Albert "The Old Man" Facchiano

Albert "The Old Man" Facchiano
Il mesure 1,67 mètre, as des cheveux blancs et le crâne dégarni ; il ressemble à n'importe quel sympathique grand-père ou même arrière-grand-père.
Albert “Chinky” Facchiano a 97 ans depuis mars 2007. Il est soldat de la Famille Genovese, et toujours actif, gangster jusqu'au bout. Il as connu l'époque ou Charles "Lucky" Luciano était parrain.
Le casier judiciare de Facchiano commence en 1930, quand il fut arête pour viol à New York – une accusation dont il fut innocenté. Depuis, Chinky a eu plusieurs condemnations et fit à peu près 11 ans de prison, la plupart pour racket dans les années 70. La dernière fois qu'il est sorti de prison, c'était en 1989.
En 2006, Facchiano fut accusé d'obstruction à la justice aux côtés d'autres membres des Genovese, y comprit l'acting boss Liborio "Barney" Bellomo. En Juillet 2006, le Mafioso âgé fut de nouveau inculpé, cette fois à Fort Lauderdale, Floride, où il supervisait des affaires de jeu et d'usure dans l'Etat de Floride.
Le gangster accepta de plaider coupable des charges retenues contre lui. Suite à cela, le juge permit à Facchiano de purger sa peine non pas en prison, mais chez lui, assigné à résidence.
Magré son âge avancé, Albert Facchiano reste un soldat redoutable. En effet, d'après des documents du FBI, le nonagénaire sera prêt et capable de tuer pour la Famille jusqu'à sa mort.
“Chinky a offert d'effectuer un “travail (meurtre)” si ils devaient faire tuer quelqu'un,”
selon un rapport de l'agent du FBI Michael Campi. Cette offre fut faîte Durant une réunion avec plusieurs gangsters de la Famille Genovese, à Fort Lauderdale (Floride).
Ce jour-là, le 27 Février 2001, Facchiano – alors âgé de 90 ans – dinait avec les capi Salvatore “Sammy Meatballs” Aparo et Joseph Zito. Les Mafiosi parlaient des anciens chefs de la Famille Genovese, à savoir Vincent "Chin" Gigante, Philip "Benny Squint" Lombardo, et Anthony "Fat Tony" Salerno, quand ils se mirent à parler de meurtre.
Après que Chinky ai fait sa proposition , Joseph Zito, à l'époque 64 ans, exprima son désaccord. Zito répondit à Chinky qu'ils étaient supposés se retirer à leurs âges, et que les jeunes devaient s'occuper des meurtres. Mais Facchiano répondit avec conviction qu'on ne se retirait jamais de la Cosa Nostra, et insista qu'il pourrait encore aujourd'hui commettre des meurtres pour la Famille.
En 2000 et 2001, lors de plusieurs conversations enregistrées sur bande par Michael “Cookie” D'Urso, un ancien associé de la Famille Genovese devenu informateur, Salvatore Aparo, Joseph Zito et d'autres mafieux parlaient du fait que Chinky soit encore actif à son âge.
Thomas Cafaro, un associé de la Famille, décrivit Facchiano comme étant un Mafioso “très actif,” notant que la longévité était un trait de la famille Facchiano, étant donné que le frère de Chinky est âgé de 102 ans.
Cafaro décrivit également Chinky comme étant un vieux grincheux qui “croit qu'il devrait être boss » de la Famille alors qu'en réalité, “Chinky n'arrivait pas au pieds de Fat Tony [Salerno] où de Benny Squint [Lombardo]."
