Frank Lino

Frank Lino
Frank "Curly" Lino ne ressemblait pas au stéréotype du mafioso. En fait, Lino n'avait même pas vraiment l'air Italien. Il avait des cheveux frisés, un visage rond, des joues bien rondes et un teint rose qui lui donnaient un air de clown. Son sourire de chérubin et son regard qui ne semblait pas menaçant ne donnaient pas à Lino l'apparence dangereuse et inquiétante d'un gangster. Il semblait enfler d'années en années.
Mais malgré ce physique, Lino était né pour devenir gangster. La Mafia était dans ses gênes ; ses deux parents venaient de Sicile, et pratiquement tout les hommes de sa famille appartenaient à la Mafia.
Son cousin Eddie faisait parti de la Famille Gambino ; son autre cousin Bobby était un membre des Bonanno. Frankie Lino avait deux fils, dont l'un d'eux, Joseph, était un membre initié de la Famille Bonanno. Durant sa carrière criminelle qui dura près de quarante ans, Lino fut associé avec quatre des cinq Familles mafieuse de New York. Il travailla pour les Genovese en 1956, puis les Colombo en 1962, et enfin les Gambino en 1969.
En 1977, son ami de toujours, Frank Coppa, l'aida à rejoindre les Bonanno. A l'époque, Carmine Galante avait le pouvoir et recrutait de nouveaux soldats dans la Famille. Il devint un membre des Bonanno le 30 octobre 1977, dans l'appartement de son capo Alphonse "Sonny Red" Indelicato à Little Italy, Manhattan.

Plus que tout, Frank Lino revendiquait être un vrai gangster « de quartier », originaire de Brooklyn. Après avoir quitter l'école dans les années 50, il entra dans les Avenue U Boys, un gang de Bensonhurst, un quartier qui accueillait à l'époque des immigrants Siciliens fraîchement arrivés en Amérique. Les Avenue U Boys faisaient principalement des cambriolages, et passaient leurs temps à se battre avec d'autres gangs, avec des noms tels que the Zippers ; the Ghosts ; the Dandies, où encore the Silver Aces.
Lino s'associa avec la Mafia pour la première fois à l'âge de 17 ans, supervisant des jeux de cartes (Black-Jack, Poker, etc.) pour un soldat de la Famille Genovese de Bensonhurst.
En 1962, "Curly" fut arrêté pour le meurtre de deux détectives de Brooklyn. Les deux policiers, âgées de 28 et 56 ans, furent tués par balles durant un braquage d'un tabac, où les criminels prirent 5000 dollars. Lino fut accusé d'avoir fourni une voiture qui permit à un des tueurs de se rendre à Chicago. Lino fut alors "questionné" par les policiers du secteur.
Les flics tabassèrent violemment Lino pour qu'il balance ses complices. Suite à ce tabassage, Lino sortit du commissariat avec un bras et une jambe cassés, et il gardera pour toujours une séquelle sur l'un de ses yeux, qui clignera sans arrêt et incontrôlablement. Les policiers iront même jusqu'à lui planter des agrafes dans les mains et même lui mettre un manche à balai dans l'anus...
Malgré toutes ces tortures horribles, Lino ne donna personne.
Il fut condamné à trois ans de sursis après avoir menacer de porter plainte contre la ville de New York pour brutalité policière.
Lino ne connaissait que le crime. Il effectua presque tout durant sa carrière, passant du trafic de "French Films" (vente illégale de films pornographiques) à des arnaques sophistiquées à Wall Street. "Curly" était également un usurier, un bookmaker, un trafiquant de drogue et un tueur- il prit part aux meurtres de six hommes.
Un jour, il revint de Pennsylvanie, et en rentrant fut surprit de voir son appartement de New York couvert de sang. Son cousin Eddie, qui partageait l'appartement avec lui, expliqua qu'il y avait eu une dispute (quelque chose à propos de 10 000 dollars, de la cocaïne et la femme d'un ami...)
La querelle s'était achevée par des coups de feu, et à présent il y avait deux cadavres dans le coffre d'une voiture, qu'il enterrèrent plus tard près de l'aéroport JFK, dans le Queens, New York.
Lino fit ensuite rénové le plancher, car c'était le seul moyen d'enlever le sang.
L'affaire légale de Frankie Lino était une entreprise de bus qu'il créa avec son fils à la fin des années 70. Lino ne connaissait pas grand-chose aux bus, ce qui ne l'empêcha pas d'être listé comme étant un "consultant" de l'entreprise. Il possédait également une pizzeria. Bien sûr, il gagnait en réalité bien plus qu'un véritable consultant ou un pizzaiolo. Quand il devint capo dans les années 90, il gagnait des centaines de milliers de dollars. Mais il ne gardait jamais son argent très longtemps. Entre ses cinq enfants, ses douze petits-enfants, et son propre style de vie coûteux (Costumes sur mesure, dîner dans des restaurants chics, sorties dans des boîtes de nuits, des voyages), Lino dépensait sans compter.
Frankie Lino échappa de peu à la mort le 5 Mai 1981, quand il accompagna les trois capi "Sonny Red" Indelicato, "Philly Lucky" Giaccone et "Big Trin" Trinchera a un meeting « de paix » entre les deux factions rivales des Bonanno dans un club de Brooklyn.
Il s'enfuit de la scène du massacre et trouva le moyen de retourner chez lui sain et sauf. Cette nuit-là, en revenant, Frank Lino craignait pour sa vie et n'avait qu'une idée en tête ; partir le plus vite possible en Pennsylvanie. Il appela son vieil ami Frank Coppa, et lui demanda de venir le voir. « Ils les ont tué, » Lino bégaya, en état de choc. « Ils portaient des cagoules, alors j'ai courut et courut de toutes mes forces. »
Coppa le calma, et le convint de rester ici. Même pas 20 minutes après, le téléphone sonna. « Réponds au téléphone, » cria Coppa. « C'est ton cousin, Eddie. »
Massino avait contacté Eddie Lino, un membre des Gambino, afin de parler à "Curly".
« Viens, » Eddie lui conseilla. « Ne t'inquiète pas, on veut juste te parler. »
Lino accepta, et retourna à la maison de sa s½ur à Staten Island, où l'attendaient Aniello Dellacroce, underboss des Gambino, son cousin Eddie et d'autres mafiosi du crew de John Gotti.
Dellacroce essaya de rassurer Frank Lino, qui était terrifié. Il demanda ensuite ; « Frank, est-ce que t'est allé voir les flics ? »
Non, répondit Frank Lino.
Puis Dellacroce ordonna aux hommes de Gotti qui étaient présents d'aller « nettoyer, » ce qui signifiait aller enterrer les cadavres des trois capi.
Il lui demanda ensuite si il avait parler à Bruno Indelicato, son capo et le fils de Sonny Red.
Lino répondit non une nouvelle fois.
« Tu sait où trouver Bruno ? » demanda Aniello Dellacroce.
Lino répondit une nouvelle fois négativement, ce à quoi Dellacroce répondit : « c'est dommage... »
Alors l'underboss des Gambino expliqua que la faction de Joe Massino était d'accord pour le laisser en vie, mais que pour prouver sa loyauté il devrait trouver Bruno et le tuer.
Apparemment, l'idée de tuer Bruno fut abandonnée au bout d'un certain temps. En 1986, Indelicato sera arrêté pour le meurtre de Carmine Galante, l'ancien boss présumé de la Famille, et sera condamné à 12 ans de prison.

