Joseph Lombardo

Joseph Lombardo
Joseph "Joey The Clown" Lombardo (né le 1 Janvier 1929), également connu sous les surnoms "Joe Padula", "Lumbo", et "Lumpy", est un membre de haut rang de la Famille de Chicago, The Outfit. Bien qu'étant incarcéré, il est actuellement présumé être soit le boss de l'Outfit, soit le consigliere. Il a hérité du surnom "The Clown" par la presse, car lors de ses apparences publiques, il est fréquents qu'il fasse des blagues idiotes.
Lombardo a grandi pendant la Dépression économique des années 30 à Chicago, il était un des 11 enfants d'un couple d'immigrants venus d'Italie. Son père était imprimeur.
Lombardo a rejoint la Famille de Chicago dans les années 1950. En 1963, il fut arrêté et accusé, avec d'autres gangsters, d'avoir enlevé puis tabassé une personne qui tardait à rembourser son prêt à taux usuraire. Quand la police a voulu faire une photo d'identité judiciaire, "The Clown" ouvrait sa bouche et faisait semblant de bailler pour que les flics ne puissent pas avoir une photo correcte de lui !!
Finalement, il fut acquitté, la justice ayant fait une erreur d'identité entre « Joey the Clown » et un autre gangster nommé Joey Lombardi.
En 1974, Lombardo fut de nouveau poursuivi par la justice, il était accusé d'avoir détourner 1,4 million de dollars des fonds de pension de retraité du Syndicat des Camionneurs (Teamsters Union), avec l'aide d'un assureur nommé Allen Dorfman. Les charges retenues contre lui furent plus tard abandonnées. Le principal témoin, Daniel Siefert, fut assassiné deux jours avant la comparution de Lombardo devant le tribunal. Seifert dirigeait une entreprise de production de fibre de verre dans la banlieue de Chicago. Cette entreprise était en réalité sous l'emprise de Lombardo, qui essayait d'en soutirer le plus d'argent possible. Seifert et “Joey the Clown” étaient si proche que Lombardo avait l'habitude de garder de temps en temps les enfants de Seifert.

Mais quand les fédéraux ont rendu visite à Seifert et que celui-ci décida de devenir un informateur, Lombardo prit la décision que son ami devait à présent mourir. Le 27 Septembre 1974, Seifert fut fusillé devant son usine à Bensenville, devant les yeux de sa femme et son fils de 4 ans.

En 1982, Lombardo et Dorfman étaient de nouveau poursuivis, cette fois-ci pour avoir extorquer 800 000 dollars à Robert Kendler, un propriétaire d'une entreprise de construction immobilière. "Joey the Clown" était également poursuivi pour avoir essayé de corrompre le sénateur du Nevada* de l'époque, Howard W. Cannon, et ce avec l'aide du président du Syndicat des Camionneurs, Roy L. Williams.
Le courtier en assurances Allen Dorfman, qui était parti avec Lombardo à Hawaï et avait l'habitude de jouer au golf avec lui, devait mourir Lombardo et Dorfman complotèrent ensembles pour détourner les fonds de pensions des Teamsters, ce qui leur rapporta des millions de dollars que l'Outfit investis en grande partie dans la construction de casinos à Las Vegas.
Dorfman est mort assassiné en 1983 après que les boss de l'Outfit craignent qu'il deviennent une balance.

Lombardo fut plus tard accusé par Alva Johnson Rodgers, un gangster devenu informateur pour le gouvernement, dans les meurtres des truands Daniel Siefert et Robert Harder en 1974, Sam Annerino et Raymond Ryan en 1977, et enfin Allen Dorfman en 1983. Lombardo fut également accusé d'avoir tuer l'ex-officier de police Richard Cain.
Lombardo et Williams furent finalement jugés coupables de corruption en août 1985. Lombardo fut condamné à 15 ans d'emprisonnement, et Williams à 10 ans de prison. Williams accepta alors de témoigner contre Lombardo et plusieurs membres importants de la Famille de Chicago. Il les accusa d'avoir détourner au moins 2 millions de dollars du Stardust Resort & Casino, un casino de Las Vegas, sur une période allant de 1974 jusqu'à 1978. En janvier 1986, cinq mafiosi furent condamné, inclus Lombardo, qui fut condamné à 10 ans de prison supplémentaires, ainsi que Joey Aiuppa, Angelo Lapeer, Milton Rockman et John Phillip Cerone, condamnés à 28 ans de prison. En juin 1986, un autre ami de “Joey the Clown”, le tueur rendu célèbre par le film Casino de Scorsese, Anthony “Tony the Ant” Spilotro, succomba à une mort horrible. Avec son frère Michael, Tony Spilotro fut tabassé à coup de batte de baseball et enterré vivant dans un champ de maïs, dans l'état de l'Indiana. Lombardo était le capo de Spilotro, qui était l'envoyé de l'Outfit à Vegas. Tony Spilotro et Joey Lombardo étaient très proches. Leurs familles respectives étaient venues d'Italie sur le même bateau.
Anthony Spilotro devait mourir car il attirait trop l'attention des fédéraux à Las Vegas, et avait même mit un contrat sur la tête d'un agent du FBI.

