Le meurtre des frères Spilotro

Le meurtre des frères Spilotro
Ce jour-là, en juin 1986, il ne fallu pas longtemps à Tony "The Ant" Spilotro, un mafioso de l'Outfit, la Famille de Chicago, pour réaliser que sa fin était toute proche.
"Laissez-moi juste le temps de dire une prière," furent ses derniers mots, selon Nicholas Calabrese, un gangster de l'Outfit devenu témoin pour le gouvernement.
Le mercredi 11 juillet 2007, Calabrese raconta en détails le meurtre qui inspira une célèbre scène du film Casino de Martin Scorsese, à l'occasion du procès “Family Secret.”
Spilotro, l'homme de l'Outfit à Las Vegas. était le modèle du personage de Nicky Santoro, joué par Joe Pesci, dans le film.
Calabrese témoigna qu'à Chicago, les chefs étaient depuis quelques temps mécontent des actions de Spilotro. Il ajouta que la violence et l'imprudence de Spilotro attiraient l'attention des autorités sur l'Outfit. En plus de cela, “Tony the Ant” avait une aventure avec la femme de Frank “Lefty” Rosenthal, le manager d'un casino contrôlé par l'Outfit.
Les boss décidèrent donc d'en finir avec "Tony the Ant."
Nicholas Calabrese, qui admis avoir participé à au moins 14 meurtres, affirma avoir été conduit à la scène du crime en compagnie d'un autre tueur, du nom de Giovanni "Big John" Fecarotta, par James "Little Jimmy" Marcello, un des accusés au procès et boss présumé de l'Outfit.
Spilotro et son frère Michael furent piégés dans le sous-sol d'une maison de Bensenville, Illinois. Ses associés avaient dit à Tony qu'il allait asister à une cérémonie faisant de lui un capo de la Famille de Chicago. Quand à son frère Michael, il devait devenir soldat.
Michael arriva dans le sous-sol en premier, témoigna Calabrese.
"J'ai dit, 'comment tu va, Mike?' parce que je le connaissait," expliqua Calabrese. Puis il ajouta, "J'ai attrapé ses jambes et j'ai remarqué tout de suite que Louie the Mooch avait une corde autour du cou de Mike."
Alors qu'ils étranglaient Michael Spilotro, Calabrese entendit la dernière parole de Tony Spilotro. Puis ils furent tabassés à coup de battes de baseball par plusieurs hommes. Les deux corps furent ensuite conduit et enterrés dans un champ de mais au nord de l'état de l'Indiana, alors qu'ils respiraient encore. Selon Nicholas Calabrese, les hommes présents dans ce sous-sol qui ont prit part au meurtre étaient son capo, James LaPietra ; le tueur John Fecarotta ; John DiFronzo ; le futur boss Sam Carlisi ; le boss Joseph Ferriola ; les soldats Louie "The Mooch" Eboil et Louis Marino ; James Marcello et Ernest "Rocky" Infelise.
Cependant, les avocats de la défense réussirent à faire admettre à Nick Calabrese que Rocky Infelise n'était pas present ce jour-là. "Je pensait l'avoir vu du coin de mes yeux” répondit Calabrese.
Parmis les meurtriers suspectés, il y avait Albert Tocco, qui fut condamné à 20 ans de prison aprés que sa femme Betty ait témoigner contre lui en 1989. Elle affirma que le jour du meurtre des frères Spilotro, son mari l'appela pour qu'elle vienne le chercher à 1,6 km de l'endroit où les corps des Spilotro furent retrouvés. Elle déclara que Al Tocco portait un bleu de travail salit.
Albert Tocco mourut à l'age de 77 ans dans une prison de l'Indiana, en 2005.
Les frères Spilotro auraient du être tués à Las Vegas. James Marcello devait s'occuper de fournir des explosifs pour piéger la voiture de Tony.
Alors un groupe de mafieux, qui incluait Nick Calabrese, partit pour Vegas dans le but de buter Spilotro, mais ils ne le trouvèrent pas.
Après cela, ils se rendirent à Phoenix, Arizona, pour tuer Emil Vaci, un associé de Spilotro qui en savait trop sur le détournement de fond des recettes des casinos de Las Vegas.
Calabrese déclara qu'après avoir tenter plusieurs fois de tuer Vaci, il le surprit dans un magasin de vêtements et le mit de force dans un van.
"Il a dit, 'prends mon fric, prends mon portefeuille,' se rappela Calabrese.
"Puis il a dit, 'Oh, non, je ne vait rien dire.'" (concernant les affaires de l'Outfit à Las Vegas.
Calabrese le tua alors en lui lui tirant dans la tête.
Une tombe dans le désert fut creusée à l'avance pour Vaci, mais les mafieux prirent une mauvaise route et jetèrent le corps dans un canal, témoigna Calabrese. Le meurtre des Spilotro vint une semaine plus tard.

Plusieurs Mafiosi qui prirent part au meurtre des frères Spilotro, inclus Louis "The Mooch" Eboli, sont maintenant morts.
Durant la semaine du 11 juillet 2007, pendant le procès, Nicholas Calabrese angoissa le jury en raconta plus de douze meurtres en détails, tous plus effroyables les uns que les autres.
Il a coopérer avec le FBI pour éviter la peine de mort après qu'un gant ensanglanté soit retrouvé sur une scène de crime, et que Calabrese soit identifié par ADN.

