La Famille Gambino

La Famille Gambino
Les origines de la Famille Gambino peuvent être retracés jusqu'à l'époque de la Camorra de Brooklyn, au début du XXème siècle. Ce gang Napolitain était dirigé par Pellegrino Morano, et fut reprit par Salvatore "Toto" D'Aquila après l'emprisonnement de Morano en 1916. D'Aquila, un importateur d'huile d'olive et de fromages Italiens, fut probablement le premier chef de ce qui deviendra la Famille Gambino. Il fut également de son temps un des chefs les plus respectés de la Mafia new-yorkaise jusqu'à son assassinat le 10 octobre 1928 dans une rue de New York. D'Aquila s'était heurté à un autre boss puissant, Joe Masseria, et celui-ci ordonna le meurtre de "Toto" D'Aquila. A la tête de la Famille lui succedera Alfredo "Al Mineo" Manfredi, un proche de Masseria. Deux ans plus tard, Al Mineo sera assassiné par des hommes de main de Salvatore Maranzano, le rival de Joe Masseria.
Maranzano aide alors le Palermitain Frank "Don Cheech" Scalise a prendre la tête de la future Famille Gambino. Mais Salvatore Maranzano sera tué en septembre 1931, et le nouveau pouvoir, incarné par Charles "Lucky" Luciano, décide de remplacer Scalise par Vincent "Vince" Mangano. De 1931 à 1951, Vince Mangano fit des docks de Brooklyn une de ses principales ressources financières. Les docks à cet époque étaient des endroits dangereux, contrôlé entièrement par les gangsters. Les dockers, qui en majorité étaient des pauvres immigrants illettrés d'Italie du Sud et de Sicile, vivaient dans des taudis de Red Hook et Sheepshead Bay. Ces dockers étant souvent rackettés par les mafieux, par exemple, il étant fréquent qu'ils doivent payer une partie de leurs salaires aux mafiosi pour pouvoir travailler en paix. Les hommes de Mangano menaçaient également les entreprises de chargement maritime d'empêcher les cargaisons d'être déchargées des bateaux, sauf si les patrons de ces entreprises payaient un tribut aux mafieux. Les membres de la Famille Mangano volaient certaines marchandises et les revendaient à des commerces, ou encore détournaient les fonds de pensions de l l'International Longshoremen's Association (ILA, le Syndicat des Dockers).
Sous le règne de Mangano, la Famille connaîtra stabilité et prospérité. .
Mais une animosité grandissante entre Mangano et son sous-chef, Umberto” Albert” Anastasia, marquera le début de la fin pour Vince Mangano. Anastasia était jeune, charismatique, et de plus en plus de soldats le prenait en admiration. Mangano, jaloux, ira même jusqu'à s'en prendre physiquement à Anastasia, et perdait généralement les combats contre son jeune et musclé underboss.
En 1951, Anastasia complota pour tuer Mangano et prendre le pouvoir, et ce avec l'aide de Frank Costello, chef de ce qui deviendra la Famille Genovese. Le frère de Vince, Philip Mangano fut retrouvé mort le 19 Avril 1951 prêt de Sheepshead Bay, à Brooklyn.
Quand à Vincent Mangano, il disparu le même jour sans laisser de traces. Son corps ne fut jamais retrouvé. Anastasia prit alors la tête de la Famille, tout en niant avoir joué un rôle dans le meurtre des frères Mangano, ce qui fut confirmé par son ami Frank Costello.

Albert Anastasia est né en 1902, sous le nom d'Umberto Anastasio à Tropea, en Calabre. Il est arrivé à New York vers 1919. Il avait huit frères (dont l'un deux, Anthony, deviendra également un criminel). Il avait commencé sa carrière en travaillant pour Mangano sur les docks de Brooklyn, où il imposait son autorité en maltraitant les dockers qui étaient réticents à payer. Anastasia était connu pour être quelqu'un qui aimait tuer. Il était brutal, violent, et était surnommé "Mad Hatter," (Fou Furieux) "Il Terremoto" (Le Tremblement de Terre), et le "Lord High Executioner" ("Seigneur Grand Exécuteur). C'est sur les quais de Brooklyn qu'Anastasia démontra ses penchants pour l'homicide à la moindre provocation. Il tua un docker au début des années 1920, ce qui le fit condamner à dix-huit mois d'enfermement à la prison de Sing Sing. Anastasia était craint et respecté, notamment parce qu'il était à la tête de Murder Incorporated, en compagnie de Louis Lepke Buchalte et Bugsy Seigel. Murder Inc. était un groupe de tueurs Italiens et Juifs, désignés pour exécuter les contrats de la Cosa Nostra, isolant ainsi les membres des Familles mafieuses.. Contrairement à Lepke Buchalter, Anastasia ne fut jamais poursuivi pour ses activités au sein de cette organisation, responsable de près de 300 à 700 assassinats jusqu'au début des années 1940. Il aurait échappé au tribunal en faisant procéder à la disparition de nombreux témoins. Il promit une récompense de 100.000 dollars pour l'élimination de Abe Reles, tueur de Murder Incorporated et principal informateur, défenestré en novembre 1941.
Devenu parrain, Anastasia devint plus brutal que jamais. En 1952, il ordonna l'assassinat d'un jeune vendeur de chaussures de Brooklyn, Arnold Schuster, après l'avoir vu à la télévision raconter comment il avait permis l'arrestation de Willie Sutton, un braqueur de banques. Anastasia aurait dit à ses hommes : "Je ne supporte pas les balances ! Abattez ce type !". Ce faisant, il viola une règle essentielle de la mafia américaine: "On ne se tue qu'entre nous". L'assassinat de Schuster attira inutilement l'attention sur les affaires. Il enfreint également une autre règle, en acceptant de l'argent des associés, souvent 50 000 $, en échange d'une initiation dans la Mafia.
Pourtant, les affaires marchaient bien. Le frère du "Lord High Executioner", nommé Anthony Anastasio, était le vice-président du Local 1814 de l'ILA, et rapporta des millions à la Famille grâce au racket, aux pots-de-vin que payaient les entreprises de fret maritime, et au vol de marchandise volée.
La Famille Anastasia était littéralement propriétaire des docks de Brooklyn.
Vito Genovese, boss de la Famille du même nom, souhaitait éliminer tous ses rivaux afin de devenir capo di tutti capi. Il se servit habilement du comportement brutal d'Anastasia pour courtiser ses hommes. Ainsi, au fil des ans, il gagna secrètement la coopération de Carlo Gambino, sous-chef d'Anastasia. La manière avec laquelle Anastasia a été tué, le 25 octobre 1957, rappelle les méthodes de Murder Incorporated, dont il fut le chef. Alors qu'il était installé dans le siège d'un barbier à l'hôtel Park Sheraton (aujourd'hui Park Central), deux individus masqués entrèrent brusquement, écartèrent le barbier et abattirent le parrain, qui dans un geste désespéré aurait tenté de faire face. Officiellement, l'assassinat demeura non résolu, mais il est couramment admis que le contrat fut donné à Joe Profaci (chef de la future Famille Colombo), qui en chargea les trois frères Gallo (dont « Crazy » Joe Gallo) de Brooklyn. Certaines sources désignent toutefois Joseph Biondo, qui devint le sous-chef de Carlo Gambino, nouveau boss, peu après.
Gambino, est né en 1902 dans le village de Caccamo, dans la province de Palerme, en Sicile. Il appartenait à une famille (biologique), les Castellano / Gambino, dont la majorité des membres étaient des mafiosi Siciliens.
Dans les années 20, Benito Mussolini faisait la guerre à la Mafia en Sicile, et Gambino décida de partir pour les Etats-Unis en tant qu'immigré illégal sur un bateau de marchandises, et a rejoint ses cousins les Castellano à New York. Pendant la prohibition, il a travaillé en tant que bootlegger, et aussi en tant que tueur pour différentes Familles.
Pendant les années 50, Albert Anastasia était à la tête de l'organisation de Mangano, à laquelle Gambino appartenait.
En 1957 La Famille Gambino, menée par Carlo, devint la plus puissante de New York. Gambino se fit alors des millions avec le racket, le jeu, et la prostitution. La Famille Gambino contrôlait (et contrôle toujours) les syndicats des camionneurs, les docks de Brooklyn, et le personnel à terre de l' Idlewild Airport (connu plus tard sous le nom de Aéroport international John-F.-Kennedy) ainsi que l'industrie de fret aérien, où les mafiosi volaient et revendaient de nombreuses marchandises de la même manière qu'ils le faisaient sur les docks, en particulier en contrôlant les Syndicats. Les Gambino contrôlaient également, toujours à travers les syndicats, les entreprises de fabrication des vêtements à New York. La Famille avait également la mainmise sur l'approvisionnement d'alcool dans certains bars. Ainsi, une bouteille de champagne distribuée par les hommes de Gambino était composée d'une partie de vin pétillant et de trois parties d'eau gazeuse. Parmi les affaires rentables de Carlo Gambino il y avait encore : la fabrication de meubles par la Castro Convertible Furnitures ; le contrôle des prix de la viande distribuée aux grandes surfaces de New York depuis la Pride Meat Supermarkets, contrôlée par son cousin et beau-frère Paul Castellano ; l'approvisionnement du gasoil pour le chauffage ; l'équipement pour les restaurants italiens et, en particulier, les fours à pizzas ; les fabriques d'emballage de viande. En plus de ça, il y avait les activités traditionnelles de la Mafia ; le racket, le jeu (paris, jeu de cartes, machines à sou, etc.), l'usure (Carlo Gambino et son cousin Paul Castellano étaient en effet deux des plus grands usuriers de New York, prêtant et amassant des millions, voire des milliards de dollars tous les ans). Gambino était également impliqué dans l'import et le trafic d'héroïne venu de Sicile, et dans l'importation d'immigrés clandestins (des Siciliens, que Gambino et ses associés faisaient venir par centaines de milliers chaque années, en échange d'argent bien entendu.)