Ces dernières années, Lombardo gardait un profil bas. Il se rendait souvent à un restaurant Italien de Chicago, La Scarola, où il rencontrait d'autres mafiosi.
Le 27 avril 2005, un procès concernant 14 malfaiteurs s'ouvrit, parmi les accusés se trouvaient Lombardo et Frank "The German" Schweihs, qui furent accusés d'être responsable des meurtres de 18 personnes. Malgré son âge (76 ans), Lombardo parti en cavale et évita de se faire capturer. Pendant sa cavale, il a écrit deux lettres à son avocat : sur la première, il déclarait qu'il était innocent dans les charges retenues contre lui. Les écrits de l'autre lettre ne sont pas encore rendus publics. Il fut finalement capturé par des agents du FBI à Elmwood Park**, Illinois, le 13 janvier 2006. À son procès, il plaida non coupable, et déclara avoir des problèmes de santé (durcissement des artères), espérant probablement éviter l'incarcération grâce à cette mauvaise santé. Il a révélé à la cour qu'il n'était pas aller voir un docteur depuis qu'il était "indisponible." Lombardo est actuellement en prison à vie.
Son cousin, Joseph "the Builder" Andriacchi, est un membre de la Famille de Chicago et le chef présumé du North Side Crew ("crew des Quartiers Nords" de Chicago).


*Le Nevada est un État de l'ouest des États-Unis, bordé au sud-ouest par la Californie, au nord par l'Oregon et l'Idaho et à l'est par l'Utah et l'Arizona. D'une superficie de 286 353 km2, le Nevada est peuplé de 1 998 257 habitants (2000). La capitale du Nevada est Carson City (52 457 habitants). Cependant, la ville la plus connue dans le Nevada est Las Vegas (478 434 habitants).


** Elmwood Park est une ville ouvrière située dans l'état de l'Illinois, à proximité de Chicago. Selon un recensement en l'an 2000, la population de la ville s'élève à 25 405 habitants. Cette ville compte une importante population Italo-américaine, et également des communautés Polonaises et Hispaniques.

# Posté le jeudi 14 juin 2007 05:18

Modifié le mardi 06 novembre 2007 07:59

Joey Ianuzzi

Joey Ianuzzi
Joseph "Joe Dogs" Ianuzzi était un associé des Gambino basé en Floride. Il est né à New York en 1931, son père était un bookmaker à Port Chester, une petite ville dans le Nord de New York. Après avoir combattu au Viêt-Nam, il partit pour la Floride en 1968. Il travailla pendant un moment dans la construction avant de rencontrer Tommy "T.A" Agro, un soldat de la Famille
Gambino.
Il devint le représentatif d'Agro en Floride. Mais en 1981, "Joey Dogs" emprunta 60 000 dollars à Agro afin de lancer une affaire d'usure en Floride. Il eu éventuellement des ennuis et Tommy Agro, perdant patience, descendit en Floride pour apprendre à Ianuzzi qu'il ne fallait pas le voler. Avec deux de ses hommes, Paul Principe et Frank Russo, Agro tabassa Inauzzi à coup de batte de baseball et de barre en fer. Inauzzi failli mourir, c'était d'ailleurs ce que Agro avait en tête, jusqu'à ce qu'un témoin arrive sur les lieux de l'agression. Il souffrit de nombreuses fractures, plusieurs côtes cassées, le nez complètement écrasé, et des troubles de la vision qui ne guérirent jamais.
Il décida alors de collaborer avec le FBI, et de porter sur lui un micro, afin de mettre en prison ses agresseurs. Sa collaboration permettra au FBI d'arrêté Agro et d'autres mafiosi en 1987.
Au début des années 90, Ianuzzi sera rejeté du Witness Protection Program (Programme de Protection des Témoins) pour être apparu dans plusieurs émissions télévisées. Il se mettra a écrire des livres. Il a actuellement publié trois ouvrages, l'un d'eux sur sa vie dans la Mafia, intitulé "Joe Dogs: The Life & Crimes of a Mobster". Les deux autres parlent de cuisine Italienne ; et sont titrés "Cooking on the Lam" et "The Mafia Cookbook: Revised and Expanded" Comme quoi certains ex-mafieux, après avoir témoigner, peuvent se reconvertir dans une carrière plus où moins honnête !
Voici une anecdote du livre "Joey Dogs ; The Life & Crimes of a Mobster" :

"Tommy parlait dans le récepteur.
« Joey, tu doit venir. Je doit te parler ici. Mon compare*- tu voit de qui je parle, le numéro trois?
Il veut que tu fasse quelques chose pour lui. Je peux pas entrer dans les détails au téléphone, Essaye de venir à LaGuardia**. Et ramène trois-cent mille billets avec toi pour notre "entreprise".»

Il raccrocha sans me laisser répondre. Et j'avait un rendez-vous ce soir avec une superbe blonde. Mais je devait y aller. On ne pouvait rien expliquer avec ce foutu salopard, et encore moins avec son compare, le consigliere des Gambino, Joe N. Gallo. Mais dans un sens j'était fier de moi. En juste un peu plus de quatre ans j'était parti de rien en Floride jusqu'à assister à des réunions avec les chefs de la Famille Gambino. Je veux dire, j'avait du potentiel.
Je suis arrivé à LaGuardia à 9 heure 45 le soir-même avec des chaussettes, chaussures, chemise et costumes de rechange et aussi de l'argent attaché à ma ceinture, 300 000 dollars
[...]
« Joey, ici. Putain qu'est-ce que t'a foutu tout ce temps ? »
L'avion avait cherché à se poser pendant presque une heure, essayant de trouver une place dans l'épais brouillard de New York.
« J'était là-haut dans les nuages, Tom, en train de me demander si oui ou non je devait venir avec tout cet argent. »
T.A sourit. On s'embrassa. On est allé dans sa voiture.
[...]
« Maintenant écoute, mon compare connaît une fille, une jeune fille, là-bas à Naples [Floride], qui s'appelle Sophia. Elle a dix-neuf ; peut-être vingt, et ils s'amusent ensembles de temps en temps. Mais cette Sophia a un frère qui l'emmerde. Il la tabasse. Mon compare veut qu'il soit passé à tabac. Il veut qu'il souffre, Joey, mais il ne veut pas qu'il meurt, capisci ?
« Et ça doit être fait quand elle est ici avec lui. Il ne veut pas de merdier, et il veut que personne sache. Joey, on ne veut même pas que t'utilise ton propre crew. J'ai dit à Gallo que tu pouvait t'en occuper professionnellement, alors me déçoit pas. Je répète, Joey, ne me laisse pas tomber là-dessus. »

