Jimmy Roselli

Jimmy Roselli
De nombreuses personnes sont au courant des liens entre la Cosa Nostra et le crooner légendaire Frank Sinatra. Un autre chanteur mérite l'attention à se sujet.
Jimmy Roselli, surnommé "the swooner", ("le tombeur") a vécu sa vie de chanteur dans l'ombre de Sinatra. La comparaison entre les deux hommes était inévitable : tout les deux Italo-Américains, et tout les deux originaires de la ville d'Hoboken*, dans le New Jersey. Jimmy Roselli a dû combattre pour s'échapper de l'ombre de Sinatra et des tentacules de la Mafia. Jimmy Roselli avait (et a toujours) une voie de ténor Napolitain, et est peu connu en dehors de la région de New York. Roselli a grandi dans la Little Italy d'Hoboken. Roselli est l'autre chanteur d'Hoboken, ses chansons sont le lien entre l'Italie et les Italo-Américains. Les chansons napolitaines tels que “Malafemmena” et “Innamorata” ainsi que les standards américains tels que “Little Pal” et “When your old wedding ring was new”, chantés par Roselli, faisaient chavirer les femmes et rappelaient le pays aux Italiens. Roselli était parti pour devenir la nouvelle star. Mais bien que Roselli se soit associé avec quelques mafiosi (il était ami avec Sam Giancana, le parrain de Chicago, et a chanté au mariage de John Gotti Junior. On dit même que le mafioso Larry Gallo fut enterré avec un disque de Roselli entre ses mains. "Un gars super", dira Roselli à propos de Gallo. "Il était un très bon ami." On peut ajouter que Carlo Gambino, le puissant parrain, était un grand fan de Roselli. Gambino, qui avait la réputation d'avoir un coeur de pierre, a même pleuré en écoutant la musique de Roselli.), il a du se battre avec des parrains qui voulaient lui prendre une bonne partie de ses profit. "Quand j'ai commencé à avoir du succès," déclara Roselli au biographe David Evanier, "les mafiosi sont venu me voir, avec leurs tchache, leurs beaux costumes et leurs gros cigares. Ils aimaient tellement ma musique, cependant ils voulaient me tuer si je ne leurs donnait pas d'argent. Mais leurs mères, leurs soeurs et leurs femmes ne leurs auraient pas pardonner."
Ajoutez à cela un différent avec Sinatra, qui était jaloux lorsque on disait que Jimmy Roselli chantait mieux que lui. Suite à des attaques de Sinatra, Jimmy aurait déclaré à propos de Sinatra "Il ressemble à une voiture qui arrives avec les deux portes grandes ouvertes," en référence aux oreilles de Sinatra. Frank Sinatra, suite à cette remarque, se rendit chez ses amis de la Mafia, et leurs demanda de s'assurer que les chansons de Roselli ne passent pas en radio. Les mafiosi contrôlaient les stations de radios à l'époque, et se mirent à menacer les animateurs qui avaient le malheur de passer du Jimmy Roselli. Bien que le différent entre Sinatra et Roselli s'atténua avec le temps, cette remarque à propos des grandes oreilles de Frank Sinatra joua beaucoup sur sa carrière. On raconte que c'est John Gotti, le célèbre parrain des Gambino, qui demanda à Sinatra et Roselli de faire la paix. Aujourd'hui, à 81 ans, Roselli continue à chanter. Il déclare “Ce qui m'a aider à tenir dans tout ça, c'est les mots d'encouragement de mon grand père: "Cante, guaglione, cante!" (Chante, mon petit, chante!).

*Hoboken est une ville du nord du New Jersey (38 577 habitants) située dans le comté de Hudson, et bordée par l'Hudson River. Après la première guerre mondiale, les Italiens était le groupe ethnique le plus important de la ville. La plupart des Italo-américains d'Hoboken sont originaires de Molfetta, dans la région italienne des Pouilles. On trouve aussi à Hoboken beaucoup d'Irlandais et à partir des années 60, des Portoricains. Hoboken est une ville largement industrielle.