L'empire des Gambino, estimé à plusieurs milliards de dollars, avait en fait été imaginé et développé par Don Carlo, un homme qui n'était même pas allé à l'école et qui avait appris à lire et écrire l'anglais en suivant des cours du soir. Il aimait parler dialecte sicilien. Il était respecté et craint de tous ses hommes, et avait une réputation de tueur sans pitié, malgré son allure de petit homme frêle. En effet, il lui suffisait d'un hochement de tête pour faire tuer quelqu'un. Malin et machiavélique, il avait toujours un sourire mystérieux aux lèvres, et était très poli et discret, portant des costumes de bon marché et vivant sans extravagances. Pour lui, le plus important était sa femme et ses enfants, qu'il aimait par dessus tout.
Lorsqu'il marchait dans Little Italy, il était très populaire parmis les habitants, pour la plupart des immigrants Italiens ou des Italo-Américains, auxquels il rendait souvent des services, à la manière de Don Corleone dans Le Parrain. Ainsi, il s'assurait la fidélité de milliers de gens, et savait qu'il pourrait leur demander une faveur au besoin.
En dépit de sa longue tenure en tant que boss mafieux très puissant, il a échappé à deux tentatives d'expulsion en Sicile en simulant des maux de coeur. Quand Carlo est devenu malade en 1976, il a nommé Paul Castellano pour être son successeur. Il a alors nommé Aniello Dellacroce, le successeur légitime, comme sous-chef de la Famille.
Gambino est mort d'une crise cardiaque en 1976 et a été enterré dans le cimetière de Saint John, Queens à New York. On a dit que son enterrement a réuni à peu près 1.000 personnes, y compris des chefs de police, des politiciens et des citoyens.
Castellano, le beau-frère et cousin de Carlo Gambino, est né à Brooklyn en 1915 et s'est fait arrêter pour la première fois pour vol à main armée en 1934. Castellano qui avait à l'époque 19 ans a refusé d'identifier ses deux complices à la police et a purgé une peine de trois mois de prison pour refus pour coopérer avec les autorités, ce qui lui donna une réputation d'homme fiable.
Son père était un boucher et un petit bookmaker. On dit que Castellano a essayé de gérer l'organisation comme une entreprise. Il dirigeait ses affaires de son immense manoir de plusieurs millions de dollars dans le quartier chic de Todt Hill à Staten Island, manoir appelé la "maison blanche" par les membres de la Famille Gambino.
De ces changements qui ont survenus, certains de ses capitaines ont apparemment commencé à perdre du respect pour Castellano, pensant qu'il avait perdu le contact avec l'essence de l'organisation. En effet, Castellano privilégiait les crimes "en col-blanc", (tel que le racket de syndicats et d'entreprises, dans la construction, l'industrie de l'habillement, de la distribution de viande, etc.) et méprisait les criminels dit "en col bleu" qui faisaient dans les jeux, le braquage de camions de marchandises, le vol de voitures , etc.
Il regardait également de haut les membres de la Famille qui n'étaient pas Siciliens, particulièrement ceux originaire de Naples, Italie. Pour lui, les Napoletani étaient peu fiables, voyants et trop violents, à l'image de Roy DeMeo et John Gotti, deux membres de ka Famille Gambino. Cependant, si "Big Paul" n'aimaient pas les semblables de John Gotti et DeMeo, il acceptait volontiers les importantes sommes d'argent que ceux-ci lui donnait (et ce en partie grâce au trafic de drogue, malgré l'interdiction formelle de Castellano de dealer des drogues, de peur que les soldats participant à cet activité purgent de lourdes peines fréquentes dans les affaires de drogue; et se mettent à balancer.)

Au début des années 80, Castellano s'inquiétait de plus en plus de l'ambition de l'impitoyable John Gotti. Castellano a à plusieurs reprises indiqué clairement qu'il tuerait n'importe qui dealait des narcotiques - sachant que Gotti faisait cela - tandis que Gotti commençait à mettre à dos des mafiosi de la Famille contre Castellano, ce qui n'était pas très difficile parce que beaucoup de gens dans la Famille Gambino ne respectaient pas Castellano. Ils le considérait comme étant trop éloignés de l'organisation, des soldats. Castellano quittait rarement son manoir, ne faisait rien pour la Famille, et il exigeait des paiements de ses subordonnés.
Début 1985, il était un des nombreux parrains de la Mafia arrêtés pour racket. Castellano a été libéré en payant une caution de 3.000.000 $ et les rumeurs couraient au sujet que le boss de 70 ans pourrait essayer de s'arranger avec le FBI et balancer ses associés criminels afin d'éviter la prison. Il y avait également des rumeurs qu'il avait subi une opération pour traiter son impuissance, afin de continuer son aventure avec sa jeune servante colombienne, Gloria Olarte, rumeur que Gotti a joyeusement répandue.
Le 2 décembre 1985, Dellacroce est mort du cancer du poumon. Castellano a alors fait deux erreurs principales. D'abord, il n'a pas assisté à l'enterrement de Dellacroce – ce qui a été perçu comme fortement irrespectueux. En second lieu, Castellano a alors nommé son garde du corps, Thomas Bilotti, comme nouveau sous-chef. Bien que Bilotti ait été un mafieux fidèle, son rôle primaire était celui de chauffeur de Castellano, et peu ont considéré Bilotti capable de posséder l'intelligence et les qualifications exigées pour occuper un poste si haut dans l'organisation.
Dans un délai de deux semaines après la mort de Dellacroce, le16 décembre 1985, sous les ordres de John Gotti, Castellano et Bilotti ont été tués devant le Sparks Steak House, un restaurant à Manhattan. Ils avaient été leurrés par Gotti, qui leurs avait proposé une réunion afin d'arranger le différent qui les opposaient.
Castellano a été enterré dans le cimetière de Moravian, un cimetière à New Dorp, Staten Island.

