Carmine Persico

Carmine Persico
Carmine Joseph Persico, surnommé "Junior" où "The Snake", est né le 8 août 1933. Persico est un mafioso, qui fut boss de la Famille Profaci / Colombo.

Carmine Persico a grandi dans le quartier de Carroll Gardens / Red Hook, à Brooklyn, qui à l'époque était peuplé de familles ouvrières Italiennes et Irlandaises.
Contrairement à la plupart des mafiosi de sa génération, il fut élevé dans des circonstances assez confortables. Durant la Grande Dépression économique des années 30, la majorité des habitants de Red Hook avaient à peine de quoi manger, et les pères de familles effectuaient des travaux mal payés et éreintants, aux usines et aux docks des environs.
Mieux éduqué que la plupart de ses voisins, le père de "The Snake", Carmine Senior, était un sténographe pour des prestigieux cabinets d'avocats de Manhattan, et rapportait chaque semaine un salaire qui permettait à la famille de vivre correctement.
La mère de Carmine, Susan Persico Plantamura, était une femme obstinée qui essaya de faire de son mieux pour élever ses quatre enfants ; Alphonse, l'aîné, Carmine, Theodore, le cadet, et Dolores, sa seule fille.
Le quartier de Red Hook était un territoire idéal pour la Mafia, en particulier l'organisation de Joe Profaci. Les jeunes du quartier étaient en admiration devant les gangsters, qui portaient de beaux costumes, étaient craints et respectés, et avaient toujours des liasses de billets sur eux, malgré le fait qu'ils passaient la plupart de leur temps à siroter du café et à jouer aux cartes dans des clubs sociaux.
Les frères Persico furent tous très vite attirés par la vie mafieuse. A 16 ans, malgré le désaccord de ses parents, Carmine arrêta le lycée.
Il était alors déjà connu dans la rue, c'était un des chefs d'un gang de jeunes, les Garfield Boys, dont les principales activités était d'extorquer des jeunes lycéens, et de combattre des gangs rivaux avec des couteaux, des barres de fer et des flingues trafiqués.
En mars 1951, à 17 ans, Carmine fut arrêté pour avoir tabassé à mort un autre jeune durant une bagarre entre rivaux. C'était sa première arrestation, et quand les charges retenues contre lui furent abandonnées, sa réputation dans la rue en ressortie grandie.
Un capo de la Famille Profaci, nommé Frank "Frankie Shots" Abbatemarco, reconnu le potentiel criminel de Persico, bien que le jeune adolescent, maigrichon et mesurant
1 m 70 seulement, n'avait pas vraiment l'air d'un dur au premier abord.
Abbatemarco prit Persico sous son aile et le fit travailler dans un de ses bizness de paris et de prêts à taux usuraires, puis plus tard le capo confia à Carmine des cambriolages et des détournements de marchandises à effectuer.
Persico apprit rapidement comment devenir un mafioso et alors qu'il n'avait seulement qu'une vingtaine d'années, il devint soldato de la Famille Profaci.
Dans les années 1950, Persico subit plus d'une dizaine d'arrestations. Son casier judiciaire comportait pratiquement toutes les activités typiquement mafieuses ; organisation de jeux illégaux (loto, jeu de dés), usure, cambriolage, agression, détournement de marchandises, possession illégale d'une arme de poing, et attaque d'un officier de police.
Grâce à l'aide des avocats véreux au service de la Famille Profaci, qui avaient des relations, les accusations étaient souvent annulées où réduites à de simples « infractions. »
Quand "The Snake" était jugé, les éventuels plaintifs où témoins refusaient de parler, où étaient malencontreusement absents, hors de la ville de New York.
Ainsi, Persico ne passa jamais plus de deux semaines en prison ; la plupart de ses arrestations, il devait juste payer d'insignifiantes amendes.
Carmine connaissait trois autres jeunes soldats de Red Hook, les frères Gallo ; "Crazy Joe", Larry, et Albert.
La réputation de dur qu'avait Persico fut renforcée après le meurtre d'Albert Anastasia, boss de la Famille Mangano, le 25 octobre 1957, au barbier du Park Sheraton Hotel à Manhattan.
On dit que c'est Persico qui s'occupa du meurtre, en compagnie des frères Gallo, suite aux ordres de Joe Profaci et les autres boss mafieux de New York, qui souhaitaient se débarrasser d'Albert Anastasia.

Un conflit éclata dans la Famille Profaci en 1959, après le meurtre de Frank Abbatemarco, le capo de Persico.
Persico et les frères Gallo attendaient de Profaci qu'il les récompensent de leur bon travail, entre autre pour le meurtre d'Anastasia, en leur confiant une importante partie des rackets de "Frankie Shots" à Brooklyn. Au lieu de cela, il donna toutes les affaires de jeux et d'usure à de vieux amis, moins méritants.
Furieux, les Gallo et Persico se vengèrent en enlevant le sous-chef et beau-frère de Profaci, Giuseppe "Joe" Magliocco, ainsi que quatre capi de la Famille.
Joe Valachi, un soldat de la Famille Genovese devenu informateur, déclara que la révolte s'expliquait par le fait que beaucoup de jeunes soldats de la Famille Profaci pensaient que le boss, Joe Profaci, les taxaient trop. Persico expliqua à Valachi qu'un jour, Profaci le força à donner 1800 dollars sur un vol qui lui rapporta 2000 dollars. Afin de faire libérer ses cinq lieutenants, Profaci accepta vite de répondre aux demandes financières des kidnappeurs. Mais une fois ses hommes libérés, Profaci ne tenu pas parole et une guerre interne explosa. De 1961 à 1963, au moins neuf gangsters furent tués, trois autres disparurent, probablement tués, et quinze autres gangsters furent blessés.
Cette bataille au sein de la Famille Profaci sera surnommée « La Guerre des Gallo. »

