Carmine Persico a grandi dans le quartier de Carroll Gardens / Red Hook, à Brooklyn, qui à l'époque était peuplé de familles ouvrières Italiennes et Irlandaises.
Contrairement à la plupart des mafiosi de sa génération, il fut élevé dans des circonstances assez confortables. Durant la Grande Dépression économique des années 30, la majorité des habitants de Red Hook avaient à peine de quoi manger, et les pères de familles effectuaient des travaux mal payés et éreintants, aux usines et aux docks des environs.
Mieux éduqué que la plupart de ses voisins, le père de "The Snake", Carmine Senior, était un sténographe pour des prestigieux cabinets d'avocats de Manhattan, et rapportait chaque semaine un salaire qui permettait à la famille de vivre correctement.
La mère de Carmine, Susan Persico Plantamura, était une femme obstinée qui essaya de faire de son mieux pour élever ses quatre enfants ; Alphonse, l'aîné, Carmine, Theodore, le cadet, et Dolores, sa seule fille.
Le quartier de Red Hook était un territoire idéal pour la Mafia, en particulier l'organisation de Joe Profaci. Les jeunes du quartier étaient en admiration devant les gangsters, qui portaient de beaux costumes, étaient craints et respectés, et avaient toujours des liasses de billets sur eux, malgré le fait qu'ils passaient la plupart de leur temps à siroter du café et à jouer aux cartes dans des clubs sociaux.
Les frères Persico furent tous très vite attirés par la vie mafieuse. A 16 ans, malgré le désaccord de ses parents, Carmine arrêta le lycée.
Il était alors déjà connu dans la rue, c'était un des chefs d'un gang de jeunes, les Garfield Boys, dont les principales activités était d'extorquer des jeunes lycéens, et de combattre des gangs rivaux avec des couteaux, des barres de fer et des flingues trafiqués.
En mars 1951, à 17 ans, Carmine fut arrêté pour avoir tabassé à mort un autre jeune durant une bagarre entre rivaux. C'était sa première arrestation, et quand les charges retenues contre lui furent abandonnées, sa réputation dans la rue en ressortie grandie.
Un capo de la Famille Profaci, nommé Frank "Frankie Shots" Abbatemarco, reconnu le potentiel criminel de Persico, bien que le jeune adolescent, maigrichon et mesurant
1 m 70 seulement, n'avait pas vraiment l'air d'un dur au premier abord.
Abbatemarco prit Persico sous son aile et le fit travailler dans un de ses bizness de paris et de prêts à taux usuraires, puis plus tard le capo confia à Carmine des cambriolages et des détournements de marchandises à effectuer.
Persico apprit rapidement comment devenir un mafioso et alors qu'il n'avait seulement qu'une vingtaine d'années, il devint soldato de la Famille Profaci.
Dans les années 1950, Persico subit plus d'une dizaine d'arrestations. Son casier judiciaire comportait pratiquement toutes les activités typiquement mafieuses ; organisation de jeux illégaux (loto, jeu de dés), usure, cambriolage, agression, détournement de marchandises, possession illégale d'une arme de poing, et attaque d'un officier de police.
Grâce à l'aide des avocats véreux au service de la Famille Profaci, qui avaient des relations, les accusations étaient souvent annulées où réduites à de simples « infractions. »
Quand "The Snake" était jugé, les éventuels plaintifs où témoins refusaient de parler, où étaient malencontreusement absents, hors de la ville de New York.
Ainsi, Persico ne passa jamais plus de deux semaines en prison ; la plupart de ses arrestations, il devait juste payer d'insignifiantes amendes.
Carmine connaissait trois autres jeunes soldats de Red Hook, les frères Gallo ; "Crazy Joe", Larry, et Albert.
La réputation de dur qu'avait Persico fut renforcée après le meurtre d'Albert Anastasia, boss de la Famille Mangano, le 25 octobre 1957, au barbier du Park Sheraton Hotel à Manhattan.
On dit que c'est Persico qui s'occupa du meurtre, en compagnie des frères Gallo, suite aux ordres de Joe Profaci et les autres boss mafieux de New York, qui souhaitaient se débarrasser d'Albert Anastasia.