# Posté le samedi 09 juin 2007 06:31

Modifié le mardi 06 novembre 2007 08:01

La Famille Gambino (Suite)

La Famille Gambino (Suite)
John Joseph "Johnny Boy" Gotti Jr. est né le 27 octobre 1940 de John Gotti Sr. et Philomena "Fannie" Gotti dans le Bronx, New York. Il était le cinquième de treize enfants, dont deux morts durant l'enfance. Son père, John Gotti Sr. est né dans le New Jersey, ses parents étaient des immigrants originaires du village de San Giuseppe Vesuviano, situé dans les environs de Naples, en Italie.
Les parents de “Johnny Boy” étaient très pauvres et galéraient pour élever leurs enfants dans un quartier pauvre du South Bronx. Quand Gotti avait douze ans, sa famille déménagea à Brownsville, Brooklyn, un quartier ouvrier Italien très mal famé.
Jeune, Gotti avait le sang chaud et détestait ceux qui avait plus d'argent que lui, mais au lieu de travailler à l'école afin de faire fortune de manière honnête, il voulait devenir comme les mafieux du quartier, avec leurs bagues en diamants au petit doigt, et leur Cadillac flambante neuves.
Avec ses frères Peter et Richard, il devint membre d'un gang qui faisait des petits boulots pour les mafiosi locaux. John Gotti se concentra sur son éducation de rue et se fichait de l'éducation qu'il pouvait recevoir à l'école. Il était constamment absent en cours et quand il était là, il avait la réputation d'être la brute de la classe.
A seize ans, Gotti quitta l'école pour de bon et joigna le Fulton-Rockaway Boys, un gang local qui entre autre, volait des voitures, et revendait des marchandises volés. C'est à cette époque qu'il rencontra Angelo "Quack-Quack" Ruggiero et Wilfred "Willy Boy" Johnson, deux personnes qui deviendront ses associés proches.
En 1960, Gotti rencontra Victoria DiGiorgio, une jeune adolescente du quartier, et ils se marièrent le 6 Mars 1962. Ils auront quatre enfants, Angela "Angel" Gotti, Victoria Gotti, John A. Gotti, et Frank Gotti. John et sa famille déménagèrent alors à Howard Beach, dans le Queens. Selon les rumeurs, “Johnny Boy” a trois enfants illégitimes, Annabella "Anna" Gotti, Lidianna "Linsay" Gotti, et Paul "Paulie" Gotti, les résultats d'un longue aventure entre John Gotti et Shannon Connelly, la femme d'Ed Grillo, soldat des Gambino. Paul Gotti, le fils illégitime du “Teflon Don” vit avec son fils Terenzio "Teddy" Gotti, associé des Gambino, qui diriges actuellement un crew à Charlotte, en Caroline du Nord.
Après son mariage, John Gotti essaya de travailler honnêtement dans une usine, mais revint vers la vie criminelle rapidement.
En1966, Gotti devint associé du crew de Carmine Fatico, capo des Gambino, qui était lui-même sous les ordres d'Aniello Dellacroce, underboss de la Famille. La carrière de Gotti chez les Gambino commença par la revente de marchandise volée à l'Idlewild Airport, souvent par braquage de camions.Dellacroce devint le mentor de Gotti, les duex gangsters s'entendaient très bien, ils étaient tous les deux fiers, violents, grande gueule et malins.
Le 18 mars 1980, Frank Gotti, le fils de John Gotti, se baladait en vélo dans la rue, lorqu'il a été heurté en la voiture de John Favara, le voisin de John Gotti, et tué.
La police a déclaré que Favara ne devait pas se sentir coupable pour l'accident, car Frank Gotti était venu à toute allure. Un mois après l'accident, le mot meurtrier a été taggé sur la voiture de Favara, et peu après, Victoria Gotti, la mère de Frank, a attaqué Favara avec une batte de base-ball en métal, l'envoyant à l'hôpital.
Selon le FBI, le 28 juillet 1980, peu après que Favara et sa famille aient décidé de déménager, le voisin de Gotti a été poussé dans un fourgon par plusieurs hommes, près de son travail. Les authorités pensent que les hommes présents ce jour-là étaient Gene Gotti, John Carneglia, Charles Carneglia, Richard "Redbird" Gomes, Iggy Alogna, Wilfred Johnson et Anthony "Tony Roach" Rampino. Il y avait plusieurs témoins, qui déclarèrent que Favara a été tabassé à coups de batte de base-ball, et qu'il s'est prit une balle de calibre .22. Un des hommes a suivi le fourgon en voiture, et déclara que le fourgon s'est rendu à un garage qui appartenait à Carneglia.
Les rumeurs diffèrent sur ce qui est arrivé au corps de Favara. Des informateurs ont déclaré qu'il avait été enterré quelque part, mais le FBI a creusé et n'a rien trouvé. Une autre rumeur indique qu'il a été démembré et placé dans un baril rempli de ciment, et jeté dans l'océan.
Pendant tout ce temps, les principaux suspects, John Gotti et sa femme, étaient en vacances en Floride, pour "faire leur deuil".
Une fois interrogé par des détectives, John Gotti a dit : "Je ne suis pas désolé de la disparition de ce type. Je ne serais pas désolé si j'apprends que le mec est mort."
Sa femme, Victoria Gotti, déclara : "Je ne sais pas ce qui lui est arrivé, mais je ne suis pas déçue qu'il ait disparu. Il a tué mon garçon."