# Posté le vendredi 10 août 2007 21:46

Modifié le samedi 01 décembre 2007 11:06

Lucky Luciano

Lucky Luciano
Lucky Luciano est né dans la pauvre ville Sicilienne de Lercara Friddi le 24 novembre 1897 sous le nom de Salvatore Lucania. Son père, comme la plupart des hommes du village, travaillait très dur dans les mines de souffre des alentours. Comme de nombreux Siciliens à l'époque, les Lucania décidèrent d'émigrer aux Etats-Unis en 1906 pour fuir la pauvreté et trouver une vie meilleure. La Famille s'installa dans un petit appartement dans le quartier Juif du Lower East Side à Manhattan.
A l'époque le Lower East Side était un quartier d'immigrants très sale, et le crime y était très fréquent. Le jeune Salvatore se rendait rarement à l'école et fut vite renvoyé. Dès 14 ans, il fut livré à lui-même. Il trouva alors son premier travail ; livreur pour un fabriquant de chapeaux. Il était payé 7 dollars par semaine. En plus de cela, Lucania se livrait à d'autres activité tel que les paris, la vente de marchandise volé où la vente de drogue. La légende dit qu'il se servait des boite de chapeaux qu'il livrait pour y cacher la drogue qu'il trafiquait. Il devint rapidement un voyou respecté dans les rues du Lower East Side. Il lui arrivait souvent de fumer de l'opium et de fréquenter des prostituées. Il fut arrèté pour la première fois à l'age de 18 ans pour possession d'héroïne. A cette époqe il utilisait déjà plusieurs noms, dont Charles Luciano, alias "Lucky". Suite à cette arrestation, il fut condamné à un an de prion. Ses honnêtes parents, embarrassés par l'incarcération de Lucky, n'iront jamais lui rendre visite.
Charlie Luciano fut libéré après six mois à l'ombre, au cours duquel il perfectionna son éducation criminelle. A présent, il organisait des jeux de hasard, portait un flingue, et entra dans le gang majoritairement Italo-américain appelé "The Five Pointers", qui était protégé par certains politiciens, notamment le groupe démocrate Tamanny Hall. Cette protection était en échange de certains services, comme user de leur force de persuasion (la violence et la menace) pour inciter les gens à voter pour qui ils voulaient.
En 1923. la police arrêta Luciano pour trafic d'héroïne. Il décida alors de donner les noms de certains gangsters Juifs dans le but de sauver sa peau.
Deux de ses grands amis étaient des gangsters Juifs, le coléreux Bugsy Siegel et le calme, intelligent Meyer Lansky, qui deviendra le lieutenant le plus fidèle de Luciano, et un grand ami que Lucky considérait comme un frère.
Pendant la Prohibition, Lucky apprit le bootlegging aux cotés du gangster Arnold Rothstein, avant de faire sa première fortune en trafiquant de l'alcool. A la fin des années 20, Luciano avait à peine trente ans et était déjà un gangster important dans le milieu new-yorkais. C'était un des seuls Italiens à avoir de véritables liens avec les criminels Juifs tels que Meyer Lansky. Il ne fallu pas longtemps pour qu'un puissant parrain New-yorkais originaire de Sicile, Giuseppe "Joe The Boss" Masseria en fasse son bras-droit. En effet, pour Joe the Boss, Lucky Luciano possédait toute les qualités requises, du respect, du pouvoir, des relations et surtout, du pur sang Sicilien. En effet, Masseria était profondément raciste, méprisait les gangsters Juifs et Irlandais, et ne souhaitait que des Italiens dans ses rangs, malgré les conseils de Lucky Luciano.
Entre 1930 et 1931, le gang Masseria se disputera le contrôle de New York avec l'organisation rivale de Salvatore Maranzano, ayant pour conséquence plusieurs dizaines d'assassinats. Cette épisode deviendra connu sous le nom de la Guerre des Castellammarese, car Maranzano et la plupart de ses hommes étaient originaires de la bourgade Sicilienne de Castellammare del Golfo.
Maranzano proposa à Luciano d'entrer dans son camp, mais quand Lucky refusa, il fut enlevé par quatre hommes de Maranzano qui le tabassèrent terriblement, lui mirent des coups de couteau, et le lassèrent pour mort dans la rue. Luciano survécu, mais l'attaque lui laissa un ½il permanemment à moitié fermé et une cicatrice voyante au menton.
Luciano prit vite conscience que cette guerre entre les deux Siciliens était sans intérèt et surtout mauvaise pour les affaires. Il décida alors de régler les choses à sa manière.
Luciano passa un marché avec Maranzano, acceptant de changer de camp et de trahir Masseria.
Ainsi, le 15 avril 1931, Il emmena Joe the Boss pour déjeuner au restaurant Italien Nuova Villa Tammaro à Coney Island. Après un repas copieux, Lucky Luciano s'excusa afin d'aller prétendument aux toilettes. Au même moment, plusieurs hommes armés (supposément Vito Genovese, Bugsy Siegel, Albert Anastasia et Joe Adonis).entrèrent et tuèrent Masseria.
Charlie Luciano était donc devenu le nouveau bras-droit de Maranzano. Mais le jeune Salvatore Lucania ne respectait pas les traditions, le code stricte de comportement et les valeurs siciliennes de Maranzano, qui semblaient inadaptées à l'Amérique.
Il passa alors à la seconde étape, tuer Maranzano. Pour cela, il engagea des gangsters Juifs, parmis eux Bugsy Seigel, pour tuer Little Caesar, avec l'aide de Tony Bender Strollo, un des hommes de Maranzano. Ils piégèrent Little Caesar à son bureau de Manhattan, se faisant passer pour des policiers venus pour l'arrêter. Il lui tirèrent dessus et le poignardèrent plusieurs fois. Salvatore Lucania, alias Charles « Lucky » Luciano, était à présent le Parrain le plus influent de la Mafia New-yorkaise, et par conséquent le gangster le plus puissant d'Amérique. Il fut convenu d'interdire l'assassinat sans autorisation de tout policier, personnalité publique d'importance, telle que les juges, ou même d'anonymes extérieurs à la mafia, pour éviter tout grabuge qui eut pu faire naître des enquêtes poussées voire une mobilisation nationale contre le crime. En revanche, il était autorisé de se faire justice entre membres du crime organisé, à condition que la sentence, pour peu qu'elle porte à conséquence, soit autorisée par la Commission.

Lucky commença par Américanisé la Mafia, en réunissant les boss mafieux de New York, Chicago, Buffalo, et créa la Commission, une sorte de conseil exécutif mafieux, à la manière d'un parfait chef d'entreprise Américain. Pour éviter la guerre de territoires et maximiser les profits, il divisa les activités illégales par territoires entre les différentes familles mafieuses.
Avec la fin de la Prohibition en 1933, la Cosa Nostra avait plein d'argent à investir dans le jeu illégal, la prostitution, le trafic de narcotiques, l'usure, et autres diverses activités criminelles.

