Alphonse "Sonny Red" Indelicato était un homme fort, avec des bras tatoués, robustes, et des cheveux noirs, malgré son surnom qui pourrait suggérer qu'il était roux.
"Sonny Red" avait une façon particulière de s'habiller, il portait souvent des lunettes tintées, et aimait porter des t-shirts rouge et orange, qui mettaient en valeur son corps athlétique. Il portait des survêtements, des jeans et des vestes de base-ball. Il aimait particulièrement porter une paire de bottes de cow-boy marron.
Son père vivait en Sicile et était un membre de la Cosca de Catane.
Le 12 juillet 1979, le boss des Bonanno, Carmine Galante, fut assassiné. Cet assassinat déclencha une guerre interne au sein de la Famille Bonanno. En 1973, Philip "Rusty" Rastelli avait été nommé boss mais fut condamné à une peine de prison pour extorsion en 1974. Carmine Galante lui succéda plus ou moins à la tête de la Famille. En 1979, après le meurtre de Galante, Philip Rastelli se réappropria le rôle de boss. Mais certains membres de la Famille Bonanno n'étaient pas de cet avis ; la Famille se sépara donc en deux factions : une qui supportait Rusty et l'autre qui ne voulait pas de lui comme boss.
Indelicato était alors un puissant capo de la Famille Bonanno, basé à Little Italy. Il était puissant car il était malin et charismatique, mais aussi parce que au moins quatre autres capi de la Famille le supportaient.
Avec chaque capitaines contrôlant au moins une douzaine de soldats, le groupe représentait une fore signifiante dans la bataille pour le contrôle des Bonanno.
Les factions rivales, la faction de Philip Rastelli, ayant comme principaux supporteurs Joey Massino et "Sonny Black" Napolitano, et celle des Zips (la faction Sicilienne des Bonanno) prenaient tous Sonny Red au sérieux.
Indelicato menaçait la position de leadership du boss emprisonné, Philip Rastelli, et son principal lieutenant, Joseph Massino.
Pour les Zips, l'opposition à Sonny Red était plus matérielle. Indelicato, en plus d'ètre arrogant envers Rastelli, et irrespectueux envers Massino et Sonny Black, semblait sous-estimé le pouvoir des Zips.
Ainsi, Sonny Red et les membres de sa faction fauchaient joyeusement les Siciliens sur le trafic d'héroïne à New York. En 1981, Sonny Red a prit un chargement d'héroïne à deux Zips, Gerlando "George from Canada" Sciascia et Joe LoPresti, d'une valeur approximative de 1,5 millions de dollars, et ensuite refusa de les payer.
Ce geste est très dangereux dans la Mafia, où des hommes on été tués pour des dettes beaucoup moins importantes que celle-ci.
Ainsi, les Zips pensaient que si Sonny Red devenait boss, il volerai régulièrement les profits des Zips sur le trafic d'héroïne.
Les autres Familles mafieuse de New York étaient bien au courant de l'animosité grandissante au sein des Bonanno.
Vincent "Chin" Gigante, le boss de la Famille Genovese, supportait Sonny Red.
John Gotti, à l'époque un capo agressif de la Famille Gambino, ainsi qu'Aniello Dellacroce, l'underboss de la Famille, étaient deux grands supporters de Massino, et également des Zips. En effet, Gotti et les Gambino étaient des grands acheteurs de l'héroïne importées par les Zips, malgré l'ordre du boss Paul Castellano, qui interdisant de dealer de la drogue à ses membres.
Certains mafieux de la Famille Colombo donnaient également leur support à Massino.
Eventuellement, Joey Massino, avec l'accord du boss emprisonné Philip Rastelli, alla se plaindre à la Commission de la Cosa Nostra, qui avait pour tâche principale de trancher en cas de conflit entre les Familles.
La Commission était à l'époque dirigée par Paulie Castellano, le boss des Gambino. Castellano écouta Massino, puis convoqua Sonny Red pour entendre sa version. Finalement, la Commission trancha en faveur de Massino, avec l'ordre de ne pas tuer ses opposants. Les Bonanno, selon la Commission, devaient faire en sorte de régler leur problèmes pacifiquement.