Le 16 décembre 1985, Castellano et Tommy Bilotti, son sous-chef, ont été tué en plein jour, alors qu'ils entraient au Sparks Steaks House, un restaurant de Manhattan. Le meurtre fut organisé par Gotti.
Après cela, Gotti devint le nouveau boss de la Famille Gambino, et fut surnommé le "The Dapper Don," (Le Don élégant) en référence à ses costumes croisés sur mesure à $10,000 de la marque Brioni, ses cravates à 100 $ peintes à la main, ses cheveux argentés toujours parfaitement coiffés, et sa magnifique bague en diamants au petit doigt. Gotti était extrèmement populaire à Ozone Park, son quartier du Queens, où il dirigeait ses affaires depuis le Bergin Hunt & Fish Club. Il était populaire parce qu'il organisait de magnifiques fêtes, avec feux d'artifices, et que lui et ses hommes empêchait les petits voyous de commettre leur méfaits dans le quartier. En effet, les crimes de rue était inexistants.
Au moment où Gotti devint boss, la Famille Gambino était devenu une véritable entreprise criminelle, la Famille de la Cosa Nostra la plus puissante du pays, avec 23 capi, et une moyenne de 20 / 25 soldats par crew.
Certains des crews de la Famille étaient "spécialisés"; le crew de Thomas Gambino était pricipalement implanté dans le racket des industries du vêtement et du transport. Le crew de Tony Scotto était en particulier actif dans le racket et le détournement de marchandises sur les quais de New York et du New Jersey. Le crew de Robert "Di B" DiBernardo était spécialisé dans la pornographie. Celui de Carmine "The Doctor" Lombardozzi dans les arnaques financières à Wall Street. James "Jimmy Brown" Failla et son crew monopolisaient l'industrie du rammassage des ordures privé et étaient des maîtres dans la disposition illégale des déchets. Pasquale Conte, un membre du conseil des directeurs de la chaîne de supermarché Key Food, était également à la tête d'un crew de Zips. Le crew de Nino Gaggi et Roy DeMeo (bien que plus ou moins décimé à l'époque où Gotti prit le pouvoir) était actif dans le vol de voitures de luxe, et la revente des véhicules retapés dans divers endroits, en particulier au Moyen-Orient, le meurtre, et "secrètement" le trafic de drogue (héroïne, cocaïne, marijuana). D'autres crew opéraient dans les secteurs traditionnels de la criminalité, tels que l'usure, le jeu, l'extorision, le détournement de marchandises volées, etc...
Gotti a été arrêté plusieurs fois dans sa carrière, et bien qu'il ait purger des peines de prison (y compris pour homicide involontaire en liaison avec le meurtre d'un gangster Irlando-Américain appelé James McBratney, qui avait tué Manny Gambino (neveu de Don Carlo) dans une taverne à Staten Island en 1973), dans les années 80 il était surnommé par les médias le "Teflon Don" parce qu'il évita des convictions dans deux procès, un pour racket et l'autre pour agression. Gotti a acheté ou a menacé des jurés dans plusieurs de ses procès.
Gotti est devenu à New York une célébrité, des femmes sont même allé jusqu'à dire « qu'il était l'homme le plus sexy du monde » et qu'il « marchait à la manière de quelqu'un qui possédait le monde ». Fréquemment il serrait la main et posait pour des images avec des touristes, en dehors du Ravenite, son club social à Manhattan, où il dirigeait ses affaires.
Gotti était depuis longtemps sous la surveillance électronique du FBI. Son club, ses téléphones, et d'autres endroits ont tous été truffés de micros.
Le 11 décembre 1990, les agents de FBI et les détectives de New York City sont entrés dans le Ravenite et ont arrêté Gotti, Salvatore "Sammy the Bull" Gravano, Frank Locascio, et Thomas Gambino. Gotti a été chargé de meurtre, conspiration de meurtre, prét à taux usurier, racket, obstruction à la justice, jeu illégal, évasion fiscale, et, pour la première fois, a été accusé des meurtres de Paul Castellano et de Thomas Bilotti.
Cette fois-ci, Gotti avait peu de chance d'être innocenté. Non seulement les fédés avaient Gotti en train de discuter des crimes sur bande, mais ils avaient également plusieurs témoins qui étaient prêt à témoigner contre Gotti.
Philip Leonetti, l'ancien underboss de la Famille de Philadelphie témoigna que Gotti s'est vanté à Nicky Scarfo, boss de la Famille de Philadelphie, qu'il avait ordonné l'exécution de Castellano. Les procureurs ont également persuadé Gravano de balancer contre son boss, en échange d'une réduction de peine et une entrée dans le Programme de Protection des Témoins. Le 2 avril 1992, après seulement 13 heures de délibération, le jury a déclaré Gotti coupable de toutes les charges retenues contre lui.
Pendant le procès, des foules de « fans » de Gotti se trouvaient en dehors du tribunal pour soutenir Gotti, et la cour comprenait Peter Gotti, frère de John; "Jackie Nose" D'Amico, un capo des Gambino; et des célébrités comme les acteurs Anthony Quinn et Mickey Rourke.

Le 23 juin 1992, Gotti a été condamné à l'emprisonnement à vie sans possibilité de liberté conditionnelle. Il était prévu que Gotti fasse son temps à la prison fédérale de Florence, Colorado, mais à la place il a été envoyé à la prison la plus ancienne des Etats-Unis, à Marion, dans l'Illinois où il a été détenu dans une cellule pendant 23 heures par jour. Sa cellule était souterraine et mesurait 2,43 mètres sur 2,13 mètres. Il avait le droit à une heure d'exercice hors de sa cellule, à deux douches par semaine et à une radio et une petite T.V. en noir et blanc réglé. Des repas étaient amenés dans sa cellule par une fente dans la porte.
Gotti a nommé son fils, John Gotti, Jr. en tant que boss temporaire de la Famille Gambino.
John Gotti est mort du cancer de la gorge le 10 juin 2002 au centre médical des prisonniers fédéraux à Springfield, Missouri, où il avait été transféré quand le cancer a été diagnostiqué.
Gotti continuait pour régner la Famille depuis la prison, tandis que les opérations quotidienne étaient gérées par les capi John "Jackie Nose" D'Amico et Nick Corozzo.
John Gotti Jr. a pris le contrôle de la Famille après que Gotti Sr. soit condamné pour meurtre et racket et mis en prison à vie en 1992. Le frère de John Gotti Sr., Peter Gotti, fut "acting boss" en 1999 pendant que John Gotti Jr. était en prison. La Commission avait décidé que le mieux pour les intérêts de la famille serait de nommer Nicholas “Little Nicky” Corozzo acting boss, mais celui-ci était condamné pour une affaire de racket en Floride et était en prison pour huit ans. Il nommèrent alors Peter Gotti à contrecoeur, car celui-ci avait peu d'expérience. Peter fut condamné à 9 ans et demi de prison en 2003. Le fils de Gotti, John "Junior" Gotti, lui a succédé en tant que boss de la Famille, mais en 1998 il aussi a été accusé de racket et condamné à 77 mois en prison.
Malgré les défections et les homicides, la Famille Gambino de New York reste aujourd'hui une machine criminelle efficace.
La Famille dispose d'une implantation constante à New York (état de New York), dans le New Jersey, dans le Connecticut, en Floride et à Las Vegas. Après la mort de John Gotti en 2002, son frère Peter fit initier 38 nouveaux membres. Par ailleurs, afin d'égarer les forces de l'ordres, les Gambino ont décidé de choisir certains de leurs cadres hors de l'état de New York. Ainsi, le boss de 2002 à 2005, Arnold "The Beast" Squitieri, venait du New Jersey, et son underboss, Anthony "Tony Connecticut" Megale, venait du Connecticut.
Dans les années 80, Squitieri vendait des narcotiques pour le compte de Gotti dans le New Jersey. Arnold "Zeke" Squitieri est un homme froid et dur. Son fils, Arnold Squitieri Jr., à été condamné en novembre 2001 à quinze mois de prison pour escroquerie à Wall Street.
En 2005, Squitieri Sr. a été condamné à une peine de 7 ans de prison pour racket et fraude fiscale.
Anthony Megale, quand à lui, est originaire de Stamford, Connecticut. Il est né en Italie. En 2001, Megale est devenu un capo de la Famille Gambino et a été nommé acting underboss après l'arrestation de Peter Gotti en 2002 pour racket. En août 2002, un propriétaire de boîte de nuit du comté de Fairfield a rencontré Megale après que le propriétaire de boîte de nuit ait été approché par des membres et des associés de la Famille Gambino et d'une autre Famille qui cherchait à l'extorquer. Megale a alors dit au propriétaire de la boîte de nuit qu'il était un membre de haut rang de la Famille Gambino, qu'il allait rencontré les membres de l'autre Famille qui tentait de l'extorquer, et qu'il allait arranger tout ça. En septembre 2002, Megale a informé le propriétaire de boîte de nuit qu'il devrait payer la "protection" afin d'assurer la sûreté de sa propriété et ses entreprises, et sa propre sûreté. Megale a exigé $2000 par mois, plus un tribut additionnel pour Noël. Entre novembre 2002 et février 2004, le patron de cette boîte de nuit a effectué des paiements réguliers à Megale. Tony "The Genius" Megale a menaçé le businessman de diverses violences, de destruction de son club, si les paiements n'était pas effectués correctement.
Le 3 avril 2006, la justice fédérale a condamné Anthony Megale à plus de 86 mois de prison.