Aucun d'entre nous dirent un autre mot jusqu'à ce qu'on arrive à Brooklyn, où on était supposés rencontrer Gallo. Mais il avait laissé un mot comme quoi on devait le finalement rencontrer au Skyway dans le Queens. Le Skyway était un motel avec un bon restaurant et un salon, toujours un bon orchestre en train de jouer. Joe N. Gallo n'allait pas souvent là-bas. Il préférait les jeunes gonzesses dans les discothèques branchées de Manhattan du genre Regine's.
On est arrivé au Skyway, on s'est embrassés, on s'est dis bonjour, et on s'est fait la bise sur les joues comme le veut le rituel Sicilien habituel.
On n'était pas du tout des pédés, c'est juste notre manière de montrer du respect.

« Comment ça va, Joe ? » me demanda Gallo.
« Bien, Mr. Gallo. C'est bien de vous revoir. Comment va votre santé ? Vous avez l'air en pleine forme. »
« Joe, est-ce que Tommy t'as dit pourquoi je voulait que tu vienne ? »
« Il m'a expliqué », je répondit. « Vous avez besoin de quelque chose, Mr. Gallo, je veut juste que vous sachiez que je suis à votre disposition pour quoi que ce soit- et je dit bien quoi que ce soit. Je ne peut pas être plus clair que cela. »
« Merci, Joe. » il répliqua. « Maintenant assure toi de faire ça bien. Ne laisse aucun détail revenir jusqu'à nous, capisci ? »
J'ai hoché de la tête, on s'est embrassé de nouveau, et Joe Gallo est parti. Tommy l'accompagna jusqu'à sa voiture. Quand il est revenu, il a commandé un dîner pour deux, « la pasta avec le poisson, et dit au chef que c'est pour T.A. »
Puis il m'a donné les précisions en ce qui concerne le frère de Sophia. L'adresse de chez lui, où il travaillait, et même une photo.
« Trouve deux négros pour mettre la main sur lui et l'emmener à Alligator Alley, » il déclara. « Laisse-le là. Donne aux négros cinq cent chacun si t'as à le faire Trouve-les à Miami. Assure-toi de prendre une voiture louée, sous un faux nom, et fait ça bien. Pas de merdier. Si tu te fait chopé, tu sais rien. Capisci ? »
« Non, Tom, si je me fait chopé je vais leur dire que tu m'a envoyer, » j'ai répondu sarcastiquement.
« Maintenant qui se mets à parler comme un idiot ? Je veux dire, t'a besoin de dire un truc comme ça à moi ? »
« Okay, Joey, je voulait pas t'offenser. C'est juste une habitude que j'ai. Mais leur dis rien si tu te fait choper quand même, » il ajouta avec un sourire.
« Ces pâtes sont bonnes avec le poisson, » je lui ai dit.
« Joey, ils me traitent comme ça partout où je vais. Dans le Queens, à Brooklyn, Manhattan. Je m'en branle où c'est- je suis toujours traité comme ça. »
Il ne disait pas des conneries. Partout où j'était avec Tommy, les mecs se tiendraient sur leurs têtes si il voulait qu'ils le fassent.

[Plusieurs moi plus tard...]

Gallo a appeler à exactement trois heures et demanda si je me rappelait ma conversation avec Tommy plusieurs mois avant. Bien sûr que je me rappelait, le crétin !
« Oui, monsieur » j'ai répondu. « Je peux vous avoir cette chambre prêt pour vous pas plus tard que demain soir. Quand votre nièce [sous-entendu Sophia] va revenir ? »
« Ma nièce reviendra vendredi, » il répondit.
On était mercredi, alors j'avait intérêt à me grouiller. J'appréciait le temps qu'il me laissait, l'enfoiré. Heureusement, j'avait déjà tout préparé, j'avait trouver la maison du frère de Sophia à Naples, Floride, je l'avait repéré, et j'avait passé quelques jours dans le quartier. Ça faisait un moment depuis que Tommy m'avait dit à New York que Gallo voulait que le frère de sa petite amie soit esquinté, et je pensait qu'il oublierait où qu'il changerait d'avis.
« Okay, Joe, » j'ai répondu. « Considérez le boulot déjà fait. »
J'ai fait comme Tommy a dit. J'ai conduit à Miami ce jour-là. J'ai trouver deux nègres. Je leur ait dit quoi faire. Puis j'ai loué une voiture avec une fausse carte de crédit et j'ai conduit jusqu'à la maison du gars. J'ai frappé à la porte, et quand le frère de Sophia répondit je'ai inventé un bobard en disant que ma voiture louée surchauffait.
Je savait que c'était un zip – c'est comme ça qu'on appelle les Italiens du pays- car il communiquait dans un mélange d'Italien et d'Anglais écorché.
« Qu'est-ce qui sé passe ? Ta voiture, elle est pas bonne ? »
Mon Italien était limité, mais je pouvait comprendre. Le zip semblait avoir un vingtaine d'années, à peu prêt 1 mètre 76, et très balèze. Les nègres avaient du boulot.
« Vient. Lé téléphone, il est dans la couisine. »
Après avoir fait semblant d'appeler l'entreprise de location de voitures, le frère de Sophia m'offrit un verre de vin, puis on s'est assis et on a parlé. Il commença à me parler de sa "magnifique" s½ur, qu'elle était amoureuse d'un vieil homme qui était un caïd de la Mafia, et qu'il détestait vraiment ce bâtard. « Si jé lé voit, jé loui casse sa putain dé tête, » il s'exclama.
Il s'appelait Alberto. Alberto me versa encore un verre de vin et on continua à parler. Il me montra une photo de Sophia. J'avait jamais vu une aussi belle fille italienne de ma vie. Cheveux noir de jais et yeux noirs. Qu'est-ce qu'elle foutait avec ce vieux salaud de Gallo ? Je me demandait.
« Giovanni, encore oune verre dé vin ? »
« Encore un dernier, Alberto. Les gens de la voiture ne devrait pas tarder. »