Frank Lino participa également au meurtre d'un des gangsters les plus célèbres des Bonanno, Dominick "Sonny Black" Napolitano. Sonny Black était un puissant capo de la Famille. Il avait des cheveux noirs (d'où son surnom), une mâchoire carrée et un nez de César Romain. C'était un tueur, mais il avait aussi un grand sens de l'humour. Son crew était principalement actif dans le détournement de marchandises volées et le jeu.
Napolitano était un bon capo, il rapportait de l'argent, mais sa seule erreur fut de prendre sous son aile un petit trafiquant de bijoux volés, nommé Donnie Brasco. Celui-ci était en réalité Joseph Pistone, un agent du FBI en mission d'infiltration.
De 1976 à 1981, Pistone se fit passer pour Brasco, et se lia d'amitié avec Sonny Black. Les deux hommes s'entendaient bien, soulevaient des haltères ensembles, et jouaient fréquemment au bras de fer. Donnie Brasco gagnait toujours, et un jour Sonny Black cracha au visage de Donnie juste pour le déconcentrer et gagner.
Plusieurs fois, Sonny Black accueilli Brasco dans son appartement. Un jour, Donnie complimenta Sonny sur une de ses bagues qu'il portait au petit doigt. « C'était une chevalière en or blanc, en forme de fer à cheval, et sertie de diamants. »
Sonny Black en fit alors cadeau à Brasco. Celui-ci n'accepta pas. « Il aura fallu que je la remette au FBI, » explique-t-il.
Fin 1981, la terrible nouvelle retentie ; Donnie était en fait un agent du FBI. Les fédéraux proposèrent alors à Napolitano de devenir informateur, mais celui-ci refusa poliment, et préféra accepter son destin.
En effet, il savait qu'une mort certaine l'attendait, pour avoir permit à un agent fédéral d'infiltrer ainsi la Famille Bonanno.

Quand Joey Massino et Gerlando Sciascia arrivèrent au bar de Lino pour discuter d'un meurtre, Frankie Lino sauta sur l'occasion. En effet, "Curly" sentait qu'il devait toujours prouver sa loyauté à Massino, et avait encore peur d'être tué.
Lino suggéra que l'assassinat ait lieu dans la maison d'Ernest "Kippy" Filocomo, un associé de la Famille. Puis quelques jours après, Lino appela son crew pour un meeting concernant le meurtre. Etaient également présents Robert "Bobby" Lino, son cousin, Frank Coppa et Kippy Filocomo.
Frank Lino ordonna à Kippy et son fils Ronnie "The Monkey Man" Filocomo d 'être les tireurs. La seule information qu'il leur donna était que l'ordre venait de Massino et que la cible était l'homme qui avait permit à Donnie Brasco de partager les secrets des Bonanno.

Le 17 août 1981, Napolitano a fut invité à se rendre au sous-sol de la maison des Filocomo pour une "réunion". Sachant qu'il serait tué, Sonny donna ses bijoux à son barman préféré, avec les clefs de son appartement, en s'assurant que ses animaux de compagnie (des pigeons) soient nourris. Sonny Black savait qu'il quittait à tout jamais Brooklyn, sa femme, ses enfants et ses pigeons dont il adorait s'occuper.

En Janvier 2003, Frank Lino fut arrêté par le FBI avec le boss Joey Massino et d'autres membres des Bonanno. Après avoir apprit que l'underboss Salvatore "God Looking Sal" Vitale devienne informateur pour le gouvernement, Frank Lino décida également de balancer.
« Quand il a coopéré, il n'y avait plus aucune chance que je gagne [le procès], » expliquera Lino plus tard. « Il donnait tout les ordres de meurtres quand il était là. »
Son témoignage, ainsi que celui de plusieurs autres "repentis", permit à la justice de mettre le boss Joey Massino en prison à vie.
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# Posté le dimanche 30 septembre 2007 06:24