Le nouveau boss présumé est John "Jackie Nose" D'Amico, un ami proche de John Gotti et un capo des Gambino, principalement actif dans l'usure et le jeu. L'underboss serait Domenico "Italian Dom" Cefalu, chef de la faction Sicilienne de l'organisation. Il a été initié dans la Famille Gambino par John Gotti en 1991
Cefalu était à l'époque un membre du crew des Zips (Siciliens) dirigés par le capo Pasquale Conte, dont le crew était basé dans le Queens et à Brooklyn, et était principalement actif dans le trafic d'héroïne.
Le consigliere actuel serait Joseph "JoJo" Corozzo, le frère d'un des capi les plus respectés de la Famille, "Little Nicky" Corozzo, actuellement en prison.
Malgré l'affaire de John Gotti le “Dapper Don”, la trahison du sous-chef Sammy Gravano et divers contretemps avec les tribunaux de Brooklyn et de Manhattan, la famille Gambino reste la famille qui compte le plus de membres aux USA avec 23 capi, et 300 membres, ainsi que 3 000 associés.
Les activités des Gambino sont l'extorsion; le trafic de narcotiques; l'usure; les jeux illégaux; le proxénétisme; le racket syndical dans la construction, l'industrie du vêtement, l'industrie de frêt maritime et aérien, l'industrie de la distribution de viande, l'industrie du transport de marchandises; la distribution pornographique; le contrôle des entreprises de ramassage des ordures; le contrôle de casinos à Atlantic City. Les sept entreprises de fabrication de vêtements et de camionnage contrôlées par Tommy Gambino, fils du légendaire Don Carlo, rapportent 40 millions de dollars brut par an pour un profit net estimé à 12 millions de dollars. Certains membres de la Famille possèdent également des restaurants, des bars, et autres commerces.

# Posté le samedi 09 juin 2007 06:32

Modifié le mardi 06 novembre 2007 08:01

La Famille Lucchese

La Famille Lucchese
Le premier chef des Lucchese est Gaetano "Tom" Reina (1889/1930), qui était un gangster puissant à New York, au début des années 1900.
Dans les années 1900, Reina a commencé diverses activités criminelles, principalement dans le Bronx .
Pendant la Prohibition, Reina s'est allié à Joe "The Boss" Masseria, le gangster le plus puissant de New York à l'époque. Reina devint un capo de l'organisation de Masseria. En 1925, le mafioso sicilien Salvatore Maranzano arriva à New York avec l'intention de prendre le contrôle des opérations criminelles de la Mafia New-Yorkaise, et ce sous les ordres du Capo di Tutti Capi en Sicile, Vito Cascio Ferro. Alors que le conflit s'intensifiait entre Masseria et son rival Salvatore Maranzano, Reina pensa à rejoindre Maranzano après que Masseria ait commencé à exiger une part trop importante de ses bénéfices. Eventuellement Masseria fut mit au courant de la défection de Reina, et ordonna à son lieutenant Gaetano Gagliano d'assassiner Reina afin de l'empêcher de s'allier avec Maranzano.
Le 26 février 1930, alors qu'il quittait un dîner chez sa tante dans le Bronx, Tom Reina, âgé de 40 ans, fut assassiné dans la rue par Vito Genovese, qui lui tira un coup de fusil de chasse dans la tête.
Après la mort de Reina, Masseria choisi de placer son allié Joseph Pinzolo à la tête de l'organisation de Reina, en ignorant ses lieutenants Gaetano Gagliano et Tommy Lucchese.
Bonaventura "Joseph" Pinzolo prit en charge les affaires de Reina, dont une affaire lucrative de distribution de glace, (car a l'époque les boissons et les aliments étaient conservées dans des glacières, les réfrigérateur n'existant pas). Tommy Gagliano et Tommy Lucchese pensaient que Pinzolo avait été injustement promu. Pinzolo était une brute, il était désagréable, violent et bête. La majorité de ses subalternes le détestaient. Lucky Luciano dira de Pinzolo :

« Même une grosse merde comme Masseria ne pouvait pas rivaliser avec Pinzolo. Ce mec était plus gros, plus laid et plus sale que Masseria l'était le jour où le vieux bâtard n'avait pas pris de bain, ce qui était fréquent. »

Gagliano et Lucchese furent suivis par plusieurs autres membres de l'équipe Reina, y compris Dominick "Gap" Petrilli. En septembre 1930, Pinzolo a été tué par Gap Petrilli, Girolamo "Bobby Doyle" Santucci et probablement Tommy Lucchese lui-même, dans un bâtiment de Broadway à New York.
Après le meurtre de Pinzolo, la faction menée par Gagliano se rangea aux côtés de Maranzano. Après plusieurs dizaines de meurtres de part et d'autre sur tout le territoire américain, la jeune génération était effrayée par ce conflit sans issue. Lucky Luciano et Vito Genovese organisèrent le meurtre de leur propre patron, Joe Masseria, dans le restaurant Nuova Villa Tammaro à Coney Island, le 15 avril 1931. À la fin d'un repas avec Luciano, Masseria fut abattu par Genovese, Bugsy Siegel, Albert Anastasia et Joe Adonis.
Fait unique dans l'histoire du crime organisé, Salvatore Maranzano devint alors l'unique chef de la Mafia sicilienne ou Cosa Nostra (ce terme, signifiant "notre chose" serait apparu à cette époque) aux États-Unis. Il prit le titre de capo di tutti capi (chef de tous les chefs), suivant la hiérarchie inspirée des légions romaines en vigueur dans la Mafia en Sicile (chef, sous-chef, capo ou capitaine et soldats). Maranzano était ainsi à la tête d'une armée de 600 soldats sur le territoire des États-Unis. Il nomma les chefs des cinq familles de New York: Lucky Luciano (future famille Genovese), Joe Profaci (future famille Colombo), Gaetano Gagliano (future famille Lucchese), Joseph Bonanno, et Vincent Mangano (future famille Gambino). Cette organisation est toujours en vigueur aujourd'hui.
Le règne de Maranzano fut bref. Son goût immodéré pour la tradition et son antisémitisme déplaisaient aux jeunes mafieux ambitieux menés par Lucky Luciano, se sentant davantage Américains que Siciliens et souhaitant travailler avec des comparses juifs tels que Meyer Lansky ou Bugsy Siegel. De plus, Luciano avait eu vent du projet de Maranzano de le faire assassiner, lui, ainsi que Vito Genovese et Al Capone, par le tueur à gages irlandais, Vincent "Mad Dog" Coll. En septembre 1931, Lucky Luciano prit donc les devants, avec l'agrément de ses associés, et envoya une équipe de gangsters juifs menée par Bo Weinberg (lieutenant de Dutch Schultz), déguisée en agents du fisc, l'égorger dans son propre bureau. Entre 40 et 90 de ses hommes furent tués le même jour (selon certains spécialistes, cet épisode serait une légende). Cet évènement a été surnommé "les Vêpres siciliennes", en référence au massacre des Angevins en 1282 à Palerme.