« Pas d'effusion de sang » ordonna Castellano à Massino.
« La Commission décida qu'il ne devait pas y avoir de coups de feu ; et que l'on devait régler le problème entre nous, » déclara Sal Vitale, un mafioso des Bonanno devenu repenti.
Deux meetings furent donc arrangés entre les deux factions.
Mais dès la première rencontre, les inquiétudes de Sonny Red s'accentuèrent au lieu de se calmer.
La faction d'Indelicato s'approvisionna en mitraillettes et armes de poing, comme si ils préparaient une guerre.
Eventuellement, Massino apprit ce que préparait Sonny Red. Il en parla alors à Paulie Castellano.
« Tu doit te défendre. Fait ce que tu as à faire. » lui répondit Castellano, indiquant ainsi plus ou moins que Massino avait le droit de tuer Sonny Red et ses acolytes.
Massino et Gerlando Sciascia, un capo des Zips, s'unirent pour se débarrasser des trois capi rivaux, et mirent un plan en place où le but était de tuer les trois rivaux en même temps, afin d'éviter tout risque de vengeance.
Massino organisa alors un troisième meeting « de paix », prévu un mardi soir, la période de la semaine où Joey Massino et ses hommes ont l'habitude de se réunir pour un long dîner copieux, et des parties de cartes nocturnes, à J &S Cake, le repaire de "Big Joey" dans le Queens. Ainsi, si la police l'interrogeait, il pourrait dire qu'il se trouvait à J&S Cake toute la nuit.
Sciascia fit venir trois membres de son crew, basé à Montréal.
Massino rencontra également Dominick "Sonny Black" Napolitano, un autre important capo des Bonanno.
Sonny Black décida de s'allier avec Massino, et suggéra qu'un de ses associés et son protégé, nommé Donnie Brasco, devrait participer au meurtre.
Massino refusa catégoriquement, pensant que ce Donnie Brasco n'était pas clair. Il ordonnait d'ailleurs à ses soldats de ne pas lui adresser la parole.
Peu de temps après, les Bonanno découvrirent qu'en réalité, Donnie était un agent du FBI, nommé Joe Pistone, en mission d'infiltration.
"Big Joey" rencontra aussi des membres de la Famille Gambino, John Gotti, Aniello Dellacroce et Angelo Ruggiero, afin de solliciter leur aide.
Gotti et Massino, en plus d'être voisins, étaient de bons amis, et avaient de nombreuses fois fait des affaires ensembles.
Le 5 Mai 1981, la nuit du troisième meeting, Joe Massino et Sal Vitale se retrouvèrent à J&S Cake, comme ils le faisaient tous les mardi. Ils furent rejoints par James "Big Louie" Tartaglione et Duane "Goldie" Leisenheimer, deux des associés de Massino.
Plus tard dans la soirée, Sciascia et le Zip Santo "Anthony" Giordano arrivèrent.
Goldie devait être le conducteur cette nuit. Il offrit également son appartement pour quiconque aurait besoin d'un endroit où dormir. Massino ordonna à Goldie de surveiller à l'extérieur du club où devait avoir lieu le massacre.
Leisenheimer, originaire de Maspeth dans le Queens, était un associé de Massino depuis l'adolescence. C'était un expert en véhicules. Bien qu'il gagna la confiance , il ne put jamais devenir membre à part entière de la Famille Bonanno à cause de ses origines Germano-Irlandaises.
Sciascia, qui avait l'habitude de traiter avec des Siciliens où Italiens, exprima de la méfiance envers Leisenheimer, un jeune homme blond, aux yeux bleus à la peau pâle, qui de toute évidence n'était pas d'origine Italienne.
Joe Massino rassura Sciascia en lui affirmant que Goldie était « un bon petit ,» très bon conducteur, doué pour éviter d'éventuelles voitures de police.