Modifié le vendredi 18 juillet 2008 08:23

Raffaele Cutolo

Raffaele Cutolo
Raffaele Cutolo surnommé “Don Rafè” ou encore “O' Professore”, est né dans une famille de paysans, en 1941 à Ottaviano, une commune situé à une vingtaine de kilomètres à l'est de Naples, Italie.
L'enfance de Cutolo fut marquée par la misère quotidienne dans un village de « bouseux » dans l'arrière-pays napolitain, la superstition et la violence des habitants, l'emprise des propriétaires terriens qui exploitent sans relâche les paysans. Et, bien entendu, la Camorra.
Raffaele rencontra le parrain local alors qu'il n'était qu'un jeune garçon. Son père, Michele Cutolo, était sous l'emprise du propriétaire terrien locale, le Cavaliere Astoria.
« Cavalié, Chist'anno simme jute malamente. » Cette année, on est dans le pétrin, avait déclaré Michele. Il avait plu pendant 12 semaines. La terre était toute abîmée. Par conséquent, Michele ne pouvait pas payer le loyer annuel au Cavaliere Astoria. Celui-ci ne voulait rien savoir. « Miché, ou tu paies, ou tu pars. » Le pauvre paysan, ne sachant que faire, se tourna vers Don Alfredo, le parrain d'Ottaviano. Il emmena son fils Raffaele voir celui qui, selon les rumeurs, avait tous les pouvoirs.
Le jeune garçon fut prit en admiration devant le personnage de Don Alfredo, fort et confiant, qui reçu simplement Michele le paysan, lui certifiant qu'il ferait « ravaler au cavaliere Astoria ses menaçes ». Cutolo fut frappé par la puissance de Don Alfredo, et devint à partir de ce moment-là certain qu'il voulait devenir camorriste.
La longue carrière criminelle de Cutolo commença en 1963 avec l'homicide par balle d'un jeune homme de son village, Michele Viscido, avec qui il eu une dispute insignifiante à propos d'une simple insulte, destiné à des filles qui passaient par là, “d'un air arrogant”. Pour ce meurtre, Cutolo fut condanné à 24 ans de réclusion. Cutolo fit appel contre cette décision de la Cour de Cassation Italienne. Il fera face à la dureté de son arrivée dans la prison de Pioggioreale (située dans le quartier du même nom, à Naples), où les Camorristes contrôlait tout et étaient bénéficiaires d'importants privilèges.
Au début des années 1970, Cutolo est devenu un petit chef de la Camorra, à la tête de son propre gang, qu'il a créer en prison, la Nuova Camorra Organizzata. Cutolo et son clan se livrent à la contrebande de cigarettes et au trafic international de drogue, en particulier de la cocaïne (Cutolo, venant d'un milieu très modeste, refuse de vendre de l'héroïne, drogue qui fait des ravages dans les milieux populaires, contrairement à la cocaïne, “drogue de riches”. ). En 1970, la condamnation concernant l'homicide de Michele Viscido fut confirmée, et Cutolo partit en cavale. Resant en liberté pendant un an, il fut arrêté par les carabiniers à Palma Campania, une commune dans les environs de Naples. En essayant d'échapper à la capture, Cutolo a tiré sur deux carabiniers, et les a blessés. Il fut incarcéré de nouveau à Pioggioreale. Ce fut à cette période que Cutolo commença à devenir une figure mafieuse importante, son gang étant à présent composé de près de 500 personnes, aussi bien à l'intérieur et en dehors des murs de la prison. On attribua à Cutolo le surnom "'O' Professore" (Parce qu'il portait des lunettes et avait un physique d'intellectuel, et aussi parce qu'il était un des rares cammoristes à savoir lire et écrire); il essaya de réunir toutes les “Familles” de la Camorra Napolitaine afin de créer une organisation capable de concurencer la très puissante Mafia Sicilienne. À partir de cette période, et dans les dizaines d'années à venir, Cutolo deviendra de plus en plus puissant, jusqu'à devenir le “numéro un” de la Camorra.
En 1978, il fut transféré à l'asile psychiatrique d' Aversa, où il était relativement bien traité, contrairement aux “véritables fous” qui étaient attachés toute la journée sur des lits, bourrés de sédatifs. Avec la complicité de plusieurs personnes, y comprit deux gardiens, Cutolo fit exploser le mur d'enceinte et repartit en cavale.
En 79-80, Cutolo recrute massivement des jeunes voyous des banlieues de Naples, qu'il séduit grâce à d'impressionnants rituels d'initiation; ainsi qu'en leur accordant des fiefs où ils ont le monopole du racket. Bientôt, la Nuova Camorra Organizzata suscite dans les Pouilles (Puglia, région d'Italie, située au sud-est du pays) une organisation-soeur; mais elle se méfie de la puissance des Siciliens et manifeste de la froideur à l'égard de Cosa Nostra. Elle compte alors 3500 “initiés”. Dominante dans les faubourgs de Naples et dans les départements de Salerne, Avellino et Caserte, la NCO prétend désormais à l'hégémonie sur toute la Campanie.
Apparaît alors un pôle concurrent; sous le nom de Nuova Famiglia, il fédère, vers 1981, tous les clans camorristes anti-Cutolo. Au premier plan de ceux-ci, le “capo” Michele Zaza et les puissantes “familles” Bardellino et Nuvoletta.
Ensemble, ils contrôlent le centre-ville de Naples et le plus gros de l'arrière-pays napolitain. Ils ont su nouer une alliance solide avec des clans palermitains majeurs de Cosa Nostra. La guerre éclate fin 1981. l'année suivante, les tueries inter-camorristes font près de 300 morts; enfin, la NCO, défaite, se replie sur ses bastions “historiques” et renonce à son plan “impérialiste”.
En 1984, Il faudra un ordre personnel du président de la République pour que Raffaele Cutolo soit transféré à l'isolement. dans la prison haute sécurité de l'île d'Asinara. Depuis 1984 et la fin de la “guerre”, les fédérations criminelles style NCO ou Nuova Famiglia on perdu de leur importance et les clans ont retrouvé l'essentiel de leur autonomie antérieure. En Campanie, les femmes jouent un rôle actif dans les familles criminelles et la s½ur de Raffaele, Rosetta Cutolo- poétiquement surnommée “Yeux de glace” a pu succéder à son frère à la tête de la NCO sans problème majeur.
En 1993, Rosetta Cutolo, la s½ur de Raffaele, a été arrêtée à Ottaviano, le fief de la NCO. Rosetta Cutolo figurait alors sur la liste des mafieux les plus recherchés par mandat national et international. Elle était à la tête du clan de la Nuova Camorra Organizzata (NCO), qu'elle avait constitué avec son frère à la fin des années soixante-dix.

# Posté le dimanche 30 septembre 2007 07:08

Modifié le mardi 06 novembre 2007 07:52

Aniello "Neil" Dellacroce

Aniello "Neil" Dellacroce
"Ses yeux n'avait pas de couleur... comme si son âme était transparente.”
C'est ainsi qu'un reporter a un jour qualifié le mafioso Aniello "Neil" Dellacroce. En effet, le gangster des Gambino était connu pour et son regard intimidant et effrayant, et sa réputation de tueur redoutable. La légende dit que Dellacroce se déguisait en prêtre et se faisait appeler “Père O'Neil” lorsqu'il commettait des meurtres, afin d'endormir la méfiance de ses victimes.