Je savait que je montrait mon visage, une interdiction formelle dans le bizness du tabassage. Mais c'était impossible qu'Alberto puisse me connecter à l'événement à venir. J'habitait trop loin et je ne venait jamais à Naples de toute façon. Presque jamais.
Enfin quelqu'un frappa à la porte. Alberto se leva pour répondre, et c'était les deux nègres. Ils lui demandèrent d'utiliser le téléphone, pour appeler Hertz [entreprise internationale de location de voitures] et faire savoir au bureau qu'ils m'avaient trouver.
Alors qu'Alberto suivait un des gars dans la cuisine, l'autre laissa tomber un gros sac sur sa tête et le haut du corps. Il se débattait et me demandait de l'aide en Italien. L'autre nègre le frappa sur la tête avec une barre de fer et l'assomma. On attacha ses mains derrière son dos, puis ses chevilles l'une contre l'autre, et on le jeta dans mon coffre.
J'ai roulé jusqu'à Alligatore Alley et j'ai commencé la longue route jusqu'à Fort Lauderdale sur cette route sombre, désolée.
Je pensait conduire à peu prêt 96km avant de le lâcher. Je voulait partir de Alligator Alley avant qu'il se réveille ou qu'il soit découvert.
Quand j'ai trouvé un endroit bien sombre, j'ai stoppé la voiture. Alberto était toujours inconscient. J'ai dit aux négros de casser une jambe, de frapper sa main droite avec des coup-de-poing américains, et de noircir les deux yeux. Ça leur a prit deux minutes.
On a laissé Alberto sur le bord de la route. J'ai ramené les mecs à Miami, leur ai passé mille dollars, et j'ai rendu la voiture. Je suis ensuite allé au Diplomat [restaurant habituel de Ianuzzi] pour boire un verre. J'était là-bas quand Tommy téléphona.

« Ta femme m'a dit que tu serait probablement ici, » il dit. « Mon compare a appelé et m'as demander de te dire de s'occuper de ce truc pour demain soir. »
« Quel truc ? » j'ai répondu, jouant au con.
« Tu sais quel truc ! » Je pouvait entendre son ton s'aggraver.
« Hey, Tommy, t'est chez toi où à une cabine téléphonique ? Si t'est chez toi, appelle-ça 'un truc.' Mais si t'est à une cabine, parle normalement. Parce que, putain, je sais pas de quoi tu veux parler. Demain soir, t'as dit ? Je suis censé faire quelque chose pour ton compare ? »
Je lui cassait vraiment les couilles là. Je pouvait imaginer de l'écume de rage sortir de sa bouche.
« Hey, Joey, souvient-toi quand tu est venu à New York et que tu as rencontré... Putain qu'est-ce qui te fait rire ? »
« Dit à ton compare que c'est fait, » j'ai répondu. « Je l'ai fait ce soir. Est-ce que je serait ici si je l'avait pas fait ce soir ? »
« Madonn', Joey, t'as fait vite. Est-ce que t'as fait ça comme je t'ai dit ? Tu sais, louer le truc et trouver les deux aubergines et tout ? » Il voulait dire les deux gars noirs.
« ça m'a couté plus de mille dollars. J'éspère que le vieux con appréciera. »
« T'en fait pas, Joey, il appréciera. Laisse-moi l'appeler maintenant et lui dire. Il va être tellement heureux que ça va le faire bander. Appelle-moi demain. » Et il raccrocha."

* Compare est un mot Italien, qui dans le Sud de l'Italie est fréquemment utilisé pour désigner un ami où une personne de la même ville. Dans le monde de la Mafia, un compare désigne un mentor.

**L'aéroport de La Guardia est situé dans le district du Queens à New York.
Cet aéroport ne possède ni service d'immigration ni douanes et ne dessert donc pas de vol internationaux, à l'exception de ceux en provenance de 7 aéroports du Canada, des Bahamas et de l'île d'Aruba (aux Antilles Néerlandaises).
Ses deux pistes sont très courtes (2100 m) et ne peuvent donc accueillir que des avions de taille moyenne. Cependant, la proximité de l'aéroport du centre de Manhattan en font un aéroport populaire.
L'aéroport hérite son nom de Fiorello Enrico LaGuardia, le premier maire Italo-Américain de New York. Né le 11 décembre 1882 et décédé le 20 septembre 1947, LaGuardia fut le maire de New York de 1934 à 1945. Surnommé the Little Flower (« la petite fleur ») du fait de sa petite taille et de la traduction de son prénom en italien, il reste dans l'histoire comme un maire important du fait de sa gestion lors de la Grande dépression de 1929. Son père, Achille Luigi LaGuardia, était un immigrant italien et sa mère, Irene Cohen, était une juive originaire d'Autriche-Hongrie.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 18 juin 2007 13:36