Un conflit éclata dans la Famille Profaci en 1959, après le meurtre de Frank Abbatemarco, le capo de Persico.
Persico et les frères Gallo attendaient de Profaci qu'il les récompensent de leur bon travail, entre autre pour le meurtre d'Anastasia, en leur confiant une importante partie des rackets de "Frankie Shots" à Brooklyn. Au lieu de cela, il donna toutes les affaires de jeux et d'usure à de vieux amis, moins méritants.
Furieux, les Gallo et Persico se vengèrent en enlevant le sous-chef et beau-frère de Profaci, Giuseppe "Joe" Magliocco, ainsi que quatre capi de la Famille.
Joe Valachi, un soldat de la Famille Genovese devenu informateur, déclara que la révolte s'expliquait par le fait que beaucoup de jeunes soldats de la Famille Profaci pensaient que le boss, Joe Profaci, les taxaient trop. Persico expliqua à Valachi qu'un jour, Profaci le força à donner 1800 dollars sur un vol qui lui rapporta 2000 dollars. Afin de faire libérer ses cinq lieutenants, Profaci accepta vite de répondre aux demandes financières des kidnappeurs. Mais une fois ses hommes libérés, Profaci ne tenu pas parole et une guerre interne explosa. De 1961 à 1963, au moins neuf gangsters furent tués, trois autres disparurent, probablement tués, et quinze autres gangsters furent blessés.
Cette bataille au sein de la Famille Profaci sera surnommée « La Guerre des Gallo. »
Durant cette bataille, Persico montra à quel point son surnom, "The Snake" (Le Serpent), lui allait bien.
En effet, peu après que la guerre éclate, Persico trahi la faction des frères Gallo et retourna aux côtés de Profaci.
Selon Joe Valachi, la décision de Persico fut influencée par Frank Costello, boss de la Famille Luciano (plus tard Famille Genovese) qui conseilla à Persico que selon la tradition de la Cosa Nostra, « la loyauté devrait toujours resté auprès du boss. »
L'importance de Persico dans cette guerre devint évidente le matin du 20 août 1961.
Ce jour-là, un sergent en inspection de routine entra dans le Sahara Club, un bar de South Brooklyn, et tomba sur deux hommes en train d'étrangler un 3ème homme avec une corde.
S'enfuyant du bar, les deux assaillants passèrent à toute vitesse devant le sergent et un autre policier. La victime, qui était vivant mais respirait à peine, était Larry Gallo.
Cette scène fut reprise dans le film de Francis Ford Coppola, Le Parrain II, quand Frank "Frankie Five Angels" Pentangeli (interprété par Michael V. Gazzo) est étranglé par Tony Rosato (joué par Danny Aiello).
Persico fut identifié par la police comme étant un des attaquants. Mais fidèle à la loi sacrée de l'omertà, Larry Gallo refusa de dire quoi que ce soit à la police à propos de ses agresseurs, et les charges contre les deux gangsters furent abandonnées.
Les frères Gallo n'avaient plus qu'une idée en tête ; se venger de Persico. Au matin du 19 mai 1963, ils ripostèrent. Persico, alors un passager d'une voiture, fut criblé de balles qui étaient tirés d'un camion voisin. Des balles écorchèrent sa tête, et plusieurs s'enfoncèrent dans son bras gauche et sa main. Emmené de toute urgence à l'hôpital, ses yeux étaient enflés, son visage couvert de sang. Quand un détective lui demanda d'identifier qui lui avait tiré dessus, Persico fixa le plafond et secoua la tête négativement.
Il ne violerai jamais l'omertà et ne coopérerait jamais avec les flics, même si sa propre vie était en danger. Les hommes de Persico étaient certains que le tireur était Larry Gallo, qui avait échappé de peu à la mort quand Carmine l'avait étranglé.
La légende dit que Persico, lors de la fusillade, cracha une balle qui venait de transpercer sa mâchoire. Bien que "The Snake" minimisa ses blessures comme étant de simples coupures, il fut véritablement touché puisqu'il ne retrouva jamais complètement l'usage de sa main gauche.