# Posté le mercredi 19 avril 2006 02:10

Modifié le mercredi 07 novembre 2007 06:23

William D'Elia

William D'Elia
William "Big Billy" D'Elia, né le 24 juin 1946, est le boss actuel de la famille de Scranton, Pennsylvanie, appelée aussi la famille Bufalino.
D'Elia a commencé à travailler dans la famille Bufalino au milieu des années 60, il était alors le chauffeur de Rosario "Russell" Bufalino, qui était à l'époque le boss de la famille. D'Elia a établis des contacts entre sa famille et celles de New York, Philadelphie, et Pittsburgh. "Big Billy" (surnom qui lui vient de sa carrure impressionante, 2 mètres et 150 kilos) a une personnalité de diplomate, et il a souvent résolu les différents entre sa famille et les autres, sans avoir besoin d'utiliser la violence. Après avoir succédé à Edward Sciandra au poste de boss en 1994, D'Elia permit à sa famille d'augmenter ses profits en investissant plus dans des entreprises légales tels que le ramassage des ordures, où encore des entreprises de transport, où il blanchira beaucoup d'argent.
Le 31 mai 2001, les agents de l'IRS (Internal Revenue Service, l'équivalent du fisc) accusèrent D'Elia de fraude fiscale sur plusieurs années atteignant au total 6 millions de dollars. Il fut accusé aussi d'avoir blanchi 8 000 dollars dans un casino à Atlantic City, New Jersey. D'Elia fut interdit d'entrée dans les casinos d'Atlantic City le 26 février 2003, par la division du jeu du New Jersey. Les activités de la famille Bufalino sont actuellement le jeu illégal, le contrôle de Casinos à Atlantic City, le contrôle de la distribution de boissons alcoolisées en Pennsylvanie, le proxénétisme, et le contrôle de diverses entreprises légales, en grande partie dans le transport et le ramassage des ordures.

# Posté le jeudi 20 avril 2006 20:01

Modifié le mercredi 07 novembre 2007 06:22

Le "vrai" Cristopher Moltisanti

Le "vrai" Cristopher Moltisanti
Tony Soprano a un neveu au sang chaud qu'il considère comme un fils. Christopher Moltisanti, au début de la série, est un associé qui bien souvent tire d'abord et pense après.
À partir de la saison 3 Christopher commença à devenir plus mature, et Tony décida de faire de son neveu un “made man”.
C'est l'acteur Michael Imperioli qui interprète Christopher. Christopher est très loyal à son boss Tony, et il n'a pas hésité à faire assassiner sa fiancée Adriana LaCerva, lorsqu'il apprit qu'elle parlait au FBI. Cependant, "Chris" est celui qui conteste le plus souvent les décisions de son oncle, mais seulement parce qu'il ne veut que le bien de celui-ci. Christopher est fougueux et a la gâchette facile.