Durant cette bataille, Persico montra à quel point son surnom, "The Snake" (Le Serpent), lui allait bien.
En effet, peu après que la guerre éclate, Persico trahi la faction des frères Gallo et retourna aux côtés de Profaci.
Selon Joe Valachi, la décision de Persico fut influencée par Frank Costello, boss de la Famille Luciano (plus tard Famille Genovese) qui conseilla à Persico que selon la tradition de la Cosa Nostra, « la loyauté devrait toujours resté auprès du boss. »

L'importance de Persico dans cette guerre devint évidente le matin du 20 août 1961.
Ce jour-là, un sergent en inspection de routine entra dans le Sahara Club, un bar de South Brooklyn, et tomba sur deux hommes en train d'étrangler un 3ème homme avec une corde.
S'enfuyant du bar, les deux assaillants passèrent à toute vitesse devant le sergent et un autre policier. La victime, qui était vivant mais respirait à peine, était Larry Gallo.
Cette scène fut reprise dans le film de Francis Ford Coppola, Le Parrain II, quand Frank "Frankie Five Angels" Pentangeli (interprété par Michael V. Gazzo) est étranglé par Tony Rosato (joué par Danny Aiello).
Persico fut identifié par la police comme étant un des attaquants. Mais fidèle à la loi sacrée de l'omertà, Larry Gallo refusa de dire quoi que ce soit à la police à propos de ses agresseurs, et les charges contre les deux gangsters furent abandonnées.
Les frères Gallo n'avaient plus qu'une idée en tête ; se venger de Persico. Au matin du 19 mai 1963, ils ripostèrent. Persico, alors un passager d'une voiture, fut criblé de balles qui étaient tirés d'un camion voisin. Des balles écorchèrent sa tête, et plusieurs s'enfoncèrent dans son bras gauche et sa main. Emmené de toute urgence à l'hôpital, ses yeux étaient enflés, son visage couvert de sang. Quand un détective lui demanda d'identifier qui lui avait tiré dessus, Persico fixa le plafond et secoua la tête négativement.
Il ne violerai jamais l'omertà et ne coopérerait jamais avec les flics, même si sa propre vie était en danger. Les hommes de Persico étaient certains que le tireur était Larry Gallo, qui avait échappé de peu à la mort quand Carmine l'avait étranglé.
La légende dit que Persico, lors de la fusillade, cracha une balle qui venait de transpercer sa mâchoire. Bien que "The Snake" minimisa ses blessures comme étant de simples coupures, il fut véritablement touché puisqu'il ne retrouva jamais complètement l'usage de sa main gauche.
La mort de Joe Profaci d'un cancer en 1962 donna l'opportunité à Carlo Gambino et les autres parrains d'intervenir dans la « Guerre des Gallo. » Ils imposèrent une "armistice" et installèrent Joe Colombo au poste de boss du clan Profaci. Persico fut récompensé pour ses actions durant la guerre avec les Gallo, en étant promu capo de la Famille Colombo. Ses deux frères, Alphonse et Theodore, étaient dans son crew. A présent, Carmine n'était plus le voyou qu'on envoyait pour tuer ; il portait de beaux costumes, et envoyait d'autres tueurs pour faire le sale boulot.
Mais depuis 1959, Persico était accusé par le gouvernement fédéral d'avoir participé à un détournement de camion de marchandises contenant environ l'équivalent de 50 000 dollars en vêtements.
Le garde du corps et bras-droit de Persico, Hugh "Apples" McIntosh, était également jugé pour ce crime.
Le contraste physique entre les deux gangsters était impressionnant ; McIntosh pesait 113 kilos et mesurait 1 m 98, alors que Persico était petit et pesait seulement 68 kilos.
Bien que McIntosh était très loyal à Persico, il ne put jamais devenir un membre à part entière de la Famille Colombo, car seul sa mère était Italienne.
Ce procès contre Persico durera près d'une décénnie, et devint un des procès fédéraux les plus longs de la juridiction du district Est de New York. Au début, les procureurs proposèrent à Persico un arrangement : s'il plaidait coupable, il purgerait une courte peine de prison, d'approximativement trois ans, et serait probablement libéré sur parole au bout d'un an.
Arrogant, confiant, "The Snake" refusa l'offre, étant certain qu'avec ses avocats onéreux et ses connections, il pourrait éviter d'être reconnu coupable. Un an plus tard, lui et McIntosh furent jugés coupables, et cette décision fut contré par un appel de la défense (Persico et McIntosh). En 1964, il fut condamné une 2nde fois, et fit appel de nouveau. Un jury, lors d'un 5ème procès en 1965, jugeo les deux défendants coupables de nouveau.
Après 3 ans de bataille juridique, le verdict fut confirmé par une cour d'appel en 1971. Au lieu de la légère peine que Persico aurait pu obtenir au début, il fut condamné à la peine maximum, 14 ans, alors que McIntosh récolta 6 ans.