Dellacroce est né en 1914. Il fut élevé dans les rues de Little Italy, à Manhattan. Très rapidement il fut connu pour son tempérament dangereux. Alors encore un voyou des rues, Dellacroce fut initié soldato au sein de la Famille Mangano (qui plus tard sera connue sous le nom de Famille Gambino) par le boss de l'époque Vincent Mangano.
En 1951, le violent gangster Albert "Lord High Executioner" Anastasia complota pour tuer Mangano et prendre le pouvoir, et peu de temps après Vince Mangano fut porté disparu et son frère Phil fut assassiné. Anastasia devint le nouveau et fit de Dellacroce un capo de la Famille.
le crew de Dellacroce était impliqué, selon le gouvernement fédéral, dans le jeu illegal, le racket de syndicat, l'usure et le trafic de boissons alcoolisées.
En 1957, Anastasia fut assassiné à son tour en 1957, alors qu'il se faisait raser la barbe au barbier de l'hôtel Waldorf-Astoria, situé en plein Manhattan. Le nouveau parrain, Carlo Gambino, fit bien comprendre que désormais, c'était lui le boss. Pour dissuader Dellacroce de démarrer une guerre, il fit “disparaître” Armand Rava, un loyaliste de “Neil,” qui semblait mécontent du changement de boss.
En 1966, Joseph "Joe the Blonde" Biondo, l'underboss de Gambino, décéda. Carlo Gambino proposa alors à Neil Dellacroce une offer qu'il ne pouvait refuser; Gambino suggera que Dellacroce deviennent le nouvel underboss, et prenne en charge les crews de la Famille bases dans les districts du Queens et de Manhattan, augmentant ainsi considérablement ses bénéfices.
Dellacroce utilisa alors un "no show job" un emploi fictif en tant que camionneur pour justifier les sommes d'argent qu'il possédait. Cependant, il est clair que « Neil » n'était pas souvent sur les routes, car on pouvait le voir tout les jours à son repère, le Ravenite Social Club, situé à Mulberry Street, Little Italy.

En 1976, Dellacroce fut condamné à un an de prison pour fraude fiscale. Quand les autorités vinrent au Ravenite pour l'arrêter, le premier réflexe de l'underboss des Gambino fut de s'enfermer dans les toilettes du club social, refusant d'être arrêté. Ce fut sa première peine de prison. Alors que Neil était dérrière les barreaux, Carlo Gambino mourut d'une crise cardiaque, et juste avant de mourir nomma son beau-frère et cousin Paul Castellano nouveau boss des Gambino. Dellacroce accepta la volonté de Don Carlo, et accepta de rester sous-chef de la Famille. Après la nomination de Castellano, la Famille se divisa peu à peu en deux factions; celle fidèle à Paul Castellano, qui était plutôt spécialisée dans les « crimes en col blanc » (racket de syndicats, construction, contrôles de diverses industries) ; et la faction loyaliste à Dellacroce, spécialisé au contraire dans le « crime en col bleu » (usure, jeux, trafic de drogue, etc.).
Bien que Dellacroce semblait satisfait de la situation actuelle, plusieurs de ses loyalists, parmis eux le capo John Gotti d'Ozone Park, Queens, pensaient que Castellano était indigne du poste de boss, et qu'Aniello Dellacroce méritait plus la fonction de Parrain de la Famille la plus puissante d'Amérique.

Mais Dellacroce ne voulait pas qu'une guerre éclate entre les deux factions, et continuait à dire qu'ainsi était la tradition de Cosa Nostra, et qu'il respectait la décision du boss. De plus, il était déjà bien occupé à étendre son influence, il envoya le soldat Anthony "Tony Plate" Plata à Miami, en Floride, afin d'installer un réseau de prêt à taux usuraire là-bas. Plata fut arête en 1979 aux côtés de Dellacroce. Cependant, Plata n'eu pas le temps d'assister à son procès, car le crew de Gotti le fit disparaître peu après. Quand à Dellacroce, les chargent retenues contre lui furent annulées.
Dellacroce était également occupé à extorquer les patrons du populaire night club New-yorkais "The Hippopotamus" qu'il se partageait avec le soldat des Bonanno, Tony Mirra.
En plus de ça, tout les crews “en col bleu” lui donnaient une partie de leur profits derives du détournement de merchandises, du jeu, de l'usure, du traffic de narcotiques, entre autres. Et John Gotti, un des capi les plus craints de la Famille, montrait à l'égard de son mentor, Neil Dellacroce, une immense loyauté.

En 1982, le soldat du crew de Gotti nommé Angelo “Quack Quack” Ruggiero, fut arête pour traffic d'héroïne. Il était sur écoute du FBI depuis 1980. Les conversations enregistrés étaient à présent disponibles pour Ruggiero, comme le veut la procédure. Le boss Paul Castellano demanda alors des copies des conversations. Ruggiero refusa, car il avait été enregistré en train de critiquer Castellano. Pendant deux ans et demi, Dellacroce calmera les deux rivaux John Gotti et Paul Castellano, évitant ainsi une guerre interne. .

En 1985, Paul Castellano et Aniello Dellacroce furent indictés dans le « Commission Case », qui avait pour objectif de mettre en prison tout les mafiosi new-yorkais de haut rang. La même année, Dellacroce développa un cancer du cerveau inopérable. Le FBI installa un micro cache dans la maison de l'underboss, alors qu'il était sur son lit de mort. Jusqu'à sa mort, Dellacroce essaya d'éviter la guerre entre les deux factions, à rencontrer ses soldats, à défendre son protégé John Gotti. Finalement, le 2 décembre 1985, Aniello Dellacroce décéda dans un hôpital du Queens, sous l'alias de "Timothy O'Neil".
Sa mort déclencha une succession d'événements, dont l'assassinat de Paul Castellano le 16 décembre 1985, commandité par John Gotti.