Modifié le samedi 24 novembre 2007 04:04

Willie Moretti

Willie Moretti
"Willie Moore" Moretti est né Guarino Moretti en 1894. Il a commençé à travailler à l'âge de 5 ans pour un laitier d'Harlem. Moretti était le cousin d'un des boss de la Famille Genovese, Francesco "Frank Costello" Castiglia.
Moretti commença sa carrière criminelle en tant que bootleger pendant la Prohibition. Ses associés étaient alors ceux qui sont aujourd'hui des légendes mafieuses, comme Lucky Luciano, Vito Genovese, Meyer Lansky et Frank Costello. Un de ses associés proche était le gangster juif, Abner "Long" Zwillamn. Et le duo possédait de nombreux casinos dans le New Jersey et dans le nord de l'Etat de New York, qui leur rapportaient des millions chaque année. Très vite, Willie Moretti devint le plus puissant capo de la Mafia dans le New Jersey, et son équipe était le muscle derrière les leaders de la Famille Genovese, ses hommes faisait souvent les boulots nécessitant la force. Moretti contrôlait un crew d'environ 60 hommes de main, vicieux et violents, qui étaient prêt à tuer n'importe qui pour lui. Les activités de Moretti étaient le meurtre sur contrat l'extorsion et le jeu illégal. Moretti était également très impliqué dans le trafic de drogue.
Bien qu'étant une figure légendaire de la Mafia Italo-Américaine du New Jersey, Moretti est connu du grand public pour avoir été l'ange gardien d'un chanteur Italo-américain célèbre originaire d'Hoboken, New Jersey.
Tout comme le personnage Johnny Fontane dans “Le Parrain” de Mario Puzo, le crooner Frank Sinatra avait un Parrain mafieux qui veillait sur lui, en la personne de Guarino "Willie Moore" Moretti. Par ailleurs un des hommes de Moretti était cousin de Nancy Barbato, la première femme du crooner.
Basé principalement à Bergen County, New Jersey, Moretti possédait plusieurs casinos, où des artistes, notamment des chanteurs, venaient régulièrement pour divertir les clients. Moretti a découvert Frank Sinatra, et il fut impressionné par son talent.
En 1935, Sinatra avait déjà fait parler de lui dans une émission de NBC radio, où il chantait avec un groupe nommé "The Hoboken Four", mais à présent il voulait faire une carrière solo. Moretti le prit sous son aile, l'engageant pour chanter dans ses casinos, en particulier le Riviera sur les palissades du New Jersey, en face de l'Hudson River.
La popularité de Sinatra grandie de plus en plus, et en 1939 il signa un contrat avec le trompettiste Harry James, qui souhaitait que le chanteur accompagne son orchestre.
Les adolescentes tombèrent amoureuses de ce jeune crooner, surnommé “The Voice” (La Voix). C'est là que le célèbre Tommy Dorsey, le chef d'un orchestre très en vogue à l'époque, propose à Frank Sinatra de venir chanter avec lui.
A juste 24 ans, Sinatra était étourdi par ce succès soudain, c'est pourquoi il accepta les termes du contrat avec Dorsey. Pour joindre l'orchestre de Dorsey, Sinatra devait payer à Tommy Dorsey un tier de ses rémunérations, et 10 % additionnel à l'agent de Dorsey, et ce à vie. Ainsi, selon le contrat, 43 % des bénéfices de Frank Sinatra appartiendrait à Tommy Dorsey et son agent pour toujours.
Au début des années 40, Sinatra connu plusieurs grands succès, dont “All or Nothing At All” et “I'll Never Smile Again.” Ses chansons passaient dans les émissions de radio populaires de l'époque, et son visage faisait la couverture de nombreux journaux musicaux.
La popularité du crooner d'Hoboken ne semblait avoir aucune limite. Très vite, il regretta d'avoir signé ce contrat avec Dorsey, et bien entendu, souhaitait l'annuler au plus vite, et faire sa fortune, et non celle de Tommy Dorsey.
En 1943, les représentants de Sinatra essayèrent de le débarrasser de ce contrat, en offrant à Dorsey 60 000 dollars pour l'annuler. Dorsey, qui avait la réputation d'être un dur, refusa catégoriquement. C'est alors que le "Parrain" de Sinatra, Willie Moretti, arriva à "convaincre" le têtu Tommy Dorsey de lâcher le contrat. Moretti et quelques-uns de ses associés se rendirent à Los Angeles chez Tommy Dorsey, sans s'annonçer. Moretti aurait mit un flingue dans la bouche du trompettiste, et l'obligea à laisser tomber le contrat avec Sinatra en échange d'un dollar. Sinatra niera toujours ce fait, cependant Dorsey a plus ou moins confirmé cette version en 1951.
Bien que marié, Moretti était connu pour être un amateur de prostituées bon marché. Il avait une préférence pour les filles typées. Il contracta la syphilis, une maladie sexuellement transmissible, et la maladie évolua jusqu'à l'atteinte neurologique. "Willie Moore" commençait à devenir dément, plaçant des paris sur des chevaux inexistants, disant des choses qui n'avait aucun sens. Il aurait même révélé des secrets sur la Cosa Nostra aux journalistes.
Entre 1950 et 1951, le Comité Kefauver a attiré toute l'attention de l'Amérique. C'était le premier comité de sénateurs Américains cherchant à combattre le crime organisé.
Avec d'autres membres de l'équipe Costello, Moretti fut appelé pour apparaître aux auditions Kefauver. Cependant, avec sa neuro-syphilis avancée, il fut le seul des mafieux appelés à témoigner qui accepta de prendre la parole. Alors que les cohortes de Moretti ont souvent fait appel à leur droit au cinquième amendement (le droit de ne pas répondre), tandis que Moretti était plutôt bavard, parlait franc et lançait des plaisanteries, et des choses qui avait peu de sens. Voici un exemples des choses que Moretti déclara;

Moretti: Bien sûr qu'il y a une Mafia. Et je suis ce que vous dites, je suis le chef sur mon territoire, mais qu'est-ce qu'il y a de si mal à ça? On embête personne en dehors des nôtres. C'est juste qu'on ne va pas voir les flics quand quelqu'un dépasse les bornes. On règle les choses entre nous.

Un sénateur: Peut-être bien, mais nous les citoyens on ne peut pas avoir une bande d'hors-la-loi qui se tire dessus comme ça. En plus, vous n'êtes pas les meilleurs tireurs du monde. Parfois, un citoyen innocent se fait blessé par erreur.