Facchiano n'est peu être pas fait pour être boss, mais il est définitivement un gagnster, capable de menaçer et d'adopter un ton féroce et effryant, même à 90 ans, comme l'a constater un témoin qui a rencontrer Chinky dans un champs de courses de chevaux à Hallandale, Floride, en 2000.
La confrontation se passa Durant des courses quand un fauteuil-roulant transportant un grand homme passa devant Facchiano, le percutant presque.
“J'était derrière le gars en fauteuil roulant,” déclara le témoin, un policier. "Je pouvait voir le visage de Chinky, et il lança au gars dans le fauteuil un regard qui disait 'regarde où tu mets tes putains de pieds.' C'était terrifiant. Le gars en fauteuil roulant était visiblement tremblant et bafouilla ”désolé, excusez moi” et poussa un soupir de soulagement quand Facchiano partit".
“Si ce gars avait fait la mauvaise remarque, il aurait été tabassé. Il le savait. Il l'a sentit ; je l'ai sentit : que ce petit vieux était un véritable mafieux" rappela le témoin.
En mai 2007, Facchiano fut condamné à six mois d'assignation à residence et 18 mois de mise à l'épreuve, verdict dû en grande partie à sa santé qui n'est pas excellente.
Après le procès, Facchiano déclara que à présent son rôle dans le crime organisé étaient finis.
"Je ne serait plus impliqué là-dedans," Facchiano dira. "Je suis content que tout ça soit terminé."
Facchiano étaient parmis les six membres des Genovese à plaider coupable de gangstérisme et d'intimidation de témoin. Son capo, Renaldi “Ray” Ruggiero, 73 ans en 2007, était à la tête d'un crew base en Floride, l'état Américain qui compte le plus de seniors.
Ruggiero dirigeait son crew d'un restaurant Italien à Palm Beach, appelé “Soprano's” et était impliqué entre autres dans l'extorsion, le cambriolage, le blanchiment d'argent, l'usure, et la fraude banquaire.
Ruggiero devint un capo officiellement en 2003. Un de ses principal homme de main est Clement Santoro. Renaldi Ruggiero, tout comme Facchiano, n'est pas, malgré son grand âge, un gentil grand-père innofensif. Ruggiero ordonna à Santoro d'attaquer un homme qui s'était disputé avec un associé de Ruggiero à propos de bizness. Santoro trouva cet homme à son bureau de Coral Springs. Puis Santoro posa une arme de poing sur sa tête, et le poussa sur un canapé, et le tabassa. Il demanda après cela He 1,5 million de dollars et donna à l'homme un Post-it où il était inscrit un numéro de téléphone à appeler. Le jour d'après Santoro blagua à propos de l'incident, disant: “ça aurait du être dans un film. Ruggiero avait ordonné à son crew d'affliger à sa victime ceci: "casser les doigts d'une main, abîmer son autre main, le tabasser, et lui dire que si il ne payait pas la semaine prochaine, il savait à quoi s'attendre."
En Mai 2007 Renaldi "Ray" Ruggiero fut condamné à 14 ans de prison, 25 000 dollars d'amende. Le gouvernement saisit un total de 10 000 dollars appartenant à Ruggiero.