L'année d'après, son unique fils, Armand, qui avait des problèmes de dépendance à la drogue, mourut d'une overdose.
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# Posté le lundi 15 octobre 2007 14:10

Modifié le mardi 06 novembre 2007 07:51

Matty The Horse

Matty The Horse
Matthew Ianniello est né en 1920. Il a grandi dans un quartier Italien de New York. En 1942, durant la Seconde Guerre Mondiale, comme beaucoup d' Italo-Américains, Ianniello entra dans l'armée des Etats-Unis, pour combattre l'Axe. Quand il revint en Amérique, Matty fut recompense pour ses services à l'armée. Il commença alors une carrière criminelle.
Son surnom, “Matty The Horse” (Matty le Cheval) lui vient d'une anecdote de son enfance ;
Durant une partie de baseball dans son quartier, le lanceur de l'équipe adversaire empêchait le coéquipier de Ianiello de jouer, alors qu'il s'apprêtait à frapper la balle.
L'adversaire, bien décidé à embêter ses rivaux, lança aussi fort qu'il pouvait la balle sur le visage du frappeur. Une bagarre éclata dans laquelle Matty frappa le lançeur, qui s'écroula par terre. Celui-ci avait au moins trois ans de plus que Ianniello et faisait deux têtes de plus que lui. Après cet incident, plusieurs mafiosi du quartier s'exclamèrent « ce garçon a plus de force qu'un cheval. »
Ianniello monta rapidement et discrètement dans le milieu. Il joignit la Famille alors dirigée par Frank “The Prime Minister” Costello, plus tard connue sous le nom de « Famille Genovese ».
Matty Ianiello, Durant sa carrière mafieuse, fut actif dans divers secteurs tells que le racket de syndicats, l' extorsion, le jeu illégal. Il contrôlait aussi un important réseau de sex-shops.
Au début des années 1970, Matty fut promu caporegime, et contrôlait alors pratiquement tout les sex-shops de Times Square.
En 1972, Bobby, le frère de Matty, ouvrit un nouveau restaurant à Mulberry Street, au c½ur de la Little Italy de Manhattan. Ce restaurant, qui proposait des spécialités Italiennes de la mer, s'appelait Umberto's Clam House.
Matty fit un prêt à son frère pour que celui-ci puisse ouvrir le restaurant, et était plus où moins le véritable propriétaire du restaurant. Le 7 avril 1972, le restaurant devint un lieu de légende dans l'histoire de la Mafia Italo-Américaine. Vers 4 heures du matin, après une nuit à avoir célébré son anniversaire au Copa Cabana Club, Joe Gallo, un membre de la Famille Colombo, entra dans le restaurant de Bobby Ianniello.
“Crazy” Joe Gallo était déjà une légende à l'époque. Un capo de la Famille Profaci / Colombo, il était connu comme étant celui qui avait déclenché une guerre contre Joe Profaci, alors le boss de la Famille. En 1961, “Crazy Joe” fut arête et condamné à dix ans de prison. En 1972, il était sorti de taule depuis seulement un an, mais déjà il était suspecté d'avoir mis en place en juin 1971 la tentative d'assassinat sur Joe Colombo, le successeur de Profaci.
Ce matin-là, la plupart des endroits étaient fermés, alors que Gallo et son entourage recherchaient un endroit où manger. Ils entrèrent alors à Umberto's, et furent accueillis par Matty The Horse, que Gallo connaissait de réputation. Cependant, « Crazy Joe » ne savait pas que Matty et son frère possédaient le restaurant. Peu après que le groupe qui accompagnait Gallo s'assoit pour “dîner,” trois hommes armés entrèrent dans le restaurant. Ils tirèrent sur Joe Gallo, qui se leva de la table, puis s'écroula peu après, mort. Depuis ce jour, le restaurant qui existe toujours est devenu une véritable attraction touristique.
Après le meurtre de Gallo, la vie continua pour Matty Ianniello. Il etendit son empire criminel dans le porno .
En 1975, Matty et son associé juif Julius “Spike” Bernstein furent arêtes pour corruption et extorsion. Mais Matty et Spike furent jugés non coupables.
A 55 ans, Ianniello n'avait encore jamais passé plus d'un mois derrière les barreaux.
Les prochaines années lui réserveront encore de bonnes surprises. Son ami Vincent « Chin » Gigante devint boss de la Famille Genovese au début des années 1980.
Gigante était très content de l'argent que rapportait Matty. Et Matty était très content de la liberté de gérer ses affaires que lui laissait Gigante. Le contrôle des bars de strip-tease et autres sex-shops lui rapportait énormément d'argent.
Mais en février 1986, Ianniello fut condamné à six ans de prison et à une amende de 2 millions de dollars, pour racket et fraude fiscale.
Quand il fut libéré de prison, pas grand chose avait change au sein de la Famille Genovese. Alors que les autres Familles subissaient la répression du FBI, les Genovese, plus silencieux que jamais, continuaient à prospérer.
Le boss Vincent Gigante était très discret, et ordonnait à ses capi de faire de même. Il leur interdisait même de prononcer son nom pendant leurs conversations, de peur qu'ils soient enregistrés sur un micro du FBI. Les subordonnés de la Famille devaient à la place montré leur mentons quand ils parlaient de Gigante.
Gigante est connu pour s'être fait passer pour fou pendant des années, afin d'éviter d'être arrêté. Il déambulait dans les rues de Greenwich Village, au bras d'un proche, en train de balbutier des mots incompréhensibles, vêtu d'un peignoir et d'un pyjama. Il allait même parfois jusqu'à pisser dans les rues, devant tout le monde.
En effet, comment un homme qui était apparemment fou, pouvait-t-il être le boss de la plus puissante Famille mafieuse des Etats-Unis ?
Pendant des années, cette méthode réussi à lui éviter la prison. Mais en 1997, Gigante fut finalement jugé capable de faire face à un procès, et fut condamné à 12 ans de prison pour divers crimes.
En 2003, “Chin” avoua que tout ceci n'était qu'un rôle qu'il jouait pour éviter d'être condamné.
Gigante, bien qu'incarcéré, continua a donner des ordres de sa cellule.
Gigante installa alors un comité de plusieurs capi, les plus puissants de la Famille, dont le rôle serait de s'assurer que les ordres de « Chin » soit suivis.
Ianniello avait une place dans ce comité. Et après que plusieurs autres capi soient arrêtés, Matty devint le capo le plus important des Genovese.
Début 2005, le FBI déclara que Ianniello, alors âgé de 84 ans, était l'acting boss des Genovese.
Le 28 juillet 2005, à 6 heure du matin, le FBI frappa à la porte de Ianniello avec un mandat d'arrêt. Il était accusé d'extorsion d'un centre médical et d'un syndicat de Chauffeur de Bus.
Entre 2001 et 2005, il força plusieurs entreprises de ramassages d'ordures du Connecticut à payer un tribut de “protection.” Ce racket rapporta à "The Horse" plus de 800 000 dollars.
En 2006, Ianniello plaida coupable de racket, et fut condamné à 24 mois de prison dans un établissement fédéral. Sa date de sortie est prévue pour le 3 avril 2009.
À son âge avancé, les chances que Ianniello sorte vivant de prison sont minces, cependant il continue à se taire et à respecter l'omertà, la loi sacrée du silence.