Massino donna à Goldie un talkie-walkie afin de communiquer avec ceux à l'intérieur du club. Goldie, Big Louie Tartaglione Soony Black et cinq autres associés de Sonny Black (parmi eux Benjamin "Lefty" Ruggiero et John "Boobie" Cerasini) attendaient discrètement dans les environs du club, surveillant les allés et venues éventuels de la police, où des gangsters rivaux. Ils devaient aussi vérifier qu'aucun des trois capi s'échappe.
Bien avant l'heure prévue du meeting, Sal Vitale conduisit Massino au club, se gara à deux pâtés de maisons, avant de marcher à son tour jusqu'au club.
Vitale savait déjà qu'il devait être un des tireurs ce soir-là. Quand il arriva au club, Massino le présenta aux Zips de Montréal ; Vito Rizzuto, Emanuele Ragusa , et un autre homme seulement connu par le surnom de "l'ancien".
Après les présentations, les mafiosi s'armèrent, et Massino leur donna des cagoules.
« J'avait un pistolet mitrailleur, » Vitale déclara. Il ne se rappelait plus vraiment des armes qu'il avait quand il était à l'Armée. Il examina alors l'arme. Il enleva alors la sécurité de la mitrailleuse.
« Quand j'ai enlevé la chambre de sécurité le flingue se déchargea et tira cinq fois dans le mur. »
Les balles faillirent toucher un des tueurs.
« J'était choqué. Tout le monde était choqué. » affirma Vitale. Massino ne voulait pas que Vitale tire, à moins que ce soit absolument nécessaire.
Vito Rizzuto et Emmanuele Ragusa furent désignés comme étant les tueurs principaux. Vitale et "l'ancien" reçurent l'ordre de surveiller la porte de sortie.
George Sciascia déclara alors que quand Sonny Red sera là, il mettrait sa main dans ses cheveux, et cela voudra dire qu'il faut tirer.
Massino demanda aux tireurs de faire croire à leur cible que c'était un hold-up, et de leur dire de se mettre tous en face du mur. Ainsi, les capi rivaux pourraient être tués en même temps, en évitant une fusillade désordonnée. Les gangsters étaient maintenant prêts à tuer.
« Quand on est entrés dans le placard, » déclara Vitale, « on a laisser un tout petit peu la porte ouverte pour voir. On était dans le placard, on avait tous nos armes chargés. On s'est assis là et on a attendu. »
Pendant ce temps, Sonny Red se prépara également pour la rencontre.
Il appela Frank Lino, un soldat dans le crew de son fils, Bruno Indelicato. Il informa Lino qu'ils devaient se rendre à un dangereux meeting, et par précaution, souhaitaient que Lino y aille avec eux à la place de Bruno.
« Ils pensaient qu'ils se feraient peut-être tuer, » affirma Lino, qui deviendra informateur une vingtaine d'années après cet épisode. « Ils me demandèrent d'y aller parce qu'ils pensaient qu'ils leur arriveraient des bricoles. Je n'était pas tellement rassuré, mais j'y suis allé quand même. »
Si les trois capi ne revenaient pas, Sonny Red ordonna à son fils de tuer Massino, Sonny Black et tous les Zips.
Sonny Red ordonna à tous ses hommes de se dispersé dans New York pour qu'ils ne soient pas eux aussi tués. Puis, Sonny Red laissa ses dernières instructions à ceux qui l'accompagnaient au meeting.
« Si y'a des coups de feu, chacun se bats pour lui-même, et essaie de s'en tirer. »
Tôt dans la soirée, Sonny Red Indelicato, Philly Lucky Giaccone et Big Trinny Trinchera arrivèrent au "My Way Lounge", le club de Frank Lino, pour passer prendre celui-ci.
Lino et Big Trinny conduisirent dans une voiture, Philly Lucky et Sonny Red dans une autre.
Ils se rendirent dans un restaurant où ils retrouvèrent deux capitaines des Bonanno, qui étaient neutres, et également « invités » à se rendre au meeting ; Joseph "Joe Bayonne" Zicarelli et Nicholas "Nicky the Battler" DiStefano.
Ces deux capi étaient sollicités par Massino pour endormir la méfiance d'Indelicato.