En 1971, un peu avant cette décision, Persico avait été accusé de nouveau, cette fois-ci pour avoir créé un réseau de prêts à taux usuraires, qui générait plusieurs millions de dollars par an.
A la fin de ce procès en 1971, les avocats de Persico obtinrent l'acquittement pour toutes les charges retenues contre leur client. Ils furent aidés par la disparition soudaine, juste avant le procès, du principal témoin, qui par son témoignage essentiel pouvait facilement impliqué Persico.
Le 28 Juin 1971, la tranquillité au sein de la Famille Colombo fut troublé quand Joe Colombo, le boss, reçu plusieurs balles tirés par Jerome Johnson, un petit voyou Afro-Américain qui, déguisé en photographe, approcha Colombo et lui tira dessus, quand Colombo était sur le point d'adresser le rassemblement, lors d'une manifestion pour son association, The Italian-American Civil Rights League, qui luttait contre les clichés à l'égard des Italo-Américains. Pendant que le fils de Colombo et d'autres hommes tabassait Johnson, qui était à terre, un homme non identifié s'est approché et à tiré sur Johnson, avant de prendre la fuite. On dit que cette tentative de meurtre fut organisée par Carlo Gambino, qui n'aimait pas la publicité que la Italian-American Civil Rights League apportait sur la Mafia.
Persico était alors en prison, et avec Colombo dans le coma, les membres importants de la Famille choisirent Tommy DiBella, un capo compétent, pour les représenter en tant que boss. Quand à Persico, il relayait de sa cellule des instructions à ses hommes à travers ses deux frères et Hugh McIntosh, qui était libéré sur parole. "The Snake" réussi à instaurer une puissante influence sur la Famille Colombo. A la fin des années 70, bien qu'encore incarcéré, Persico était reconnu officieusement comme étant le nouveau boss des Colombo.
Joe Cantalupo, un usurier et associé de la Famille Colombo, qui devint informateur dans les années 70, déclara que Carmine et ses frères arrachèrent le pouvoir aux fils de Joe Colombo ; Anthony et Christopher et leurs partisans, suite à la confusion qui suivit le meurtre de leur père.
« La roue a tourné, » affirma Cantalupo au FBI. « Les fils Colombo sont en bas maintenant et les Persico en haut. »
Cantalupo spécifia qu'à Bensonhurst et d'autres quartiers de Brooklyn ayant une importante population Italo-Américaine, la faction Persico de l'argent de « protection » à presque tous les entreprises légales (dépôts mortuaires, restaurants, traiteurs, fabricants de vêtements, etc...)
« Ils rackettent les gens, leur foutent la trouille, installe la peur en eux, » Cantalupo ajouta.
Libéré sur parole en 1979, après 12 ans derrière les barreaux, Persico, à 46 ans, était à présent le parrain d'une de organisations criminelles les plus prospère et dangereuse d'Amérique. Il vivait dans une belle maison à Hempstead, Long Island, avec sa femme, Joyce, et ses quatre enfants (3 fils, une fille).
Son repère mafieux était le Nesta Social Club, à Carroll Gardens.
Il possédait également une villa avec neuf chambres à Saugerties, une ville situé au nord de l'état de New York. Peu après que Persico aille en prison en 1971, la police fit un raid dans cette villa et trouva un stock de 50 fusils et mitraillettes, ainsi que 40 bombes !
Malheureusement pour Carmine, son retour à la liberté coïncida avec le début d'une croisade du FBI contre les 5 Familles de New York. Pour la première fois dans l'histoire du FBI, les agents commençèrent à surveiller et à cibler les boss mafieux, les sous-chefs et les consiglieri.
Le FBI arrêta Persico en novembre 1980 pour diverses charges de corruption et conspiration pendant qu'il était en prison. Son bras-droit Hugh McIntosh et son cousin Andrew 'The Fat Man' Russo, essayèrent de corrompre un agent de l'IRS en 1977 / 78. Les gangsters lui offrirent 250 000 dollars en échange d'une sortie de prison pour Persico, où son transfert d'une prison fédérale à Atlanta, à une prison moins sévère dans les environs de New York. Ils voulaient également que l'agent de l'IRS s'arrange pour « endormir » des dossiers de fraude fiscale sur plusieurs membre de la Famille Colombo. L'agent était en réalité sur écoute et piégeait les gangsters. Libéré sur caution s'élevant à 250 000 dollars pour le cas de corruption et de conspiration, les problèmes légaux de Persico se multiplièrent ; il fut surprit lors d'un meeting avec d'autres boss mafieux en 1981. Il fut alors accusé d'avoir violé les conditions de sa liberté sur parole en s'associant avec des criminels reconnus.
Conscient cette fois-ci qu'il n'y avait aucune chance d'être innocenté, Persico plaida coupable pour la première fois de sa vie.