# Posté le vendredi 20 juillet 2007 19:08

Modifié le mardi 06 novembre 2007 07:57

Ray Patriarca

Ray Patriarca
Raymond Loreda Salvatore Patriarca est né le 18 mars 1908 à Worcester, Massachusetts. Il était l'enfant de modeste immigrants Italiens, installés à Providence, Rhode Island. Il commença à remplir son casier judiciare dès l'adolescence. La police l'arrêteront pour détournement de marchandise volée, vol à main armée, aggression, vol de voiture, et plus tard pour meurtre, et d'autres crimes.
Il fut jugé coupable cinq fois et passa 10 années en prison avant d'avoir 30 ans. Après une condamnation il s'évada de prison, mais fut rapidement capturé. En 1930, il essaya de libérer des amis de prisons, mais l'évasion rata et fit quatre mort. La violence d'esprit et la débrouillardise de Patriarca furent remarqués par le boss de la Mafia de Nouvelle-Angleterre, Phil Buccola, et très Patriarca grimpa les rangs de la Famille locale jusqu'à devenir capo de la Famille Buccola
En effet, Buccola fit un bon choix en faisait de Patriarca un caporegime, car celui-ci n'était pas qu'une violente brute, mais était capable de réfléchir et était sans pitié, même dans le monde de la pègre. Une fois, il força les propres membres de son crew à lui repayer les profits perdus après que le FBI ai saisi un chargement de cigarettes volées. .
En 1954, Phil Buccola se retira pour la Sicile, et Patriarca lui succéda au poste de boss de la Famille. Il expandit son empire mafieux sur son fief de Rhode Island, ainsi que dans les états du Connecticut, du Massachusetts, et du Maine. Les affaires criminelles de la Famille étaient entre autres le jeu, l'usure, le détournement de marchandise, et en plus de ça, ses hommes extorquèrent une importante liste de restaurants, hôtels, des commerces, des blanchisseries, et des entreprises privées de ramassage d'ordures. Le pouvoir de Patriarca devint si grand qu'il insista pour approuver chaque crime commit sur son territoire par des voyous non-liés à la Mafia. Chacun essayant de le défier sur son royaume était tué.
Patriarca était très dur et impitoyable, même pour un boss mafieux, sur ceux qui ne pouvaient pas payer leurs dettes à taux usuraires, et au lieu de supprimer le taux d'intérêt afin d'être au moins rembourser, la réponse au “clients” qui ne pouvaient désespérément pas couvrir leurs dettes était la mort, même si cela signifiait une perte d'argent pour Patriarca. Un expert du crime organisé estima, peut-être en surestimant Patriaca, que deux tiers des meurtres commit en Nouvelle-Angleterre étaient commit par la Famille mafieuse dirigée par Ray Patriarca.
Le Parrain de Nouvelle-Angleterre n'était pas plus sympathique avec ses hommes. Il ordonna un jour à un de ses subordonnés de tuer son proper fils, car celui-ci avait perdu de l'argent sur un deal qui avait mal tourné. Le père en question s'est même mis à genoux et supplia pour la vie de son fils, mais Patriarca refusa de changer ce verdict jusqu'à ce qu'un de ses plus fiable conseiller l'incite à changer d'avis. A une période, Raymond pensa même à tuer son frère car celui-ci n'avait pas détecter un micro du FBI.
En 1966, Joseph Barboza, un associé de la Famille d'origine portugaise, fut arête et pouvait être relâché en échange d'une caution de 100 000 dollars. Les hommes de la Famille suggérèrent à Patriarca de payer, mais celui-ci décida de laisser Barboza languir en prison. Quand deux amis de Barboza décidèrent de réunire de l'argent pour payer la caution, Patriarca ordonna leur mort parce qu'ils avaient essayé de désobéir à ses souhaits. Durant la même période, Patriarca fut enrigstré sur un micro des fédéraux. Des agents du FBI visitèrent Barboza en prison et lui fire écouter une bande où le boss était en train de dire, "Barboza est un putain de bon à rien." Barboza, effrayé, décida alors de parler à la justice. Pour le faire taire, Patriarca essaya ordonna à ses homes de mettre en place une forme indirecte d'intimidation: une bombe mise dans la voiture de l'avocat de Barboza sauta, en arrachant presque la jambe de l'avocat. A la suite de cet attentat, Patriarca fut arête et rendu coupable de conspiration pour commettre un meurtre. Il fut condamné à 6 ans de prison.
Patriarca continua de diriger son empire de sa cellule dans un pénitencier d'Atlanta. Cependant les bonnes années pour lui étaient bien finies, et bien qu'il sortit de prison en 1975, il fut recondamné en 1980 pour gangstérisme et en 1981 pour avoir ordonner le meurtre de deux mafieux. Patriarca mourut 3 ans plus tard, d'une crise cardiaque. Son c½ur de pierre le lâcha finalement. Il avait 76 ans.


# Posté le samedi 21 juillet 2007 00:37

Modifié le mardi 06 novembre 2007 07:57

Crime "d'honneur"

Crime "d'honneur"
Ce fait n'a pas eu lieu il y a un siècle, mais bien en mars 2006. Giovanni "Ringo" Morabito, (24 ans en 2006), un membre de la 'Ndrangheta, s'est rendu lui-même à la police de Reggio Calabria et confessa avoir tirer quatre fois sur sa soeur Bruna, 32 ans, à Messine, en Sicile.
Bruna mourut plus tard à l'hopital de Messine après que les médecins lui aient retirés deux balles logées dans sa tête.
Il déclara à la police avec un “calme terrifiant'” qu'il voulait assassiner sa soeur “parce qu'elle avait offensé l'honneur de notre famille. Elle s'était séparée de son mari et avait fait un fils avec un autre homme.”
En effet, Bruna avait accouché douze jours auparavant d'un fils, Francesco Maria, dont le père était un homme qui n'était pas son mari.

“C'est une question d'honneur. Je lui aurait tirer dans le dos, mais elle s'est retournée. Je ne suis pas désolé. Au contraire, je suis fier de ce que j'ai fait.”