Dans la série Christopher Moltisanti représente la jeune génération de mafiosi. Il est plus ou moins instruit en ce qui concerne l'informatique, et il est impliqué dans les arnaques sur Internet et dans les marchés truqués, nouvelles activités de la mafia au XXIème siècle. Il a tenu tête à une embuscade dans la deuxième saison; il a tué un de ses attaquants tout en étant touché par des balles.
Les experts de la Mafia du New Jersey pensent que le mafioso le plus proche de Moltisanti est Nicky Scarfo Jr., de la famille Bruno-Scarfo de Philadelphie. Mais pourquoi un membre de la famille de Philadelphie, alors que cette ville est à plus de 140 km d'Essex County, l'épicentre de la famille Soprano ? Parce que la famille de Philadelphie a depuis longtemps des connections dans le New Jersey avec un crew toujours actif dans l'état, à Newark et à Atlantic City, la seconde Las Vegas dans le sud du New Jersey. Et pourquoi Nicky Scarfo Jr., fils de Nicodemo “Little Nicky” Scarfo, ancien boss de la famille Bruno-Scarfo?
La parallèle évidente est déjà l'embuscade dont Scarfo Jr., à l'époque un associé de la famille, survivra le 31 octobre 1989 quand deux hommes tirèrent sur lui à la sortie du restaurant "Dante & Luigi's" dans le sud de Philadelphie. Malgré le fait qu'il soit criblé de balles, Scarfo est parvenu à survivre. Mais son père, Nicodemo "Little Nicky" Scarfo, pensait qu'il était trop dangereux de laisser son fils à Philadelphie, il l'envoya donc dans le nord du New Jersey dans la section du New Jersey de la famille. Pour plus de sécurité, il fit de son fils un "made man". En effet, une loi de la mafia interdit à un membre d'en tuer un autre sans l'accord de la commission*. Une fois que Scarfo Jr. fut nommé "made man" il n'était plus n'importe qui. Maintenant il faudrait une permission pour l'exécuter.
Dans la série, Christopher s'installe dans les bureaux d'une société de courtage par téléphone (une société qui conseille les gens dans l'achat des actions en bourse) où lui et deux jeunes gangsters menacent les courtiers, afin qu'ils poussent les acheteurs à prendre les actions que les Soprano ont achetés en vrac à prix bas. Quand les cours des actions montent en raison du nombre important d'achats, les truands vendent leurs actions et prennent leurs bénéfices. Les actions descendent inévitablement de nouveau à leurs valeurs réelles, et ce sont les clients qui perdent de l'argent. Ce crime est connu sous le nom de "pump et dump".
La manipulation du cours des actions est un des secteurs où les mafiosi de la jeune génération font leur argent. Nicky Scarfo Jr. n'était pas particulièrement dans cette arnaque, mais il utilisait souvent son ordinateur pour compter les recettes des paris illégaux et de l'usure. Scarfo, qui avait par le passé travaillé pour une entreprise de logiciel de Floride, a blanchi l'argent de ses opérations illégales par informatique, lui permettant d'augmenter le volume des entreprises qu'il possédait.
Nicky Scarfo Jr. est aussi connu pour son tempérament nerveux (comme Christopher Moltisanti). Il fut condamné à 13 mois de prison pour avoir menacé de poignarder le propriétaire d'un bar d'Atlantic City en 1996, parce que celui-ci refusait de se laisser racketter par Scarfo Jr. Allen Salkin, un journaliste du New York Post, écrivit dans son article qu'en 1998, lorsque Nicodemo Scarfo, le père de Nicky Jr. fut condamné à la prison à vie, ceci lui évitant la peine de mort, Nicky, soulagé, éclata de joie, et commanda une bouteille de champagne à 250$ dans un hôtel voisin.
“Comment je me sens?” Scarfo Jr. s'écria “Je me sens comme un gosse de 17 ans dans une maison close avec une poignée de billets de 100$!”
Christopher Moltisanti n'aurait pas dit mieux.


*Commission : Les grandes décisions au sein de la Cosa Nostra sont prises par une commission composée des chefs des familles majeures... Entre autres, la commission règle les disputes, régule, facilite et contrôle les relations entre les familles et au sein de celles-ci; la commission approuve aussi le recrutement de nouveaux membres et le choix de nouveaux chefs de familles.