Au lie d'être condamné à la peine maximum de 15 années de prison, il fut condamné à seulement 5 ans. En mars 1984, il fut libéré après avoir purger moins de trois ans en prison. Cependant, les autorités étaient loin d'en avoir fini avec lui. Avant même qu'il ne sorte de prison, le FBI et les procureurs fédéraux préparaient un procès RICO* contre lui et le poursuivaient également pour sa "complicité" dans le "Commission Case", en tant que boss de la Famille Colombo. Le "Commission Case" consistait à arrêter tout les boss, underboss et consiglieri des 5 Familles de New York, en les accusant d'être à la tête d'un organisation criminelle d'envergure se livrant au crime.
Sept mois après sa sortie de prison, Persico eu vent des arrestations imminentes après qu'un officiel des autorités en parle dans le journal New York Post. Plusieurs jours avant les arrestations, Persico disparut, tout comme son underboss, Gennaro ''Gerry Lang'' Langella.
Langella fut vite retrouvé par le FBI à Brooklyn, après qu'un informateur le balance. Habituellement vêtu comme un gangster de films, (vestes croisés, chemises en soie, chaînes en or et lunettes de soleils de marque), Gerry Lang était habillé d'un costume banal, et s'était fait pousser la barbe.
Persico fut plus difficile à attraper, et fut même rajouté sur la liste des dix criminels les plus recherchés par le FBI. Une chasse à l'homme de quatre mois prit fin quand Fred DeChristopher, le cousin par alliance de Persico, révéla où "The Snake" se cachait ;la maison de DeChristopher à Wantagh, Long Island, New York.
Un vendeur d'assurances, DeChristopher était marié à Katherine Russo, la cousine de Persico. Le frère de celle-ci était Andrew ''Fat Man'' Russo, un important capo des Colombo. DeChristopher confia au FBI que depuis longtemps, il avait peur de son beau-frère.
Un soir, dans un restaurant, Russo fut prit d'une colère soudainement, envers un troisième homme qui se trouvait à leur table. Agrippant une fourchette, Russo plaça les piques sur le blanc de l'½il droit de cet homme, puis affirma « écoutes, quand je te dit de faire quelque chose, tu le fais, d'accord, enfoiré ? » Alors que l'homme terrifié suppliait, Russo ajouta « la prochaine fois que tu déconnes, j'enfonce cette fourchette dans ton putain d'½il. »
DeChristopher témoigna que Persico, en cavale, s'était installé dans leur maison sans prévenir. Il comptait sur la loyauté de la famille, mais DeChristopher choisis de le trahir. Il y avait cependant des moments conviviaux, et parfois Carmine préparait pour DeChristopher et sa femme un de ses plats préférés, des pâtes olio di oliva e aglio, à l'huile d'olive et à l'ail. Un kour, Persico se vanta à DeChristopher d'avoir dirigé la Famille Colombo de sa cellule de prison, et qu'il avait entassé assez d'argent cash pour durer « dix vies entières. »
En effet, en tant que boss de la Famille Colombo, Persico avait probablement "entassé" des milliards de dollars provenant du jeu, de l'usure, de divers rackets, et du trafic de drogue. Persico était lui-même impliqué dans le trafic de narcotiques à grande échelle.
Persico se vanta également à DeChristopher d'avoir assassiner Albert Anastasia.
En plus des témoignages de l'informateur Joe Cantalupo et de Fred DeChristopher, les procureurs avaient recueilli des preuves grâce aux micros que le FBI avait placés au Casa Storta Restaurant, un repère des mafiosi de la Famille Colombo.
Ainsi, Hugh McIntosh fut condamné à 10 ans de prison. Andy Russo, le cousin de Persico, fut condamné à 14 ans, et Carmine Persico reçu une peine de 39 ans de prison. Son fils, Alphonse ''Little Allie Boy'' Persico, alors âgé de 33 ans, fut jugé coupable d'être un capo de la Famille Colombo, d'avoir supervisé des rackets pour le clan et d'avoir corrompu des officiels de prison, afin que son père reçoive des meilleurs traitements que les autres détenus.
En plus de cela, Carmine Persico fut condamné à 100 ans de prison en 1986 pour son rôle dans le "Commission Case."
Il réalisa alors que 139 ans incarcéré équivalait à une peine de mort. Mais son fils Alphonse pouvait espérer sortir de prison dans huit ans, à l'âge relativement jeune de 40 ans. Carmine était déterminer à passer le sceptre à son fils et héritier, ''Little Allie Boy''.
Carmine est actuellement incarcéré au pénitencier de Lompoc, en Californie. Il a nommé en 1984 boss par intérim Vito "Vic" Orena, un de ses cousins. En 1991, Carmine décida de liquider Orena en apprenant que celui-ci ne voulait pas laisser la place de boss à son fils, Alphonse "Allie Boy" Persico. Ceci marqua le début d'une guerre interne au sein de la Famille Colombo. En 1993, La guerre fut gagné plus ou moins par la faction des Persico, mais elle coûta beaucoup à la famille Colombo, car elle fit 12 morts et beaucoup de blessés. Andrew Russo fut boss de la famille de 1993 à 2000. Ensuite, "Allie Boy" Persico devint le nouveau boss, jusqu'à ce qu'il soit condamné en 2003 à 13 ans de prison pour racket.