Il ajouta avoir attendu jusqu'à ce que Brunetta accouche, car le code mafieux interdit de tuer les femmes enceintes.
Bruna et Giovanni sont nés dans la Mafia. Leur oncle, Giuseppe Morabito, 72 ans, surnommé “Don Peppe u Tiradrittu” (“Don Peppe le tireur adroit”), est à la tête du puissant clan 'ndranghetiste des Morabito, basé dans le village calabrais d'Africo.
Don Peppe fut arrêté en 2004 près de Reggio Calabria après une dizaine d'années en cavale. Depuis sa cellule en prison, "Don Peppe" dirige toujours le clan d'Africo, qui tire des profits considérables du trafic de cocaïne.
Les enquêteurs suggestèrent que Bruna fut tué à cause de ce "déshonneur," mais également parce qu'elle essayait de s'éloigner des criminels de sa famille. Après avoir obtenu une license de droit, elle travailla en tant qu'avocat du gouvernement à Messine. Elle s'était séparé de son mari et avait une relation avec un employé de la station de police de Messine, avec qui elle comptait se marier après avoir obtenu le divorce.
Giovanni, qui avait un casier judiciare pour de petits crimes insignifiants, a agit sous les ordres des membres importants du clan qui était offensés par la "trahison" de Bruna.
"Ringo", cependant, insista qu'il avait agit seul pour garder son "honneur". Il était étonné d'apprendre que Bruna ètait vivante et s'exclama "elle devait mourir."
Selon le journal Italien Corriere della Sera, ce meurtre “rappelle ce qui se passait il y a cent ans dans les rues sombres de Sicile”.
Mario Centorrino, directeur de l'Université de Messine et expert de la Mafia, déclara que “ceux qui pensaient que la 'Ndrangheta était trop occupée avec le lucratif trafic de drogue pour raviver leur codes d'honneur archaïques doivent y réfléchir à deux fois.”

En effet, l'honneur et la violence sont des "valeurs" très importantes pour les mafiosi du Sud de l'Italie. Dans les années 90, la 'Ndrangheta avait également fait parler d'elle dans la ville de Taurianova, quand ils tuèrent un honnête boucher, qui avait le malheur d'être le père d'un jeune trafiquant de drogues qui ne payaient pas ses dettes. Afin que le trafiquant en question sorte de sa cachette et se montre à l'enterrement de son père, les mafiosi tuèrent le boucher et traînèrent le corps en face de la boutique. Puis ils utilisèrent les couteaux du boucher pour lui trancher la tête, et, faisant preuve d'une cruauté et d'une violence extrême, lançèrent la tête en l'air et tirèrent dessus avec des fusils, l'utilisant comme cible d'entraînement.

# Posté le lundi 06 août 2007 14:10

Modifié le mercredi 23 juillet 2008 12:48

Le meurtre de William Petrocelli

Le meurtre de William Petrocelli
William "Butch" Petrocelli était un tueur craint et sans pitié, membre de l'Outfit, la Famille de Chicago. Mais le tueur se retrouva lui-même assassiné après s'être heurté aux boss.
En effet, Petrocelli extorquait des bookmakers en utilisant le nom et la reputation du capo du South Side, Angelo "The Hook" LaPietra, sans verser à celui-ci un seul dollar. Le surnom de LaPietra, “the Hook” (Le Crochet) datait de 1961, quand Angelo accrocha un usurier du nom de William “Action” Jackson a un crochet à viande, puis le poignarda, le tabassa à coup de batte, et le brûla à l'aide d'une lampe à souder.
N'importe qui ayant arnaquer LaPietra n'aurait pas le temps de dépenser le cash. Petrocelli ne faisait pas exception à la règle.
Le 30 décembre 1980, “Butch” fut convoqué à une réunion pour discuter de l'affaire. C'est Angelo LaPietra qui l'acceuillera à un club social de Chinatown, où Petrocelli vivra ses dernières heures.
Le soldat de l'Outfit devenu informateur, Nicholas Calabrese, a récemment donné une explication détaillée de ce meutre, lors d'un procès contre plusieurs membres de la Famille, nommé “Family Secret,” qui a lieu en ce moment.
"le voilà," quelqu'un s'exclama alors que Petrocelli approchait.
"C'est arrivé si vite, il s'est retrouvé par terre," témoigna Nicholas Calabrese.
"Je me souvient que je le tenait, et que mon frère l'étouffait," ajouta Nicholas Calabrese à la cour, alors qu'il était assis à juste quelque mètres de son frère, Frank “Frankie Breeze” Calabrese, contre lequel il témoigne.
Pour aider à en finir avec Petrocelli, les gangsters Jimmy LaPietra (frère d'Angelo) et Frank Santucci était également présents, selon Nicholas Calabrese.
Dehors, les soldats Frank Furio et Johnny "Apes" Monteleone attendaient dans une voiture.
Pendant ce temps, Petrocelli fut torturé, brûlé à la lampe à souder, avec du scotch collé sur la bouche pour l'empêcher de crier.
Nicholas Calabrese déclara savoir que plus tard son frère Frank trancha la gorge de Petrocelli, juste pour s'assurer que celui-ci était bien mort.
Nicholas Calabrese affirma ne pas avoir participer à ces tortures. .
Les tueurs de Petrocelli dèplacèrent le corps par une porte arrière et le mirent dans le siége arrière d'une Ford à quatre portes..
Les gangsters conduisirent le cadavre de Petrocelli loin du club social et Nick Calabrese reçu l'ordre de brûler le corps.
Nick Calabrese témoigna qu'il s'est rendu à une épicerie et acheta deux grosses boîtes d'essence pour briquets Zippo et vida les deux boîtes dans la voiture.
Il jeta une boîte d'allumettes enflammées et partit.
Frank Calabrese Sr., qui regardait à distance, cria à son frère en grommelant "tu était suppose laisser un fenêtre ouverte!”
Les fenêtres de la voitures noircissèrent, mais le véhicule ne prit pas feu.
L'échec d'incinération du corps n'a pas plu au boss Angelo LaPietra.
À l'époque, “Frankie Breeze” aurait dit à son frère Nick Calabrese que LaPietra était inquiet que d'une manière ou d'une autre, Petrocelli ai survécu à l'attaque!