Grâce à Luciano, les gangsters se tuaient beaucoup moins souvent, et gagnaient beaucoup plus d'argent. La Cosa Nostra était devenu une entreprise comme une autre, dont le but principal était de se faire le plus d'argent possible.
La clé du succès de Lucky Luciano vient de ses capacités de leadership.
Lucky vivait une vie très glamour, se rendant fréquemment aux night-clubs les plus chics de New York, les meilleurs restaurants, les champs de courses, toujours accompagné d'une énorme liasse de billets. Il était toujours vêtu impeccablement, portait descostumes et des bijoux très chers, conduisait des voitures de luxe, et fréquentait les endroits les plus chics en compagnie de belles jeunes femmes.
Il avait un grand succès avec les femmes, possédant les deux aphrodisiaques les plus efficaces, l'argent, et le pouvoir.
Il était fréquent qu'il organise des fêtes où il était entourés de belles jeunes femmes. Cependant, il ne chercha jamais à se lancer dans une relation sérieuse, les femmes étant pour lui qu'une distraction temporaire.
Il aimait se faire voir, et profitait de la fascination que les gens avaient envers lui, et se plaisait dans son image romantique du gangster le plus puissant à New York.
Mais chaque bonne chose à une fin, et en 1935, un homme se mèla des affaires de Charlie Lucky Luciano. Cet homme ce nommait Thomas E Dewey, depuis peu devenu procureur de Manhattan. Il était aussi ambitieux et malin que Luciano. La première cible de Dewey fut un gangster Juif du Bronx nommé Dutch Scultz. Celui-ci eu vent des projets du procureur et déclara à qui voulait l'entendre qu'il allait trouver un moyen d'assassiner Dewey.
Luciano et les autres membres de la Commission savaient qu'un tel geste ne ferait qu'augmenter considérablement la répression judiciaire sur le crime organisé. Luciano anticipa alors en ordonnant en Octobre 1935 l'assassinat de Shultz.
Mais cela n'empècha pas Dewey de continuer sa guerre contre la Mafia, et sa prochaine cible était justement celui qui lui avait indirectement sauvé la vie ; Salvatore Lucania, alias Charles "Lucky" Luciano.
Un des associé de Lucky, Little Davey Botello, extorquait des prostituées et des proxénètes dans tout New York en échange de protection, au nom de son boss Lucky Luciano.
Deux femmes de ménage du Waldorf Astoria étaient prêtes à témoigner avoir vu plusieurs fois Botello rendre visite à Luciano dans sa suite. En plus de cela, Dewey avait les témoignages de plusieurs prostitués qui avaient été racketter par Botello.
Dès mars 1936, Dewey était prêt à démarrer un procès contre Luciano. Mais Lucky fut mit au courant d'une arrestation prochaine et partit en cavale à l'Arlington Hotel d'Hot Springs, Arkansas.
Mais le 1 avril 1936, les hommes de Dewey l'arrêtèrent là-bas et le transférèrent à New York.
En Juin 1936, Luciano fut condamné pour prostitution et condamné à une peine de prison allant de trente à cinquante ans. Ce verdict eu un impact considérable sur le crime organisé à New York, en particulier car cela prouvait que si le plus puissant gangster d'Amérique, Lucky Luciano, pouvait être condamné et identifié comme étant un proxénète, alors peut-être que la mafia n'était pas si invincible.
Mais la prison n'empêcha pas Lucky de continuer à diriger la Mafia par language codé, de sa cellule de la Dannemora Prison, connu pourtant comme étant un des pénitenciers les plus durs d'Amérique.
Le 9 février 1942, en pleine Seconde Guerre mondiale, le paquebot de luxe français nommé “Normandie" est saboté sur les docks de New York par un sous-marin de l'armée Allemande, alors qu'il était reconverti en vaisseau d'attaque pour l'armée Américaine.
Les docks étaient alors contrôlés par la Mafia new-yorkaise, et donc par extension, contrôlés par Lucky Luciano.
L'U.S. Navy décide alors de contacter Luciano pour lui demander de les aider à protéger les docks de New York.
Alors la Navy approche d'abord le meilleur ami de Lucky, Meyer Lansky, qui présenta l'idée au boss emprisonné.
D'abord réticent, Luciano fut convaincu par Lansky, qui lui assura qu'aider l'armée serait vu comme très honorable et patriotique, et par conséquent serait bon pour l'image publique de la Mafia. Lucky fut alors transféré dans un endroit beaucoup plus confortable que Dannemora ; Great Meadow, une prison de minimum sécurité à quelques heures de New York. Great Meadow était ce qu'on appelle un pénitencier de type « country-club. »
Ici, il pouvait parler librement à qui il voulait, et il donna l'ordre à ses hommes de protéger les docks.
Plus aucun sabotage n'eu lieu après cela. Les docks étaient très bien gardés par la Cosa Nostra, prouvant ainsi l'immense influence que les mafiosi avaient sur certains secteurs de la ville.
Mais Luciano n'avait pas encore fini de servir son pays. Les troupes Britanniques et Américaines envahissaient les côtes de Sicile en Juillet 1943. L'armée Américaine avaient un allié de taille pour leur faciliter la tâche ; la Mafia Sicilienne, dont les chefs avaient été prévenus par Luciano. Il leur avait demander d'aider le plus possible les troupes Alliés à débarquer sur le territoire. Les Mafiosi suivirent les conseils de Luciano et les Américains conquirent vite les batailles.
Les Américains étaient si reconnaissant envers les « hommes d'honneur » Siciliens qu'ils firent d'eux les maires des villes Siciliennes. La Mafia, après le règne difficile de Mussolini qui avait réussi à mettre la majorité des mafieux en prison, était donc dans une position de grande puissance. Cela dit, ces faits concernant la collaboration entre la Mafia et l'Armée Américaine sont à prendre avec précaution, étant donné que certains historiens déclarent que cette histoire est en réalité complètement fictionnelle. A la fin de la guerre, le gouvernement Américain était prêt à relâcher Luciano de prison, si celui-ci acceptait d'être déporté dans son pays natal, l'Italie. Bizarrement, c'est Thomas E. Dewey qui insista pour que l'acte patriotique de Lucky soit récompensé.
Luciano ne devait plus jamais mettre les pieds en Amérique, ce pays qu'il aimait tant, et lus commettre de crimes. Le 10 février 1946, Luciano partit d'Amérique après avoir dégusté du homard lors d'une fête d'adieu que ses amis mafieux (Meyer Lansky, Frank Costello, etc.) avaient organisé pour lui.
Lucky reçu de la part de ses subordonnés de grosses enveloppes remplies d'argent liquide.
Fin février 1946, Luciano arrivait enfin en Italie, où les policiers locaux l'accueillirent, le questionnèrent brièvement avant de le libérer. A Lercara Friddi, il fut accueilli par les villageois comme un héros, un enfant du pays qui était partit de Sicile en haillon et fit fortune aux Etats-Unis. Mais Luciano n'avait aucune envie de rester dans ce village rural très pauvre, et il s'installa à Naples. Il ne respecta pas longtemps les règles de sa liberté, puisqu'après seulement huit mois en Italie, il se rendit à Cuba, un paradis mafieux où il contrôlait de nombreux casinos. Le 14 avril 1947, il organisa un sommet mafieux à La Havane, où il rencontrait d'autres importants mafiosi Italo-américains. Ce jour-là, Albert Anastasia, Frank Costello, Carlo Gambino, et Meyer Lansky étaient présents, entre autres. Parmis eux, il y avait également un chanteur Italo-Américain très célèbre ; Frank Sinatra. En effet, cette rencontre était officiellement organisé en l'honneur du crooner. Mais cla vraie raison était beaucoup plus obscure ; il s'agissait pour Luciano et les autres gangsters présents d'organiser le trafic international d'héroïne, en collaboration avec la Mafia Sicilienne et des trafiquants de drogues Corses et Français. Il fallait également régler le problème que posait Bugsy Siegel, l'ami d'enfance de Luciano.
Le Nevada venait d'adopter une législation autorisant les paris et les jeux de hasard, et Bugsy eu l'idée de construire un casino à Las Vegas, qui à l'époque n'était qu'une petite ville perdue au milieu du désert. Pour ce faire, Siegel emprunta d'énormes sommes d'argent à des mafiosi afin de construire le Flamingo, un casino-hotel très luxueux.
Les qualités d'organisateur faisant défaut à Siegel, celui-ci perdit rapidement beaucoup d'argent, et contracta une dette de plus de six millions de dollars. Des témoins affirmaient en outre que la maîtresse de Siegel, Virginia Hill, faisait des allers-retours vers la Suisse, avec des valises de billets. À la conférence de La Havane, Lucky Luciano décida de l'exécution de Siegel, malgré les réticences initiales de Meyer Lansky. Alors que le Flamingo commençait à générer du profit, Bugsy Siegel fut abattu par deux tueurs dans sa villa de Hollywood, le 20 juin 1947.
Après ce meeting à La Havane, Lucky décida de rester à Cuba et de gérer le trafic d'héroïne d'ici. Mais très rapidement Luciano fut de nouveau expulsé vers l'Italie suite à des pressions du gouvernement Américain sur le gouvernement cubain de Fulgencio Batista.
Quand il arriva à Gènes, dans le Nord de l'Italie, la police Italienne le mit en prison pour n'avoir pas respecté les conditions de sa liberté. Puis il fut renvoyé à Palerme, Sicile, où il était sous constante surveillance policière. Mais Luciano n'était pas prêt à laisser tomber, et acheta un entreprise Palermitaine de fabrication et d'import-export de confetti, (des dragées). Ainsi, il pouvait se servir de cette entreprise pour exporter de l'héroïne aux Etats-Unis. Le gouvernement se rendit très vite compte de ça, et un jour il firent une descente et cherchèrent la drogue dans 60 boîtes de confetti, sans trouver un seul gramme d'héroïne. Après cela, Luciano fut envoyé à Rome.
En 1949, Lucky Luciano s'installa à Naples avec sa maîtresse, et il ouvrit un restaurant Américain, le California, où l'on pouvait déguster des hot dogs et des hamburgers, et où Luciano signait de nombreux autographes aux marins Américains de passages à Naples. . Il recevait à peu prêt 25 000 dollars en cash chaque mois de la part de ses associés Américains, même si son pouvoir là-bas diminua peu à peu. En vieillissant, Luciano devint un homme très généreux, et aidait les Italiens pauvres, en les aidant à trouver du travail où à se soigner. Il ouvrit un magasin de produits médicaux, qui devint très vite une couverture pour le traffic d'héroïne. On pouvait souvent voir Lucky et sa maitresse dans les restaurants les plus chics de la ville, où sur les baies de Capri et Ischia. Mais Luciano avait le mal du pays, et rêva de retourner en Amérique jusqu'à sa mort. En 1958, sa maitresse mourut d'un cancer de la poitrine. La mort de la seule femme qu'il aimait fut une perte dévastatrice. En plus de cela, sa relation avec les mafieux Américains devint de plus en plus tendue, car ceux-ci trouvaient que Luciano profitait d'eux en prenait plus d'argent qu'il ne le méritait. Les envelloppes qu'il recevait devenaient de plus en plus petites.
En 1959, le révolutionnaire Fidel Castro renversa le régime de Battista et ferma tout les casinos contrôlés par la Mafia et renforça la répression sur le trafic de drogue, faisant perdre des millions aux mafiosi Italo-Américains.
Peu après, Luciano rencontra un producteur qui souhaitait faire un film sur sa vie, avec dans le rôle principal le crooner Italo-américain Dean Martin, grand ami de Frank Sinatra.
Le 26 Janvier 1962, Lucky Luciano mourut subitement d'une crise cardiaque à l'aéroport de Naples, où il devait rencontrer les producteurs. Il avait 64 ans. La légende de la Cosa Nostra, Lucky Luciano, fut enterré au cimetière St. John dans le Queens, à New York.
Salvatore Lucania, alias Charles "Lucky" Luciano est encore aujourd'hui considéré comme un des gangsters les plus importants de l'histoire.
Le magazine Américain "Times" l'a classé parmi les principaux bâtisseurs d'empire du XXe siècle, aux côtés des plus grands chefs d'entreprises du siècle.