# Posté le samedi 22 avril 2006 07:45

Modifié le mercredi 07 novembre 2007 06:22

Dominick "Sonny Black" Napolitano

Dominick "Sonny Black" Napolitano
Dominick "Sonny Black" Napolitano (né le 12 août 1930- mort en 1982) était un capo de la famille Bonanno , célèbre pour avoir permis à l'agent du FBI en mission d'infiltration, Joseph D. Pistone ("Donnie Brasco") de devenir un associé de la famille et presque un "made man". Napolitano était surnommé "Sonny Black" car lorsque ses cheveux commencèrent à devenir gris, il les teignit en noir corbeau.
Sonny Black est devenu capo pendant les années 70, suivant sa participation dans le meurtre de Carmine Galante, qui était à l'époque le boss de la famille Bonanno. Après la mort de Galante, le truand emprisonné Philip Rastelli a prit la tête de la famille, un mouvement qui a causé la coupure en deux factions de la famille Bonanno, une faction fidèle à Rastelli, l'autre essayant de le renverser. Napolitano, qui est resté fidèle à Rastelli, fut le principal responsable des meurtres de la plupart des capi opposée à Rastelli, y compris le chef de la faction essayant de renverser Rastelli, Alphonse "Sonny Red" Indelicato.
Quand Joe Pistone a infiltré la mafia, il est devenu un associé du crew que dirigeait Sonny Black, et les deux personnes ont développé un rapport quasi père-fils; Sonny indiquera à Pistone qu'il était une des seules personnes en qui il avait confiance. Napolitano voulait même que Pistone devienne un "made man", et a commencé à employer la phrase formelle "un ami à nous" en présentant Pistone aux autres mafiosi, ce qui signifie que l'"ami" en question est un membre de la Mafia. (La mafia interdit strictement d'employer une telle introduction pour une personne qui n'est pas réellement un mafioso; ils doivent être présentés en tant que "ami à moi ", comme on le voit dans le film Donnie Brasco).
La mission d'infiltration de Pistone s'est terminée quand Sonny Black a demandé à Pistone de tuer un autre truand, le fils d'Alfonse "Sonny Red" Indelicato, Anthony "Bruno" Indelicato. Deux jours plus tard, les agents de FBI sont venus au club social de Sonny Napolitano pour l'informer que Pistone était un agent de FBI. Peu après, l'ordre a été donné de tuer Sonny pour avoir permis un tel affront. Plutôt que d'accepter le programme de protection des témoins, Sonny Black a accepté son destin; le 17 août 1981, Napolitano a été invité à venir au sous-sol de l'associé des Bonnano Ron Filocomo pour une "réunion". Sachant qu'il serait tué, Sonny a donné ses bijoux à son barman préféré, avec les clefs de son appartement, en s'assurant que ses animaux de compagnie (des oiseaux) soient nourris. Sonny Black est alors allé au sous-sol de Filocomo, où l'attendait Filocomo et le capo Frank "Curly" Lino, tous les deux l'ont mitraillé avec des revolvers de calibre 38. Peu avant sa mort, Sonny Black a dit à sa petite amie Judy qu'il n'avait aucun ressentiment envers Pistone, sachant que celui-ci faisait seulement son travail, et puisque il fallait que quelqu'un soit responsable de sa mort, il préférait que ce soit lui qu'un autre.
Le 12 août 1982, un corps a été trouvé à Staten Island; les deux mains du corps avaient été enlevées et le visage était tellement décomposé qu'une analyse dentaire a été exigé pour vérifier l'identité du cadavre. Le FBI a officiellement annoncé qu'ils avaient trouvé le cadavre de Sonny Black. Il a été enterré au cimetière de Calvary, dans le Queens. Un contrat de 500 000 dollar a été placé sur la tête de Pistone.
Mais le FBI aurait demandé à Paul Castellano, à l'époque boss de la famille Gambino, d'annuler le contrat sur Pistone, sous peine d'augmenter fortement la répression sur les 5 familles de New York.
Dans le film Donnie Brasco (1997) le personnage de Dominick "Sonny Black" Napolitano est joué par Michael Madsen. Pour des besoins dramatiques, plusieurs des traits du caractère de Sonny Black, et la majeure partie de son rapport avec Pistone, ont été ajoutés à un autre truand, Benjamin "Lefty" Ruggiero, soldat du crew de Napolitano, qui dans le film est joué par Al Pacino.