# Posté le mardi 07 août 2007 11:16

Modifié le mardi 06 novembre 2007 07:57

Anthony Spilotro

Anthony Spilotro
Anthony John Spilotro (19 mai 1938 - 14 juin 1986) était un membre de la Famille de Chicago (the Outfit). Il travaillait à Las Vegas dans les années 70 et 80. Son travail consistait à protéger et surveiller les profits illégaux de la mafia dans les casinos.
Anthony Spilotro était connu par la presse sous le nom de "Tony the Ant" (Tony la fourmi), en raison de sa taille (1m55). Il est né et a grandi à Chicago, dans une fratrie de cinq enfants. Ses parents Pasquale et Antoinette Spilotro, des émigrants originaire de Triggiano, ville situé en Italie dans la province de Bari*, géraient un restaurant italien à Chicago. Avec ses frères John, Victor et Michael, Tony commença ses activités criminelles très jeune. (Deux autres de ses frères ont réussis à éviter les attraits du crime : l'un d'eux, Pasquale Jr., devînt un chirurgien-dentiste très respecté dans les environs de Chicago.)
Un cancre à l'école, Spilotro laissa tomber le lycée Steinmetz à sa deuxième année, et commença à commettre une succession de petits crimes. Il fut arrêté de nombreuses fois alors qu'il déambulait dans les rues. Dans ces rues, il rencontrera Vincent "the Saint" Inserro, qui l'a présenté au figures du crime à Chicago tels que Joseph Aiuppa, Jimmy "the Turk" Torrello, Joseph Lombardo ou encore William Daddano Sr. Tous ces hommes qui deviendront des membres de haut rang dans la Famille de Chicago. Les mentors de Spilotro étaient Sam "Mad" DeStefano, Felix "Milwaukee Phil" Alderisio et Charles Nicoletti, tous de redoutables tueurs. Tony devint membre de la Famille de Chicago en 1963.
En 1971, Spilotro succéda à Marshall Caifano en tant que représentant de l'Outfit à Las Vegas (Nevada). Spilotro fut envoyé à Vegas en compagnie de son vieil ami d'enfance, Frank "Lefty" Rosenthal, un bookmaker d'origine juive, qui gérait quelques casinos tenus par la Famille, y comprit le Stardust. Spilotro et Rosenthal travaillaient ensembles pour détourner les profits des casinos et les envoyer aux Familles de la Cosa Nostra du Midwest, particulièrement la Famille de Chicago. Quand Rosenthal était responsable du management des casinos, le principal rôle de Spilotro était de contrôler les employés du casino et le reste du personnel impliqué dans le détournement des profits des casinos. Depuis son arrivée à Vegas, Spilotro et son équipe rackettait des patrons de casinos, des bookmakers, des petits trafiquants de drogues. En bref, il voulait faire de Las Vegas son territoire. Le problème était que les boss de Chicago l'avait envoyé à Vegas pour surveiller les casinos de la Famille, pas pour se faire remarquer. En plus de ça, le rôle de Spilotro fut sévèrement réduit après que la Commission du jeu de l'état du Nevada l'ait mis sur leur liste noire, en décembre 1979. La liste noire est une loi qui interdit l'entrée de tous les casinos se trouvant dans l'état du Nevada. A peu près en même temps, Spilotro forma une équipe de voleur de bijoux avec son ami Frank Culotta qu'il a connu dans le gang "Hole in the Wall" (trou dans le mur). Leur gang était appelé ainsi car ils cambriolaient les bijouteries en faisant des trous dans les murs. Spilotro investi ses profits illégaux en ouvrant une bijouterie et un restaurant. A cette époque, ses relations avec Rosenthal ont commencées à se dégrader, après que Spilotro ait eu une aventure avec la femme de Rosenthal, Geraldine McGee.