# Posté le lundi 27 août 2007 17:24

Modifié le lundi 06 octobre 2008 06:49

Sonny Red

Sonny Red
Alphonse "Sonny Red" Indelicato était un homme fort, avec des bras tatoués, robustes, et des cheveux noirs, malgré son surnom qui pourrait suggérer qu'il était roux.
"Sonny Red" avait une façon particulière de s'habiller, il portait souvent des lunettes tintées, et aimait porter des t-shirts rouge et orange, qui mettaient en valeur son corps athlétique. Il portait des survêtements, des jeans et des vestes de base-ball. Il aimait particulièrement porter une paire de bottes de cow-boy marron.
Son père vivait en Sicile et était un membre de la Cosca de Catane.
Le 12 juillet 1979, le boss des Bonanno, Carmine Galante, fut assassiné. Cet assassinat déclencha une guerre interne au sein de la Famille Bonanno. En 1973, Philip "Rusty" Rastelli avait été nommé boss mais fut condamné à une peine de prison pour extorsion en 1974. Carmine Galante lui succéda plus ou moins à la tête de la Famille. En 1979, après le meurtre de Galante, Philip Rastelli se réappropria le rôle de boss. Mais certains membres de la Famille Bonanno n'étaient pas de cet avis ; la Famille se sépara donc en deux factions : une qui supportait Rusty et l'autre qui ne voulait pas de lui comme boss.
Indelicato était alors un puissant capo de la Famille Bonanno, basé à Little Italy. Il était puissant car il était malin et charismatique, mais aussi parce que au moins quatre autres capi de la Famille le supportaient.
Avec chaque capitaines contrôlant au moins une douzaine de soldats, le groupe représentait une fore signifiante dans la bataille pour le contrôle des Bonanno.
Les factions rivales, la faction de Philip Rastelli, ayant comme principaux supporteurs Joey Massino et "Sonny Black" Napolitano, et celle des Zips (la faction Sicilienne des Bonanno) prenaient tous Sonny Red au sérieux.
Indelicato menaçait la position de leadership du boss emprisonné, Philip Rastelli, et son principal lieutenant, Joseph Massino.
Pour les Zips, l'opposition à Sonny Red était plus matérielle. Indelicato, en plus d'ètre arrogant envers Rastelli, et irrespectueux envers Massino et Sonny Black, semblait sous-estimé le pouvoir des Zips.
Ainsi, Sonny Red et les membres de sa faction fauchaient joyeusement les Siciliens sur le trafic d'héroïne à New York. En 1981, Sonny Red a prit un chargement d'héroïne à deux Zips, Gerlando "George from Canada" Sciascia et Joe LoPresti, d'une valeur approximative de 1,5 millions de dollars, et ensuite refusa de les payer.
Ce geste est très dangereux dans la Mafia, où des hommes on été tués pour des dettes beaucoup moins importantes que celle-ci.
Ainsi, les Zips pensaient que si Sonny Red devenait boss, il volerai régulièrement les profits des Zips sur le trafic d'héroïne.
Les autres Familles mafieuse de New York étaient bien au courant de l'animosité grandissante au sein des Bonanno.
Vincent "Chin" Gigante, le boss de la Famille Genovese, supportait Sonny Red.
John Gotti, à l'époque un capo agressif de la Famille Gambino, ainsi qu'Aniello Dellacroce, l'underboss de la Famille, étaient deux grands supporters de Massino, et également des Zips. En effet, Gotti et les Gambino étaient des grands acheteurs de l'héroïne importées par les Zips, malgré l'ordre du boss Paul Castellano, qui interdisant de dealer de la drogue à ses membres.
Certains mafieux de la Famille Colombo donnaient également leur support à Massino.
Eventuellement, Joey Massino, avec l'accord du boss emprisonné Philip Rastelli, alla se plaindre à la Commission de la Cosa Nostra, qui avait pour tâche principale de trancher en cas de conflit entre les Familles.
La Commission était à l'époque dirigée par Paulie Castellano, le boss des Gambino. Castellano écouta Massino, puis convoqua Sonny Red pour entendre sa version. Finalement, la Commission trancha en faveur de Massino, avec l'ordre de ne pas tuer ses opposants. Les Bonanno, selon la Commission, devaient faire en sorte de régler leur problèmes pacifiquement.
« Pas d'effusion de sang » ordonna Castellano à Massino.
« La Commission décida qu'il ne devait pas y avoir de coups de feu ; et que l'on devait régler le problème entre nous, » déclara Sal Vitale, un mafioso des Bonanno devenu repenti.
Deux meetings furent donc arrangés entre les deux factions.
Mais dès la première rencontre, les inquiétudes de Sonny Red s'accentuèrent au lieu de se calmer.
La faction d'Indelicato s'approvisionna en mitraillettes et armes de poing, comme si ils préparaient une guerre.
Eventuellement, Massino apprit ce que préparait Sonny Red. Il en parla alors à Paulie Castellano.
« Tu doit te défendre. Fait ce que tu as à faire. » lui répondit Castellano, indiquant ainsi plus ou moins que Massino avait le droit de tuer Sonny Red et ses acolytes.
Massino et Gerlando Sciascia, un capo des Zips, s'unirent pour se débarrasser des trois capi rivaux, et mirent un plan en place où le but était de tuer les trois rivaux en même temps, afin d'éviter tout risque de vengeance.
Massino organisa alors un troisième meeting « de paix », prévu un mardi soir, la période de la semaine où Joey Massino et ses hommes ont l'habitude de se réunir pour un long dîner copieux, et des parties de cartes nocturnes, à J &S Cake, le repaire de "Big Joey" dans le Queens. Ainsi, si la police l'interrogeait, il pourrait dire qu'il se trouvait à J&S Cake toute la nuit.
Sciascia fit venir trois membres de son crew, basé à Montréal.
Massino rencontra également Dominick "Sonny Black" Napolitano, un autre important capo des Bonanno.
Sonny Black décida de s'allier avec Massino, et suggéra qu'un de ses associés et son protégé, nommé Donnie Brasco, devrait participer au meurtre.
Massino refusa catégoriquement, pensant que ce Donnie Brasco n'était pas clair. Il ordonnait d'ailleurs à ses soldats de ne pas lui adresser la parole.
Peu de temps après, les Bonanno découvrirent qu'en réalité, Donnie était un agent du FBI, nommé Joe Pistone, en mission d'infiltration.
"Big Joey" rencontra aussi des membres de la Famille Gambino, John Gotti, Aniello Dellacroce et Angelo Ruggiero, afin de solliciter leur aide.
Gotti et Massino, en plus d'être voisins, étaient de bons amis, et avaient de nombreuses fois fait des affaires ensembles.