# Posté le dimanche 21 octobre 2007 06:48

Modifié le mardi 06 novembre 2007 07:51

"La Crise Cubaine"

"La Crise Cubaine"
Tout commença par une affaire plutôt banale pour le crew de Roy DeMeo, membre de la Famille Gambino.
Au début des années 1970, Roy prêta de l'argent (en échange d'intérêts) à Charles Padnick, le propriétaire d'un garage à Flatlands, Brooklyn. Padnick et DeMeo se connaissaient bien. Le garagiste avait même installé des vitres pare-balles sur la Cadillac de DeMeo.
En 1973, Padnick quitta Brooklyn et ouvrit un garage similaire à Miami Beach, Floride. Roy rendait souvent visite à Padnick et assista même avec sa femme à la bar mitzvah de Jamie Padnick, le fils de Charles.
Charles et sa femme Muriel connaissait également un membre du crew DeMeo, Chris, car ils avaient recontrés ses parents des années auparavant, quand Chris, âgé de 6 ans, s'appelait Harvey Rosenberg et commençait juste à détester le fait d'être juif, ayant préférer être Italien. En effet, Rosenberg avait grandi à Canarsie, un quartier majoritairement Italien, et se faisait appeler "Chris Rosalia" (le nom de jeune fille de sa femme.)

En 1978, la boutique de Padnick en Floride connaissait d'importantes difficultés financières ; il monta à New York et emprunta 20 000 dollars à DeMeo. Cependant, les affaires ne s'arrangèrent pas, et Padnick fut contraint d'emprunter 10 000 dollars à d'autres usuriers pour rembourser les intérêts dû à Roy.

Une nuit de janvier 1979, Muriel Padnick fut surprise d'apercevoir Harvey Rosenberg, alias « Chris », devant sa maison de Floride, en train de parler avec son mari Charles. Elle conclua qu'Harvey venait visiter de la famille dans les environs et passait juste dire bonjour à Charles.
Elle l'accueilli chaleureusement et lui confia un macramé qu'elle avait cousu, et lui demanda de donner l'objet à sa tante, une de ses amies.
Ce que Muriel ignorait, c'est que son mari et son fils Jamie (qui avait à présent 20 ans et travaillait au garage de son père) s'étaient lancés dans le trafic de cocaïne afin de rembourser Roy DeMeo.
Cette semaine-là, ils vendaient à Chris un kilo de coke. Cette drogue était si abondante dans la région de Miami que certaines personnes, à l'origine obéissantes à la loi, devinrent trafiquants, attirés par les attraits de "l'or blanc".
La connexion des Padnick était un mécanicien qui travaillait pour eux, William Serrano. Celui-ci était un immigrant Cubain qui vit une chance d'aider ses patrons en faisant de l'argent facile pour lui et sa famille.
Serrano effectuait auparavant un boulot dans une boutiques de vins et spiritueux, où il devint ami avec un certain Pépon.
Pépon connaissait un trafiquant de coke Cubain à la peau foncée, qui était connu sous le surnom "El Negro".
Pépon confia à El Negro que les employeurs de Serrano, Charles et Jamie Padnick, connaissaient un groupe de "riches Italiens" de New York qui souhaitaient acheter beaucoup de cocaïne.
Ainsi, la transaction du kilo fut effectuée pour voir si ces personnes pouvaient être dignes de confiance.
C'est William Serrano qui s'occupa des négociations ; Pépon et El Negro se contentèrent de fournir.
En février 1979, Chris Rosenberg et un autre membre du crew DeMeo, Anthony Senter, voyagèrent vers la Floride et proposèrent cette fois-ci d'acheter 12 kilos. Le chiffre exact qu'ils acceptèrent de payer n'est pas connu, probablement entre 500 000 et 600 000 dollars.
Mais le prix n'a pas grande importance, puisqu'ils ne comptaient pas payer.

La transactions des 12 kilos était prévue le samedi 17 mars 1979. Le plan pour Charles Padnick était de prendre l'avion vers New York avec deux proches d'El Negro, sa petite amie (et mère de son fils), et son cousin qui était aussi son garde du corps.
Se faisant passer pour un couple marié, ils transporteraient la drogue dans une valise et la donnerait aux "riches Italiens" après que ceux-ci aient payer Padnick et Serrano.
Les quatre personnes arrivèrent sans problèmes à New York avec la drogue, dont ils ne partirent jamais.
En effet, le crew DeMeo tuèrent le quatuor, et utilisèrent probablement leur fameuse « méthode Gemini » ; les membres du crew emmenaient les corps dans la baignoire d'un appartement de Flatlands Brooklyn ; situé au dessus du Gemini Lounge, un bar qui servait de repaire à DeMeo et son équipe. Puis avec un couperet, ils coupaient les bras, les jambes, et la tête. Après, à l'aide de la douchette, ils drainaient le corps afin que le sang ne coule plus. Les parties des corps des victimes étaient alors enveloppées dans des sacs plastiques puis éparpillées dans plusieurs endroits de New York où elles ne pourraient jamais être retrouvés, en particulier des déchetteries.