Ils furent rejoint par deux Zips et ceux-ci les conduisirent jusqu'au club de Bensonhurst, qui appartenait aux Gambino, notamment Sammy "the Bull" Gravano, et avait été prêté aux Bonanno cette nuit-là.
Lino connaissait bien ce club, car il y avait passé plusieurs nuits à boire et jouer aux cartes avec d'autres mafiosi. Cette connaissance des lieux lui sauvera probablement la vie.
Sonny Red et ses hommes arrivèrent au clubs sans armes. En effet, une règle de la Mafia stipule que lors des meetings de paix, les gangsters présents ne doivent pas porter d'armes.
Le club dans lequel les capi arrivèrent se trouvait dans un modeste immeuble en briques de deux étages. Quand ils arrivèrent, les gangsters sonnèrent à la porte.
Après avoir verifier qui sonnait, Sal Vitale ouvrit la porte. Sonny Red et les autres entrèrent et virent que les autres capi étaient déjà là.
“Quand on est entré, on a descendu les escaliers et il y avait une pièce. Ça ressemblait à une pièce d'entreposage. » Lino déclara. « Il y avait Joe Massino. Il y avait George from Canada, Anthony Giordano, deux autres gars Italiens, je connaît pas leur noms, et, vous savez, y'avait nous. »
Giordano accueilli Sonny Red et son entourage à la porte.
Dans le placard, Vito Rizzuto, Vitale et leur collègues regardaient attentivement et attendaient. Dans la pièce principale, le groupe n'était pas encore en place.
« Sonny Red s'accrochait au bras de Joe, » affirma Lino. « Comme un ami, comme deux amis, qui se tiennent pas le bras. »
Sonny Red pensait probablement qu'en restant aux côtés de Massino, il aurait moins de risque de se prendre une balle.
« Ils parlaient derrière. Philly Lucky était derrière en train de parler à Joe Bayonne et ces deux Italiens. Je parlait à George from Canada, Big Trinny et Nick the Battler.”
Puis Sciascia posa fermement sa main autour de Lino, qui était un « invité surprise” à cette réunion.
Sciascia essaya de faire passer son geste comme étant amical, mais Lino, nerveux dès le début, n'apprécia pas. Puis Sciascia passa lentement sa main dans ses cheveux gris.
« Vito arriva en premier, » Vitale déclara. « J'était le dernier. Vito entra dans la pièce avec Emanuele alors que moi et l'ancien gardaient la porte de sortie. J'ai entendu Vito dire 'Que personne ne bouge, c'est un holp-up. » Puis les coups de feu commencèrent.
« J'ai vu Vito tirer, je ne sait pas qui il a touché, » ajouta Vitale. Sonny Red et ses hommes se tenaient prêt à affronter leur rivaux, mais sans armes, ils ne pouvaient pas faire grand chose.
« Quand ils arrivèrent avec les fusils, Big Trinny les attaqua. Il lança un cri bruyant. Il tirèrent sur lui. Il mourut directement. » Lino déclara. « J'ai frappé George. Je sais pas, vous savez... j'ai sauté au dessus de Trinny. Alors que je sautait au dessus de lui, j'ai vu Philly Lucky derrière, prêt à se faire tuer, et j'ai vu Joe frapper Sonny Red avec un objet, Je ne sait pas ce que c'était.
« Je sautait, vous savez, au dessus de Trinny, pour partir, » ajouta Lino. « Je saute au dessus d'un corps. Ce mec mesurait 2 mètres et pesait 180 kilos. »
Vitale hésita à tuer Lino.
« Je me suis figé pendant 5 secondes. » affirma Vitale. « Le temps que moi et l'ancien on arrive à la porte, Frank Lino passa devant nous. Il courait, et continua à courir. »
Pendant ce temps, Sonny Red avait été touché dans le dos par une balle qui avait traversé son corps, et une autre sur le côté de son corps. Blessé mais encore en vie, il marcha difficilement vers la porte. Sciascia aperçu que leur cible principale n'était pas encore morte, et il avança vers lui.