La mort de Joe Profaci d'un cancer en 1962 donna l'opportunité à Carlo Gambino et les autres parrains d'intervenir dans la « Guerre des Gallo. » Ils imposèrent une "armistice" et installèrent Joe Colombo au poste de boss du clan Profaci. Persico fut récompensé pour ses actions durant la guerre avec les Gallo, en étant promu capo de la Famille Colombo. Ses deux frères, Alphonse et Theodore, étaient dans son crew. A présent, Carmine n'était plus le voyou qu'on envoyait pour tuer ; il portait de beaux costumes, et envoyait d'autres tueurs pour faire le sale boulot.
Mais depuis 1959, Persico était accusé par le gouvernement fédéral d'avoir participé à un détournement de camion de marchandises contenant environ l'équivalent de 50 000 dollars en vêtements.
Le garde du corps et bras-droit de Persico, Hugh "Apples" McIntosh, était également jugé pour ce crime.
Le contraste physique entre les deux gangsters était impressionnant ; McIntosh pesait 113 kilos et mesurait 1 m 98, alors que Persico était petit et pesait seulement 68 kilos.
Bien que McIntosh était très loyal à Persico, il ne put jamais devenir un membre à part entière de la Famille Colombo, car seul sa mère était Italienne.
Ce procès contre Persico durera près d'une décénnie, et devint un des procès fédéraux les plus longs de la juridiction du district Est de New York. Au début, les procureurs proposèrent à Persico un arrangement : s'il plaidait coupable, il purgerait une courte peine de prison, d'approximativement trois ans, et serait probablement libéré sur parole au bout d'un an.
Arrogant, confiant, "The Snake" refusa l'offre, étant certain qu'avec ses avocats onéreux et ses connections, il pourrait éviter d'être reconnu coupable. Un an plus tard, lui et McIntosh furent jugés coupables, et cette décision fut contré par un appel de la défense (Persico et McIntosh). En 1964, il fut condamné une 2nde fois, et fit appel de nouveau. Un jury, lors d'un 5ème procès en 1965, jugeo les deux défendants coupables de nouveau.
Après 3 ans de bataille juridique, le verdict fut confirmé par une cour d'appel en 1971. Au lieu de la légère peine que Persico aurait pu obtenir au début, il fut condamné à la peine maximum, 14 ans, alors que McIntosh récolta 6 ans.
En 1971, un peu avant cette décision, Persico avait été accusé de nouveau, cette fois-ci pour avoir créé un réseau de prêts à taux usuraires, qui générait plusieurs millions de dollars par an.
A la fin de ce procès en 1971, les avocats de Persico obtinrent l'acquittement pour toutes les charges retenues contre leur client. Ils furent aidés par la disparition soudaine, juste avant le procès, du principal témoin, qui par son témoignage essentiel pouvait facilement impliqué Persico.
Le 28 Juin 1971, la tranquillité au sein de la Famille Colombo fut troublé quand Joe Colombo, le boss, reçu plusieurs balles tirés par Jerome Johnson, un petit voyou Afro-Américain qui, déguisé en photographe, approcha Colombo et lui tira dessus, quand Colombo était sur le point d'adresser le rassemblement, lors d'une manifestion pour son association, The Italian-American Civil Rights League, qui luttait contre les clichés à l'égard des Italo-Américains. Pendant que le fils de Colombo et d'autres hommes tabassait Johnson, qui était à terre, un homme non identifié s'est approché et à tiré sur Johnson, avant de prendre la fuite. On dit que cette tentative de meurtre fut organisée par Carlo Gambino, qui n'aimait pas la publicité que la Italian-American Civil Rights League apportait sur la Mafia.
Persico était alors en prison, et avec Colombo dans le coma, les membres importants de la Famille choisirent Tommy DiBella, un capo compétent, pour les représenter en tant que boss. Quand à Persico, il relayait de sa cellule des instructions à ses hommes à travers ses deux frères et Hugh McIntosh, qui était libéré sur parole. "The Snake" réussi à instaurer une puissante influence sur la Famille Colombo. A la fin des années 70, bien qu'encore incarcéré, Persico était reconnu officieusement comme étant le nouveau boss des Colombo.