# Posté le samedi 22 avril 2006 09:39

Modifié le mercredi 07 novembre 2007 06:22

Joseph "Joe Crazy" Gallo

Joseph "Joe Crazy" Gallo
Joey Gallo (7 avril 1929 - 7 avril 1972) mieux connu sous le nom de Joe "Crazy" Gallo (Joe "le fou" Gallo), était un mafioso de New York, membre de la Famille Profaci ( qui sera plus tard connue sous le nom de famille Colombo). C'était un exécuteur et un racketteur. Il connu la prison pour la première fois à dix-sept ans, quand il fut condamné pour racket, attaque et séquestration. L'homme qu'il admirait le plus était le gangster Meyer Lansky, le seul qui, selon lui, a su voir les changements qui allaient se produire dans le crime organisé.
Né de parents Napolitains dans le quartier de Bath Beach, à Brooklyn, Gallo a hérité de son surnom ("le fou") parce que ses idées étaient en avances sur son temps. A l'instar de l'homme qu'il admirait, Meyer Lansky, il a vu le futur de la mafia, au delà de Little Italy, ou Brooklyn, au-delà des quartiers italo-américains. Il y avait de l'argent à gagner à Black Harlem et d'autres quartiers afro-américains, et il voulait que ce soit la mafia qui gagne cet argent. Avec ses frères, Larry et Albert, Joe Gallo a effectué quelques contrats pour Carlo Gambino, dont le meurtre d'Albert Anastasia en 1957, exécution qui forgea la réputation des frères Gallo.
Vers la fin des années 40 jusqu'aux années 50, il essaya de prendre le pouvoir de la famille Profaci, et il déclencha une guerre avec celui qui était le boss de la famille à l'époque, Joseph Profaci. Gallo a été aidé dans cette guerre par ses frères. En raison de l'impopularité de Profaci avec ses hommes (il était vu comme étant avare et mégalomane), les frères Gallo et leur allié, Carmine "the snake" Persico, étaient bien partis pour prendre les commandes de la famille. Cependant Profaci a été sauvé, quand Gallo et son frère Larry ont été arrêtés et condamnés pour extorsion en 1961. Gallo passera les dix années à venir en prison.
En prison il se fit des amis parmi les gangsters noirs d'Harlem. Gallo fut un des premiers mafiosi à organiser la collaboration entre mafia italienne et les gangs afro-américains, en particulier en ce qui concerne le trafic de narcotiques. Il voulait même que les familles de la mafia acceptent des noirs dans ses rangs. Gallo était allié avec Carlo Gambino contre Colombo. Quand il fut relâché en 1971, Profaci était mort d'un cancer, et Gallo a déclenché la guerre avec le successeur de Profaci, Joe Colombo. Joe Colombo s'est pris une balle dans la tête en juin 1971 par un gangster noir appelé Jerome Johnson. Pendant que le fils de Colombo et d'autres hommes tabassait Johnson, qui était à terre, un homme non identifié s'est approché et a tiré sur Johnson, avant de prendre la fuite. Joe Colombo restera dans le coma pendant presque sept ans. L'assassin de Johnson ne fut jamais retrouvé, et on ne sait toujours pas qui a commandité le meurtre de Colombo. Les enquêtes du département de police de New York débouchèrent sur un seul suspect, Joe "crazy" Gallo. Les détectives de la brigade criminelle découvrirent que Johnson, âgé de vingt-cinq ans, avait été incarcéré dans la même prison fédérale que Joe Gallo. Les détectives approfondirent leurs investigations et découvrirent que Johnson n'avait eu de contact qu'avec un seul gangster blanc. Apparemment, Jerome Johnson était un client assidu d'un bar gay à Greenwich Village. Le local appartenait à Paul DiBella, un soldat de la famille Gambino, et était dirigé par Michael Umbers, un trafiquant de matériel pornographique associé à la famille Gambino. Umbers et Johnson avaient été vus ensemble pendant la semaine qui avait précédé l'attaque de Joseph Colombo.