Moretti : ça n'arrive pas souvent. Rien de tout ça n'arrive de nos jours sauf si quelqu'un a vraiment dépassé les bornes. On veut pas de soucis comme ça. C'est pour ça que Charlie [Luciano] est si respecté aujourd'hui. Il a montré aux mecs que c'était mauvais pour les affaires de tuer des gens comme ça.


Willie Moretti ne se rendait pas compte qu'en disant ce genre de chose, il violait l'omertà, la loi du silence.
En 1951, les chefs membres de la Commission se réunirent pour discuter du cas Willie Moretti. Vito Genovese et Albert Anastasia, deux chefs puissants, voulaient à tout prix que Moretti meure au plus vite, tandis que Frank Costello et Joe Adonis étaient au départ fortement opposés à cet assassinat. Finalement, le 4 octobre 1951, trois hommes d'Anastasia ont invité « Willie Moore » à déjeuner, puis tirèrent à plusieurs reprises dans le corps de Moretti. Celui-ci avait 57 ans. Quand à son associé Abe Swillman, dont le pouvoir diminua à la mort de Moretti, il fut assassiné en 1959, juste avant de témoigner devant un comité de sénateurs enquêtant sur le crime organisé, le McClellan Senate Committee hearings.

# Posté le mercredi 20 juin 2007 02:42

Modifié le mardi 06 novembre 2007 07:58

Les Vrais Soprano 2

Les Vrais Soprano 2
"Et la fois où on a buter le petit Juif?" déclara "Tony Boy".
-"les petits comme ça, ils se battent pour vivre," répondit "Ray the Gyp".

"The Boot l'a frappé avec un marteau," Tony continua. "Le mec tombe et se relève. Là j'ai un pied-de-biche gros comme ça, Ray. Qu'est-ce que tu croit qu'il fait, finalement ? Il m'a craché dessus et m'a dit 'sale enculé !'"

"Ils luttent pour leurs vies," observa Ray, philosophiquement.

"Tony Boy" ajouta que cet “acte irrespectueux” l'incita à finir sa victime avec "huit coups dans la gueule."

Ce dialogue effrayant entre les deux mafieux eurent lieu en 1965, sur un micro du FBI caché dans un bar nommé “The Barn.”

Dans un autre enregistrement, les gangsters se remémorent avec joie la fois où ils ont enfermés un de leur victimes dans le coffre de voiture, avant de mettre le feu au véhicule. L'un d'eux a ajouter: "Il a du cramer comme un bâtard."

On croirait entendre des dialogues tout droit sortis de la série "Les Soprano". Ce n'est peut-être pas une coïncidence. Le créateur de la série, David Chase, a finalement admit, après pratiquement dix ans d'existence, que la Famille mafieuse de fiction dirigée par Tony Soprano était basée sur une véritable dynastie mafieuse ; les Boiardo.
Dans le dialogue du dessus, Tony est Anthony "Tony Boy" Boiardo, héritier des affaires de son père, Ruggiero "Richie the Booth" Boiardo, capo très respecté des Genovese, basé à Newark et dans le Nord du New Jersey. Ray est Angelo "Ray the Gyp" DeCarlo.
Le crew de Boiardo était basé dans la North Ward, à Newark, quartier d'immigrants Italiens, pour la plupart originaires de la province d'Avellino, en Campanie, Italie. Dans la série, on apprends que Tony Soprano a grandi dans ce quartier.
Mais au moment où “Tony Boy” était enregistré par le FBI, il avait déménagé dans une luxueuse maison dans les banlieues chics, ce qui fait encore un point commun avec Tony Soprano.
En effet, les membres du crew Boiardo, comme les membres de la Famille Soprano, ont tous grandi dans les quartiers chauds de Newark, et une fois riches, ont déménagés dans des maisons luxueuses, et menaient en apparence des vies paisibles de bourgeois dans leur maisons de banlieue chics comme Roseland, North Caldwell et Belleville, des villes citées régulièrement dans la série, tout en gardant leur bases dans la North Ward de Newark.

John Russo et Anthony Russo, deux des hommes de Boiardo, étaient surnommés, comme dans "les Soprano", “Big Pussy” (Ce surnom était attribué à John Russo, et dans la série à Salvatore Bompensiero, interprété par Vincent Pastore) et “Little Pussy” (comme Little Pussy Malanga.)

Quand on lui demandait où il trouve ses informations, le créateur des Soprano, David Chase (né David DeCesare), a longtemps dit qu'il avait reçu son inspiration en grandissant Italo-américain dans le New Jersey, pendant les années 60. Finalement, il a ajouté qu'en visitant de la famille dans la North Ward, à Newark, il a rencontré un cousin avec des “connections louches avec une puissante famille mafieuse qui vivait à Livingston,” une banlieue riche où "Richie the Booth" Boiardo avait déménagé dans une belle et grande demeure de style "Transylvanien", avec de grande colonnes et des statues grandeur nature de Césars Romains, et même une de Boiardo.
Chase a dit dans une interview en 2002 que « 90 % de l'émission est fictionnel . . . » mais à ajouté que « c'était modelé sur cette famille [les Boiardo]. »

Tout commença avec la naissance de Ruggiero Boiardo à Naples en 1890.

La famille Bioardo émigra aux États-Unis alors que Ruggiero Boiardo était un enfant. Le père de Ruggiero était un tailleur de pierre de métier (comme Corrado Soprano Sr., le grand-père de Tony Soprano.)