Joe Cantalupo, un usurier et associé de la Famille Colombo, qui devint informateur dans les années 70, déclara que Carmine et ses frères arrachèrent le pouvoir aux fils de Joe Colombo ; Anthony et Christopher et leurs partisans, suite à la confusion qui suivit le meurtre de leur père.
« La roue a tourné, » affirma Cantalupo au FBI. « Les fils Colombo sont en bas maintenant et les Persico en haut. »
Cantalupo spécifia qu'à Bensonhurst et d'autres quartiers de Brooklyn ayant une importante population Italo-Américaine, la faction Persico de l'argent de « protection » à presque tous les entreprises légales (dépôts mortuaires, restaurants, traiteurs, fabricants de vêtements, etc...)
« Ils rackettent les gens, leur foutent la trouille, installe la peur en eux, » Cantalupo ajouta.
Libéré sur parole en 1979, après 12 ans derrière les barreaux, Persico, à 46 ans, était à présent le parrain d'une de organisations criminelles les plus prospère et dangereuse d'Amérique. Il vivait dans une belle maison à Hempstead, Long Island, avec sa femme, Joyce, et ses quatre enfants (3 fils, une fille).
Son repère mafieux était le Nesta Social Club, à Carroll Gardens.
Il possédait également une villa avec neuf chambres à Saugerties, une ville situé au nord de l'état de New York. Peu après que Persico aille en prison en 1971, la police fit un raid dans cette villa et trouva un stock de 50 fusils et mitraillettes, ainsi que 40 bombes !
Malheureusement pour Carmine, son retour à la liberté coïncida avec le début d'une croisade du FBI contre les 5 Familles de New York. Pour la première fois dans l'histoire du FBI, les agents commençèrent à surveiller et à cibler les boss mafieux, les sous-chefs et les consiglieri.
Le FBI arrêta Persico en novembre 1980 pour diverses charges de corruption et conspiration pendant qu'il était en prison. Son bras-droit Hugh McIntosh et son cousin Andrew 'The Fat Man' Russo, essayèrent de corrompre un agent de l'IRS en 1977 / 78. Les gangsters lui offrirent 250 000 dollars en échange d'une sortie de prison pour Persico, où son transfert d'une prison fédérale à Atlanta, à une prison moins sévère dans les environs de New York. Ils voulaient également que l'agent de l'IRS s'arrange pour « endormir » des dossiers de fraude fiscale sur plusieurs membre de la Famille Colombo. L'agent était en réalité sur écoute et piégeait les gangsters. Libéré sur caution s'élevant à 250 000 dollars pour le cas de corruption et de conspiration, les problèmes légaux de Persico se multiplièrent ; il fut surprit lors d'un meeting avec d'autres boss mafieux en 1981. Il fut alors accusé d'avoir violé les conditions de sa liberté sur parole en s'associant avec des criminels reconnus.
Conscient cette fois-ci qu'il n'y avait aucune chance d'être innocenté, Persico plaida coupable pour la première fois de sa vie.
Au lie d'être condamné à la peine maximum de 15 années de prison, il fut condamné à seulement 5 ans. En mars 1984, il fut libéré après avoir purger moins de trois ans en prison. Cependant, les autorités étaient loin d'en avoir fini avec lui. Avant même qu'il ne sorte de prison, le FBI et les procureurs fédéraux préparaient un procès RICO* contre lui et le poursuivaient également pour sa "complicité" dans le "Commission Case", en tant que boss de la Famille Colombo. Le "Commission Case" consistait à arrêter tout les boss, underboss et consiglieri des 5 Familles de New York, en les accusant d'être à la tête d'un organisation criminelle d'envergure se livrant au crime.
Sept mois après sa sortie de prison, Persico eu vent des arrestations imminentes après qu'un officiel des autorités en parle dans le journal New York Post. Plusieurs jours avant les arrestations, Persico disparut, tout comme son underboss, Gennaro ''Gerry Lang'' Langella.
Langella fut vite retrouvé par le FBI à Brooklyn, après qu'un informateur le balance. Habituellement vêtu comme un gangster de films, (vestes croisés, chemises en soie, chaînes en or et lunettes de soleils de marque), Gerry Lang était habillé d'un costume banal, et s'était fait pousser la barbe.