De plus, les relations de Spilotro avec sa propre femme Nancy devenaient de plus en plus difficiles, et leurs discussions passionnées se terminaient souvent par de fortes disputes, avec violences physiques. (A noter: Tony Spilotro a eu un fils avec sa femme Nancy, nommé Vincent. Durant l'enfance de Vincent, Tony Spilotro rentrait chaque matin pour préparer le petit-déjeuner de son fils puis l'emmener à l'école, il ne manquait jamais ce rituel, même si dans la nuit il avait commis un cambriolage, voire un meurtre.)
Spilotro était sur la liste noire des casinos qu'il était censé surveiller, il générait une attention des médias avec ses affaires de meurtres et de vol de bijoux, et ne respectait pas le code d'honneur de la Mafia qui stipule l'interdiction de coucher avec la femme d'un autre mafioso ou d'un associé. Tous ces éléments provoquèrent la chute de Spilotro. Avec l'ascension d'un nouveau boss dans la famille de Chicago, Joe Ferriola, la décision de tuer Spilotro fut prise. Avec son frère Michael, Tony Spilotro fut sauvagement battu à coup de batte de baseball et enterré dans un champ de maïs, dans l'état de l'Indiana, près de St. Anne, Illinois. Après une autopsie sur les corps des deux frères, les médecins légistes du FBI ont conclus que Tony et Michael Spilotro ont été enterrés vivant. Aucune arrestations ne fut faite jusqu'au 25 avril 2005, quand 14 membres de the Outfit (incluant le chef réputé James Marcello) furent arrêté pour 18 meurtres comprenant ceux des frères Spilotro.
"Tony the Ant" est soupçonné d'avoir participer à près de 22 meurtres. Spilotro est connu pour sa participation dans les meurtres de Bill McCarthy et James Miraglia en 1962, mieux connus sous le nom "M & M Murders,"(Les meurtres M & M.) Spilotro mis la tête de McCarthy dans un étau, faisant sortir ses globes oculaires de sa tête, scène célèbre immortalisée par le film Casino de Martin Scorsese. Miraglia et McCarthy étaient deux cambrioleurs qui avaient tués deux gangsters, les frères Scalvo (Ronald et Phillip), et qui en plus devaient de l'argent à Sam DeStefano, le mentor de Spilotro. Les cadavres des deux hommes furent retrouvés dans le coffre d'une voiture le 15 mai 1962, à Chicago. Les deux corps avaient été violemment battus, leurs gorges étaient tranchées et McCarthy avait la tête complètement déformée, avec un oeil en moins. Tony Spilotro avait fait subir à McCarthy toute sortes de tortures, par exemple il a aspergé son visage avec de l'essence et y mis le feu, afin de savoir le nom de son complice, en l'occurence James Miraglia.
Spilotro fut probablement impliqué dans un attentat à la bombe contre Rosenthal le 4 octobre 1982.
Spilotro fut aussi incriminé dans le meurtre de son mentor d'autrefois Sam "Mad" DeStefano le 15 Avril 1973, à l'époque ou Sam, son frère Mario et Spilotro étaient tous en cours de procès pour le meurtre de Leo Foreman, un collecteur local pour la Mafia, qui fut brutalement torturé à mort par Sam DeStefano.
Le personnage de Nicky Santoro, mafioso teigneux, assoiffé de sang et de pouvoir, magnifiquement interprété par Joe Pesci dans le film Casino, est largement inspiré de Tony Spilotro.


*La province de Bari (1 594 109 habitants, Provincia di Bari en italien) est une province italienne, dans la région des Pouilles (4 068 167 habitants, Puglia en italien), située au sud-est du pays.

# Posté le mercredi 08 août 2007 12:01

Modifié le samedi 01 décembre 2007 09:57