Vers 1910, Ruggiero travaillait honnêtement dans une laiterie à Newark, mais laissa vite fait tomber une carrière légale pour organiser des paris illégaux, beaucoup plus lucratif.
Très vite, il forma une véritable entreprise criminelle, en devenant boss d'un gang de la North Ward, et développa une réputation d'homme très violent, ayant une prédilection pour le tabassage à mort de ses ennemis à coup de pieds, ce qui lui donna son surnom “Richie The Boot.”
Ruggiero Boiardo Il fit fortune en faisait de la contrebande d'alcool pendant la Prohibition, de 1920 à 1933. Au début des années 30, une guerre éclata entre le gang Bioardo et le gangster Abner "Longie" Zwillman, pour le contrôle de Newark. Durant la bataille, Richie Boiardo survit une attaque dans laquelle il reçu 12 balles. On dit qu'Al Capone, le célèbre Parrain de Chicago, vint jusqu'à Newark pour aider à réconcilier les Bioardo et Zwillman.
Boiardo forgea une relation d'affaires avec Charles ”Lucky” Luciano et fut initié au sein de la Famille Genovese, et devint éventuellement Capo. Quand Abner Zwillman fut assassiné en 1959, Boiardo avait un solide contrôle de la ville de Newark. Ruggiero Boiardo croyait qu'il était le modèle du personage Don Vito Corleone dans le livre de Mario Puzo, "Le Parrain". En 1972, le film “Le Parrain” sortit et Francis Ford Coppola gagna un Academy Award. Boiardo rermarquait souvent avoir de nombreux points communs avec Don Vito Corleone. En 1974, Boiardo mit un panneau dans son jardin qui disait, "The Godfather's Garden." (Le Jardin du Parrain).
En avril 1969, Ruggiero Boiardo fut arrêté pour violation des lois sur le jeu illégal , et condamné à 3 ans de prison d'état et à une amende de 1 000 dollars. Il fut incarcéré le 18 novembre 1970 dans la prison d'Etat du New Jersey, située à Leesburg, New Jersey.
"The Boot" passa le pouvoir à son fils Anthony “Tony Boy” Boiardo qui, omme Tony Soprano, interprété par l'acteur James Gandolfini, était gros, large, imposant physiquement. "Tony Boy" recruta d'autres gangsters aussi vicieux que lui.
Le crew Bioardo avait un contrôle Presque absolu sur la ville de Newark. Non seulement il avait le maire Hugh Addonizio comme complice (on dit d'ailleurs qu'ils ont truqués les bulletins de vote pour l'aider à devenir maire), mais ils avaient également une grande influence sur les Syndicats, ce qui leur permettaient de s'enrichir en contrôlant en sous-main des industries entières dans le nord du New Jersey, tels que la constructions, le frêt de marchandises sur les dock, le ramassage des ordures, etc...
En plus de cela, ils avaient d'autres affaires lucratives, tels que le jeu, la fraude aux assurances ou l'extorsion de commerces.
Eventuellement, Hugh Addonizio fut arrêté en 1969 pour corruption. Il fut condamné à dix ans de prison et fit cinq ans et deux mois dans une prison fédérale.
En même temps qu'Addonizio, 14 autres personnes furent accusés, parmis eux Anthony « Tony Boy » Boiardo, qui avait le contrôle de la pègre de Newark à l'époque. Au moment du procès Tony Boy fut victime d'une crise cardiaque. La cour trouva alors que Tony Boy était trop malade pour être condamné à une peine de prison pour extorsion et conspiration.

Le 20 avril 1978, Anthony “Tony Boy” Boiardo mourut d'une crise cardiaque. Quand à Ruggiero Boiardo, retiré de la vie criminelle, il mourut en novembre 1984 à l'âge of 95.
Quand "Tony Boy" mourut en 1978, son successeur fut Andrew “Andy” Gerardo.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 29 juin 2007 14:09

Modifié le mardi 06 novembre 2007 07:58

Tony Mirra

Tony Mirra
Anthony “Tony” Mirra était un membre de la Famille Bonnano qui travaillait pour le capo Michael "Mickey Z" Zaffarano, et était principalement actif dans l'extorsion, les jeux et le trafic de drogue. Il est connu pour être le premier à avoir introduit l'agent du FBI Joseph Pistone, en infiltration dans la Mafia sous le nom de Donnie Brasco.

on peut dire qu'Anthony Mirra vient d'une Famille mafieuse; son oncle, Alfred "Al Walker" Embarrato, était un capo de la Famille Bonanno (jusqu'à sa mort en 2001), tout comme un de ses cousins, Richard Cantarella. D'autres cousin, Joseph “Joey the Mook” D'Amico (on dit d'ailleurs que la mère de Joey D'Amico a payé les Bonanno 50 000 dollars pour que son fils entre dans la Famille) et Joseph Padavano, étaient des soldats de la même Famille.

Anthony Mirra est né en 1922 dans une famille très pauvre dans le Lower East Side à Manhattan. Il a grandi à Knickerbocker Village, où il vivait dans le même immeuble qu'Alfred Embarrato, Richard Cantarella et Joseph D'Amico. De nombreux membres des Bonanno vivaient à Knickerbocker Village, parmis eux le soldat Benjamin "Lefty" Ruggiero, qui fut également rendu célèbre par sa relation avec Donnie Brasco.
Joseph Pistone déclara que Mirra était le Mafioso le plus mauvais et intimidant qu'il ai rencontré Durant ses sept ans d'infiltration. Anthony mesurait 1 m 88 et pesait 95 kilos.
Il avait la réputation d'être un tueur sans pitié, et beaucoup de gens craignait ses sautes d'humeur imprévisibles, son tempérament explosif et redoutable. A cause de son caractère irrationnel et dangereux, Anthony n'a jamais pu construire une relation vraiment proche avec qui que ce soit. Avec les autres gangsters, il parlait rarement d'autre chose que les affaires criminelles. La seule famille dont il était vraiment proche était sa mère. Malgré son caractère peu vivable, Tony Mirra était un grand coureur de jupons. Les femmes étaient attirées par lui, bien qu'il les traitaient comme de la merde. Anthony ne 'est jamais marié mais avait beaucoup de petites amies, des bimbos jusqu'aux actrices de cinéma. Il était fréquent qu'il abuse de ses femmes physiquement et les couvre d'insultes. Dans les années 1970, Anthony sortait avec une "très grande actrice de cinéma." Il dira d'elle à ses collègues mafieux "Je lui ai dit de me faire une pipe alors qu'un mec la baisait et elle branlait un autre mec."
Toute cette scène se passait alors que Mirra était sous l'emprise d'héroïne. Cet épisode montre à quel point Mirra était un être méprisable et abject. Anthony Mirra fut le premier mafioso du clan Bonanno à être entrer en contact avec Donnie Brasco. Avant cela, Brasco était avec le crew de Giuliano “Jilly” Greca, un soldat de la Famille Colombo. En 1979, après la mort de son capo, Michael "Mickey Z" Zaffarano, Mirra succéda à Zaffarano et devint capo. Zaffarano était à la tête d'un réseaux de pornographie qui rapportait des millions chaque année, et à sa mort subite (crise cardiaque), tout cet empire de la pornographie appartenait à Mirra.