Le 5 Mai 1981, la nuit du troisième meeting, Joe Massino et Sal Vitale se retrouvèrent à J&S Cake, comme ils le faisaient tous les mardi. Ils furent rejoints par James "Big Louie" Tartaglione et Duane "Goldie" Leisenheimer, deux des associés de Massino.
Plus tard dans la soirée, Sciascia et le Zip Santo "Anthony" Giordano arrivèrent.
Goldie devait être le conducteur cette nuit. Il offrit également son appartement pour quiconque aurait besoin d'un endroit où dormir. Massino ordonna à Goldie de surveiller à l'extérieur du club où devait avoir lieu le massacre.
Leisenheimer, originaire de Maspeth dans le Queens, était un associé de Massino depuis l'adolescence. C'était un expert en véhicules. Bien qu'il gagna la confiance , il ne put jamais devenir membre à part entière de la Famille Bonanno à cause de ses origines Germano-Irlandaises.
Sciascia, qui avait l'habitude de traiter avec des Siciliens où Italiens, exprima de la méfiance envers Leisenheimer, un jeune homme blond, aux yeux bleus à la peau pâle, qui de toute évidence n'était pas d'origine Italienne.
Joe Massino rassura Sciascia en lui affirmant que Goldie était « un bon petit ,» très bon conducteur, doué pour éviter d'éventuelles voitures de police.
Massino donna à Goldie un talkie-walkie afin de communiquer avec ceux à l'intérieur du club. Goldie, Big Louie Tartaglione Soony Black et cinq autres associés de Sonny Black (parmi eux Benjamin "Lefty" Ruggiero et John "Boobie" Cerasini) attendaient discrètement dans les environs du club, surveillant les allés et venues éventuels de la police, où des gangsters rivaux. Ils devaient aussi vérifier qu'aucun des trois capi s'échappe.
Bien avant l'heure prévue du meeting, Sal Vitale conduisit Massino au club, se gara à deux pâtés de maisons, avant de marcher à son tour jusqu'au club.
Vitale savait déjà qu'il devait être un des tireurs ce soir-là. Quand il arriva au club, Massino le présenta aux Zips de Montréal ; Vito Rizzuto, Emanuele Ragusa , et un autre homme seulement connu par le surnom de "l'ancien".
Après les présentations, les mafiosi s'armèrent, et Massino leur donna des cagoules.
« J'avait un pistolet mitrailleur, » Vitale déclara. Il ne se rappelait plus vraiment des armes qu'il avait quand il était à l'Armée. Il examina alors l'arme. Il enleva alors la sécurité de la mitrailleuse.
« Quand j'ai enlevé la chambre de sécurité le flingue se déchargea et tira cinq fois dans le mur. »
Les balles faillirent toucher un des tueurs.
« J'était choqué. Tout le monde était choqué. » affirma Vitale. Massino ne voulait pas que Vitale tire, à moins que ce soit absolument nécessaire.
Vito Rizzuto et Emmanuele Ragusa furent désignés comme étant les tueurs principaux. Vitale et "l'ancien" reçurent l'ordre de surveiller la porte de sortie.
George Sciascia déclara alors que quand Sonny Red sera là, il mettrait sa main dans ses cheveux, et cela voudra dire qu'il faut tirer.
Massino demanda aux tireurs de faire croire à leur cible que c'était un hold-up, et de leur dire de se mettre tous en face du mur. Ainsi, les capi rivaux pourraient être tués en même temps, en évitant une fusillade désordonnée. Les gangsters étaient maintenant prêts à tuer.
« Quand on est entrés dans le placard, » déclara Vitale, « on a laisser un tout petit peu la porte ouverte pour voir. On était dans le placard, on avait tous nos armes chargés. On s'est assis là et on a attendu. »
Pendant ce temps, Sonny Red se prépara également pour la rencontre.
Il appela Frank Lino, un soldat dans le crew de son fils, Bruno Indelicato. Il informa Lino qu'ils devaient se rendre à un dangereux meeting, et par précaution, souhaitaient que Lino y aille avec eux à la place de Bruno.
« Ils pensaient qu'ils se feraient peut-être tuer, » affirma Lino, qui deviendra informateur une vingtaine d'années après cet épisode. « Ils me demandèrent d'y aller parce qu'ils pensaient qu'ils leur arriveraient des bricoles. Je n'était pas tellement rassuré, mais j'y suis allé quand même. »
Si les trois capi ne revenaient pas, Sonny Red ordonna à son fils de tuer Massino, Sonny Black et tous les Zips.
Sonny Red ordonna à tous ses hommes de se dispersé dans New York pour qu'ils ne soient pas eux aussi tués. Puis, Sonny Red laissa ses dernières instructions à ceux qui l'accompagnaient au meeting.
« Si y'a des coups de feu, chacun se bats pour lui-même, et essaie de s'en tirer. »