Persico fut plus difficile à attraper, et fut même rajouté sur la liste des dix criminels les plus recherchés par le FBI. Une chasse à l'homme de quatre mois prit fin quand Fred DeChristopher, le cousin par alliance de Persico, révéla où "The Snake" se cachait ;la maison de DeChristopher à Wantagh, Long Island, New York.
Un vendeur d'assurances, DeChristopher était marié à Katherine Russo, la cousine de Persico. Le frère de celle-ci était Andrew ''Fat Man'' Russo, un important capo des Colombo. DeChristopher confia au FBI que depuis longtemps, il avait peur de son beau-frère.
Un soir, dans un restaurant, Russo fut prit d'une colère soudainement, envers un troisième homme qui se trouvait à leur table. Agrippant une fourchette, Russo plaça les piques sur le blanc de l'½il droit de cet homme, puis affirma « écoutes, quand je te dit de faire quelque chose, tu le fais, d'accord, enfoiré ? » Alors que l'homme terrifié suppliait, Russo ajouta « la prochaine fois que tu déconnes, j'enfonce cette fourchette dans ton putain d'½il. »
DeChristopher témoigna que Persico, en cavale, s'était installé dans leur maison sans prévenir. Il comptait sur la loyauté de la famille, mais DeChristopher choisis de le trahir. Il y avait cependant des moments conviviaux, et parfois Carmine préparait pour DeChristopher et sa femme un de ses plats préférés, des pâtes olio di oliva e aglio, à l'huile d'olive et à l'ail. Un kour, Persico se vanta à DeChristopher d'avoir dirigé la Famille Colombo de sa cellule de prison, et qu'il avait entassé assez d'argent cash pour durer « dix vies entières. »
En effet, en tant que boss de la Famille Colombo, Persico avait probablement "entassé" des milliards de dollars provenant du jeu, de l'usure, de divers rackets, et du trafic de drogue. Persico était lui-même impliqué dans le trafic de narcotiques à grande échelle.
Persico se vanta également à DeChristopher d'avoir assassiner Albert Anastasia.
En plus des témoignages de l'informateur Joe Cantalupo et de Fred DeChristopher, les procureurs avaient recueilli des preuves grâce aux micros que le FBI avait placés au Casa Storta Restaurant, un repère des mafiosi de la Famille Colombo.
Ainsi, Hugh McIntosh fut condamné à 10 ans de prison. Andy Russo, le cousin de Persico, fut condamné à 14 ans, et Carmine Persico reçu une peine de 39 ans de prison. Son fils, Alphonse ''Little Allie Boy'' Persico, alors âgé de 33 ans, fut jugé coupable d'être un capo de la Famille Colombo, d'avoir supervisé des rackets pour le clan et d'avoir corrompu des officiels de prison, afin que son père reçoive des meilleurs traitements que les autres détenus.
En plus de cela, Carmine Persico fut condamné à 100 ans de prison en 1986 pour son rôle dans le "Commission Case."
Il réalisa alors que 139 ans incarcéré équivalait à une peine de mort. Mais son fils Alphonse pouvait espérer sortir de prison dans huit ans, à l'âge relativement jeune de 40 ans. Carmine était déterminer à passer le sceptre à son fils et héritier, ''Little Allie Boy''.
Carmine est actuellement incarcéré au pénitencier de Lompoc, en Californie. Il a nommé en 1984 boss par intérim Vito "Vic" Orena, un de ses cousins. En 1991, Carmine décida de liquider Orena en apprenant que celui-ci ne voulait pas laisser la place de boss à son fils, Alphonse "Allie Boy" Persico. Ceci marqua le début d'une guerre interne au sein de la Famille Colombo. En 1993, La guerre fut gagné plus ou moins par la faction des Persico, mais elle coûta beaucoup à la famille Colombo, car elle fit 12 morts et beaucoup de blessés. Andrew Russo fut boss de la famille de 1993 à 2000. Ensuite, "Allie Boy" Persico devint le nouveau boss, jusqu'à ce qu'il soit condamné en 2003 à 13 ans de prison pour racket.
*loi RICO (Racketeer Influenced and Corrupt Organization ; lutte contre les organisations se livrant au gangstérisme et/ou à la corruption).