C'est ainsi que furent crées les Familles de la Cosa Nostra, qui deviendront les piliers du crime organisé Nord-Américain. Tommy Gagliano devint le nouveau chef de la branche précédemment menée par Reina et Pinzolo, avec Gaetano "Tommy" Lucchese en tant qu'underboss. Les deux gangsters étendirent l'influence de la Famille dans les secteurs lucratifs du camionnage, de l'industrie de la confection vestimentaire. Ils menèrent bien leurs hommes, et étaient craints, aimés et respectés.
Quand Gagliano est mort en 1953, Gaetano Lucchese, qui avait été fidèle à Gagliano du début à la fin, lui succéda à la tête de la Famille. Lucchese, originaire de Palerme en Sicile, développera les intérêts de la Famille en faisant en sorte de contrôler les Syndicat des Teamsters. Il étendit également son influence dans le milieu de la construction, et au nouvel aéroport d'Idlewild, une véritable mine d'or, où ses hommes rackettaient les syndicats et détournaient des marchandises. Il a également développé des rapports étroits avec des politiciens, des juges et des policiers, ce qui aidera la famille à de nombreuses occasions. Il fit tout ceci tout en gardant un profil bas.
Vers la fin de sa vie, Lucchese souffrait de divers problèmes de santé et son coeur a finalement lâché le 13 juillet 1967. L'homme qui lui succéda à la tête de la Famille était Carmine "Gribbs" Tramunti.
Tramunti, qui était un capo basé dans le North Bronx, avait 57 ans et était en bonne santé. Il restera boss jusqu'à son incarcération en 1974. Sur son départ à la prison Anthony Corallo a pris la commande de la famille.
Beaucoups pensent que Tramunti était plus ou moins un homme de paille pendant son règne en tant que responsable de la Famille, et que Carlo Gambino, boss mafieux le plus puissant de New York, qui était très proche de Lucchese (son fils Tommy Gambino a épouser la fille de Tommy, Frances Lucchese), tirait en coulisses les cordes – C'est d'ailleurs Gambino qui avait élu Tramunti nouveau boss de cette Famille.
Tramunti organisa de nombreux jeux de hasards dans Harlem, dont le craps, très populaire parmis les populations pauvres d'Harlem. En 1971, Carmine Tramunti fut jugé et acquitté d'une escroquerie d'actions boursières qui lui rapporta plusieurs millions de dollars. Finalement, en 1974, il sera condamné à 15 ans de prison pour avoir financer une énorme opération de trafic d'héroïne. où il passerait le reste de sa vie (Cette opération, connu sous le nom de French Connection, était une organisation criminelle française, composé de truands Marseillais et Corses ; chargés de faire transiter de l'héroïne depuis la région de Marseille jusqu'aux États-Unis et dont l'activité a culminé durant les années 1950 et 1960. Elle fournissait la majorité de l'héroïne disponible aux États-Unis à cette époque. Le procès marquera la conviction d'un capo des Lucchese, Vincent Papa, et celle d'Anthony "Tony Aboudamita" Loria, un baron de la drogue). Tramunti niera toujours les faits retenus contre lui, déclarant « je suis peut-être un truand, et j'ai peut-être fait des trucs pas bien, mais je ne suis pas un trafiquant de drogue ».
Antonio "Tony Ducks" Corallo lui succéda à la tête de la Famille suite à son incarcération.
Tramunti, à 64 ans, venait depuis peu de se retirer de son poste de boss. En 1978, il mourra de causes naturelles en prison.
Corallo, un protégé de Tommy Lucchese, grandi dans le quartier d'East Harlem, où il se tourna très jeune vers le crime. Discret, malin, il était surnommé "Tony Ducks" pour son habilité à éviter les convictions (To duck, en anglais, signifie s'esquiver, s'éclipser.)
Corallo fut fortement impliqué dans le racket des Syndicats et travailla aux côtés de Jimmy Hoffa, président du Syndicats International des Teamsters (Camionneurs). La Famille a énormément prospéré sous le règne de Corallo, en particulier dans le trafic des narcotiques.
Dans les années 80, les fédéraux cachèrent un micro dans la Jaguar de Salvatore Avellino, le chauffeur de Corallo, où le Parrain des Lucchese avait l'habitude de parler affaires. Le 25 février 1985, le FBI et la police de New York arrêtèrent Corallo.
En plus de Corallo, il y avait parmi les accusés Phillip Rastelli, (boss de la Famille Bonanno), Gennaro Langella, (Boss par intérim de la Famille Colombo), Paul Castellano (Boss de la Famille Gambino), Anthony Salerno (boss de la Famille Genovese), ainsi que plusieurs membres haut placés dans la hiérarchie des Familles de la Mafia new-yorkaise. Ce procès deviendra connu sous le nom de Commission Case. En 1986, tous les membres de la Commission des Familles de La Cosa Nostra furent déclarés coupables de diverses charges et les cinq boss des Familles furent condamnés à cent ans de prison. Seul Paul Castellano, assassiné le 16 décembre 1985 sous les ordres de John Gotti, échappa à la prison. Pour "Tony Ducks" c'était la fin d'un règne en tant que boss de la Famille Lucchese. Corallo mourut en prison en 2000 de causes naturelles. Il avait 87 ans.

# Posté le dimanche 10 juin 2007 11:07

Modifié le mardi 06 novembre 2007 07:59

La Famille Lucchese (Suite)