Tôt dans la soirée, Sonny Red Indelicato, Philly Lucky Giaccone et Big Trinny Trinchera arrivèrent au "My Way Lounge", le club de Frank Lino, pour passer prendre celui-ci.
Lino et Big Trinny conduisirent dans une voiture, Philly Lucky et Sonny Red dans une autre.
Ils se rendirent dans un restaurant où ils retrouvèrent deux capitaines des Bonanno, qui étaient neutres, et également « invités » à se rendre au meeting ; Joseph "Joe Bayonne" Zicarelli et Nicholas "Nicky the Battler" DiStefano.
Ces deux capi étaient sollicités par Massino pour endormir la méfiance d'Indelicato.
Ils furent rejoint par deux Zips et ceux-ci les conduisirent jusqu'au club de Bensonhurst, qui appartenait aux Gambino, notamment Sammy "the Bull" Gravano, et avait été prêté aux Bonanno cette nuit-là.
Lino connaissait bien ce club, car il y avait passé plusieurs nuits à boire et jouer aux cartes avec d'autres mafiosi. Cette connaissance des lieux lui sauvera probablement la vie.
Sonny Red et ses hommes arrivèrent au clubs sans armes. En effet, une règle de la Mafia stipule que lors des meetings de paix, les gangsters présents ne doivent pas porter d'armes.
Le club dans lequel les capi arrivèrent se trouvait dans un modeste immeuble en briques de deux étages. Quand ils arrivèrent, les gangsters sonnèrent à la porte.
Après avoir verifier qui sonnait, Sal Vitale ouvrit la porte. Sonny Red et les autres entrèrent et virent que les autres capi étaient déjà là.
“Quand on est entré, on a descendu les escaliers et il y avait une pièce. Ça ressemblait à une pièce d'entreposage. » Lino déclara. « Il y avait Joe Massino. Il y avait George from Canada, Anthony Giordano, deux autres gars Italiens, je connaît pas leur noms, et, vous savez, y'avait nous. »
Giordano accueilli Sonny Red et son entourage à la porte.
Dans le placard, Vito Rizzuto, Vitale et leur collègues regardaient attentivement et attendaient. Dans la pièce principale, le groupe n'était pas encore en place.
« Sonny Red s'accrochait au bras de Joe, » affirma Lino. « Comme un ami, comme deux amis, qui se tiennent pas le bras. »
Sonny Red pensait probablement qu'en restant aux côtés de Massino, il aurait moins de risque de se prendre une balle.
« Ils parlaient derrière. Philly Lucky était derrière en train de parler à Joe Bayonne et ces deux Italiens. Je parlait à George from Canada, Big Trinny et Nick the Battler.”
Puis Sciascia posa fermement sa main autour de Lino, qui était un « invité surprise” à cette réunion.
Sciascia essaya de faire passer son geste comme étant amical, mais Lino, nerveux dès le début, n'apprécia pas. Puis Sciascia passa lentement sa main dans ses cheveux gris.
« Vito arriva en premier, » Vitale déclara. « J'était le dernier. Vito entra dans la pièce avec Emanuele alors que moi et l'ancien gardaient la porte de sortie. J'ai entendu Vito dire 'Que personne ne bouge, c'est un holp-up. » Puis les coups de feu commencèrent.
« J'ai vu Vito tirer, je ne sait pas qui il a touché, » ajouta Vitale. Sonny Red et ses hommes se tenaient prêt à affronter leur rivaux, mais sans armes, ils ne pouvaient pas faire grand chose.
« Quand ils arrivèrent avec les fusils, Big Trinny les attaqua. Il lança un cri bruyant. Il tirèrent sur lui. Il mourut directement. » Lino déclara. « J'ai frappé George. Je sais pas, vous savez... j'ai sauté au dessus de Trinny. Alors que je sautait au dessus de lui, j'ai vu Philly Lucky derrière, prêt à se faire tuer, et j'ai vu Joe frapper Sonny Red avec un objet, Je ne sait pas ce que c'était.
« Je sautait, vous savez, au dessus de Trinny, pour partir, » ajouta Lino. « Je saute au dessus d'un corps. Ce mec mesurait 2 mètres et pesait 180 kilos. »
Vitale hésita à tuer Lino.
« Je me suis figé pendant 5 secondes. » affirma Vitale. « Le temps que moi et l'ancien on arrive à la porte, Frank Lino passa devant nous. Il courait, et continua à courir. »
Pendant ce temps, Sonny Red avait été touché dans le dos par une balle qui avait traversé son corps, et une autre sur le côté de son corps. Blessé mais encore en vie, il marcha difficilement vers la porte. Sciascia aperçu que leur cible principale n'était pas encore morte, et il avança vers lui.
« J'ai vu George arriver, sortir un flingue et tirer sur le côté gauche de la tête [d'Indelicato]. »
« à partir de ce moment, tout était fini. »
Dehors, Lino ne rencontra aucun gangster qui était supposé surveiller.
« Je suis sorti par la porte et j'ai courut, » il déclara. « J'ai sauté au dessus de quelques barrières, et je suis allé dans la maison de ces gens. J'ai frappé à la porte, c'était des personnes âgées ; l'homme était en fauteuil roulant. Je lui ai dit que je n'était pas là pour lui faire du mal, si je pouvait utiliser son téléphone. Ils étaient gentils, ils m'ont laissé utiliser le téléphone.
D'abord j'ai appelé le 'My Way Lounge'. Puis j'ai appelé ma maison. »
Lino appela plusieurs personnes qui reçurent l'ordre de venir le chercher au plus vite à cette adresse. Son fils Frankie arriva en premier.
Pendant ce temps, les capi restants étaient impatients de quitter les lieux. Mais Vitale et l'ancien pointèrent leurs armes pour les calmer jusqu'à ce que Vitale ai le signal des gangsters en dehors du club.
Les tueurs ne voulaient pas qu'une foule paniquée sorte dans la rue, et peut-être même appelle la police.
Vitale dit « Je ne voulait pas les laisser sortir. J'ai appelé Goldie sur le takie-walkie et je lui ai demandé 'Goldie, où est-tu ?' Il arriva de la rue d'en face ; quand j'ai su qu'il était là, j'ai laisser les individus partir. »
Les autres capi furent dirigés vers le van et conduit ailleurs par Goldie. Vito, Emanuele et leur collègues Siciliens semblaient avoir disparus soudainement sans laisser de trace.
« J'ai fermé la porte, je me suis retourné et le seul qui restait dans la pièce avec les trois corps était Joseph Massino. »
Massino et Vitale avaient pourtant reçu l'instruction qu'il n'y avait aucune autre portes de sortie dans le club, et pourtant des gens avaient réussi à partir sans passer par la porte gardée.
« On s'est juste regarder l'un l'autre ; 'Où est-ce que tout le monde est parti ?'... Moi et Mr. Massino ne saviont pas qu'il y avait une autre sortie. »

Le corps de Sonny Red était étalé près de la porte, aux côtés de ceux de Big Trinny et Philly Lucky. Massino et Vitale quittèrent alors le club.
Le crew de Sonny Black vint alors pour nettoyer. Lefty Ruggiero essaya de soulever le corps de Big Trinny, mais celui-ci était trop lourd. Il regarda alors avec étonnement Boobie Cerasini soulever Trinny avec facilité.
Lefty racontera alors à de nombreux gangsters la force avec laquelle Boobie avait porté le cadavre.
Les corps furent enveloppés dans des draps blancs et attachés avec de la corde.
Les cadavres des trois capi furent ensuite transportés jusqu'à un van en dehors du club, où ils devaient enterrés quelque part.
Les membres de la Famille Gambino, Angelo Ruggiero (aucun lien de sang avec Lefty), Gene Gotti et John Carneglia s'occupèrent de la disparition des corps.
« Quand on ai entré dans le club avec le crew de Sonny Black, il y avait plein de sang, » affirma Vitale. « On ne pouvait pas le nettoyer. C'était impossible. » Ils décidèrent alors de donner les clés du club à un Zip de Montréal, qui s'occupera de brûler les lieux.

Joe Massino, qui deviendra peu après le boss de la Famille Bonanno, fut condamné en 2004 à la prison à vie pour avoir ordonné sept meurtres, dont ceux d'Alphonse « Sonny Red » Indelicato Philip "Philly Lucky" Giaccone, et Dominick "Big Trin" Trinchera.
Il deviendra une balance après cela pour éviter que le FBI saisisse ses propriétés.
Le 4 Mai 2007, Vito Rizzuto, devenu puissant parrain de la Famille de Montréal, plaida avoir été présent lors des des meurtres des trois capi. Il affirma avoir juste crier “c'est un hold-up” alors que les autres tiraient. Il fut condamné à dix années de prison qu'il purgera en Amérique, à la frontière Canadienne.