*loi RICO (Racketeer Influenced and Corrupt Organization ; lutte contre les organisations se livrant au gangstérisme et/ou à la corruption).

# Posté le lundi 05 novembre 2007 07:35

Modifié le mercredi 07 mai 2008 16:07

Salvatore Lo Piccolo

Salvatore Lo Piccolo
Salvatore Lo Piccolo (né à Palerme, Sicile, le 20 Juillet 1942), surnommé “U Baruni” (Le Baron), est un mafioso Sicilien et l'un des plus puissants boss de Palerme. Il est le boss de la cosca de Cardillo– Tommaso Natale depuis les années 1970, et est capomandamento de San Lorenzo depuis les années 90, remplaçant Salvatore Biondino, qui fut envoyé en prison. Lo Piccolo était un fugitif depuis 1983, jusqu'à ce qu'il soit arrêté le 5 Novembre 2007.
Lo Piccolo est né dans le quartier de Partanna Mondello à Palerme. Il était le chauffeur du boss mafieux local, Rosario Riccobono, qui fut assassiné par les Corleonesi. Après ce meurtre Lo Piccolo changea de camp et s'allia aux Corleonesi.
L' influence de Lo Piccolo dans la région de Palerme s'étends jusqu'aux villes de Capaci, Isola delle Femmine, Carini, Villagrazia di Carini, Sferracavallo et le quartier de Partanna-Mondello. Selon la DIA (Direzione Investigativa Antimafia), Salvatore Lo Piccolo et son fils, Sandro Lo Piccolo, contrôlent la plupart du territoire urbain de Palerme Lo Piccolo fit fortune grâce au trafic de drogue (en particulier la cocaïne) et aux marchés publics truqués. Il forçait les résidents des habitations peu chères de Palerme à payer un tribut pour garder les couloirs des logements allumés. Et bien entendu, il pratiquait le pizzo (racket des commerçants, plus communément appelé « protection ») dans le mandamento de San Lorenzo.
Lo Piccolo a de fort liens avec la Cosa Nostra Italo-Américaine, notamment la Famille Gambino de New York.
En Mars 2005, le clan Lo Piccolo fut sujet d'un enquête de police, baptisée "Notte di San Lorenzo". 84 mandats d'arrêts furent délivrés. Malgré cela, Salvatore et son fils Sandro Lo Piccolo restèrent en liberté.
Après l'arrestation du capo dei capi, Bernardo Provenzano, le 11 avril 2006, Salvatore Lo Piccolo et Matteo Messina Denaro, boss du mandamento de Trapani, étaient les candidats les plus probables pour succéder à Provenzano. Cependant, les pizzini (petits morçeaux de papiers utilisé par Provenzano pour communiquer avec les autres mafiosi) trouvé au repère de Provenzano indiquaient que les « députés » de Provenzano à Palerme étaient Salvatore Lo Piccolo et Antonio Rotolo, capo mandamento de Pagliarelli, et un loyaliste des Corleonesi depuis le règne de Totò Riina. Dans un message, où il était question d'une importante décision pour la Cosa Nostra, Provenzano dit à Rotolo: "C'est à toi, moi et Lo Piccolo de décider quoi faire."
Le procureur Anti-Mafia, Antonio Ingroia de la Direzione distrettuale antimafia (DDA) de Palerme déclara qu'il n'y aurait probablement pas de guerre pour le poste de capo dei capi.
Des deux successeurs possibles, Ingroia pense que Lo Piccolo était le plus probable. "Il est de Palerme, et c'est toujours le bastion le plus puissant de la Mafia.”

Le 20 Juin, 2006, deux mois après l'arrestation de Provenzano, les authorités délivrèrent 52 mandats d'arrestations contre plusieurs mafiosi de Palerme (Opération Gotha). Parmis les gangsters arrêtés, il y avait Antonio Rotolo et son bras-droit Antonino Cinà, et Gerlando Alberti, le pionnier âgé des raffineries d'héroïne siciliennes.
Cette enquête indiqua que la position de Salvatore Lo Piccolo en tant que boss de la Mafia Sicilienne n'était pas indiscuté. Un désaccord entre Lo Piccolo et Rotolo s'était dévelloppé, quand le clan mafieux des Inzerillo demanda la permission de retourner à Palerme. La cosca des Inzerillo avait été opposée aux Corleonesi quand ceux-ci prirent le pouvoir. Le boss de l'époque, Salvatore Inzerillo (un important traffiquant d'héroïne et un cousin du parrain Italo-Américain Carlo Gambino) fut assassiné par les Corleonesi en mai 1981. Depuis, la Famille Inzerillo était en exil aux Etats-Unis. Rotolo avait fait parti des clans mafieux qui avaient attaquer les Inzerillo, et s'opposait à la décision de Lo Piccolo, qui souhaitait accorder la permission aux Inzerillo de retourner en Sicile, et probablement se venger de leur ennemis.
Avec l'arrestation de Rotolo et d'autres mafiosi, les authorités affirment avoir évité une guerre interne dans la Cosa Nostra sicilienne. Rotolo avait en réalité passé une peine de mort sur Salvatore Lo Piccolo et son fils, Sandro, avant même que Provenzano soit arrêté. Les hommes de Rotolo avaient déjà préparé les barriques d'acide qu'ils utilisent pour dissoudre les corps de leur rivaux.
Le 5 Novembre 2007, Salvatore Lo Piccolo et son fils Sandro, et deux autres mafiosi, Gaspare Pulizzi et Andrea Adamo, furent arrêtés dans une villa à Giardinello, Pronvince de Palerme. La police (près de 40 policiers participèrent à l'arrestation) tira plusieurs coups de feux dans l'air pour prévenir les mafiosi, qui étaient tous armés mais ne résistèrent pas à l'arrestation. Sandro Lo Piccolo, en pleurs, cria "Je t'aimes, papa!" plusieurs fois alors qu'il était menotté. Sandro Lo Piccolo était recherché depuis 1998, il avait été jugé in absentia à la prison à vie pour homicide. Les quatre bandits furent transportés en hélicoptère jusqu'à le commissariat principal de Palerme.
Un loyaliste de Lo Piccolo, nommé Francesco "Uomo-Rolex" Franzese, aurait balancé à l'Antimafia où Lo Piccolo se trouvait.
Salvatore LoPiccolo a encore deux fils libres, Claudio et Calogero, qui vont peut-être prendre sa succession à la tête de la cosca Cardillo– Tommaso Natale