La Famille Lucchese (Suite)
C'est le capo Anthony "Buddy" Luongo qui le remplaça au poste de boss, mais pas pour longtemps car en décembre 1986 il disparaîtra sans laisser de traces. C'était Vottorio "Vic" Amuso qui était responsable de la disparition de Luongo.
La période qui suivi fut une des plus turbulente dans l'histoire de la Famille Lucchese.
Amuso, le nouveau boss, et son underboss, Anthony "Gaspipe" Casso, étaient deux brutes sanguinaires de Brooklyn, qui régnaient d'une main de fer sur les hommes des Lucchese. Ils voulaient tuer n'importe qui ayant la mauvaise idée de les contrariés de quelque façon, où qui était susceptible de les contrarié dans le futur.
Lorsque Amuso prit le pouvoir son consigliere était Ettore Cocco et son sous-chef était Mariano Macaluso. En 1987, Cocco se retira officiellement. Amuso nomma alors son vieil ami Anthony "Gaspipe" Casso comme consigliere. Celui-ci était un psychopathe, un tueur qui d'après la légende aurait déjà assassiné quatre personnes avant ses 17 ans. En 1989, Macaluso se retira également, il mourut de causes naturelles en 1992. Casso devint alors sous-chef.
Le duo Amuso / Casso dirigeait la Famille d'une manière impitoyable et tyrannique.
Mais plus simplement, le duo Amuso-Casso liquidait toute personne qui leurs barrait la route. Amuso et Casso s'en prirent par exemple au capo des Lucchese Anthony "Tumac" Accetturo, loyal, respecté, malin, qui dirigeait la faction des Lucchese basée à Newark, dans le New Jersey.
Amuso ordonna à Accetturo de payer un important tribut sur toutes ses opérations, en plus de l'argent qu'il donnait habituellement. Accetturo accepta, mais au bout d'un certain temps, il trouva que le duo Amuso-Casso était trop gourmant, et ne paya plus. Amuso ordonna alors que tous les membres de la faction de Newark soient immédiatement assassinés. Le meurtre n'eu jamais lieu et finalement, en 1994, Accetturo sera arrêté et deviendras un témoin fédéral contre son propre crew. Tout cela ne serait probablement pas arrivé si Amuso et Casso avaient été plus intelligents.
En mai 1990 Amuso et Casso étaient recherchés pour divers crimes, et partirent tout deux en cavale. Suite à cet incident, le capo Little Al D'Arco fut promu acting boss des Lucchese. Little Al s'occupait des affaires quotidiennes de la Famille et remettait les profits aux deux mafiosi en cavale. Peu aprés avoir été nommé, D'Arco fut chargé de s'occuper de Fat Pete Chiodo, un capo suspecté par Amuso d'être une balance. Chiodo s'en sortit malgré 12 blessures par balles.
Cet échec mit Amuso hors de lui, et il décida que D'Arco n'était pas capable d'être seul à la tête de la Famille. il nomma alors 3 hommes pour l'assister ; Steven Crea, Frank Lastorino et Salvatore Avellino. Comme si tout cela ne suffisait pas, Amuso et Casso accusèrent D'Arco de se mettre la plupart des profits de la Famille dans les poches.
Le 18 septembre 1991,D'Arco se rendit a une réunion dans un hôtel New-yorkais. En arrivant, il fut accueilli par le soldat Michael DeSantis. D'Arco repéra que DeSantis portait un gilet pare-balle et un pistolet à la taille. D'Arco pensa alors qu'il allait se faire tuer, et déclara qu'il avait besoin d'aller aux toilettes. Là, il partit de l'hôtel et quitta New York avec sa famille. Trois jours plus tard, il contactait le FBI afin de collaborer.
Al D'Arco était un membre loyal des Lucchese, il aimait sa vie de mafioso, cependant il devint informateur quand Casso et Amuso décidèrent de le tuer. En octobre 1991, Vic Amuso se fit arrêter et fut condamné à la prison à vie pour violation de la loi RICO et conspiration de neuf meurtres.
En Janvier 1992 Casso fut également arrêté, condamné à 26 ans de prison pour extorsion, suite à ce verdict il accepta éventuellement de devenir un informateur. Il admettra avoir participer à plus de trente meurtres. Cependant, il fut rejeté du programme de protection des témoins, parce qu'en prison il réussira à corrompre plusieurs gardiens, à attaquer Sal Miciotta, un informateur des Colombo, et à faire entrer de la drogue dans l'établissement. De plus, il s'avérait que ses révélations étaient pour le plus souvent des mensonges. Tout ces éléments firent qu'il fut rejugé et condamné à la prison à vie.
Après cela, Joseph "Little Joe" Defede a été choisi comme acting boss de la Famille Lucchese, alors qu'Amuso, derrière les barreaux, resta le boss officiel. Mais à un moment, Amuso, toujours aussi paranoïaque et psychopathe, en est venu à croire que Defede se mettait également tout l'argent que la Famille Lucchese générait dans la poche, Defede a alors décidé de devenir témoin, afin d'éviter de se faire buter par les hommes d'Amuso. Steven "Stevie Wonder" Crea, un capo du Bronx, fut le prochain à prendre en charge la Famille, mais son règne n'a duré que quelques mois, puisqu'il fut condamné pour racket, sa sortie eu lieu en 2006.
Louis Daidone, le remplacer pendant un moment avant d'être lui aussi condamné à la prison à vie pour meurtre en septembre 2004.
Louie Daidone devint soldat des Lucchese au début des années 1980. Originaire de Brooklyn, il était surnommé “Louie Bagels”, parce qu'il possédait une boutique de Bagels (Le bagel est un
pain traditionnel que l'on retrouve dans tous les pays où vit une communauté juive. Les bagels sont extrêmement populaires à New York.)
Daidone est connu pour avoir tué Bruno Facciola, un mafieux suspecté d'être une balance, puis d'avoir placé dans la bouche du cadavre de Facciola un canari congelé, symbole que désormais Facciola ne pourrait plus « chanter comme un canari. »
Vic Amuso reste actuellement le Parrain officiel de la Famille Lucchese, malgré sa condamnation à la prison à vie. Ces dernières années, un comité de trois hommes ont dirigé la Famille ; Joseph DiNapoli, Aniello "Neil" Migliore, et Matthew Madonna. Les trois mafieux sont des capi expérimentés, membres de la faction des Lucchese du Bronx/Harlem, territoire traditionnel de la Famille. Neil Migliore, un protégé d'Anthony Corallo, est celui qui a le plus d'influence sur les Lucchese. On dit que Migliore a été un membre important dans la Famille pendant plus de 30 ans et qu'il est énormément respecté.
Récemment, Steven Crea a été libéré de prison après quatre ans à l'ombre. "Stevie Wonder" Crea est aujourd'hui un des membres les plus importants des Lucchese, et est considéré comme un vrai dur. Il est toujours sous liberté conditionnelle. L'avenir dira quel rôle jouera Crea dans la Famille Lucchese. Il est possible qu'il prennent le contrôle des Lucchese après l'expiration de sa liberté sur parole en août 2009.
Il serait également possible que Domenico “Danny” Cutaia, un capo de Brooklyn, deviennent boss après la date d'expiration de sa liberté sur parole en Août 2008. Cutaia est l'ancien garde-du-corps/chauffeur de Paul Vario, le légendaire capo de Brownsville/East New York (Brooklyn), qui fut rendu célèbre par le film "Les Affranchis" (le personnage de Paulie Cicero est inspiré de Vario.)
Ces dernières années, après avoir souffert considérablement des informateurs, du règne Amuso / Casso, de la répression fédérale et des conflits internes, la Famille Lucchese reprends le pouvoir peu à peu. Migliore et ses équipiers sont parvenus à apporter une certaine stabilité au sein de cette Famille. Les principales activités de la Famille Lucchese sont le détournement des marchandises qui arrivent de l'aéroport JFK, le jeu clandestin, l'usure, l'extorsion, le trafic de drogue, le contrôle des industries du ramassage des ordures, de la construction, la pornographie, et le racket de syndicats de travailleurs. Certains membres de la Famille possèdent des restaurants, des décharges, ou encore des parkings privés.
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# Posté le dimanche 10 juin 2007 11:13

Modifié le mardi 06 novembre 2007 08:00

Steven Seagal et la Cosa Nostra

Steven Seagal et la Cosa Nostra
L'acteur Steven Seagal, est un homme d'action, un dur. Il est grand, fort, et est ceinture noire dans plusieurs arts martiaux : karaté, kendo, aïkido... Lors des soirées hollywoodiennes, il aurait même déclaré avoir travaillé pour la CIA, et avoir combattu des yakuzas, les membres du crime organisé japonais. Le grand public le découvre en 1988 dans le film "Above the law" (titre français "Nico") où il interprète un policier de Chicago expert en art martiaux, Nico Toscani, qui affronte avec succès des traficants d'armes liés à la CIA. Steven Seagal devint une star dans le genre, aussi populaire que Sylvester Stallone ou encore Arnold Schwarzenegger. Dans ses films, Seagal mets K.O les criminels un par un avec des prises de karaté. Mais dans la vraie vie, l'acteur ne fait pas preuve d'autant d'héroïsme. En effet, en 2003, Seagal a témoigné contre des membres de la Famille Gambino (Peter Gotti, Anthony "Sonny" Ciccone, etc.). Il déclara avoir été victime d'un racket s'élevant à un total de 700 000 dollars.