# Posté le jeudi 06 septembre 2007 13:40

Modifié le mardi 06 novembre 2007 07:56

Luciano Leggio

Luciano Leggio
Luciano Leggio était un Mafioso Sicilien. Il était le capofamiglia des Corleonesi, le clan mafieux originaire de la célèbre ville de Corleone, en Sicile.
Leggio est connu pour être l'homme qui a fait des Corleonesi un des clans dominants de la Mafia en Sicile. Il était également populaire grâce à sa capacité à éviter des convictions pour une multitude de crimes, y compris des homicides, avant qu'il soit finalement emprisonné à vie en 1974.
Leggio est né le 6 janvier 1925. Il fut élevé dans une grande pauvreté, dans une famille de dix enfants. Ses parents étaient des paysans qui avaient une petite ferme. Il s'est tourné vers le crime pendant l'adolescence. Sa première conviction eu lieu alors qu'il avait 18 ans pour avoir volé du maïs. Dès qu'il termina sa peine de six mois de prison pour ce crime, il assassina l'homme qui l'avait balancé à la police pour le vol. En 1945 il fut recruté par le puissant chef de la cosca (Famille) de Corleone, Michele "U patri nostru" Navarra, pour travailler comme homme de main et tueur. Au cours de la même année, Leggio tua un fermier afin de prendre son travail, puis peu de temps après il força le propriétaire de la ferme à lui céder sa propriété en le menaçant avec un pistolet.
Beaucoup de pentiti (repentis) ont décrit Leggio comme étant fortement lunatique et violent, et très vaniteux. Selon Tommaso Buscetta, au cours de réunions avec d'importants chefs de la Cosa Nostra Palermitaine, Leggio insista pour corriger des erreurs grammaticales que fit Gaetano Badalamenti, boss de la cosca de Cinisi, quand il essaya de parler Italien plutôt que le dialecte Sicilien. Apparemment, Leggio aimait se surnommé « Le Professeur », comme si il était un grand intellectuel, bien que comme la plupart des criminels de Corleone, il avait très peu d'instruction. En effet, Leggio a quitté l'école à l'âge de neuf ans et était quasi illettré.
A ses fréquentes apparitions à la cour de justice, il portait des costumes coûteux travaillés, souvent avec des lunettes de soleil, et fumait fièrement un gros cigare. Il semblait imiter le style de Don Vito Corleone, le personnage fictionnel interprété par Marlon Brando dans le film « Le Parrain » de Francis Ford Coppola.
Le 10 mars 1948, le syndicaliste Placido Rizzotto fut enlevé par trois hommes en plein jour, avec un certain nombre de témoins affirmant que Leggio était l'un d'entre eux. Rizzotto se battait pour le droit des paysans à posséder les terres qu'ils cultivent, se mettant ainsi dans le chemin de la Mafia. L'année suivante, deux hommes confessèrent avoir aider Leggio dans l'enlèvement de Rizzotto, qui ensuite tua sa victime et le jeta dans une caverne de 15 mètres de profondeur. Le corps de Rizzotto, vplus deux autres cadavres furent récupérés par la police. Leggio fut arrêté pour soupçon de meurtre, mais après avoir passé presque deux ans en prison, il fut libéré et innocenté quand les témoins refusèrent de témoigner contre lui. Les deux complices qui admirent avoir participé au meurtre furent tués par la suite.
Leggio se cacha après qu'il soit de nouveau accusé du meurtre de Rizzotto. Il fut jugé à deux reprise en absentia et fut acquitté deux fois en raison du manque de preuves suffisantes.
A la fin des années 40, alors qu'il était incarcéré, Leggio rencontra Salvatore « Toto » Riina, qui était alors âgé de 19 ans et commençait à purger une peine de six ans pour homicide involontaire. Les deux prisonniers devinrent par la suite des grands alliés dans le crime, avec un autre jeune criminel de Corleone, Bernardo « U Tratturi » Provenzano.

Leggio, frustré et en désaccord avec le parrain Michele Navarra, mis en place son propre clan, composé de jeunes truands qui lui étaient fidèles, parmi eux Riina et Provenzano.
En 1956, la faction de Luciano Leggio entra en guerre avec Navarra et ses disciples. Un soir en juin 1958, Leggio marchait à travers un champ quand des hommes de Navarra ouvrirent le feu sur lui. Il s'échappa avec juste de légères blessures à la main.
Deux mois plus tard, le 2 août, Luciano Leggio, Toto Riina, et Bernardo Provenzano, en compagnie d'un certain nombre d'autres gangsters armés, prirent Navarra dans un guet-apens juste en dehors de Corleone. Michele Navarra fut criblé de plus de 200 balles alors qu'il était dans sa voiture avec un de ses amis. Les deux hommes morurent immédiatement.
Leggio s'est alors proclamé capo de Corleone, et durant les cinq années à venir, lui et ses hommes chassèrent les dissidents qui restaient fidèles à Navarra. La faction de Leggio tua plus de 50 personnes.
Leggio et sa faction émergèrent victorieux, et il fut éventuellement reconnu par la Cupola (Commission de la Mafia Sicilienne), gagnant sa place au sein de ce prestigieux conseil mafieux.
Pendant les années 60 et 70, Leggio fit augmenter la force des Corleonesi, en assassinant n'importe qui lui barrant la route. Il voulait en particulier profiter du trafic d'héroïne, émergeant à cette époque, et qui permit à de nombreux mafiosi Siciliens de se faire énormément d'argent.
Leggio fut capturé par la police dans Corleone en mai 1964 (curieusement, il était avec l'ancienne fiancée de Placido Rizzotto, qu'il avait par le passé probablement tué.) et fut placé en garde à vue, où il se plaignit fortement d'être malade et trop vieux pour endurer cela (alors qu'il avait seulement 39 ans.) Il s'indigna également de la façon dont il était persécuté, lui qui n'avait rien à voir avec la Mafia.
Il fut jugé pour l'assassinat de Navarra et son ami en 1958. Il finit par être acquitté, faute de preuves suffisantes. Puis, vers la fin de 1968, il était l'un des accusés dans un procès contre 114 mafiosi, concernant une guerre Mafieuse dans les années 60, pour le monopole de la construction et du trafic de drogue. Cette guerre eu comme conséquence le terrible massacre de Ciaculli. Cependant, à la fin de ce procès, seul dix accusés furent reconnus coupables. Les autres, y compris Leggio, furent acquittés.
Cependant, il ne fut pas libéré, car il a dû assister à un autre procès en 1969, l'accusant en 1969 d'avoir assassiner neuf des hommes de Navarra. Cette fois il fut été aux côtés de soixante de ses camarades Corleonesi, y compris Salvatore Riina.
Le procès devint une véritable farce, avec des intimidations flagrantes, des disparitions de preuves matérielles, et des témoins qui bafouillaient, figés par la peur.
Les juges et les procureurs reçurent également des lettres anonymes les menaçant de mort.
A la fin du procès, tous les accusés furent acquittés.
Juste après ce procès, qui prit fin en juillet 1969, un magistrat italien, Cesare Terranova, déterminé à lutter contre la Mafia, fit appel contre l'acquittement de Leggio conçernant le meurtre de Navarra. En décembre 1970, Leggio a été finalement jugé coupable et condamné à l'emprisonnement à vie pour ce meurtre. Mais il était de nouveau jugé in absentia car, une fois de plus, il était en cavale. Alors qu'il était recherché, Leggio passa un séjour dans une clinique privée à Rome pour recevoir un traitement pour le mal de Pott, une maladie infectieuse dont il a souffert pendant la majeure partie de sa vie. Quand la police est finalement venue pour l'arrêter en janvier 1970, il avait disparu de la clinique.
Le fait que Leggio, un criminel dangereux, ai pût effectuer un séjour de sept mois dans la clinique sans être inquiété, fut un véritable scandale en Italie, tout comme ses acquittements à répétition.
Beaucoup de soupçons pesaient sur des figures judiciaire et politiques italiennes corrompues, qui avaient probablement aider Leggio à éviter la justice. De fort soupçons pesaient particulièrement sur le procureur général Attorney de la Sicile, Pietro Scaglione ; qui fut assassiné par balles en 1971.
Les pentiti Tommaso Buscetta et Salvatore Contorno affirmèrent plus tard que Leggio tua personnellement Scaglione, probablement parce que Leggio pensait que le procureur général en savait trop.
Leggio fut plusieurs années après accusé de ce meurtre à deux reprises, mais fut à chaque fois acquitté, faute de preuves.
Par la suite, Luciano Leggio se « cacha » à Milan, où il a fait créa et dirigea un réseau lucratif d'enlèvements. Début 1973 il rencontra par hasard un truand appelé Damiano Caruso. Leggio blâma Caruso d'être le responsable du meurtre d'un de ses amis, des années auparavant. Peu après, Caruso disparut, tout comme sa petite amie et sa fille de 15 ans. Selon des informateurs, Leggio a tué Caruso, et quand la maîtresse et la fille de celui-ci sont venues poser des questions à Leggio, il les viola toutes les deux avant de les étrangler.