Mirra était connu pour être un "homme à couteau". C'était une pratique commune chez les mafieux de porter des couteaux, parce qu'ils pouvaient être arrêtés par la police et ne voulaient pas être attrapés avec des armes à feu illégales sur eux. Mirra portait sur lui un couteau pliant avec une longue lame, avec lequel il était très habile. Quand Pistone était en infiltration, plusieurs gangsters le mirent en garde, "Si jamais tu te dispute avec lui [Mirra], soit sûr de ne pas être à porté de bras, parce qu'il te poignardera."
Il était vraiment méprisé, mais également très craint. Beaucoup de monde essayait d'éviter le contact avec lui. Mirra ne dépensait jamais son propre argent, dans les restaurants ou boîtes de nuit, et faisait payer ses subordonnés où bien partait tout simplement sans payer.
Mirra extorquait les stands (de zeppole et autres spécialités Italiennes) de la Fête de San Gennaro qui se trouvait à Little Italy, New York.
Selon Joe Pistone, Mirra était bon pour faire de l'argent, probablement une des raisons pour lesquelles il était encore en vie. A l'époque où “Donnie Brasco” le rencontra, Mirra n'était sorti de prison que depuis 4 mois, et gagnait déjà plus de 20 000 dollars par mois. Il avait le contrôle d'un large territoire et de nombreux contacts criminels.

Une fois, il sortait avec une lesbienne qui travaillait à la Fête de San Gennaro et avec ses contacts lui trouva un stand bien placé. Après que celle-ci lui ai révélé son orientation sexuelle, Mirra menaça de la tuer si jamais elle retournait à ce stand.

Il était aussi impliqué dans une affaire de distributeurs automatiques, (machines à sous, distributeur de friandises, machines de jeux vidéos, flipper automatiques, etc...) qu'il possédait dans une grande partie de New York. Il avait plus ou moins forcé les propriétaires de magasins, restaurants, et de clubs à prendre ses machines. Les machines à sous, qui étaient illégales, étaient installées dans le sous-sol des commerces.
Il avait une clé qui lui permettait d'ouvrir les machines et de prendre l'argent. Approximativement, son réseaux de distributeurs automatiques lui rapportait à peu prêt 2000 dollars par semaine.
En plus de cela, Mirra extorquait de nombreux bars et restaurants, en particulier à Manhattan. Chacun des propriétaires devaient lui payer 5000 dollars par semaine en protection.
En 1981, La mission d'infiltration de Joe Pistone prit fin lorsque le capo Dominick « Sonny Black » Napolitano le sollicita pour tuer un autre mafioso, Anthony Indelicato. Dominick Napolitano. Deux jours plus tard, les agents de FBI sont venus au club social de Sonny Napolitano pour l'informer que Pistone était un agent de FBI. Peu après, les Bonanno décidèrent de tuer « Sonny Black », qui avait permit un tel affront. Le 17 août 1981, Napolitano a été invité à venir au sous-sol de l'associé des Bonnano Ron Filocomo pour une "réunion". Sachant qu'il serait tué, Sonny a donné ses bijoux à son barman préféré, avec les clefs de son appartement, en s'assurant que ses animaux de compagnie (des oiseaux) soient nourris. Sonny Black est alors allé au sous-sol de Filocomo, où l'attendait Filocomo et le capo Frank "Curly" Lino, tous les deux l'ont mitraillé avec des revolvers de calibre 38.
Lefty Ruggiero, un autre mentor de Donnie Brasco, a failli être assassiné mais fut condamné à la prison à vie avant d'être tué. Quand à Mirra, il fut assassiné le 18 février 1982. Son cousin Richard Cantarella le piégea dans un parking à Manhattan. Alors que Cantarella et son oncle Al Embarrato surveillait à l'entrée du parking, le cousin de Mirra, "Joey the Mook" D'Amico grimpa dans la Mercedes Benz couleur bordeaux de Mirra et lui tira dans la tempe à bout portant. Plus tard, quand un policier tappa à la fenêtre, il cru d'abord que Mirra dormait, sa tête étant incline et ses yeux fermés. Mais en regardant plus près, il aperçu que du sang avait coulé des oreilles de Mirra. Il avait reçu quatre balles; deus derrière les oreilles, une dans la joue et une dernière dans son genou gauche. Tellement de sang avait coulé sur les vêtements de Mirra que même son caleçon initialement jaune était devenu entièrement rouge. C'est Joseph Massino qui ordonna le meurtre de Mirra pour se venger de l'affront qu'avait causé Donnie Brasco.

# Posté le jeudi 05 juillet 2007 12:13

Modifié le mardi 06 novembre 2007 07:58