L'une des quatre victimes, sûrement le cousin d'El Negro, devait avoir senti le danger, et fut capable de tirer quelques balles sur ses assaillants avant de mourir.
En effet, Chris se rendit dans un hopital cette nuit-là avec des blessures superficielles par balles, une sur un côté de sa tête et une autre à la main. Il déclara avoir été attaqué par un automobiliste lors d'une dispute sur la route.
La même nuit, à Miami, vers 1 heure du matin, Muriel Padnick reçu un appel paniqué d'un homme à qui elle n'avait jamais parlé auparavant. C'était Pépon. Il demanda à parler à Jamie, mais Muriel refusa de le réveiller. Le lendemain, elle parla des coups de fils nocturnes à Jamie. Il alla dehors chercher le journal NY Daily News, sans expliquer à sa mère qu'il cherchait des informations sur une éventuelle arrestation de dealers de coke, son père et ceux qui l'accompagnaient. Puis il passa ses propres appels téléphoniques. Pendant quelques heures, Muriel alla faire les courses. Quand elle revint chez elle, Jamie était parti. Il était allé enquêter à New York pour voir qu'est-ce qui était arrivé à son père et les autres.
Deux jours plus tard. Muriel téléphona au repaire de Roy DeMeo, le Gemini Lounge ; son mari lui avait conseiller d'appeler son bon ami Roy si elle avait besoin de quelque chose. Elle dit à Roy qu'elle était très inquiète ; Charlie, son mari, était parti à New York et n'était toujours pas revenu. Son fils Jamie avait disparu.
« Je vais faire de mon mieux pour voir ce qui se passe, » répondit Roy en mentant, « ne t'inquiète pas. »
En Floride, pendant ce temps, El Negro appela le frère de William Serrano pour un bref meeting. Le frère de Serrano jura à El Negro qu'il allait se venger.
Tout aurait pu s'arrêter là si Harvey Rosenberg n'avait pas fait une grave erreur en Floride, quand il négociait avec Serrano. Il affirma s'appeler « Chris DeMeo, » et se venta que son père, Roy, était un homme très important à Brooklyn. Dire ce genre de choses à Serrano n'était pas un problême, puisqu'il allait mourir de toute façon. Mais le problême est que Serrano passa ces informations à El Negro avant de partir pour New York.
Il se trouve qu'El Negro connaissait quelqu'un à New York, un dealer de coke nommé Paz Rodriguez, qui pourrait sûrement trouver qui était ce « Chris DeMeo. »
Rodriguez connaissait Dominick Montiglio le neveu de Nino Gaggi, un important capo de la Famille Gambino auquel DeMeo répondait. Rodriguez fournissait souvent de la cocaïne à Montiglio, et bien qu'il n'avait jamais entendu parler de Nino Gaggi ou Roy DeMeo, Rodriguez affirma à El Negro qu'un de ses clients habitués pourrait sûrement identifier des Italiens de New York capables d'une telle sauvagerie.
« Tu pourrait me dire qui est ce Chris DeMeo ? » demanda Paz Rodriguez à Dominick Montiglio, qui n'était pas au courant du dernier coup du crew DeMeo. Donnant à Dominick un morceau de papier avec le nom « Chris DeMeo » inscrit, Paz ajouta ; « il a monter un coup avec cinq personnes dont on entends plus parler. Deux Juifs, trois Cubains. Parmi les Cubains, il y avait la mère du fils de mon pote, mon fournisseur principal. Il veut vraiment la peau de ce Chris. »
Tout en sachant instantanément qui était derrière ces meurtres, Dom Montiglio répondit « Je ne connaît pas de Chris DeMeo, mais je vais voir si je peux découvrir qui c'est. »