Leggio fut finalement capturé à Milan le 16 mai 1974, la police locale a retrouvé sa piste grâce à des enregistrements téléphoniques. Il fut mit en prison pour le meurtre de Navarra.
Il est censé avoir maintenu une influence significative de sa cellule au sein des Corleonesi. Cependant, vers la fin des années 70, son lieutenant Salvatore Riina devint le nouveau boss officiel du clan des Corleonesi.
Elevé dans la misère, Leggio était multimillionnaire au moment de son arrestation.
Il fut accusé dans d'autres procès après son incarcération; en 1977 quand Leonardo Vitale, un mafioso Palermitain instable mentalement, devint informateur suite à une « prise de conscience ». Il fut acquitté.
En 1986/1987, Leggio fut accusé d'aider à diriger le clan mafioso de Corleone de dérrière les barreaux. Il était accusé également d'avoir ordonner le meurtre du procureur Cesare Terranova, qui fut tué par balles en 1979.
Durant son procès, Leggio choisit de se représenter lui-même. Il fut finalement acquitté pour manque de preuves suffisantes, encore une fois...
Il continua à vivre dans une prison de maximum sécurité en Sardaigne, où il se consacra à son hobby qui était de peindre, en particulier des paysages.
Le 16 Novembre 1993, il mourut en prison d'une crise cardiaque, à l'âge de 68 ans. Il est entérré dans son village natal de Corleone.



# Posté le samedi 08 septembre 2007 14:41

Modifié le vendredi 18 juillet 2008 08:25

Vito Palazzolo

Vito Palazzolo

Vito Palazzolo est un mafioso originaire de Cinisi, une commune de la province de Palerme en Sicile, et fief du célèbre parrain Gaetano Badalamenti (décède en avril 2004).
Né le 31 juillet 1947 à Terrasini en Sicile, Vito Palazzolo est aujourd'hui considéré comme un des chefs les plus importants de la Mafia Sicilienne et un membre probable de la Cupola. Recherché activement par les justices américaine et italienne qui exigent son extradiction, Palazzolo a pu malgré tout fonder et développer dans ce pays une nouvelle implantation mafieuse, pendant et après l'apartheid *, encore active aujourd'hui.
Que lui reproche-t-on ? Son appartenance à la Cosa Nostra Sicilienne depuis plusieurs décennies ; le refuge accordé en Afrique du Sud aux mafiosi Giovanni Bonomo, Giuseppe Gelardi et Mariano Trioa impliqués dans l'assassinat du député européen démocrate-chrétien Salvo Lima ; son rôle centrale dans les opérations financières de la Mafia Sicilienne et dans la gestion des investissements personnels de Salvatore « Toto » Riina ; et enfin d'avoir blanchi en Suisse des millions de dollars de l'argent du trafic d'héroïne dans le dossier de la « Pizza Connection ». Le dossier est lourd.
En 1984, Vito Palazzolo est arrêté et incarcéré en Suisse pour trafic de drogue. En 1986, il profite d'une permission de sortie de 48 heures, à l'occasion des fêtes de Noël, pour s'enfuir en Afrique du Sud en utilisant le passeport d'un codétenu.

Palazzolo adopte alors le nom Roberto Von Palace Kolbatschenko, un faux nom d'aristocrate Russe.
Dès son arrivée à Johannesburg, il bénéficie de l'aide d'un parlementaire du National Party, nommé Peet de Pontes, qui l'installe dans le homeland du Ciskei, un état peu peuplé qui sert entre autres aux opérations spéciales des organes de sécurité sud-africains. Le National Party était un parti politique d'Afrique du Sud. Il a été au XXe siècle l'expression politique du nationalisme Afrikaner (représenté par les Sud-Africain d'origine néerlandaise, française, allemande et/ou scandinave qui s'exprime dans une langue dérivée du néerlandais du XVIIe siècle : l'afrikaans.)
Vito Palazzolo repart volontairement pour la Suisse en février 1988 purger sa peine, et revient avec sa famille en octobre 1989. Il poursuit alors la construction de son empire commercial en Namibie, au Zimbabwe et en Angola. En 1991, Palazzolo est convoqué comme témoin à charge contre le National Party et Peet de Pontes, accusés d'avoir reçu des pots-de-vins de sa part pour le laisser s'installer en Afrique du Sud. Il est alors établi que Palazzolo est un généreux donateur du National Party. En mars 1993, le président et prix Nobel de la paix Frederick W. de Klerk décide, lors d'un conseil des ministres, d'accorder à Vito Palazzolo un titre permanent de résidence en Afruque de Sud, puis, en septembre de la même année, un passeport. Et ce malgré les demandes d'extradition américaine et italienne. En 1994, il obtient la nationalité sud-africaine. Avec la fin de l'apartheid, sa situation va-t-elle se compliquer ? Le président de la République Nelson Mandela décide la création en 1996 d'un service chargé spécialement d'enquêter sur les liens –sous-entendu de corruption- de Vito Palazzolo avec les partis politiques et les services de police du régime d'Apartheid. L'enquête de l'unité spéciale tourne à la farce puisque au final l'unité est dissoute, et son responsable doit comparaître devant une commission pour fraude et corruption : il lui est ainsi reproché sa proximité excessive avec Palazzolo.
Un rapport de l'unité spéciale transmise au ministre de la Justice détaillait les relations de Vito Palazzolo avec des policiers et un cadre de l'African National Congress, et surtout ses investissements en Angola dans quatre sociétés oeuvrant principalement dans les diamants.
En novembre 1999, puis en mars 2000, Palazzolo est brièvement arrêté sous la double accusation d'avoir séjourné et obtenu la nationalité sud-africaine sous une fausse identité. Depuis, cet accusation traîne, et Vito Palazzolo coule des jours paisibles en Afrique du Sud. On apprend en 2001 que les divers enquêteurs continuent de suivre le parrain de l'Afrique du Sud. Le Liechtenstein et la Suisse demandent en effet, en vain, le traçage de 90 transactions représentant un dispositif subtil déstiné à cacher un flux de millions de dollars aboutissant à des sociétés contrôlées par Palazzolo.
En plus de son savoir-faire en matière de blanchiment d'argent, on prête à Vito Palazzolo un talent de « pacificateur » du milieu criminel local. Il aurait su imposer aux différents gangs indigènes et étrangers une certaines répartition des domaines d'activité (stupéfiant, racket, etc.) et des territoires.
Depuis, Palazzolo a battu diverses accusations criminelles, dont la corruption de deux politiciens pour la construction d'n terrain de golf dans la région de Plettenberg Bay.
Capitaine Piet Viljoen, un détective Sud-Africain, affirma en Novembre 2004 que Palazzolo était considéré comme étant le “boss” d'une organisation mafieuse à Western Cape. Cette accusation fut démentie par la justice.
Un home extrêmement riche, Palazzolo a investi plus de 2 500 000 euros dans diverse entreprises en Afrique du Sud et en Namibie. Chez lui, la police trouva un jour 50 804 euros en diamants.

* l'Apartheid est une politique de ségrégation raciale mise en place à partir de 1948 en Afrique du Sud par le Parti national, et abolie le 30 juin 1991. La doctrine de l'apartheid s'articule autour de la division politique, économique et géographique du territoire sud-africain et de la population sud-africaine répartis en quatre groupes ethniques distincts (Blancs, métis, Bantous, Indiens) et la primauté de la communauté blanche.

# Posté le mercredi 19 septembre 2007 16:31

Modifié le mardi 06 novembre 2007 07:54