« J'ai vu George arriver, sortir un flingue et tirer sur le côté gauche de la tête [d'Indelicato]. »
« à partir de ce moment, tout était fini. »
Dehors, Lino ne rencontra aucun gangster qui était supposé surveiller.
« Je suis sorti par la porte et j'ai courut, » il déclara. « J'ai sauté au dessus de quelques barrières, et je suis allé dans la maison de ces gens. J'ai frappé à la porte, c'était des personnes âgées ; l'homme était en fauteuil roulant. Je lui ai dit que je n'était pas là pour lui faire du mal, si je pouvait utiliser son téléphone. Ils étaient gentils, ils m'ont laissé utiliser le téléphone.
D'abord j'ai appelé le 'My Way Lounge'. Puis j'ai appelé ma maison. »
Lino appela plusieurs personnes qui reçurent l'ordre de venir le chercher au plus vite à cette adresse. Son fils Frankie arriva en premier.
Pendant ce temps, les capi restants étaient impatients de quitter les lieux. Mais Vitale et l'ancien pointèrent leurs armes pour les calmer jusqu'à ce que Vitale ai le signal des gangsters en dehors du club.
Les tueurs ne voulaient pas qu'une foule paniquée sorte dans la rue, et peut-être même appelle la police.
Vitale dit « Je ne voulait pas les laisser sortir. J'ai appelé Goldie sur le takie-walkie et je lui ai demandé 'Goldie, où est-tu ?' Il arriva de la rue d'en face ; quand j'ai su qu'il était là, j'ai laisser les individus partir. »
Les autres capi furent dirigés vers le van et conduit ailleurs par Goldie. Vito, Emanuele et leur collègues Siciliens semblaient avoir disparus soudainement sans laisser de trace.
« J'ai fermé la porte, je me suis retourné et le seul qui restait dans la pièce avec les trois corps était Joseph Massino. »
Massino et Vitale avaient pourtant reçu l'instruction qu'il n'y avait aucune autre portes de sortie dans le club, et pourtant des gens avaient réussi à partir sans passer par la porte gardée.
« On s'est juste regarder l'un l'autre ; 'Où est-ce que tout le monde est parti ?'... Moi et Mr. Massino ne saviont pas qu'il y avait une autre sortie. »
Le corps de Sonny Red était étalé près de la porte, aux côtés de ceux de Big Trinny et Philly Lucky. Massino et Vitale quittèrent alors le club.
Le crew de Sonny Black vint alors pour nettoyer. Lefty Ruggiero essaya de soulever le corps de Big Trinny, mais celui-ci était trop lourd. Il regarda alors avec étonnement Boobie Cerasini soulever Trinny avec facilité.
Lefty racontera alors à de nombreux gangsters la force avec laquelle Boobie avait porté le cadavre.
Les corps furent enveloppés dans des draps blancs et attachés avec de la corde.
Les cadavres des trois capi furent ensuite transportés jusqu'à un van en dehors du club, où ils devaient enterrés quelque part.
Les membres de la Famille Gambino, Angelo Ruggiero (aucun lien de sang avec Lefty), Gene Gotti et John Carneglia s'occupèrent de la disparition des corps.
« Quand on ai entré dans le club avec le crew de Sonny Black, il y avait plein de sang, » affirma Vitale. « On ne pouvait pas le nettoyer. C'était impossible. » Ils décidèrent alors de donner les clés du club à un Zip de Montréal, qui s'occupera de brûler les lieux.
Joe Massino, qui deviendra peu après le boss de la Famille Bonanno, fut condamné en 2004 à la prison à vie pour avoir ordonné sept meurtres, dont ceux d'Alphonse « Sonny Red » Indelicato Philip "Philly Lucky" Giaccone, et Dominick "Big Trin" Trinchera.
Il deviendra une balance après cela pour éviter que le FBI saisisse ses propriétés.
Le 4 Mai 2007, Vito Rizzuto, devenu puissant parrain de la Famille de Montréal, plaida avoir été présent lors des des meurtres des trois capi. Il affirma avoir juste crier “c'est un hold-up” alors que les autres tiraient. Il fut condamné à dix années de prison qu'il purgera en Amérique, à la frontière Canadienne.