En arrivant dans sa maison de Brooklyn, Montiglio prévint son oncle Nino Gaggi qu'il avait de mauvaises nouvelles à lui annoncer concernant le crew DeMeo.
« qu'est-ce qu'ils ont foutu encore, ces putains de cow-boys ? » demanda Gaggi.
« On dirait qu'ils ont arnaqués des gens et les ont butés, et maintenant des Cubains en Floride sont vraiment énervés. »
Nino ordonna à Dom Montiglio de rendre visite à Roy DeMeo et lui demander des détails, mais DeMeo resta évasif et conseilla à Dominick de faire attendre les Cubains jusqu'à ce qu'il apprenne ce qui est arrivé. Nino et Dominick savaient que Roy savait ce qui était arrivé, et qu'il était même impliqué personnellement dans l'affaire. Mais Nino ordonna à Dom de faire attendre les Cubains quand même.
Le jour d'après, Paz dit à Dom qu'ils étaient furieux en Floride et qu'ils envoyaient des gens à New York. Informé de cette menaçe, Roy affirma que Chris avait utilisé son nom sans permission et que Joey Testa et Anthony Senter, des membres de son équipe, étaient aussi impliqués dans le coup.
« Je vais devoir lui dire quelque chose, où ils vont commencer à tirer, » répliqua Dominick Montiglio.
Roy rencontra alors Nino Gaggi, et celui-ci donna l'ordre à son neveu Dominick de dire aux Cubains que Chris Rosenberg était le responsable.
Dom alla trouver Paz, et lui affirma « J'ai trouvé Chris, son nom est Rosenberg. On sait où il est, qu'est-ce que vous voulez en faire ? »
Paz répondit « On veux juste le voir mort et ça sera bon. Mais vous devez le faire d'une telle façon qui fera un article dans les journaux. On ne croira pas au mot. Ça doit être dans les journaux. »
Nino accepta les conditions afin d'éviter une guerre inutile entre les Gambino et les Cubains, qui auraient des répercussions sur les affaires.
« Dit à Roy de s'en occuper, » ordonna Nino à son neveu. Roy déclara calmement qu'il allait s'en occuper. Mais il fallu six semaines à DeMeo pour qu'il se décide à tuer Chris, qu'il considérait comme un fils.
DeMeo se justifia en expliquant que Chris était dur à piéger. En réalité, Rosenberg était une cible facile. Il n'était pas au courant de ce qui l'attendait, il ne se cachait pas et s'exerçait même régulièrement à la musculation avec Roy DeMeo dans un club de gym de Long Island.
Lu rumeur courait comme quoi Roy DeMeo, le tueur redoutable, devenait de plus en plus nerveux. Il sortait de moins en moins de sa belle et luxueuse demeure à Massapequa Park.
Selon, Henry Borelli, un membre de son crew, DeMeo « voyait des tueurs cubains partout ».
Il ne croyait pas si bien dire.
Cherchant à se faire de l'argent pour payer l'université et financer son mariage proche, Dominick Ragucci, 18 ans, avait juste commencé à travailler à temps partiel comme vendeur d'aspirateurs au porte à porte. Ce jeune sans histoire vivait à Massapequa, chez ses parents. Il étudiait pour devenir policier.
Le 19 avril 1979, un peu avant 7 h du soir, Ragucci était garé dans sa Cadillac devant la maison de Roy DeMeo, après avoir prit contact avec des clients potentiels qui vivaient dans la rue de DeMeo.
Dom Ragucci aurait pu passer pour un Cubain. Sa mère était Portoricaine, son père Italien. Il était basané, petit, et s'était récemment fait pousser une fine moustache. Ce jour-là, il portait une veste grise, un pantalon gris, une chemise blanche à fleurs et une cravate grise ; Roy DeMeo et son cousin Joseph "Dracula" Gugliemo l'observaient par la caméra de surveillance que DeMeo avait installé chez lui.
Ragucci pouvait facilement passer pour un tueur Cubain, surtout aux yeux de Roy DeMeo, qui devenait de plus en plus paranoiaque.
Quand il aperçu deux hommes armés, Roy DeMeo et Joey Gugliemo, s'avancer vers lui, Ragucci ferma sa voiture et démarra à toute vitesse. Pour DeMeo, cette réaction confirmait le fait que Ragucci était un assassin Cubain.
Roy et son cousin entrèrent rapidement dans la Cadillac de Roy et se mirent à poursuivre Ragucci.
Le jeune vendeur d'aspirateurs tourna dans les rues jusqu'à Amityville, une ville bucolique connue pour être le lieu d'un massacre qui fut immortalisé dans un livre et deux films. A Amityville, la Cadillac de Roy arriva juste dérrière la voiture de Ragucci. Tenant le volant d'une main, et un pistolet dans l'autre, Roy tira de sa fenêtre plusieurs balles balles dans le véhicule de Ragucci.
Après avoir conduit plus de 11 km dans les rues de la ville, avoir grillé plusieurs feux rouges et avoir conduit à toute vitesse, Ragucci ne parvint pas a semer les fous qui, inexplicablement, continuaient à tirer dans sa voiture, ayant cassé trois fenêtres.
Puis, mettant en danger la vie de nombreux automobilistes et piétons, DeMeo accélera et toucha 20 fois le véhicule de Ragucci. Son cousin "Dracula" continuait à recharger son arme et tirait continuellement alors que les deux voitures entraient dans Suffolk County.
Finalement à une intersection, la voiture de Ragucci se crasha dans une autre ; malgré deux pneus dégonflés, le jeune vendeur arriva à redémarrer et à conduire encore 150 mètres avant que son véhicule ne tienne plus et s'arrête, et s'arrête, et que la voiture de Roy se gare à côté.
DeMeo sortit de sa Cadillac, et vida le chargeur de son pistolet sur l'adolescent. Ragucci reçu dans le corps 7 balles. Il n'avait même pas eu le temps de détacher sa ceinture et de courir ; ses yeux étaient encore grand ouvert, comme si il était mort de peur. Malgré la centaine de personnes qui assistèrent à la course poursuite, aucun témoin n'en avait vu assez pour aider la police.
Le jour d'après, Roy lu le journal quotidien de Long Island, le NewsDay, et réalisa qu'il avait fait « une erreur. » Il ne se remit jamais d'avoir tué un innocent. Son fils, Al DeMeo, déclare avoir vu son père pleurer incontrôlablement, le journal à la main.
Peu après, Nino Gaggi partit dans sa maison secondaire en Floride et ordonna à Roy de s'occuper de Rosenberg le plus vite possible.
Les Cubains mettaient de plus en plus la pression à Dominick Montiglio, ce à quoi il répondait ; « Vous voulez démarrer une guerre ? bien. Vous avez pas peur d'eux ? bien. Mais ils ont pas peur de vous non plus. Alors beaucoup de gens vont mourir. Soyez patients. Laissez les Italiens s'occuper de leur propres problèmes. »
Quelques membres du crew DeMeo, en particulier Henry Borelli, n'aimaient pas Chris et étaient plus que prêts à s'occuper de son cas. Mais Roy DeMeo affirma qu'il devait le faire lui-même ; il avait permis à Chris de faire carrière dans « cette vie » et devait le buter personnellement, même si ça lui brisait le c½ur.
« J'aimait ce gamin, » avait dit Roy, sincèrement.
Le 11 mai 1979, Roy DeMeo arriva tôt au Gemini et mit une arme de poing dans un sac en papier marron, similaire à ceux qu'il utilisait pour mettre son cash. Tous les vendredi, le crew se réunissait pour compter l'argent gagné dans la semaine, autour d'un repas.
Chris, Joey Testa et Anthony Senter, arrivèrent vers 20 h. Rosenberg conduisait une BMW noire. Une fois dans le bar , Chris embrassa Roy sur la joue, comme il le faisait d'habitude pour le saluer, et fit un signe de la main aux autres avant de s'asseoir sur la table de la cuisine, à l'aise.
Roy souria, chercha dans le sac et d'un mouvement rapide tira dans la tête de Chris.
Celui-ci tomba par terre, mais il n'était pas encore mort. Sentant du remord pour une fois, Roy hésita à tirer quand Chris se releva sur un genou, mais Senter saisit l'occasion et tira quatre balles dans la tête de Rosenberg, qui s'écroula, mort.
Après avoir nettoyer le sang de la tête de Chris, Joey et Anthony soulevèrent Rosenberg en mettant chacun un bras sous ses épaules, puis le sortirent du club comme si ils raccompagnaient un ami saoul chez lui.
Ils posèrent le cadavre du siège du passager dans la BMW de Chris. Anthony conduisit la BMW avec le corps et abandonna le véhicule près d'une autoroute de quatre voies qui reliait Brooklyn au Queens.
Freddy DiNome (chauffeur de Roy et membre du crew), et Henry Borelli suivirent dans une autre voiture, alors que Senter était sorti de la BMW et avait rejoint Roy dans un autre véhicule.
Freddy s'avança en face de la BMW avec le corps de Chris et Henry Borelli tira à deux rafales de balles avec une mitraillette Thompson. Ainsi, le meurtre assez impressionnant devrait faire l'objet d'un article de presse, où il y avait en moyenne 35 meurtres par semaine, qui étaient loin d'apparaître pas tous dans les journaux.
Le lendemain, Roy appela Dominick Montiglio et le rencontra au Gemini. DeMeo déclara à Montiglio « on s'est occupé du problême la semaine dernière, » et montra à Montiglio un article qui décrivait comment Harvey Rosenberg, un voleur de voitures de 29 ans ayant des liens avec le crime organisé, avait été trouvé dans une voiture de luxe trouée par des balles.
« Chris essayait de se lever, » ajouta Roy, « Mais Anthony lui a tirer dessus et il est retombé. »

# Posté le samedi 03 novembre 2007 09:23

Modifié le mardi 06 novembre 2007 07:54