Tout commença en 1986, lorsque Seagal rencontra Julius R. Nasso. Julius Nasso, en plus d'être un homme d'affaire originaire de Bensonhurst, Brooklyn, est aussi un associé de la Famille Gambino. Nasso est un pharmacien de métier, diplômé de l' University of Connecticut.
Julius Nasso monta une affaire appelée "Universal Marine Medical Supply", qui transportait des produits pharmaceutiques par bateau. L'entreprise fit de lui un multi-millionnaire. Vers 1984, avec la fortune qu'il a amassée, il décida de devenir producteur de films.
Seagal rencontra Julius Nasso dans un restaurant Italien à Beverly Hills, Californie.
Seagal, un homme d'action, était attiré par le style de Rital New-Yorkais de Nasso, et par la rumeur qu'il avait des "connections” dans la pègre.
Seagal et Nasso devinrent très vite des amis très proches. Seagal acheta un manoir à Staten Island, voisin de celui de Nasso. Seagal déclarait même à qui voulait l'entendre qu'il était le cousin de Nasso et qu'ils avaient grandi ensembles dans les quartiers chauds de Brooklyn. Pourtant, Nasso est venu de Sicile avec ses parents à l'âge de trois ans, alors que Steven Seagal est d'origine juive par son père et irlandaise par sa mère. De plus, Seagal n'a pas grandi à Brooklyn mais à Fullerton, Californie. Avec son frère Vincent, Julius R. Nasso produira 10 films avec Seagal.
Vers la fin des années 90-début 2000, Seagal vécu se qu'on appelle dans le cinéma "une traversée du désert". Il se pose alors des questions sur sa carrière, et décide de jouer autre chose que des films d'actions.
Nasso n'est pas du tout en accord avec Seagal sur ce point, et essaie de le persuader de continuer à tourner dans ce genre de films, qui rapportaient de l'argent.
Après plusieurs tentatives de persuasion qui ont échouées, Seagal se fâcha avec Nasso.
Nasso décide de contacter des membres de la Famille Gambino, sachant qu'eux seraient capables "d'influencer" l'acteur.
En décembre 2000, Anthony “Sonny” Ciccone, un capo des Gambino envoya Richard “the Lump” Bondi, un exécuteur de 159 kilos et un associé de la Famille. Bondi débarqua à Toronto, sur le plateau du film que Seagal était en train de tourner, appelé "Exit Wounds". Bondi demanda à Seagal de bien réfléchir en ce qui concerne l'orientation de sa carrière. Apparemment, cette première tentative de raisonner Seagal resta sans résultats.
En janvier 2001, Sonny Ciccone, Julius et Vincent Nasso, ainsi que le soldat Primo Cassarino rencontrèrent Seagal dans un restaurant. Ciccone déclara à Seagal que La Famille Gambino voulait absolument qu'il continue à faire des films d'actions, sinon il aurait de graves problèmes. Et ils voulaient aussi que l'acteur leurs donne 150 000 dollars de taxes sur tout ses futurs films.
Julius Nasso, précédemment, avait prévenu Ciccone que Seagal ne se laisserai pas intimider facilement. Nasso aurait dit "Tu doit vraiment passer aux choses sérieuses avec lui. Parce que je connais l'animal qu'il est, la bête. Le genre qui lâche pas l'affaire à moins d'avoir le feu au cul."
Mais Ciccone et ses hommes étaient prêts à mettre le feu à Seagal. Lors du rendez-vous, Ciccone a dit à Seagal, "Regarde moi quand je te parle. On est des gens fiers, tu comprends ... Travaille avec Julius et on partage les bénèfs." À la fin de l'entretien, Primo Cassarino a prit Seagal à part et lui a dit "Si tu avais protesté, ils t'auraient tué sur place."
En Février 2001, le FBI a enregistré une conversation sur une cassette audio. Sur les bandes, On peut entendre Sonny Ciccone et Primo Cassarino, en train de parler avec Vincent Nasso de la réaction pas très héroïque de Seagal lorsqu'ils tentèrent de le racketter. Ils disent que l'acteur était “pétrifié". A un moment, Cassarino a même dit "J'aurais aimé qu'on ai des flingues sur nous ce jour-là, ça aurait été marrant".
Le 17 Mars 2003, Sonny Ciccone a été déclaré coupable de divers rackets. Peter Gotti, à l'époque “acting boss” de la Famille Gambino, a également été déclaré coupable de blanchiment d'argent et racket, tout comme son frère Richard V. Gotti et son fils Richard G. Gotti. Ils purgent actuellement diverses peines de prison. En août 2003, Julius Nasso a été condamné à 1 ans de prison et 75 000 dollars d'amende pour extorsion.

Peu avant le procès contre les Gambino, Seagal est allé rendre visite à Angelo "The Horn" Prisco, un capo de la Famille Genovese, qui purgeait alors une peine de 12 ans dans une prison du New Jersey. Selon le FBI, Seagal a accepté de donner 10 000 dollars à l'avocat de Prisco en échange de sa protection.
Angelo Prisco a été enregistré sur des bandes en train de parler de l'affaire Seagal et des Gambino à son chauffeur, nommé Jeff, qui était en secret un informateur pour le FBI. Les conversations sur bandes audio eurent lieu fin 2004.

Jeff: Les Gambino c'est Gotti?

Angelo Prisco: Ouais

J: C'est une équipe calme maintenant.

AP: Bin, ils ont beaucoup de putain de balances.

[...]

AP: Me refoutre en taule, à cause de ce Steven Seagal.

J: Il a envoyé aucune carte de Noël, non?

AP: Eh bin, il veut me voir, mais je veut pas, tu sais, tu sais, Je... C'est pas un mauvais gars, tu sais? Et quand c'est arrivé tout ça, Jeff, je leurs ait dit, "écoutez, vous allez trop loin avec ce gars, je veut dire, c'est un putain d'acteur. C'est un acteur juif." Tu sais, tu, tu ...
[...]

AP: C'est pas un putain de dur. Il m'ont dit. "On fait ce qu'on veut avec lui. C'est notre morceau de fromage et on le coupera de toute façon." J'ai dit, "Okay." Il est venu me voir, j'ai dit, "Steven je peut pas t'aider. Peut-être quand je sortirait [de prison], je pourrait." Alors il a balancé, et une fois qu'il a balancé, tout leurs avocats sont venus, un mec qui s'appelle Larry Bronson, tu sais, t'as entendu parler de lui, pas vrai ? C'est un avocat de Jersey.

J: Hackensack.

AP: Ouais, il est venu me voir. J'avait une visite d'avocat. Je dit, "Ouais, Larry, comment ça va?" Il répond, "vous savez qui m'envoie, non?" Je demande, "Qui?" Il dit, "eh bien, je ne peut pas vous dire." [en prison, les conversations sont souvent sur écoute] "Tu ne peut pas me dire ?" Je lui ai attrapé la gorge, et j'ai serré sa cravate, il devenait pourpre. J'ai dit, "Tu ne peut pas me dire, fils de pute ?" Je me sentait insulté. "Tu veux venir et me parler, sans me dire qui t'envoie." Puis j'ai serré sa putain de cravate. Il dit, [Prisco imites une voix étranglée] "Sonny Ciccone." Je demandes, "Qu'est-ce qu'il veut ?" "Eh bien, peut-être que vous pourriez parler à Steven, vous savez, il est en train de balancer... " J'ai répondu, "quand j'ai envoyé le message que vous alliez trop loin avec ce gars, on m'a dit de m'occuper de mes putains d'affaires, tu sais? Tu sais quoi, casse toi de là, dis-lui d'aller se faire mettre, que je m'occupes de mes affaires. » Je pouvait pas arrêter ce truc. Tu voit ce que j'veux dire ? Je cherchait à obtenir ma conditionnelle dans six, huit semaines, et tu me demande de dire à un gars de laissez tomber un procès, ah, ah, un dossier contre eux ?

J: Hmhum.

AP: Ils me laisseront jamais sortir. Cassez vous. ... Je les déteste ces mecs. Je fait rien pour les Gambino. Ils pensent, ils se prennent pour qui putain. Ils pensent, ils, ils ... qu'il sont les numéros uns du monde, tu piges? Tout le reste des gens c'est la merde sous leur chaussures.
[...]

AP: Tous, je, je ... Je déteste ces enculés. Ils, ils ont détruit à eux tout seul cette vie.

J: [parlant de John Gotti, ancien boss des Gambino] Tu pense que c'était sa chute, le tape-à-l'½il ? Je veux dire, je veux pas revenir à de vieux souvenirs, putain...

AP: Sa chute c'était son ego. C'est ça sa chute.

J: Il pensait qu'il était intouchable.

# Posté le lundi 11 juin 2007 11:18

Modifié le mardi 06 novembre 2007 07:59