semaine tous les 45 jours pour voir sa famille, une récompense pour son bon comportement et sa coopération.



*Le Massacre de Ciaculli (30 Juin 1963) est l'explosion d'une voiture piégée qui eu lieu à Ciaculli, en périphérie de Palerme. La bombe visait à l'origine Salvatore "Ciaschiteddu" Greco, chef de la Cupola (la Commission de la Cosa Nostra) et parrain de la Famille de Ciaculli. L' explosion tua sept carabiniers envoya là-bas après un appel téléphonique anonyme. Cet attentat est le point culminant d'une guerre mafieuse sanglante au début des années 60, entre des clans rivaux de Palerme. Les clans se disputaient le contrôle des lucratives opportunités qu'apportait le développement urbain, ainsi que le monopole du trafic de drogue vers l'Amérique du Nord.
La férocité du conflit fut sans précédent, faisant 68 victimes entre 1961 et 1963.
Le Massacre de Ciaculli déclencha une augmentation de la répression de la part de l'Etat Italien. Durant une période de dix semaines, 1 200 mafiosi furent arrêtés, beaucoup d'entre eux seront incarcérés pour cinq ou six ans. La Cupola fut dissoute et parmi les mafiosi qui échappèrent à la vague d'arrestations, beaucoup d'entre eux partirent aux États-Unis, au Canada, en Argentine, au Brézil ou encore au Venezuela. Salvatore "Ciaschiteddu" Greco se sauva vers Caracas, au Venezuela.
Selon le célèbre repenti Tommaso Buscetta, c'est Michele Cavataio, le chef de la Famille d'Acquasanta, un quartier Palermitain, qui fut responsable de l'attentat de Ciaculli.
La guerre par Michele Catavaio et Angelo La Barbera le 30 juin 1963 d'éliminer Salvatore Greco après qu'il eut enlevé et tué Salvatore Barbera, capo mandamento des Familles de Borgo Vecchio, Porta Nuova et Palermo Centro: ce qui déclencha la premiere guerre des mafias.

# Posté le mercredi 28 mars 2007 04:22

Modifié le mardi 06 novembre 2007 08:05