# Posté le mardi 06 novembre 2007 07:49

Modifié le jeudi 03 juillet 2008 15:31

Operation HEAT

Operation HEAT
Le 18 décembre 2007, dans le cadre d'une enquête baptisée « Operation HEAT », les autorités américaines arrêtaient un total de 32 personnes liées à la Famille Lucchese. Ils étaient accusés d'avoir raflé 2,2 milliards de dollars en paris, et ce sur une période de 15 mois, et d'avoir fourni de la drogue et des téléphones portables aux membres d'un gang, dans une prison du New Jersey. Elles démontrent également que Joseph Perna était sous les ordres de son père et dirigeait les opérations quotidiennes du réseau de jeu.
Les paris concernaient divers sports, des courses de lévriers, où encore des loteries illégales.
Les gérants du réseau de jeu donnaient aux joueurs des numéros de code qu'ils pouvaient utiliser pour placer leurs paris sur un numéro vert ou un site Internet, qui était tout deux connecté à un établissement du Costa Rica où les mises étaient comptabilisées. Les sommes étaient ensuite réglées dans le New Jersey, où des membres du réseau payaient ou collectaient l'argent des parieurs.
"Les accusés de la Famille Lucchese utilisaient des moyens sophistiqués pour essayer de cacher leur transactions,” déclara Gregory Paw, un représentant de la justice. “Mais ils collectaient les dettes avec les mêmes tactiques brutales qui ont toujours caractérisées le crime organisé, c'est-à-dire l'extorsion, la violence et l'usure.”
En effet, parfois les débiteurs étaient forcés de prendre des prêts aux gangsters, dont les taux d'intérêts atteignaient les 200 %.
Les enquêteurs interceptèrent une conversation téléphonique dans laquelle Joseph Perna, soldat de la Famille, ordonnait à son frère John de “trouver” un débiteur et de « faire un exemple... démoli-lui la gueule ».
Dans le cadre des arrestations, Les enquêteurs saisirent 10 propriétés et plusieurs véhicules de luxe. Ils confisquèrent également des armes à feux et une grenade.


Les principaux accusés sont ;

Joseph “Joey Dee” DiNapoli.

DiNapoli, né en 1935, est un membre réputé du panel de trois membres qui dirigent les opérations de la Famille Lucchese. Il a été impliqué, durant sa carrière, dans d'importantes affaires de racket de syndicat et d'usure. Dans les années 80, DiNapoli s'est lançé dans de nouvelles affaires. Avec son frère Louis, "Joey Dee" a mis au point trois entreprises de construction (plus précisément d'enlèvement d'amiante), dirigées par des hommes de paille, censés être des "minorités", (noirs, hispaniques, femmes) pour toucher des subventions. Ces entreprises gagnèrent illégalement des contrats pour des travaux dans des écoles, des hopitaux ou encore dans le métro. Les mafiosi obtinrent 5 millions de dollars de la part de la ville de New York. DiNapoli se trouvait parmi 73 personnes arrêtés en 2001, dans une enquête qui visait la Famille Genovese, dans lequel il fut jugé coupable de trafic de cigarettes de contrebande. Il fut libéré de prison fédérale en 1999 après avoir passé 29 mois derrière des barreaux pour fraude et usure.
Son frère, Louis DiNapoli, est un soldat de la Famille Genovese.

Matthew Madonna.

Madonna, né en 1935, est également un membre du panel dirigeant des Lucchese, qui a été créé par le boss emprisonné, Vittorio "Little Vic" Amuso, pour remplacer le rôle d'underboss. Matthew Madonna était un trafiquant d'héroïne qui fournissait le gangster Afro-Américain d'Harlem Leroy "Nicky" Barnes, un des plus grands dealers d'héroïne de New York. Madonna rencontra Barnes en 1959, alors que les deux hommes se trouvaient à la prison de Green Haven, dans l'Etat de New York. A l'époque, Madonna était un associé de la Famille Lucchese.
Madonna fournissait entre 20 et 30 kilogrammes d'héroïne par mois à Barnes, pendant plus de 5, jusqu'à ce que Madonna soit arrêté en 1975. Les deux boss sont accusés de blanchiment d'argent, de gangstérisme, jeu, et d'autres charges. Même si ils n'ont pas participés en personne au réseau de jeu, ils sont accusés de diriger la Famille et de prendre une partie des profits de tout ses membres.


Ralph Perna, 61 ans.