Les policiers ne purent trouver de preuves suffisantes de l'implication de Carlo Gambino dans la tentative d'assassinat de Colombo, mais ils pensaient que c'était lui qui a ordonné l'exécution de Colombo. Après ce meurtre, Carlo Gambino et les autres chefs de New York décidèrent de nommer Vincent Aloi à la tête de la famille Colombo.
Au yeux des autres soldats, Joe Crazy apparaissait comme étant le gagnant dans la guerre Gallo-Colombo, mais au plus profond de lui-même il savait qu'il n'avait rien gagné, puisque ce n'était pas lui qui était à la tête de la famille Colombo.
Après la guerre Gallo-Colombo, Joe Gallo continua les affaires, principalement le trafic de narcotiques avec son gang rebelle. En peu de temps, il devint populaire, et il était fréquent de le voir avec son frère Albert en compagnie des stars de Brodway, tels que le producteur Neil Simon, l'actrice Johan Hackett ou le comédien Jerry Orbach. Mais Carlo Gambino ne voulait pas que Gallo recommence à déclencher une guerre pour prendre le pouvoir de la famille Colombo, et il convoqua Gallo. Gambino ordonna à Gallo de ne pas semer la pagaille, de se tenir tranquille, de retirer ses opérations à East Harlem, lui expliquant que maintenant, ce territoire appartenait aux Gambino.
Mais ces mots n'eurent aucun effet sur Joe Gallo. Cet incident allait être répercuté par la revue time sous un titre symbolique : "Gallo crache au visage du puissant Gambino". En affrontant Carlo Gambino, il ne faisait aucun doute que Gallo allait à sa mort.
Le 7 avril 1972, Gallo célébrait son quarante-troisième anniversaire au restaurant, "Umberto's Clam House" à Mulberry Street, Little Italy, New York. Il était en compagnie de Sina Essary, sa femme, Carmela Gallo, son ex-femme, et Pete "the greek" (le grec) Diopoulis, son garde du corps. Au bout d'une heure, quatre hommes armés de pistolets entrèrent dans le local. Deux d'entre eux commencèrent à chercher la table où était Joe Gallo. Les femmes les ont aperçus et ont crié. Aussitôt, Joe Gallo et Diopoulis se retournèrent. Le garde du corps se leva en essayant de dégainer son arme, quand une voix lui dit : « Toi, fils de pute ». En quelques secondes, le restaurant devint un vrai champ de bataille. Deux balles ont atteint Pete "The greek", dont une à la tête. Deux autres ont touchés Gallo, une au genou, ce qui le fit tomber par terre, une autre à l'estomac. La douleur lui fit lâcher son arme. Joe Crazy criait à sa femme, paralysée par la panique, de lui jeter un revolver, lorsque un des exécuteurs s'approcha et lui tira une balle dans la tête. Gallo était mort et les quatre hommes se précipitèrent à l'extérieur, grimpèrent dans une Cadillac noire et disparurent. Les tueurs n'ont été jamais identifiés ou ont été condamnés. On croit maintenant que les tueurs ont été envoyés par le mafioso Sicilien Gugliermo Scortella, en réponse à un contrat mis sur sa tête par Gallo.
Albert Gallo, le successeur en tant que chef du gang rebelle, décida de contre-attaquer. Les premières cibles seraient d'importants capi de plusieurs familles : Alphonse Persico, Joe Yacovelli, tout les deux de la famille Colombo, et Nick Bianco, un mafioso de la famille Patriarca, basée en Nouvelle-Angleterre. Au cours des mois, les batailles entre les Gallo et les Colombo continuèrent, avec l'accord des Gambino. L'idée du machiavélique Don Carlo était que plus il y aurait de mort parmi les deux bandes, plus cela déstabiliserait les différentes familles, ce qui leurs ferait perdre du pouvoir dans différents secteurs. Gambino était toujours attentif à ce genre de circonstances favorisant les connections à sa famille. Dans le livre "I Heard You Paint Houses", Frank Sheeran prétends être le meurtrier de Joe Gallo, sous les ordres de Russell Bufalino, à l'époque boss de la famille de Scranton.

# Posté le dimanche 23 avril 2006 11:54

Modifié le mercredi 07 novembre 2007 06:22