Ralph Perna est un capo de la Famille Lucchese base dans le New Jersey. En 1992, Perna fut condamné à 6 mois de prison en 1992 pour jeu illégal. En 1995, Ralph Perna était impliqué dans la corruption d'un jury, lors d'un procès contre des membres de la Famille du New Jersey, les DeCavalcante.
En 2005, Perna plaida coupable d'avoir dirigé une opération de jeux illégaux avec deux de ses fils: Joseph ''Little Joe'' Perna et John Perna, tout deux soldats des Lucchese. Le père fut condamné à 15 mois de prison, tandis que chacun de ses fils furent condamné à 1 an.
Dans le cadre de l' ''operation HEAT '' John Perna est également accusé d'agression et de trafic de drogue. Un troisième fils, Ralph M. Perna, 35 ans, un associé de la Famille, est accusé de jeu, gangstérisme et usure. Des conversations enregistrées montrent que Ralph Perna Sr. A été promu capo en août 2007. Elles démontrent également que son fils Joseph Perna était soldat dans le crew de son père et dirigeait les opérations quotidiennes du réseau de jeu.

Martin Taccetta, 56 ans.

Taccetta avait été libéré de prison fin 2005 après avoir purger 12 ans pour avoir, en 1984, participé au tabassage à mort, à coup de clubs de golf, de James "Jimmy Sinatra" Craporatta. “Jimmy Sinatra” était un homme d'affaires qui avait résisté à une tentative des Lucchese de s'approprier l'affaire de machines vidéo poker de son neveu. En mai 2007, Taccetta était de nouveau accusé d'usure, de jeu illégal et de corruption syndicale. Selon certaines rumeurs, Taccetta aurait servi d'inspiration pour créer le personnage Silvio “Sil” Dante, de la série télé “Les Soprano.”


Les soldats des Lucchese Antonio ''Curly'' Russo et John ''Blackie'' Mangrella ont également été arrêtés.
Parmi les accusés se trouvent également un gardien de prison, Michael Bruinton, et un membre important du gang des 9 Tre Gangsters, un sous-groupe du gang de rue principalement Afro-américain des Bloods.
Edwin Spears est un five-star general (général cinq-étoiles) du gang de rue des Nine-Trey Bloods.
Joseph “Little Joe” Perna, soldat des Lucchese, 38 ans, et un associé des Lucchese, Michael Cetta, 41 ans, sont accusés de gangstérisme, conspiration de distribuer de la drogue et d'autres charges qui proviennent, en grande partie, de conversation téléphonique entre les gangsters Italo-américains et les Bloods. Les enquêteurs déclarent ne pas savoir exactement comment Spears, 33 ans, incarcéré, forgea des relations avec des membres de la Famille Lucchese. Les autorités accusent les gangsters d'avoir mis en place un plan qui leur permettait de distribuer de l'héroïne, de la cocaïne, de la marijuana et des téléphones cellulaires (interdits en prison) dans une prison d'Etat du New Jersey, la East Jersey State Prison of Woodbridge. Selon les enquêtes, Perna et ses associés fournissaient de l'argent liquide à Dwayne Spears, le frère d'Edwin, qui s'occupait d'acheter des drogues et des téléphones. Dwayne Spears passait ensuite la contrebande au garde de prison corrompu, qui les donnait à Edwin Spears pour les vendre dans la prison. Perna ramassait ensuite une grande partie des bénéfices.
Des transcriptions des conversations entre Perna et Spears rendues publiques par un document des autorités du New Jersey révèlent des détails de la relation entre Perna et les Bloods. Perna, par exemple, demanda Spears de l'aider à “calmer” un membre des Bloods qui essayait d'extorquer un “mec Italien” lié aux Lucchese. Spears dit à Perna d'utiliser son nom, déclarant, “Mon nom de gangster, dans mon quartier c'est Movelli... Dis-lui que je peux contacter n'importe qui de Jersey ou New York...”
Les conversations enregistrées révélèrent également que le jeune membre des Bloods était fasciné et en admiration devant les mafiosi. "Mais vraiment, mec, je vous adore à mort," déclara Spears à Joe Perna.
Les experts de la Mafia et les officiels des forces de l'ordre affirment que c'est le premier document qui démontre une alliance entre la Mafia et un gang de rue tel que les Bloods.
Marc Agnifilo, un procureur de l'Etat du New Jersey, qui a travaillé dans la lutte contre les gangs de rues et aussi contre le crime organisé, dit qu'il pense que Perna et Cetta se faisaient un peu d'argent en plus, indépendamment de la Famille. "Je ne pense pas que les Lucchese en général voudraient faire des affaires avec les Bloods," dit-il. "Je ne peux pas imaginer que les Lucchese ont déclinés au point d'avoir besoin des Bloods pour se faire de l'argent.”

Agnifilo ajouta que dans le passé, la Mafia a fourni des narcotiques en gros aux gangs de rue, mais il n'avait jamais entendu parler auparavant d'un niveau d'implication aussi rapproché que celui qu'avait Perna dans les affaires de Spears. "Cela serait très dangereux pour la Mafia de faire trop d'affaires avec les gangs de rue, pour quelques raisons” déclara-t-il. “Les gangs de rue opèrent d'une façon beaucoup moins discrète, ce qui amène à un nombre bien plus élevé de membres des gangs qui se font arrêtés... les membres de ces gangs, encore plus que les mafieux, ont tendance à coopérer avec les forces de l'ordre quand ils se font arrêtés, donc si vous avez des affaires en cours avec un membre d'un gang de rue vous courrez vraiment le risque qu'il se fasse pincer et vous balance.”

Jerry Capeci, un journaliste qui a écrit sur les Familles mafieuse de New York pendant des décennies, déclare que bien qu'il n'avait jamais auparavant entendu parler d'une alliance entre la Mafia et les gangs de rue, il n'est pas surprit. "Les gangsters sont opportunistes," déclare-t-il. "Il s'allieraient avec n'importe qui pour se faire de l'argent." Capeci ajoute qu'il ne croit pas que cette alliance suggère que la Mafia est désespérée et ne sait plus comment faire de l'argent. "Les Lucchese sont affaiblis, mais ils sont toujours une Famille criminelle New-yorkaise viable,” déclara-t-il. “Ils continuent à tuer quand ils ont à le faire.”

En février 2008, on apprit que les autorités avaient une nouvelle balance; Francine Hightower, 50 ans, une femme Afro-américaine liée aux Bloods. Elle accepta de devenir informatrice en échange d'une réduction de peine.

# Posté le vendredi 07 mars 2008 04:17

Modifié le dimanche 06 décembre 2009 12:44

Giuseppe Falsone

Giuseppe Falsone
Giuseppe Falsone né le 28/08/1970 à Campobello di Licata (Sicile, Province d'Agrigento) Recherché: Depuis 1999 pour association mafieuse, omicide et trafic international de stupéfiants.

Quand il était jeune et vivait encore à Campobello di Licata, village agricole de la province d'Agrigento, Giuseppe Falsone montait sur son cheval pur-sang et traversait les rues et les places. Il s'arrêtait devant son bar préféré, laissait sa monture devant et entrait prendre un café, comme un pistolero dans un film western. Ce cheval, entre les voitures et les scooters, était un signe de puissance: en effet, Giuseppe était le fils de Vincenzo, le capomafia indiscuté de Campobello depuis des années.
A cette époque, Giuseppe Falsone vivait comme un prince.
Mais le 24 juin 1991, quand les stiddari, les membres de la Stidda (organisation rivale de Cosa Nostra), tuèrent son père Vincenzo et son frère Angelo, Giuseppe se retrouva à devenir le nouveau boss de la cosca de Campobello. Il avait à peine 21 ans, mais était déjà condamné pour trafic de drogue et meurtre. Il avait grandi vite, et est devenu subitement important. Giuseppe vengea la mort de ses proches en tuant Salvatore Ingaglio, le responsable des meurtres de son frère et de son frère ainé.
Falsone vient d'une famille de tradition mafieuse, il est donc naturel qu'il soit devenu le capo provincia de Cosa Nostra dans la province d'Agrigento. Il pouvait se venter d'avoir de bons rapports avec le “capo dei capi”, Bernardo Provenzano.
Utilisant ses amis et parents pour l'aider à gérer ses affaires, comme beaucoup de jeunes boss, il a comprit que les femmes pouvaient être des alliés valides. Et plus d'une fois il a envoyé sa s½ur Maria Carmela pour transporter des pizzini (petits morceaux de papiers que Provenzano utilisait pour communiquer avec les autres mafiosi), contacter certaines personnes et donner des ordres.
Les principaux intérêts financiers de Falsone sont l'extorsion de fonds (le "pizzo"), et la construction. En juillet 2004 des biens s'élevant à 2 millions d'euros furent saisis par la police italienne. Parmis ces biens, il y avait de l'immobilier, 100 hectares de terrains agricoles, des vignobles, et des entreprises de transports. La mère, la s½ur et le frère de Giuseppe Falsone furent également arrêtés au même moment.

# Posté le dimanche 20 avril 2008 23:49

La Mafia fixait le prix de la viande

La Mafia fixait le prix de la viande
Les carabiniers de Palerme ont arrêté, le 26 juin 2008, douze affiliés à la cosca Noce-Cruillas, de Palerme. Parmis les accusés, se trouve Giancarlo Seidita, boss de la cosca, arrêté quelques mois auparavant. Les mafiosi sont accusés d'association mafieuse, extorsion et trafic de drogue.
L'operazione, dirigée par la DDA (Direzioni Distrettuali Antimafia) de Palerme, fut nommé “Michelangelo”. Selon les enquêteurs, les mafiosi fixaient le prix de la viande et d'autres produits alimentaires, vendu dans les boucheries et commerces auxquels ils demandaient le pizzu, l'argent de la protection. Les prix des produits étaient fixés au-dessus de la moyenne. La viande devait être vendu à 10 où 11 euros le kilo. Des scènes dans lesquels les commerçants négociaient les prix de la viande avec les mafiosi ont été enregistrées sur vidéo. Avec les profits du pizzu, les boss réinvestissaient dans le trafic de cocaïne.
L'enquête a mit en lumière les relations stables entres les familles de Noce et les familles voisines de Pagliarelli, Brancaccio, Porta Nuova et San Lorenzo.

Le boss du mandamento de Noce, Giancarlo Seidita, rencontrait les autres boss avec qui il fixait les prix du pizzu, dans une baraque abandonnée du quartier palermitain de Cruillas. C'est de là qu'il donnait les ordres à ses affiliés, et qu'il traitait ses affaires.
Les profits de la cosca étaient énormes; en moins de 30 jours, en rackettant les commerçants, entraient dans leur caisse 50 000 euros. La Famille gagnait tant que les mafiosi chargés de récolter le pizzu, Domenico Di Giovanni et Antonio Di Martino, avaient décidé d'interrompre les extorsions pour un mois. En réinvestissant cet argent dans le trafic de cocaïne, la Cosa Nostra pouvait augmenter considérablement ses profits.

# Posté le lundi 30 juin 2008 14:29

Modifié le jeudi 03 juillet 2008 20:31